Francfort, célèbre et mondialement connu pour la saucisse du même nom... L'espèce de petit machin plongé dans l'eau bouillante, accompagné d'une purée collante un soir de pluie, lorsque l'on rentre tard de l'école après l'étude... Chacun garde des souvenirs traumatisants de cette cuisine lyophilisée qui nous a appris sur les bancs de l'école l'existence de cette ville derrière la frontière. Mais... Le vrai goût des saucisses de Francfort dégustées sur place réconcilierait presque les amateurs... de gras. Huile et graisse jaillissent de ce petit rondin grillé.
Non, non, quelle horreur la cuisine allemande, s'exclame t-on alors ! Oui, si l'on se tient à cela. En réalité, l'Allemagne propose des trésors de saveurs et Francfort à ses spécialités qui méritent que l'on s'y arrête.
Par exemple, le "Handkäs’ mit Musik " (fromage mariné avec du sel, du poivre, de l’huile et des oignons et servi avec du pain noir), peut se déguster avec des côtelettes servies avec de la choucroute, et de la "grüne Soße" (sauce verte).
Le fameux vin de pomme, l'Äppler, sorte de cidre, se boit dans des verres cannelés typiques de la région.
Les friandises tels que le Stollen, gâteau de Noël aux fruits confis, ravit les palais et adoucit en dessert la saveur plus forte d'un Schneegestöber (pâte à tartiner à base de camembert et de fromage frais).
Dans le quartier de Sachsenhausen, beaucoup de restaurants proposent une cuisine régionale. De nombreuses tables et de nombreux plats sont ainsi à découvrir au fil du séjour, qui feront irrémédiablement changer les visions erronées que nous gardons des recettes de cette ville.
1- Office National Allemand du Tourisme (ONAT)
47, av. de l'Opéra, 75002 Paris.
Tél : 01-40-20-01-88. Fax : 01-40-20-17-00.
Internet : www.allemagne-tourisme.com.
Mail : gntopar@d-z-t.com
Bureaux fermés au public mais service information du lundi au vendredi de 9 h à 17 h.
2- Office franco-allemand pour la Jeunesse
51, rue de l'Amiral-Mouchez, 75013 Paris.
Tel : 01-40-78-18-18.
Internet : www.ofaj.org
Métro : Glacière.
3- Institut Goethe
17, av. d'Iéna, 75016 Paris.
Tel : 01-44-43-92-30. Internet : www.goethe.de.
Métro : Iéna.
Réception ouverte de 9 h à 21 h (sauf le week-end).
Bibliothèque ouverte de 14 h à 20 h, (sauf le week-end), cinéma, expositions, etc.
3- Ambassade d'Allemagne
13-15, av. Franklin-Roosevelt, 75008 Paris.
Tel : 01-53-83-45-00. Fax : 01-43-59-74-18.
Internet : www.amb-allemagne.fr. M. : Franklin-Roosevelt.?
4- Consulat d'Allemagne
28, rue Marbeau, 75116 Paris.
Tel : 01-53-83-45-00. Fax : 01-40-67-93-53.
E-mail : service.consulaire@amb-allemagne.fr
Ouvert de 9 h à 11 h. .
Métro : Porte Dauphine.
Dans la série des "visites du monde économique et financier des grandes puissances européennes", on peut visiter la bourse de Francfort.
Celle-ci a été construite entre 1874 et 1879, mais ses origines sont beaucoup plus anciennes : Francfort était depuis le IXème siècle la capitale économique de l'empire Romain-Germanique, ne cessant d'accroître sa richesse grâce aux privilèges impériaux, et ce jusqu'au XVIème siècle. Maintenant, avec son dôme de 43m, la bourse est surnommée "la cathédrale des capitalistes". Elle constitue le plus gros marché d'échange allemand et l'un des principaux au monde (demandez sur place pour davantage de renseignements quant aux actions et aux capitaux, et uniquement pour les visiteurs très motivés).
Le bâtiment en lui-même est plutôt joli. Avec son dôme et sa grande place circulaire, il ressemble à une sorte de temple moderne. Dans l'entrée, deux statues symbolisent les valeurs de la bourse, le taureau représente le marché naissant, l'ours le déclin...
Les visites guidées, du lundi au vendredi, proposent une exposition audiovisuelle expliquant la façon dont la Bourse fonctionne, ainsi qu'une exploration dans la galerie.
A vrai dire, tout ceci est assez inutile. Il suffit de voir le hall pour bien saisir le fonctionnement de cet édifice et pour repérer l'intérêt architectural du tout. Ceux qui ne se passionnent pas pour les échanges de flux dans le monde risquent de s'ennuyer mortellement au cours d'une visite plus poussée.
En face, séparée de la vieille ville par le fleuve Main, la nouvelle ville dresse ses tours, ses barres d'immeubles de métal et de verre, son centre économique et névralgique qui vaut à Francfort le surnom de "Manhattan européenne".
C'est là, dans un grand édifice moderne aux formes arrondies, un peu plus bas que les autres si l'on excepte sa tour (qui rappelle les vigies des forteresses du Moyen-âge), qu'est installée la BCE, la banque centrale européenne. On y pénétre par un hall gigantesque, qui résonne de petits bruits feutrés, avec des matériaux faussement rétros, bois laqué et parquet flottant. Tout est classe, net, aéré, les gens s'y affairent dans des costumes trois pièces ou petits tailleurs impeccables, encadrés par des vigiles discrets aux oreillettes dernier cri. Luxe, argent, travail : bienvenue dans le bussinessworld ! Au centre du hall, tous les drapeaux de l'union européenne s'alignent bien sagement au garde-à-vous...
Durant une heure trente de visite guidée (obligatoire), on peut découvrir ce qu'est le monde de la finance de nos jours : on erre dans de vastes amphithéâtres insonorisés avec des baies vitrées extraordinaires qui offrent un panorama sur la ville. Le bâtiment principal est d'ailleurs l'Eurotower, une grande tour qui permet d'avoir un point de vue sur Francfort.
Dans les salles, on peut l'espace d'un instant se prendre au jeu en s'enfonçant dans des fauteuils de cuir qui avalent littéralement les corps (entre parenthèses, on se demande comment le conseil de la banque parvient à ne pas s'endormir lors des réunions).
On apprend aussi comment fonctionne le système de traduction simultanée en plusieurs langues pour les conférences : les traducteurs se tiennent dans de petites alvéoles où ils renvoient dans les casques reglés sur un canal le discours dans le langage adéquat.
Bref, la visite mérite le détour comme une curiosté sur un monde que peu de personnes, finalement, connaissent : celui du G8, des grandes puissances économiques... Intéressant... Et pour tout dire, un peu écoeurant aussi...
Attention, il est conseillé de réserver trois mois à l'avance par écrit et avec un formulaire de demande qu'il faut imprimer sur le site :
www.ecb.int/ecb/visits/how/html/index.fr.html
Les visites ont lieu presque tous les jours, du lundi au vendredi, sauf ceux où se tiennent des réunions.
De plus, la sécurité est maximale dans le bâtiment, ce qui siginife fouilles et nécessité de pièces d'identité.
Pour couronner le tout, la visite est interdite aux moins de 16 ans.
Avantage ? Tout est gratuit.
Francfort vit au rythme des fêtes et des coutumes locales.
Un petit repère de calendrier (certainement non exhaustif, Francfort étant une ville très dynamique) :
Mars :
Festival de jazz (dates variables)
Avril :
Dippemess
Cette fête trouve son origine au 12ème siècle et célèbre le printemps. C'est avant tout une réjouissance qui donne lieu à un marché d'artisans et des stands de nourriture fleurissent un peu partout. Des parcs d'attraction et des petits groupes de musique se créent à cette occasion.
Juin :
Wäldchestag ("Jour dans les bois"), fête nationale
Le mardi de la Pentecôte, les Francfurtois vont dans les bois autour de l'Oberforsthaus dans le secteur de Niederrad.
De la même manière, un parc d'attraction est monté, avec stands de bière et groupes de musique.
OpernPlatz Fest (à peu près du 22 juin au 1 juillet)
Sur la place de l'Opéra, une semaine de concerts et d'animations se joint à des dégustations culinaires.
Juillet
Sound of Frankfurt
Ce festival de musique, en cente-ville, se déroule en plein air. Plus de 70 performances, sur 8 scènes différentes, s'étendent sur plus de 12 heures de shows.
Ce festival a également lieu à Hauptwache, Stoltzeplatz, dans la Zeil et à Konstablerwache.
Höchster Schloßfest : La fête du château. Ce festival folklorique se déroule dans le Jardin Bolongaro.
Août :
Mainfest, festival du Main dans la vieille ville.
En centre ville, sur la Römerplatz comme il est de traditon depuis l'époque des empereurs, 120 jardins d'été, manèges d'enfant, stands de jeux, de tirage, de de tir et concerts ont lieu. Le mainfest constitue une tradition multiséculaire des fêtes de pêcheurs.
Museumsuferfest : La fête des musées.
La nuit consacrée à la visite des musées propose également concerts et stands. C'est un hommage à l'art et à la culture francfurtoise.
Bernemer Kerb
L'un des festivals les plus vieux à Francfort (1608) se tient le deuxième week-end d'août autour de l'église Johannis. Concerts live, stands d´Apfelwein (vin à la pomme) et parades se côtoient.
Octobre :
Fête de la bière (moins réputée et de moindre importance qu'à Munich toutefois)
Novembre-décembre :
Marché de Noël sur la Römerplatz...
Non loin de la place principale de la vieille ville, la Römerplatz, se trouve la Kaiserdom, cathédrale impériale, aussi nommée cathédrale Saint Barthélémy.
Ce splendide et majestueux édifice gothique, tout en hauteur et en pointes, date de 850. Bâtie à l'origine sur la tombe d'un noble carolingien, l'église n'est dédiée à son patron, saint Barthélémy, qu'en 1239. Cet évêque fut en effet sanctifié en hommage à ses dix couronnements impériaux.
La cathédrale avait non seulement une vocation religieuse, mais aussi politique, visant à affirmer et soutenir le pouvoir des empereurs. Dès 1356, l’élection des empereurs eut d'ailleurs lieu au sein même de la cathédrale, suivie peu après par l'inévitable couronnement d'ordre divin.
Joyau architectural, l'église est surmontée d'une tour de 96 mètres, reconstruite après un incendie en 1967. Bien que son ascencion demande un minimum de courage pour de pauvres petites jambes, et surtout pour les gens sujets au vertige (attention, attention, toute petite rampe dans les escaliers), la récompense en vaut la peine. De là-haut, on peut contempler un panorama extraodrinaire sur Francfort, de la vieille ville jusqu'à la nouvelle, avec ses gratte-ciel et ses immeubles modernes. De cette tour gothique, le paysage déroute, amuse, dans ses contrastes et son paradoxe.
L'intérieur de la cathédrale est beau, avec ses arches flamboyantes. Ses trois nefs du XIIIème siècle abritent une fresque du XVème de Bartholomew, un Van Dyck, un calvaire du XVIème et autres curiosités qui méritent que l'on s'y arrêtent... L'autel du Sommeil de Mai, au centre, date de 1434.
Beaucoup d'allemands viennent encore prier régulièrement dans la cathédrale, et l'atmosphère y est donc très silencieuse, très feutrée.
Il y a environ 4500 marchés de Noël, Weihnachtsmärkte, dans toute l'Allemagne : marchés immenses, fantastiques, possédant chacun leurs caractéristiques bien particulières... Il serait impossible de tous les lister ou même d'essayer de les distinguer. La seule chose dont on s'aperçoit en débarquant sur un marché de Noël allemand, c'est que nous, français, sommes bien loin d'égaler cette tradition ancestrale. Nos propres petites places avec leurs quelques stands font bien piètre figure à côté des ces manifestations d'une importance capitale. En Allemagne, célèbrer Noël, Weihnacht, est un art qui se met en place dès la fin du mois de novembre. La neige qui recouvre de son blanc manteau les villes et les campagnes aide aussi à se mettre dans une ambiance, que le sud de la France est bien loin de toujours posséder...
A Francfort, le marché de Noël se déroule sur la ravissante Römerplatz. Les stands de bois, couronnés de branches de sapin, de houx vert et de guirlandes lumineuses et multicolores, s'épanouissent et remplissent totalement un espace pourtant grand. Des allées de lumière et de couleur se créent, véritable labyrinthe visuel... et olfactif.
Les odeurs enivrent totalement le visiteur. On saute de senteurs sucrées de pains d'épice au caramel, à celles plus corsées du vin chaud à la cannelle...
Et pour peu que l'on goûte ! Difficile de s'arracher à ces saveurs plus intenses, plus douces et plus chaudes qu'en France. Les pains d'épices notamment, avec leurs formes de père Noël, d'animaux extraordinaoires, de toutes les tailles et de toutes les couleurs, savamment décorés au sucre glace, demeurent une fête pour le palais. On y trouve aussi le Stollen, gâteau traditionnel allemand préparé à la fin de l'année, issu d'une tradition vieille de plus de 500 ans. Pain aux fruits farci au massepain, il est servi chaud ou froid. Plusieurs variétés de "Stollen" sont préparées, dont l'une avec des fruits confits dans le rhum, farcie d'une crème d'amande et repliée comme une grosse crêpe. Cette forme est un symbole de Jésus bébé, emmaillotté dans ses langes.
Enfin, les friandises, marrons chauds et pommes glacées, massepains, amandes grillées, sont montées en pyramide, ou s'étalent dans des corbeilles sur lesquelles sont accrochés de petits carillons.
Car le son fait également partie de ce voyage des sens au coeur même du marché. Les grelots répondent aux cris des vendeurs, aux rires des enfants surexcités et aux musiques de Noël très souvent diffusées, ou encore mieux, chantées directement par la chorale locale. Soudain, un claquement sec retentit : c'est le fouet d'un père Noël débonnaire qui parcourt la place en tous sens, poursuivi par une cohorte de petits déchaînés (et des parents qui essaient de les rattraper, pauvres parents).
Enfin, les stands des artisans de la région et de la ville enchantent également, avec leurs jouets, créations sur bois, bougies multicolores...
En général une grande crèche est installée au milieu du marché.
La Römerplatz devient l'espace d'un mois un lieu de réjouissances et de fêtes.
Il faut cependant savoir que le plus connu des marchés de Noël est celui de Nuremberg, la ville du jouet, le plus grand celui de Stuttgart, et le plus ancien celui de Dresde(1434), appelé "Dresdner Striezelmarkt". Sa spécificité en est justement "l’Original Dresdner Christstollen", d'après une vieille recette du XVème siècle.
Franfort présente un curieux mélange de moderne et d'ancien, mêlant dans un tout pourtant clairement distinct les époques et les genres.
Il faut aller sur la Römerplatz, la plus jolie de la ville, pour goûter pleinement le spectacle d'un endroit ravissant et traditionnel. Le vieux quartier possède en effet tout le charme typique des bourgs d'Allemagne bien conservés, avec ses élégantes maisons à colombages et toits pointus, serrées les unes contre les autres. Aux balcons de bois, devant les fenêtres en croix et à carreaux épais, proches des vitraux, des géraniums rouges qui ne sont pas sans évoquer ceux de La grande illusion de Renoir, étalent fièrement leur couleur rouge.
Situé sur une colline, ce quartier du Römerberg (berg signifiant la montagne), servait autrefois pour les jeux de l'empire (tournois par exemple). Désormais, c'est un lieu touristique et piéton où se déroulent les manifestations culturelles. A l'ouest de la place, trois maisons bourgeoises se distinguent : Alt Limpurg, Zum Römer (qui donne son nom à l'ensemble) et Löwenstein, qui forment à elles toutes le Römer, l'hôtel de ville, et ce depuis 1405. Ces demeures existent en fait depuis le moyen-âge, en tant que banques, ce qui rappelle que, dès le début, Francfort fut un centre de décisions économiques pour l'empire Romain-Germanique. L'actuelle mairie a dû en partie être reconstruite après la deuxième guerre mondiale, restauration qui a pris soin de garder les caractéristiques architecturales : les trois pignons à ailes et à régents, les statues des empereurs...
De l'autre côté de la place, un alignement de maisons du même style du XVème, l'Ostzeile, présente ces mêmes traits médiévaux.
Le soir, la place devient féerique : sous une nuit noire, l'éclairage doré des maisons donne un relief romantique très particulier aux façades étroites et invite à s'arrêter aux nombreuses terrasses de café en été. Le tout dégage une sensation de beauté et de charme authentique, et encore une fois, de romantisme (n'oublions pas que l'on est dans la ville de Goethe !).
En hiver a lieu le traditionnel marché de Noël, souvent sous la neige, qui rend la place encore plus riante et jolie. Par toutes les saisons, la vieille ville parvient à rester belle.
La Römerplatz est de plus le point de départ d'un itinéraire de promenade à travers les lieux historiques de Francfort, telle la cathédrale...
L'île de Mainau, sur le Bodensee (lac de Constance), est une des destinations touristiques les plus prisées de la Forêt noire, au Nord-Ouest de l'Allemagne. On peut y accéder depuis ses rives sud, près de la ville de Constance, ou en bateau (nettement plus agréable).
Surnommée l'île aux fleurs, Mainau constitue un jardin de 45 hectares, créé au 19ème siècle par un grand duc badois dont c'était la résidence d'été. Elle appartient maintenant à une famille d'aristocrates.
Des milliers d'espèces végétales et d'arbres exotiques sont réunis sur l'île, ce qui en fait un lieu de promenade extraordinaire et plutôt déroutant en Allemagne. Des parterres de sculptures de fleurs multicolores en forme d'animaux, oiseaux exotiques en particulier, ornent ce décor féerique. On peut visiter une orangeraie autour du château, ainsi qu'une serre tropicale aux papillons.
Dans une atmosphère humide et chaude, on se promène sur des petits ponts au-dessus de rivières artificielles, entouré par des papillons de toutes les tailles, de tous les coins du monde, avec des couleurs splendides et enchanteresses.
Y aller en hiver rend la visite encore plus poétique : dans le froid allemand de la Forêt Noire, Mainau garde un climat doux au milieu du lac pris par la glace; les palmiers soupoudrés de neige, les vitres givrées de la serre tropicale nous dépaysent et nous font d'autant plus apprécier la chaleur du lieu.
Sur place, biergärten (bars à bière) pour les amateurs, restaurants pour ceux qui veulent passer la journée sur l'île (conseillé si l'on veut vraiment en profiter à son ryhtme et se reposer de journées de voyage intenses).
On peut loger à Constance, nombreux hôtels et chambres d'hôte.
Informations sur l'île et les hébergements :
Internationale Bodensee-Tourismus Gmbht
Hafenstr. 6
78 462 Konstanz
Deutschland
E-mail : info@bodensee.tourismus.com
Site internet : www.bodensee-tourismus.com
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