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Irlande

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Irish Coffee

Publié le : 02 Juillet 2006
Irish Coffee

Oui oui oui, le café italien est absolument délicieux et varié, c'est indubitable.

Mais l'Irish Coffee est unique au monde, et vaut son pesant de cacahuètes si je puis m'exprimer de la sorte. On peut le déguster partout en Irlande, dans tous les pubs. Il nous accompagne tout au long du voyage, comme un trait entre les régions. Savoureux, légèrement brûlant, comme épicé, mais crèmeux à la fois. Autant un dessert qu'une boisson !
Et facile à faire chez soi. Du coup, de retour dans la Home Sweet Home, lorsqu'on regrette un peu l'Irlande, on peut toujours se rappeller les ambiances festives des soirées au pub en se faisant sa grosse tasse de café amélioré. Idéal pour les soirs d'hiver, pour se pelotonner sur un lit et papoter jusqu'à des heures avancées de la nuit, rêver voyages, collines et falaises, pluie battante...

La recette est la suivante :
Un quart de wisky.
Deux quarts de café brûlants.
Rajoutez de la cassonnade à votre goût.
Un quart de chantilly pour couronner le tout.

Bon, honnêtement, le résultat est un peu moins corsé que le véritable Irish Coffee. Mais si on se sent de tenir la route question wisky et de rivaliser avec les irlandais face à ce breuvage subtil (bonne chance, faut se lever tôt), on peut toujours forcer la dose...


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Une maison Georgienne

Publié le : 22 Juin 2006
Une maison Georgienne

Number Twenty Nine - Georgian House Museum
Dans une vieille maison d'un quartier historique de Dublin se tient un musée-reconstitution dans le même style, en évidemment plus réduit, que celui du folk parc de Bunratty.
La demeure reproduit en effet l'intérieur et le style de vie d'une maison bourgeoise de la fin du XVIIIème siècle, début du XIXème (1790-1820).
Le mobilier, les lourdes tentures en velours et l'épais tapis de l'entrée, témoignent de la richesse et du train de vie d'une telle famille aisée, vivant au milieu d'oeuvres d'art et d'un décorum parfois grandiloquent. Les chambres spacieuses et confortables des membres de la famille, toutes aménagées à partir d'élèments de l'époque, permettent d'approcher le style géorgien.
Mais ce qui reste vraiment intéressant dans cette visite, est sans contexte la notion de contraste.
Les chambres de bonnes, très sobres et dépouillées, semblent presque nues au regard de la nursery saturée de jouets pour des enfants rois.   
Je ne sais pas si c'est le but premier, mais j'ai ressenti au cours de cette visite une extaordinaire critique des classes sociales et de la société en général. La situation semble prextexte à des tensions, comme chaque fois que se mettent à nu de frappantes inégalités. Une maison révèle mieux que quiconque la mentalité de ses habitants.
En dehors de cela, cependant,la maison en elle-même ne demeure pas absolument incontournable. Je pense qu'elle convient à une fin de journée, pour se détendre, ou aux visites en famille. Les enfants avec qui j'ai effectué la découverte de la maison, restaient en effet fascinés par les mannequins dans les cuisines ou dans les chambres d'enfant et surtout... devant la salle de jeu... 


Number Twenty Nine - Georgian House Museum
Fitzwilliam Street Lower
Dublin 2
Tel : +353 1 702 6165
Fax : +353 1 702 7796

Mardi au samedi : 10h-17h
Dimanche : 13h-17h
Fermé le lundi et les deux semaines avant Noël.
Adultes : 4.50 euros
Etudiants : séniors 2 euros
Gratuit pour les moins de 16 ans.

Bus : 7,10 ou 45 depuis City Centre.


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Trinity College

Publié le : 19 Juin 2006
Trinity College

Trinity College, la plus vieille université d'Irlande, doit sans doute être la plus belle de toutes... Mille fois plus belles que nos facs françaises. Dix mille fois plus... Bref, on aimerait bien pouvoir faire n'importe quelles études pour avoir le privilège de snober son monde en disant "je suis à Trinity !!!".
L'extérieur n'est certes pas extraordinaire, mais une fois franchies les grilles, on se demande où on a atteri, tant le parc resssemble plus à celui d'un palais que d'une université. Bref...
Créée par la reine Elisabeth Ière (au départ pour les protestants en 1592, et ce jusqu'en 1873), l'université a du être conçue comme un temple du savoir, complètement isolée de l'extérieur, d'où une impression de calme et de dépaysement par rapport à l'univers citadin. Visiblement, le culte de l'instruction a bien réussi, si l'on considère les personnalités "mineures" qui en sont sorties : entre autres, Jonathan Swift (l'auteur des Voyages de Gulliver), Oscar Wilde, Bram Stocker (l'auteur de Dracula), Samuel Beckett et Isaac Newton. Rien de très conséquent quoi !

Dans la cour, un campanile datant de 1852 trône comme un rappel de cette vocation quasi religieuse de l'étude. Plusieurs bâtiments du XVIIème et XVIIIème siècle en brique rouge, ainsi que la chapelle de l'université (la première à recevoir toutes les confessions en Irlande), entourent des pelouses grasses et riches. Le site s'étend sur près de 20 hectares.


Mais la visite en elle-même est sans contexte constituée par l'Old Library (la Vieille Bibliothèque). Il est dur de ne pas devenir fou devant tant de livres assemblés, réunis avec leurs tranches rouges, dorées ou vertes sur des rayonnages hauts de dizaines de mètres, dans une odeur de bois et de poussière. La lumière tamisée filtrant à travers les fenêtres vient frapper sur tel ou tel ancien ouvrage, le désignant d'un doigt mystique. On se promène à petits pas dans cet atmosphère silencieuse, qu'anime seulement le bruit du papier crissant. Des escaliers de bois conduisent à un étage qui fait le tour de cette long room de 65m de longueur. Plus de 200 000 ouvrages, souvent très anciens, comme un exemplaire original de la proclamation de la République d'Irlande, sont blottis sur les étagères. Pour prendre une comparaison un peu terre à terre, on se croirait dans la bibliothèque du château de la Bête dans La belle et la bête de Disney. On a envie de tourbillonner au milieu de tous ces souvenirs, de toutes ces histoires et sciences que contiennent les livres, qui semblent nous appeler de petites voix chuchotantes. Eve et Adam face à la pomme défendue : les ouvrages sont interdits...

Ensuite, la Old library contient l'éminent Livre de Kells (Book of the Kells), l'un des plus vieux et des plus beaux manuscrits que le monde connaisse, véritable chef d'oeuvre de caligraphie et d'enluminure, oeuvre d'art d'un autre temps. Les moines de Kells, de St Columcille's Monastery de l'île lointaine d'Iona (côte ouest de l'Ecosse), le réalisèrent autour de l'an 800. 680 pages d'une extrème finesse, conservées soigneusement avec des lumières basses dans des vitrines, contiennent quatre Evangiles en latin, chacun précédé d'une préface, d'un résumé et d'un sommaire.
La richesse des couleurs, dont certaines proviennent du Moyen-Orient, la précision des détails, sont admirables. Des motifs floraux dont chaque fleur est reconnaissable côtoient des monstres légendaires qui semblent tout aussi réalistes.
Le manuscrit est conservé à Trinity College depuis le XVIIe siècle. 

D'autres mansucrits de moindre importance sont également visibles : le Livre de Dimma (VIIIème siècle), le Livre de Durrow (VIIème siècle) et le Livre d'Armagh (IXème siècle).

Enfin, on peut voir une harpe ayant, selon la légende, appartenu à Brian Borù, grand chef celte vainqueurs de Vikings danois en 1014 (mais récemment le carbone 14 a daté l'instrument au XVème siècle... Dommage... Même si la harpe n'en reste pas moins la plus ancienne d'Irlande).


Trinity College Library
College Street
Tel. : (+353)16 08 16 61.
The Old Library
Ouverte toute l'année (sauf pendant les vacances de Noël), du lundi au samedi de 9h30 à 17h.
le dimanche de 12h à 16h30 d'octobre à avril, de 9h30 à 16h30 de mai à septembre.
Entrée adulte : 7,50€ et 6,50€ pour les étudiants.


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Château de Bunratty

Publié le : 19 Juin 2006
Château de Bunratty

Non loin d'Ennis, dans le comté de Clare qui fait partie de la région du Burren, se trouve le Bunratty Castle.
Château-fort médiéval construit au XVème siècle par le marquis de Thomond, il constitue une bâtisse solide, massive, parfaitement conservée, malgré, nous dit-on, un passé agité... Situé sur la rivière Shannon, il possède une position stratégique.
La vocation militaire de l'édifice demeure d'ailleurs évidente, avec ses meutrières étroites, ses douves et son allée de canons. Quatre tourelles de six étages encadrent sévèrement une tour rectangulaire plus petite, et le château donne une impression d'austérité et de rigidité : la fonctionnalité avant la beauté.
A l'intérieur, de beaux meubles médiévaux en bois, sculptés, reconstituent bien l'univers de l'époque. Mais en vérité, ce n'est pas le château qui semble le plus intéressant à Bunratty.

Je préfère personnellement le Folk parc attenant. On se promène dans un village rural du XIXème intégralement reconstitué, avec ses maisons de toits de chaume et ses murs blanchis à la chaux.
Les différentes classes sociales sont représentées : fermes, commerces et ateliers nous présentent la vie des diverses professions du village. La maison du docteur, ainsi, n'a rien à voir avec celle du plus pauvre fermier. L'intérieur est remarquablement retranscrit (à part peut-être les toiles cirées à cerise sur les tables). On a vraiment l'impression de pénètrer chez les gens, dans leur intimité, à un moment donné. Cela satisfait une soif de curiosité que l'on éprouve tous, pouvoir se faufiler chez les gens et essayer de les imaginer à partir de leur environnement. Cette impression est rendu d'autant plus présente que le musée "vit", le forgeron est toujours présent (enfin à mon avis ce n'est pas le même depuis deux siècles), des vaches vivent encore dans la ferme, des démonstrations de tissage ont lieu régulièrement. La viste, tout en instruisant, permet alors de laisser vagabonder l'imagination. De plus, on est la moitié du temps en plein air. On se balade dans le village assez étendu. C'est une promenade idéale pour les familles, errance sans souci, décontractante.
C'est d'ailleurs le cas de toute l'Irlande. Jamais je n'ai visité un pays plus reposant, plus accueillant : on s'y sent "adopté" et on y vit... Tout simplement... Et souvent ce n'est pas aussi évident qu'il paraît.
Le château de Bunratty est un outil pédagogique pour les écoles et les enseignants, mais je trouverais dommage de ne le limiter qu'à un seul but instructif. 
Enfin, la dernière curiosité que propose le site de Bunratty est le banquet médiéval au château. J'ai assisté de loin à la préparation d'un de ces repas, dans la grande et majestueuse salle de la forteresse : menu médiéval et ambiance folk un rien kitschounet... Mais je suis sûr que cela doit faire partie du plaisir, d'être servi par des servantes en henin, avec des harpes et des danses traditionnelles. Spécial, mais sans doute amusant...


Bunratty Castle & Folk Park
Bunratty, County Clare.
Contact : Booking Office
Téléphone : (061) 36 07 88
Fax : (061) 36 10 20O)
Toute l'année : 9h30-17h30
Juin-Août : 9h00-18h30(dernière entrée : 16h15)   
Durée de la visite : 3 h (et plus si affinités)
(Réservations obligatoires pour le banquet de 17h30 ou de 20h45).

Adresse utile :
Ennis Tourist Information
Ennis, Co. Clare. (toute l'année)
Téléphone : (065) 682 83 66
Fax : (065) 682 83 50


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Kylemore Abbey

Publié le : 05 Juin 2006

Dans le Connemara, entre Cliffden et Leenane, on peut admirer Kylemore abbey.
Autrefois habité par vingt-sept religieuses belges, ce splendide château est maintenant devenu un très respectable et très huppé collège pour jeunes filles. Qui est à celles-ci ce que Poudlard serait à Harry Potter. Et, effectivement, on se demande en voyant cette abbaye néo-gothique juchée au sommet d'une petite colline, avec ses toits sombres et fenêtres en ogive, si l'école n'abrite pas quelques obscurs rituels de magie. On aimerait bien retourner au collège pour le seul plaisir d'étuder dans un environnement pareil.
On ne peut bien sûr visiter que trois pièces à l'intérieur, qui ne sont pas d'ailleurs des plus intéressantes, salle à manger meublée 19ème et exposition de drapeaux de la brigade irlandaise.
En revanche, le parc emmenagé vaut que l'on s'y arrête. Soigneusement entretenu, il offre une promenade agréable de février à décembre. Le lac du site crée une ambiance de rêve, avec ses galets polis blancs qui éclaircissent la couleur de l'eau. Ravissant...
Et hélas trop touristique.


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Cliffs of Moher

Publié le : 05 Juin 2006

Un autre incontournable lorsque l'on visite l'Irlande : les falaises de Moher.

Cette terre offre des paysages à couper le souffle et les cliffs de Moher demeurent un excellent exemple de ce dont est capable la nature. Nous sommes grisés par le vent et les senteurs qu'il apporte, sel, et parfum de terres lointaines sur l'eau, nappées souvent dans le brouillard. Impressionnant et unique, ce voyage nous plonge dans les abîmes d'un temps spécial, ou plutôt d'un temps hors du temps. Une telle vue nous sort de notre quotidien et de sa platitude.

Ces splendides falaises, sur la côte ouest, non loin du petit village de Liscannor et de Doolin, nous apparaissent au bout d'un chemin de terre qui serpente entre des prairies à l'herbe grasse. Soudain, on débouche sur une esplanade d'une hauteur de 215m en son point culminant. Le vent qui les a sculptés s'engouffre dans ces rochers, plongeant à pic dans les eaux. Découpés en dentelles, ils forment les lacets d'une côte sauvage. Beauté mystérieuse et farouche, mélange de couleurs et de lumières changeantes... La mer vient se briser souvent avec violence au pied des falaises, gerbe bleu-gris sur des roches sombres. Derrière notre petit parapet, il nous semble nous envoler.

La tour O'Briens, en 1835, fut conçue pour mieux surveiller la côte et les environs.  Par beau temps, dit-on, on peut apercevoir les îles d'Aran, les Twelve Bens du Connemara ou les montagnes du Kerry. Je n'ai jamais pu le vérifier, y étant toujours allée par temps gris et mer agitée. Mais l'idéal, je crois, pour les âmes romantiques, serait de se planter au sommet des falaises un soir de grande tempête. Aaah... Fantasme de retourner l'Auberge de la Jamaïque à Moher....
Bref, on peut une fois de plus passer des heures à explorer ces créneaux naturels, et en particulier partir vers le sud jusqu'à un fort en ruines qui évoque en imagination d'antiques batailles et de sombres malédictions (l'Irlande étant une terre de légendes et d'histoires, il est conseillé de se prendre d'ores et déjà au jeu si l'on veut en profiter, cartésiens s'abstenir, merci). Attention, cet itinéraire prend un certain temps et il vaut tout de même mieux éviter de se faire piéger par la nuit à 215m de hauteur au-dessus de la mer.


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Les jardins de Powerscourt

Publié le : 02 Juin 2006
Les jardins de Powerscourt

Powerscourt garden est situé dans le comté de Wicklow, près de la ville de Glenmalure, non loin de Dublin.

C'est un château-jardin du XVIIIème siècle entretenu par un aristocrate anglais, demeure cossue aux deux tourelles, élégante et blanche. L'intérieur présente des pièces de collections du XVIIIème siècle, mais à vrai dire, rare sont ceux qui ont le courage de visiter le château en lui-même sitôt que l'on a jeté un coup d'oeil dehors. Car Powerscourt vaut surtout par ses jardins, grandes étendues impeccablement alignées qui mènent à des bassins aux jets extraordinaires, flanqués de statues de chevaux... Des jardins à la française en somme...
Et puis soudain, on s'éloigne des sentiers battus et on tombe sur des espèces rares de fleurs et d'arbres ramenés des quatre coins de la planète par un botaniste ayant habité le château. Là, des petits sentiers serpentent entre des rivières aux rochers moussus, plus loin, on passe sous des sortes d'arches creusées dans le roc. Le cimetière des animaux vaut également le coup d'oeil, notamment la tombe de la vache sur laquelle est inscrite une épitaphe enflammée. Alternant les carrés de fleurs rectilignes, les fouillis des jardins à l'anglaise et les vues imprenables sur le reste de la région vallonnée, Powerscourt est un véritable plaisir pour les yeux, délicieusement reposant et drôle, romantique parfois. Sur la gauche, notamment, une tour en pierre se niche entre les arbres, iréelle, féerique, évoquant irrémédiablement la tour de Réponse, prisonnière de la sorcière. On se retrouve brutalement dans un sous-bois feuillu et odorant où peu de gens s'aventurent, avant de revenir de façon déroutante sur les avenues aux pelouses rutilantes, entetenues par une armée de jardiniers discrets.

Powerscourt garden
Glenmalure
Ouvert de la mi-octobre à mi-mars, 9h30 à 17h00.


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Les îles d'Aran

Publié le : 02 Juin 2006

Impossible d'aller en Irlande sans visiter les îles d'Aran, dans la baie de Galway, et surtout la plus grande, la plus majestueuse, Inishmore. Premièrement : parce que c'est absolument splendide; deuxièmement, parce que l'on en gardera par la suite un souvenir inoubliable.

Les îles sont au nombre de trois : Inishmore, "la mère", Inishmaan et Inishere. Elles restent relativement petites, minces bandes rocailleuses recouvertes de ce vert intense si particulier à l'Irlande. Lorsque l'on s'en approche, depuis le ferry, elles ressemblent à des morceaux de jade qui flotteraient à la dérive sur une mer d'un gris profond. Car bien sûr, pas question de prendre l'avion ou un de ces moyens barbares pour accéder aux îles. Le voyage en bateau, sur la mer souvent agitée, aux vagues écumeuses, fouettée par un vent qui emmèle les cheveux et les gonfle d'humidité, fait entièrement partie du plaisir. D'accord, ceux qui ont le mal de mer feraient mieux de se munir de médocs, car de fréquentes tempêtes rendent parfois le passage difficile, voire même bloquent les bateaux à quai (bon à savoir en hiver).

Une fois sur place, il est conseillé de louer des vélos, au demeurant relativement abordables question prix. La balade reste facile, sans trop de montées, accessible même pour les non-sportifs (comme moi). Il y a peu de monde, sauf peut-être en été, et on peut errer à son rythme au milieu d'une petite route bordée de murets de pierre, entre des maisons traditionnelles aux toits bas, aux ouvertures étroites afin de se protéger du vent. Nulle part ailleurs, on ne peut trouver d'endroit aussi préservé et authentique, à la fois ravissant et d'une dureté sans pareille. On sent bien en effet la rudesse du climat dans les habitations et la pauvreté des îles (maintenant bien rehaussée par le tourisme) n'est pas encore tout à fait de l'ordre du souvenir. La légende veut que les îles d'Aran soient les derniers endroits du monde (?) où certaines personnes, les vieux, ne parlent que gaëlique. Mais cela, il faudrait le vérifier. 

Au bout de la "grand-route", se trouve le fort Dun Aengus. On laisse les vélos en bas et on entreprend l'ascencion. Le fort est sur le sommet d'une falaise de 80 m en plein milieu de la verdure. Hélas, fièvre aphteuse oblige et mesures sanitaires visant à écarter les touristes des pâturages cette année-là, je n'ai pas pu le visiter la dernière fois que j'y suis allée.
Pour le retour, il est fortement conseillé de s'éloigner de la route principale et de prendre les chemins le long des plages. Le sentiment de grandeur et de solitude y est encore plus fort, et la côte dentelée et sauvage très agréable. Sentiment de paix et de repos absolu... Attention toutefois, dans certaines zones, on longe des marécages et des cohortes de moustiques, et les bêtes ont tendance à sortir des pâturages. Tant que ce sont des moutons, aucun problème, mais il faut faire plus attention aux taureaux toutefois...

Pour finir, avant de repartir, on peut s'arrêter dans les boutiques de la petite ville ramassée frileusement sur elle-même autour du port pour acheter les gros pulls d'une laine incroyablement épaisse, tissés à la main (mais hélas, chèrs).
Enfin, on repart... Sur le ferry, encore et toujours. Même s'il fait froid, restez sur le ponton pour voir les îles s'éloigner et se perdre dans les brouillards du soir.
La journée suffit pour les îles, mais il vaut mieux y aller sous le soleil, ou du moins sans pluie abondante, car on reste dehors tout le temps.


L'office de tourisme de l'Irlande en France
33 rue de Miromesnil
75008 Paris
01 53 43 12 12

Prendre le ferry depuis Rossavael (40 km de Galway), ou Carraroe, etc...
Les ports de la baie de Galway : renseignements sur place pour les horaires.


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