Dans le méandre de la Seine qui va du pont de Chatou aux écluses de Bougival se trouve le circuit des communes du Pays des Impressionnistes. un bateau-promenade, le Dénicheur, propose ue visite d'une heure les samedis, dimanches de mai à octobre. Comme nous sommes vendredi, nous n'avons pas pu profiter de cette occasion.
Nous nous sommes contentées de la visite de la Maison Fournaise, située dans l'Ile des Impressionnistes au pied du pont de Chatou. Nous aurions été mieux inspirées de prendre le RER A et de descendre à Rueil Malmaisons plutôt que de "visiter" Puteaux, Suresnes, le Mont Valérien et Rueil, et de nous perdre.
La Maison Fournaise est un restaurant où Renoir a peint en 1880 le Déjeuner des Canotiers. Je n'oserais pas nommer "guinguette" ce restaurant maintenant très chic et très cher où l'on peut encore déjeuner au balcon dans le décor du tableau. Les environs sont fleuris, la promenade sur les bords de la Seine, un peu urbanisée depuis le temps des impressionnistes, est encore très agréable par cet été indien.
c'est l'exposition Ziem qui se tient encore jusqu'au 30 novembre 2008 qui nous a attirées à Chatou. Ziem "Orientaliste ou Impressionniste", "peintre-voyageur" m'intrigait. Et je n'ai pas été déçue par ce précurseur de l'Impressionnisme, trop dessinateur pour être réellement impressioniste mais merveilleurs coloriste. Alger, Venise, Constantinople, l'Egypte peintes sur des supports variés, pochades sur un petit rectangle de bois ou de cartons m'onT séduite.
Je ne connaissais pas Mantegna(1431 1506), peintre de Padoue et de Mantoue du Quattrocento. je l'ai découvert lors de cette exposition. Ses madones ont encore un air gothique tandis que sa fascination pour l'Antiquité le rattache à la Renaissance.
J'ai surtout aimé la Prière au Jardin des Oliviers dans laquelle on découvre des détails touchants, un lapin sur un pont, une ville. les portrait sont saisissants de personnalité.
Quand au saint Sébastien du Louvre, c'est aussi un tableau d'une grande richesse d'interprétation.
De retour à la maison j'ai découvert sur Internet de nombreux articles sur Mantegna mais surtout le site du CED avec une aénalyse magnistrale du Saint Sébastien : http://www.canal-educatif.fr/arts%20man … 3%20bd.htm
Derrière la Place Blanche, autour du métro Saint Georges et jusqu'à Notre Dame de Lorette, se trouve le quartier de la Nouvelle Athènes, rendez vous des artistes et des intellectuels du début du 19ème siècle au temps où la Grèce était à la mode...
Les façades haussmaniennes cachent des hôtels avec des jardins, des arrières cours, des théâtres. le Musée de la Vie Romantique se trouve au 16 de la rue Chaptal, au fond d'une allée dissimulée.
sur une cour fleurie pavée, des maisons recèlent des souvenirs de George Sand et de ses intimes. En ce moment se tient aussi une exposition des dessins d'Ingres.
Rien de spectaculaire, un intérieur bourgeois, des portraits différents objets ayant appartenu à George Sand, un moulage de son bras, de la main de Chopin....des aquarelles et de curieuses dendrites, procédé original pour obtenir de gentils paysages.
A l'étage, une exposition des oeuvres d'Ary Scheffer, l'ancien propriétaire de la maison;
Un salon de thé dans une véranda ou à l'ombre d'un arbre offre une pause bien agréable.
C'est donc un but de promenade bien agréable et tranquille dans un quartier méconnu.
Une croisière pour se rendre à Paris de la banlieue sud -est?
C'est possible avec le Pass Navigo, la carte ImagineR,
ou pour les voyageurs occasionnels 3€,
Le terminus se situe sous le pont du carrefour d'Alfort (métro Maisons Alfort Ecole Vétérinaire) à quelques pas de Chinagora au confluent de la Seine et de la Marne.
les arrets desservent Ivry au pont Nelson Mandela, Bercy et la grande Bibliothèque F Mitterand puis Austerlitz.
La navette fluviale circule tous les 20 minutes aux heures de pointe et 30 aux heures creuses
encore une bonne raison pour laisser la voiture et aller à Paris par les transports en commun
le Musée Jacquemart André est installé dans un monumental hôtel particulier Boulevard Haussmann. Les propriétaires, amateurs d'art ont donc conçu leur demeure comme un musée. les pièces de très grande dimension ont gardé leur décor Napoléon III, les plafonds peints et les tentures. Tous les tableaux sont des chefs d'oeuvres : beaucoup de portraits de peintres français mais aussi des Canaletto, Hubert Robert...
on passe ensuite dans la vaste salle de musique sur deux niveaux- une galerie en fait le tour - s'ouvrant sur le boulevard. Puis dans le jardin d'hiver d'où un magnifique escalier mène à l'étage. Une fresque de Tiepolo éclairé par une verrière aux frais coloris orne le niveau supérieur.
On arrive dans un véritable musée consacré à la peinture italienne. je remarque tout de suite les Botticelli, ensuite Ucelli et Mantegna.
la collection d'art Primitif se trouve donc en bonne compagnie!
Eblouissante! on ne sait que louer : les statues des dogons du Mali, l'art Senoufo ou les masques gabonais, l'art Baoulé de côte d'Ivoire est également remarquable. Je retrouve toujours avec autant de plaisir les "objets-force" du Congo hérissés de clous, les chiens à deux têtes, le personnage tenant un miroir sur le ventre planté de ferrailles d'un côté seulement.
Que dire des masques polynésiens? Des savantes compositions de Nouvelle Irlande aux matières variées et colorées. Elles avaient fait l'objet d'une exposition il y a quelques mois au Quai Branly
c'est l'opération de gratuité dans certains musées qui a été l'occasion de cette visite à Ecouen. Je ne connaissais pas cette remeure royale moins bien située que Fontainebleau, Versailles ou Vaux le Vicomte. En bordure de communes de banlieue peu touristiques comme Sarcelles, Gonnesse ou Villiers le Bel, le château est pourtant situé dans un cadre admirable sur une terrasse dominant un vaste paysage et entouré d'un beau parc où fleurissent en ce moment anémones et jacinthes sauvages qui nous rappellent que le printemps a bel et bien commencé.
l'édifice est construit selon un plan carré, en belle pierre claire où les hautes fenêtres Renaissance, cheminées élancées, autour d'une belle cour carrée pavée. On commence la visite dans la chapelle d'Anne de Montmorency. Beau plafond décoré aux motifs italiénisants et copie de la Cène de Léonard de Vinci. L'originalité de ce château réside dans ces décors de grotesques ou de frises de grisailles sous les plafonds ou dans l'encadrement des portes rappelant l'Italie. Autre élément de décor singulier : la peinture du manteau des cheminées (à moins qu'elles ne soient finement sculptée. Sur ces décors de cheminées dans des médaillons richement entourées, on retrouve souvent des épisodes de l'histoire de Joseph - cadet célèbre - le retour de la chasse d'Esaü met en évidence ce caractère - Ecouen est le château des Cadets : Anne de Montmorrency, puuis Henri II, lui aussi cadet qui n'étaiat pas promis à la Royauté. l'emblème d'Henri II, la demi lune orne à plusieurs reprises le château.
Nous avons passé un grand moment à détailler les boiseries, les horloges, et les meubles Renaissances présentés de façon méthodiques au rez de chaussée. Peut être trop de temps parce que le château a fermé ses portes pour la pause de midi pendant que je découvrais à l'étage les appartements royaux ornés de tapisseries extraordinaires. Je suis donc passée trop rapidement devant la tenture de David et de Bethsabée - chef d'oeuvre majeur du château.
C'est une très grosse exposition.
Au début, sans surprise, Hammourabi avec sa célèbre stèle nous accueille. Quelques stèles, quelques personnages en pierre dure noire, des sceaux décoratifs illustrent ce qui est l'essentiel de la présentation : des tablettes d'argiles gravées de textes cunéiformes. Expo très cérébrale, l'oeil a peu d'occasion de se réjouir. En revanche on touche de près toute la mythologie antique, et les légendes fondatrices qu'on retrouve dans les Ecritures : le Déluge, la Loi du Talion, la tour de Babel, la Genèse, Guilgamesh, Nabuchodonosor, Daniel et les Prophètes....Ecrits, sous nos yeux, transcriptions très poétiques, quelquefois simple jurisprudence, quelquefois prières, ou anacdote sur le mal de dents. Les, textes sont tellement passionnants qu'on en oublie le caractère austère de ces petites tablettes de dix centimètres sur sept incisées de signes serrés.
On arrive aux lions et dragons de briques vernissées qui gardaient l'entrée de la ville. Céramiques d'un bleu merveilleux- précurseur des bleus des monuments turcs ou persans de la Route de la Soie? -
On a déjà parcouru toute l'Antiquité. le dernier roi de Babylone Une tête d'Alexandre nous introduit dans la période hellénistique -
jolis tanagras - Hérodote, le premier a décrit en historien et non plus en poéte la ville de Babylone.
Et soudain, on quitte l'archéologie ou l'histoire et on glisse dans une Babylone fantasmée par les religions monothéistes. Babylone se confond avec la ville de la luxure, sorte de monstre dont la catastrophe de l'Apocalypse pourra servir de punition. Illustrations de manuscrits ancien, grimoires, même icones russes ou miniatures de textes musulmans. La ville réelle n'a plus aucune existence face à l'imaginaire. Dadns les pays protestants Babylone se confond avec rome qui a été mise à sac. La tour de Babel prend des allures de Colisée. la punition divine atteint aussi bien la Tour que la ville entière.
Au 18ème siècle, Sémiramis, héroine de Voltaire prend le relais, c'est aussi le début d'une archéologie scientifique. on redessine les plans de la ville : trois des sept merveilles du mondes y figuraient, jardins suspendus, pont sur l'Euphrate et palais dans une triple enceinte...
Enfin l'Exposition se termine par la projection d'Intolérance de Griffith. On a déjà oublié les tablettes d'argile. Une salle présente les fouilles modernes pour nous les rappeler.
Le Musée Dapper est situé à mi-chemin entre l'Etoile et la Place Victor Hugo, dans une rue tranquille : 35 rue Paul Valéry. Consacré à la culture africaine, il est le lieu d'expositions passionnantes dans un espace moderne, bien conçu, une librairie, un café où il est même possible pour les enfants sages (et fortunés du 16ème) d'inviter leurs copains pour un goûter d'aniversaire mémorable.
L'exposition "Animal" présente des sculptures, des masques de différentes provenances du Mali au Cameroun, de la cote d'Ivoire au Congo, objets magnifiques très bien mis en valeur dans la pénombre. C'est une visite charmante, dépaysante ,un souffle d'exotisme et de poésie.
Un soleil voilé invite à la promenade dans les rues calmes des quartiers de mon enfance. Grosses cylindrées ou Swatch restent à quai depuis que le stationnement résidentiel est devenu bon marché. Dépassons les jardins des Orphelins d'Auteuil, montons entre les beaux immeubles de pierre de taille bordés de verdure jusqu'à la place Rodin. Hélas, la statue est bien prisonnière sur on rondpoint cerclé de grilles et de voitures!En face, dans le square, déjà des fleurs - fin janvier!- nous surveillons la croissance d'une bambouseraie qui cache tout un rez de chaussée.
La Rue de l'Assomption mène à la Petite Ceinture : les traverses de bois ont été retirée et le ballast du chemin de fer est maintenant livré à la promenade. Curieux terrain vague! Les défricheurs ont juste dégagé le passage sans qu'un paysagisme moderne ne vienne coloniser les friches.Tant mieux!
A la limite du Jardin de la Muette, les maisons deviennent de plus en plus basses et cossues. Le Musée Marmottan est installé dans un magnifique hôtel particulier. Musée consacré à Monet et à l'Impressionnisme. Le hall du rez de chaussée est orné de tableaux variés, un Sisley, un Gauguin, des Renoir. L'escalier mène à une sorte de crypte très claire à la gloire de Giverny : des séries de Ponts Japonais, de Nymphéas, d'Iris, d'Agapanthes très bien mis en valeur : on s'assoit sur des bancs de pierre blonde et on a une vue d'ensemble sur chacune des série. De près, le flou violet des glycines était presque gênant alors que de loin le tableau donne de l'ampleur....A l'étage, une collection privée - encore des Impressionistes : Berthe Morisot nous enchante : des jeunes filles dans un pommier sont particulièrement charmantes avec une belle capeline jaune qui semble s'envoler.
Une autre visite du Musée Marmottan est possible : l'aménagement intérieur Empire est tout à fait délirant : moulures et corniches, lustres dorés ou appliques, un bureau soutenu par des lions -monumental.
La Muette est délicieusement désuète avec son manège hors d'âge aux mécanisme métallique apparent. Des enfants sages, sur les chevaux de bois sont armés d'une pique pointue pour cueillir des anneaux qui donneront peut être un tour supplémentaire gratuit. le vieux Guignol n'a pas changé depuis plus de cinquante ans. Même les ânes sont les même ddans leur odeur de crottin...Un peu trop de routes livrées à la circulation des autos sectionnent ce parc, un peu trop poussiéreux mais très animé ce dimanche après midi de beau temps.
Nous avons poursuivi la promenade tranquillement jusqu'au Trocadéro par l'Avenue Henri Martin, essayant de deviner l'origine des drapeaux ornant ambassades et délégations étrangères qui se sont installées dans les beaux quartiers.
Périodiquement, je retourne au Jardin des Plantes avec un grand bonheur. Chaque fois je fais des petites découvertes,détails que par inattention, je n'avais pas remarqués.
A l'entrée de la Galerie de Paléontologie, le stégosaure a été entouré de végétaux archaïques, prêles et fougères, un araucaria... qui formaient sans doute son décor naturel...La galerie de Paléontologie et d'Anatomie Comparée est un lieu hors du temps, que fossiles d'animaux disparus, ou squelettes de contemporains y soient présentés n'est qu'un aspect de cette impression d'éternité. la poussière s'est accumulée sur les os, les organes conservés dans le formol ont blanchi, les modèles en plâtre ou en papier mâché donnent cette illusion d'abandon romantique. Les chercheurs actuels viennent ils consulter les ossements? Le charme opère encore chez les tout petits qui viennent en rang avec la maîtresse voir la baleine ou le mammouth. A grand renforts de "Chut...chut..." la conférencière explique que les hommes préhistoriques devaient avoir bien du mal à chasser un tel animal.
J'avais oublié mon appareil photo - il est permis de photographier si on débraie le flash - et je l'ai regretté. les ferronneries à motifs végétaux des balcons et des escaliers méritent à elles seules le voyage.
le prétexte de ma visite était l'exposition temporaire Abysses. Le dernier numéro de Thalassa m'avait apâtée. Certes, les animaux des grands fonds qu'on n'a jamais vus, naturalisés avec talent ont excité ma curiosité. Sur le petit écran, ils étaient des monstres effrayants. La taille du Grandgousier et d'autres redoutables prédateurs à la denture aussi pointue que proéminente, m'a un peu surprise. Les monstres sont tout petits, quelques décimètres à peine!Le reste de l'exposition consiste en belles photographies. c'étit plus spectaculaire à la télévision!
En revanche les Cristaux Géants de la Galerie de Minéralogie, dans la salle voisine exercent toujours sur moi la même fascination. Cette collection est splendide!
Je n'ai pas pris le temps de retourner à la Grande Galerie de l'Evolution qui est aussi somptueuse. La procession des animaux empaillées est de toute beauté. On peut contempler l'ensemble des animaux ou s'attacher à un seul. Aucune impression de démodé. la muséographie est modrne, esthétique et tout à fait pédagogique. J'y retourne toujours avec le même plaisir.
Ne pas oublier de visiter la Serre, et en saison les Jardins, le Jardin Alpin (payant) mais aussi les collections de roses...Et le parc zoologique...