Visite du Fort Ingall
Fort Ingall : fort en bois reconstruit, les villageois ayant récupéré tout le bois, une fois la guerre finie. Visite mise en scène : deux guides portent l’uniforme rouge d’époque, ils battent le rappel au tambour et voici les visiteurs dans le rôle des recrues, le guide étant le sergent. A l’Intendance on nous distribue des uniformes à endosser. Tout le monde se prête au jeu même si le déguisement est un peu puéril, on apprend des choses intéressantes. Le Fort Ingall était le 3ème fort sur le chemin du Portage : sentier du courrier entre Halifax (capitale militaire) et Québec (capitale administrative). C’était aussi u e place stratégique importante sur la voie d’eau. Après l’Indépendance Américaine, la frontière entre les Etats-Unis et le Canada était floue. Les USA revendiquaient des territoires au nord du Maine selon les lignes de partage des eaux. Curieuse impression. C’était l’Armée britannique : drapeau anglais, vaisselle anglaise. Chaque fois que je me retourne dans la pièce je tombe sur Elisabeth II. On a tendance à se croire dans une dépendance de la France ou en Amérique, en tout cas pas en Angleterre.
Roseraie
Roseraie : les roses sont un peu passées sous la chaleur mais encore très parfumées, très différentes de celles que nous connaissons chez nous.
Lac Temiscouata
Nous avons trouvé une petite plage à l’ombre au bout du lac Temiscouata. Des bancs de minuscules poissons se défont puis se regroupent près du bord sous à peine 2cm d’eau très claire et tiède. Il fait tellement bon sur les bords du lac que nous renonçons à nous promener.
l'Observatoire d'Aster
Nous retournons à Aster à l‘Observatoire où nous assistons à des démonstrations : cadran solaire, le bâton toujours dirigé vers l’étoile polaire. Réplique du Pendule de Foucault. Calcul de la circonférence de la Terre par Eristotenes. Vu un sismographe en opération .Je suis bien incapable de retrouver les ondes P et les ondes S. je n’arrive pas à mettre en application ce que j’enseigne à mes élèves. Je suis étonnée par la curieuse abondance de séisme dans Charlevoix alors que nous sommes loin de toute frontière de, plaque. Hypothèse intéressante de l’impact d’une météorite il y a 390 MA qui ferait « vibrer » le sous sol.
TranscanadiennEe
Etape courte : moins de 80km sur la Transcanadienne jusqu’à Rivière du Loup, camions à grande vitesse. Puis le long du saint Laurent le plus doucement possible pour profiter de la vue. Le fleuve est bordé de belles maisons. Entre les villages, des champs, sortes de polders : les aboîteaux, gagnés sur le marais.
Observatoire des oiseaux
Dans un parc des sentiers sont aménagés avec des planches, des escaliers et des belvédères pour l’observation des oiseaux. La marée est basse. Le marais très vert. La spartine, presque fluo. Comme au Bic, on voit des blocs erratiques, souvenir de glaciations anciennes et des marelles, trace de la glace des hivers actuels. Les oiseaux sont bien ordinaires : corneilles bruyantes, goélands et quelques rares cormorans. Mais le temps est magnifique, le ciel dégagé, un beau soleil et ce qu’il faut de vent pour qu’on soit bien. Dans le Saint Laurent, de nombreuses îles, îlets et îlots rocheux.
Les vieilles demeures de Kamouraska
Nous poursuivons la « Route des Navigateurs » à 20 km/h pour admirer les maisons. Kamouraska est renommée pour ses vieilles demeures qu’on aurait envie de toutes photographier. Kamouraska est très fière de ses maisons. Un album les décrivant toutes est mis en évidence au gîte. On y distingue les maisons canadiennes construites pièce après pièce des maisons d’inspirations anglaises symétriques. Le style victorien se distingue par les tourelles, les bow windows et les avancées tarabiscotées.
au gîte
Notre logeuse est une charmante dame âgée. La chambre n’a rien d’extraordinaire si ce n’est la vue sur le Saint Laurent. Le charme du gîte réside dans son jardin très fleuri en bord du fleuve.
Pêcherie d'Anguilles
A la Pêcherie d’Anguilles (ce n’est pas la saison), on nous montre les filets formant un labyrinthe. Des entonnoirs conduisent les anguilles à une cage où elles seront piégées. De nombreux piquets en ligne brisée sont en place pour la prochaine campagne. Dégustation d’anguille sur un cracker ainsi que de hareng mariné.
Soirée tranquille dans le jardin, où nous dînons devant le Saint Laurent. On dirait que toute l’eau s’est retirée. La vase brille au soleil couchant. Les montagnes de Charlevoix et les Laurentides se découpent très nettement.
Tout Kamouraska est sur la passeggiatta déambulant sur le port (envasé) malgré les moustiques.
en route...
Jusqu’à Québec, l’autoroute longe le fleuve et le paysage est plaisant. Ensuite, la route est droite traversant une campagne plate plantée de champs de maïs interminables et de vilains bois de trembles abîmés par le gel de l’hiver dernier, catastrophique. Dans cette région, l’électricité a été coupée jusqu’à trois semaines.
le gîte "Au Bonheur d'Occasion"
C'est le titre d'un roman de Gabrielle Roy que je vous recommande
Arrivée à 15heure au gîte « Au Bonheur d’Occasion ». Notre chambre – chère (70£ + taxes) - est agréable. Nous accédons au premier étage par un de ces escaliers extérieurs qui font le charme des rues résidentielles de Montréal. Elle s'ouvre sur une petite terrasse carrée avec une jolie plante verte et deux fauteuils. Un ventilateur à grandes pales donne un peu de fraîcheur. Nous avons également des dépendances : un grand salon avec la télévision, une belle salle à manger et une cuisine.
Dernière virée dans Montréal rue sainte Catherine, retour par Sherbrooke. Achats au marché Atwater, marché de luxe et ambiance un peu artificielle