Skala Eresou est une jolie station balnéaire sur une longue plage de sable dans un site magnifique. C'est aussi le lieu de naissance de la poétesse Sappho, site de l'antique Eresos.
Tourisme lesbien et familial coexistent paisiblement, les restaurants plantés sur la plage accueillent aussi bien les "pélerines de Sappho" que les familles grecques avec enfants, bouées seaux et pelles...
Les femmes de toutes l'Europe et même de plus loin s'y donnent rendez-vous. C'est un public plutôt argenté, bienveillant et peu regardant, captif de SapphoTravel, l'agence locale.
Bien disposées envers les femmes de SapphoTravel, nous leur avons fait confiance jusqu'à ce que nous ayons découvert que la chambre à 45€ que nous leur avions réglée par avance était affichées au tarif de 35€, ce qui laisse une belle commission. Et comme cela ne suffisait pas, notre logeuse versait aussi 5€ par nuit. 15€ pour une chambre cde 35€, cela frise l'usure. Nous sommes plutôt indulgentes! Mais il ne faut pas exagerer ! Allez directement chez l'habitant !
Cette commission aurait peut être pu se justifier si le service avait été à la hauteur, accueil, conseils de voyage....
Elles n'ont même pas été capables de confirmer le vol de retour. L'employée a griffonné l'adresse électronique de la compagnie d'aviation sur un post-it et m'a envoyée faire la queue au cybercafé !
Inutile de passer par une agence à Skala Eresou, les capacités d'hébergement sont nombreuses. Nous recommandons particulièrement Maria Pandermou, notre logeuse, qui aurait pratiqué le juste tarif si nous n'avions pas payé à l'avance.
Et si vous préférez le calme et l'authenticité grecque cherchez plutôt du côté de Sigri.
La grande poétesse d’Eresos ne ressemble pas à l’image que je m'étais fait d’elle. Femme un peu fanée, mère, très courtisée, elle n’est pas entourée de disciples féminines comme on aurait pu l’imaginer mais de politiques et de soldats.
C’est une héroïne du théâtre antique comme Phèdre ou Andromaque.
Mariée à Kréon, elle a pour amant le général victorieux Pittakos qui rentre, victorieux de campagne contre Athènes et qui se fait proclamer tyran. Le jumeau de Pittakos, Phaon, se trouve également à Eresos, philosophe, il préfère vivre la vie simple d’un pêcheur solitaire sur une île déserte de la mer Egée. Sappho se refuse au nouveau tyran et s’exile à Corinthe et fomente une coalition contre son ancien amant qui lui a pris ses enfants en otage...
Tragédie antique ? Pièce à rebondissements ? Cette Sappho m’a étonnée et je me suis amusée à lire cette pièce.
si cela vous tente
d'avoir une petite plage rien que pour vous, loin de toute agitation
de passer la nuit dans la rumeur des vagues
de dejeuner sous une tonnelle
de partager la maison avec trois génération de femmes grecques qui proposent l'hospitalité en toute simplicité et gentillesse
d'oublier la circulation au bout d'une piste vertigineuse (mais bien entetenue)
peut être quitterez vous la route qui va vers l'ouest en dépassant Ormos, Votsalakia, à Kalithéa un écriteau rouillé vous indique "snack - rooms", suivez la piste sur quelques kilomètres....
vous pouvez même voir la plage sur Google Earth!!
"islomanes" tel se décrit l'auteur et ses amis,un peu agent de Sa Majesté dans l'immédiat après guerre quand les Britanniques occupaient l'île à la suite du départ des Allemands, dilettante, bon vivant.
Vénus et la Mer est le guide le plus charmant et le plus littéraire qu'on peut emporter et lire sur la plage à Rhodes(livre de Poche mince 280p.). Peinture impressionniste, histoire passée et récente, mythes et croyances populaires.
Si vous avez lu le livre avant de partir vous irez rendre visite à la Vénus sortie de la mer, moins gracieuse peut être que l'Aphrodite de Rhodes de la photo, plus mystérieuse aussi...qui se trouve au Musée Archéologique de Rhodes, vous irez au cimetière musulman chercher la villa Cléobolus...
En vol pour Athènes
Vosges ou Jura ? Les pics enneigés des Alpes dépassent la couverture nuageuse. Ces montagnes spectaculaires et abruptes : les Dolomites ?
La Côte Adriatique rectiligne , quelques îles croates. L’avion traverse l’Adriatique. Je reconnais parfaitement le Gargano, Vieste et les falaises blanches puis Bari, Brindisi et même au loin Taranto et la Mer Tyrrhénienne. Les villages des Pouilles s’étalent comme de grosses taches blanches et rondes dans la campagne.
Retraversée de l’Adriatique : Corfou, Ithaque. L’avion coupe à travers les Péloponnèse : j’identifie Nauplie à sa forteresse Palamède et l’îlot devant le port. Nous sommes privés d’Acropole, l’avion a fait un crochet au dessus de la mer pour arriver au nord de l’Attique par Raffina.
Athènes-Rhodes
Le Boeing 737 d’Aegean pour Rhodes est complet. Vol de moins d'une heure. A posteriori, nous regretterons de ne pas avoir pris le ferry. Nous aurions économisé une belle somme et fait une belle croisière.
A l’arrivée sur le petit aéroport Diagoras la chaleur est accablante.
première impressions
L’île n’est pas à son avantage sous le soleil de midi. Route à 4 voies bordée de constructions quelconques : énormes restaurants, amas de céramiques… Heureusement que j’ai fait quelques révisions les panneaux sont écrits exclusivement en grec.
Faliraki
Faliraki est une énorme station balnéaire. La route est bordée de supermarchés précédés d’étalages de serviettes de bain du pire mauvais goût ; de chapeaux de pailles, cartes postales.
Certains sont même spécialisés dans l’importation de nourriture du Royaume Uni (quelle horreur !!!). les agences immobilières occupent le terrain avec des placards publicitaires tapageurs oranges.
Rhodes est une grande île boisée qui contraste avec les Cyclades aperçues par l’avion, sèches et rocheuses. Les pins embaument.
A Lindos
Une plage en demi cercle est enchâssée dans un village blanc éblouissant. Deux goélettes de bois sombre se balancent dans les eaux turquoise d’une petite crique. Une citadelle domine le village sur l’acropole.
La route longe ensuite la mer dans un paysage encore préservé. Es résidences touristiques sont espacées et de bon goût. A Lardos, nous nous égarons et nous retrouvons sur la route de Rhodes. Le demi-tour est périlleux. La route tortille, la circulation est intense. Et surtout, les automobilistes ne respectent ni limitation de vitesse ni ligne médiane. Ils sont imprévisibles.
Asklipio
La place du village est déserte. A visiter : le kastro, le Musée et l’église de la Dormition de la Vierge. C’est une petite dame en robe bleu nuit aux cheveux blancs très soignés qui nous accueille chaleureusement. Elle monte à bord de la hyundai pour nous conduire dans un labyrinthe de ruelles.
le village est adossé à la colline. Maisons blanches entassées, terrasses imbriquées, ruelles invisibles. La voiture n’ira pas loin. Nous continuons à pied tournicotant dans des ruelles à peine plus large que des couloirs. Le sol cimenté a été décoré d’étranges motifs à la peinture blanche.
La dame ouvre une grille bleue surmontée d’un arceau vert. Quatre marches conduisent à une courette carrelée et peinte en rouge sang, triangulaire sur laquelle s’ouvrent les deux maisons.
notre maison
Notre maison grecque est plus vaste qu’on ne l’imaginerait du dehors. La salle à manger et ses dépendances : minuscule cuisine et salle d’eau. Une vaste chambre : un large matelas est posé sur une estrade haute cachant des placards, un canapé de l’autre côté d’un coffre en bois. Au fond de la maison il y a même une dernière chambre avec une mezzanine. On pourrait dormir à 6. La dame nous recommande de cuisiner sur le camping gaz – un bleuet antique
– « il use moins d’électricité ».
Il y a même une machine à laver le linge mais elle ne s’étend pas sur son fonctionnement. Nous ne découvrions qu’après son départ le climatiseur et le ventilo (gourmands en électricité comme les plaques de cuisson).
Notre logeuse propose de nous emmener dans les magasins.
- « Mais pas maintenant, c’est fermé ! »
Nous avons chaud et ne pensons qu’à prendre une bonne douche.
une très jolie maison
Une petite arche sépare la salle de séjour de la cuisine. Cinq assiettes de faïence la ponctuent. Dans un coin de la fenêtre trois assiettes de la même série sont accrochées. Leur facture me rappelle la faïence de Quimper. Intriguée, je retourne une assiette, c’est écrit en grec. Un vaisselier bleu contient des assiettes de porcelaine fine.
Sur le buffet, un savant désordre d’objets anciens : une jolie amphore finement rayée une grosse éponge avec une minuscule étoile de mer incrustée, un vieux bougeoir, une calebasse végétale, une corbeille à pain contenant des galets et un fragment de poterie usé par la mer.
Une table ronde de bois ciré clair et une banquette complètent l’ameublement. Des rideaux de coton crochetés habillent les fenêtres, soutenus par de jolies tringles. Le plafond est recouvert de roseaux. Le carrelage, camaïeu de bruns.
Dans la chambre : une cheminée d’angle. Le dessus du lit est brodé. Si le thème de la décoration de la salle à manger est celui des assiettes, celui de la chambre serait la broderie. Frises de danseuses au point de croix au dessus du lit, frise de fleurs et de fruits sur le bord de la cheminée chemin de table sur le coffre qui sert de table basse.
Le petit supermarché vend de tout. Très peu de fruits. Les pommes, poires et pêches sont aux prix français. Ceux des aubergines, tomates et courgettes ne sont pas affichés; les légumes sont très appétissants.
Nous dînons sur notre terrasse au soleil couchant, une salade de tomates et feta et un hamburger. Nous venons de terminer quand la dame apparaît pour nous emmener faire les courses. Les Grecs n’ont vraiment pas les mêmes horaires que nous !L'épicerie ferme à 23 heures.La propriétaire est étonnée de nous voir dîner si tôt !
Les étoiles se lèvent. La nuit est belle mais la journée a été longue. A 22h (grecques) nous sommes couchées.
Le jour se lève vers 6h. il fait frais avec le vent. Notre logeuse arrive à 9 heures au rendez vous. Au coin de la rue, une autre dame attend. Elle porte le même foulard blanc brodé de perles que celui que j’ai acheté il y a 10 ans à Beyséhir. Elle l’a noué à la paysanne, le front dégagé le nœud devant. Je la complimente. Si nous restons assez longtemps elle me coudra le même. Cela ne s’achète pas dans les magasins. Ces coiffures identiques me font réfléchir à cette obsession que nous avons eu récemment à propos des foulards islamiques. Bien sûr, ls foulards, hidjab, burkas…sont des signes d’une oppression intolérable. Peut être ne faut il pas se crisper sur le foulard. Les jeunes musulmanes en ont fait l’objet d’une provocation identitaire. Mais de quelle identité ? Grecques, roumaines et même italiennes portaient, il n’y a pas si longtemps des fichus pour se protéger du soleil ou de la poussières si elles travaillaient aux champs ou tout simplement pour protéger leur mise en pli. Cette crispation ne viendrait elle pas de la peur de l’autre ?
La dame nous emmène chez Marathon auto. L’agence est toute neuve, c’ests aussi une agence immobilière. Une jolie flotte de petite voiture attend le client. Tout se passe bien. Le règlement se fait encarte Visa. Le prix est même plus bas qu’attendu : 240€ pour 9jours.
La plage toute proche. Plage plate de sable grossier ou de petits galets verts, roses, oranges. Une rangée de parasols, des tavernes de plages très tranquilles ;
La dame nous invite à boire un café dans son cabanon. Nous montons un escalier raide qui mène à une esplanade dallée autour d’une église minuscule
- « ici, on fait la fête, on danse, on chante, on bois, on mange ».
Les cabanons sont entourés de jardins. Ils sont bricolés de bric et de broc, caravane et contreplaqué et disparaissent sous les tonnelles de vigne ou de verdure. Une vraie cuisine est installée (avec un bleuet), des chambres avec de nombreux lits.
- « il manque l’électricité. Le gouvernement ne veut pas nous le donner »
Je crois comprendre que le terrain appartient au domaine public. Je visite le vaste jardin : haricots, tomates, aubergines et pastèques. Il y a aussi de grands arbres : un avocatier, trois orangers des grenadiers, un abricotier, un figuier. Pour l’instant il n’y a pas de fruits : les abricots sont finis et les pommes oranges grenades sont encore verts. Le jardin, c’est le domaine de Monsieur Petalas que nous ne connaissons pas. Il est parti arroser ses jeunes oliviers qu’il a plantés et a pris le camion et une citerne. Ils récoltent les olives et font de l’huile mais ne la vendent pas et la gardent pour leur consommation familiale. Ils ont vécu 15 ans au Cameroun où ils étaient commerçants. C’est là qu’ils ont appris le français qu’elle a un peu oublié. Sa copie au foulard blanc, elle, a vécu au Canada. Il semble qu’à cette génération de nombreux grecs ont prix le chemin de l’exil.
Nous allons de cabanon en cabanon saluer les voisins qui se joignent à Madame Petalas pour la baignade. Les vieilles dames sont en maillot sous leur tablier et gardent un bob en toile dans l’eau. Ils s’installent sur le gravier tandis que nous prenons deux lits et un parasol.
L’eau est très claire. Avec mon masque, je peux voir quelques poissons. Certains sont colorés de bleu et de jaune. Quelques touffes de posidonies poussent ça et là. Je retrouve le plaisir d’économiser mes gestes pour ne pas effrayer les poissons et rester plus longtemps immergée. La température est très agréable. Avec le vent on ne sent pas la chaleur. Nous restons jusqu’à 13H30 ; Nous achetons des souvlakis (2€) des calamars (7€). Au village le supermarché est encore ouvert.;
Nous essayons d’imiter les Grecs et de faire la sieste. Je dors profondément une bonne heure. A 16h, il n’y a pas d’ombre dans la cour. Il faut donc rester à l’intérieur. Je sors les aquarelles. Comment peindre le village blanc? Maisons blanches entassées en amphithéâtre. Cubes et terrasses chaulés. Peu de végétation. Comment faire apparaître tous ces volumes blancs sur la feuille à dessin ? L’encadrement de la porte vert foncé me sert de cadre, la porte bleu marine, la luxuriante touffe de lys tigrés occupe une grande partie du champ. Le store à larges bandes bleues relevé en draperie sort de la feuille et va occuper une partie de la page de droite. La cour rouge sang, le fer forgé bleu de la grille et du garde-fou de la terrasse en face. Dommage que le bougainvillier ne soit pas en fleur. Trois branches graciles traversent le champ. J’aurais pu les imaginer rose ou mauves ! Finalement l’aquarelle est très colorée. Quand j’ai terminé les chauffe-eau métalliques au dessus des capteurs gris, il reste bien peu de blanc dans le carnet !
Avec la fraîcheur du soir, nous montons au kastro, la forteresse élevée au 15ème siècle par les Chevaliers hospitaliers au sommet du village. Gardienne hiératique, une grande chèvre blanche aux cornes enroulées est installée sur le chemin de ronde et nous regarde de haut. Le sentier s’élève dans les pistachiers à mastic taillés en petits arbustes. La sauge odorante a es feuilles charnues bleu-gris. Il y a aussi toute une collection de chardons : des bleus aux grosses boules un peu passées, des verts aux motifs compliqués, d’autres secs. Nous passons une belle arche pour pénétrer dans la cour : c’est le domaine des chèvres de tout poil : noires, fauves, grises…Certaines curieuses lèvent vers nous de grands yeux aux pupilles fendues horizontalement.
La cloche appelle les villageois aux liturgies. Il règne une grande animation au village. Beaucoup de jeunes, d’enfants que nous n’avons pas vus la veilles. Les enfants de notre logeuse sont venus pour le week end et nous partager devons la courette. Heureusement nos horaires sont décelés. De cours en terrasse les enfants courent, les gens s’interpellent. Par deux fois je monte sur la place pleine de voiture mais il ne s’y passe rien de spécial. Dans la cour de l’école, les enfants jouent surveillés par leurs mères. Sur la place devant la superette, les vieilles dames ont apporté leurs chaises. Au micro on entend des annonces en grec que je ne comprends pas.
La sieste de l’après midi me permet de profiter un peu plus longtemps de la douce nuit d’été sous es étoiles.
J’avais repéré sur le plan la place Rimini. Impossible de s’y garer. C’est la station des axis. Nous visitons le port en voiture. Nous voyons les bateaux d’excursion pour Symi et Tilos puis les quartiers mussoliniens du temps où Rhodes était italienne et où les Italiens avaient adopté cette architecture lourde et ennuyeuse avec la Poste, l’Hôtel de Ville, la Gare . Toujours italienne mais plus légère, de style vénitien, la Capitainerie. Sur des arcades grises découpées en ogive repose un bâtiment bicolore rose et blanc qui n’est pas désagréable à l’œil. Au bout de la place une coupole turque : c’est une boîte de nuit. Plus discrète, cachée dans la verdure, la mosquée de Murat Reis. Sur un terre-plein, imitant les antiques, on a érigé un monument aux héros de l’Indépendance grecque. Ce mélange est un condensé de l’histoire récente de Rhodes qui n’est grecque que depuis 1945.
Evidemment, je vais photographier les colonnes portant une biche à l’emplacement du fameux Colosse de Rhodes, gardant le petit port Mandraki – dans l’Antiquité, le port de guerre. En face, trois moulins sont posés sur la digue.
Rue des chevaliers
Nous garons la voiture près de la Porte Arnaldo au pied des remparts. Comme c’est dimanche, c’est gratuit. A quelques pas de la porte nous trouvons la Place du Musée Archéologique installé dans l’ancien Hôpital des Chevaliers et en face l’Auberge de la Langue d’Angleterre.
. Les Auberges avaient pour vocation de réunir les chevaliers parlant la même langue. Au 15ème siècle, les nations n’étaient pas ce qu’elles sont aujourd’hui. L’auberge de la Langue d’Espagne réunissait les chevaliers espagnols mais aussi les catalans, les portugais tandis qu’il y avait une Auberge d’auvergne et une autre de Provence. Elles sont toutes construites dans le Collochium et bordent pour la plupart une longue rue que nous remontons dans le calme du matin. L’Auberge de la Langue de France est la plus spectaculaire avec ses gargouilles à gueules de crocodile ;le Grand maître Dieudonné de Coujon avait tué un de ces sauriens, échappé d’un bateau et qui terrorisait la ville. A proximité, dans une niche, une vierge à l’enfant précède une jolie chapelle à coupole byzantine. Plus haut on voit la maison du chapelain avec les armoiries gravées dans une croix en creux. Il faudrait de bonne notion de hieraldique pour lire l’histoire de la chevalerie racontée par ces blasons. En face, dans les jardins de la Maison de Villaragut, une très jolie fontaine turque est mise en valeur par de beaux feuillages. Une grille aux gracieuses volutes de fer forgé sépare le jardin de la rue. La serrure en forme de croix permet une très jolie photo. Encore plus haut se trouve une autre fontaine ottomane en marbre blanc, sur le trottoir. Dans cette rue très européenne, la marque ottomane se résume aux fontaines. Ce n’est pas rien ! La chaussée est pavée de petits galets blancs et noirs plantés verticalement mais les trottoirs sont dallés de belles pierres lisses plus agréables sous nos pas. On passe sous l’arche reliant l’Auberge d’Espagne à celle de Provence. En haut une arche monumentale domine la rue : la Loge saint jean qui reliait la grande église saint jean qui n’existe plus à l’énorme palais des Maîtres.