CARNETS DE VOYAGES

Je consigne dans mes carnets toutes mes observations, mes lectures. Cela m'aide à observer. Si je ne peux pas décrire, c'est que j'ai mal regardé.

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Hongrie

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Zsolt Harsanyi : la vie de Liszt

Publié le : 26 Novembre 2008
Zsolt Harsanyi : la vie de Liszt

Au retour de Budapest, lire la vie de Liszt était : le complément naturel à notre « promenade Liszt », au concert sur le piano de Liszt, aux »Lisztiades » qui avaient été l’occasion plus d’aller à la messe que d’entendre un concert….Que l’auteur de la biographie soit un romancier Hongrois Zsolt Harsanyi  (1889-1940) ajoutait à la logique de ma démarche.

Liszt, en soutane, sous sa coquille à l’Opéra, Liszt en bronze jouant de ses mains immenses en secouant son abondante chevelure au milieu du square, ou trônant au dessus de la porte de la Zenakadémie, sont les images que nous avons rapportées de notre voyage.

Un des Hongrois les plus fameux ?

J’ai eu la surprise de constater que Liszt, de langue maternelle allemande n’a jamais pris la peine de parler le Hongrois. Né près de Sopron, fils d’un intendant du Prince Esterhazy dont nous avons visité le château à Fertö il y a quelques années.

Il a donné son premier concert – enfant prodige, « petit Mozart » - à Pozsony, l’actuelle Bratislava. A dix ans, il part pour Vienne où il fut l'élève de Czerny et de Salieri. Beethoven complètement sourd lui fit l’honneur d’assister à son premier concert viennois et l’embrasse. Comme Mozart, sous la conduite de son père le petit Liszt sillonna l’Europe et joua dans les cours françaises et anglaises.

Il s’installa à Paris où il vivra longtemps, parlera français qui deviendra sa langue habituelle. C’est là qu’il fréquenta les Romantiques, se lia d’amitié avec Chopin, George Sand, Musset, Berlioz et rencontra aussi bien les grands du faubourg Saint Germain que tous les musiciens de l’époque. Ce livre retrace une « histoire de la musique » et des mouvements artistiques au cours du 19ème siècle.

Imaginer Budapest, et se retrouver à Paris ou à Croissy ou à Nohant !

Liszt était plus parisien qu’exotique. Son charme, il le devait à la précocité de son talent, à sa virtuosité et aussi à son physique de dandy avec un « profil de médaille » et à des cheveux de page. Enfant, adolescent puis, jeune homme, le pianiste était la coqueluche des dames du grand monde. Affichant une grande piété, il ne résista jamais à la tentation d’une conquête féminine. Même au sein d’une grande passion interdite, quand sa maîtresse Marie d’Agoult, la mère de ses trois enfants était au ban de la société, il n’hésita jamais à tromper celle-ci. Rivalisant de virtuosité avec Paganini, il était adulé et profitait bien de son succès.

Mais c’est en Allemagne qu’il  passa l’essentiel de son âge mûr. Etabli à Weimar, il consacra son énergie à faire connaître la « nouvelle musique », celle de Berlioz et surtout celle de Wagner. Représenter les opéras de Wagner fut l’objet de tous ses efforts.

Même pendant les jours héroïques de la Révolution de 1848, Liszt, se déclarant patriote hongrois ne prit pas part aux soulèvements et au contraire intrigua auprès de la cours d’Autriche pour être anobli. Certains Hongrois ne lui pardonneront pas de fréquenter Bach, l’oppresseur autrichien de la Hongrie. Pourtant, il  n‘hésita pas à défier le tsar en jouant Chopin et en encourageant les insurgés Polonais !
« La vie de Liszt est un roman «, roman d’amour, amours consommées mais toujours illégitimes. Entre sa fiancée secrète la comtesse Caroline, son élève, que le père congédie comme un domestique, à 18 ans, la fuite en Suisse avec Marie d’Agoult(encore une comtesse!) qui abandonna son mari, la longue attente d’une annulation par le Saint Siège du mariage de Carolyne Wittgenstein(une pricesse russe) … les liaisons avec ses jeunes élèves et ses admiratrices…

Dernière étape dans la vie du compositeur : le voyage à Rome se termine par son entrée en religion. Liszt revêt une soutane de soie. Une pose ? Presque ! Il reste clerc et pourrait se marier si Carolyne le souhaitait  encore mais ne peut dire la Messe.

C’est en soutane qu’il va s’installer à Pest où il consacrera ses derniers efforts à installer une Académie de musique de qualité à Pest. Après la Messe d’Esztergom, il écrira la Messe du Couronnement d’ Elisabeth (Sissi) et de François Joseph dans la Cathédrale Mattias de Buda.

Vieillissant, il connaîtra la tristesse des trahisons, le deuil de ses enfants et les difficultés de sa relation avec Wagner et sa fille Cosima.

Je pensais lire une histoire hongroise, c’est une histoire européenne que j’ai trouvée,  partagée entre l’Autriche mais surtout la France et l’Allemagne.  Dans un contexte de réveil des nationalités des révolutions de 1830 et 1848, s’imbrique la vie culturelle entre Londres et Saint Petersbourg. Réseaux d’échange, d’amitié, de tournées de récitals et d’opéras.  Opposer la musique française de Berlioz et l’allemande de Wagner ? Pas si simple ! Liszt fut l’ami des deux compositeurs. Et souvent ce sont les querelles amoureuses qui prirent plus d’importance que des évènements politiques majeurs !
Je pensais trouver un abbé, j’ai plutôt trouvé un don Juan ! Et pourtant sa piété était sincère….


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Miklos Molnar : Histoire de la Hongrie (Hatier)

Publié le : 22 Novembre 2008
Miklos Molnar : Histoire de la Hongrie (Hatier)

Ouvrage indispensable pour comprendre un peu tous les musées historiques de Budapest, les statues, les monuments.

L’histoire de la Hongrie ne se confond avec celle de l’Autriche que pendant deux siècles. J’écris, se confond, ce n’est pas exact, le système K&K préservait une identité à l’Autriche. C'est histoire d’un royaume qui a été beaucoup plus étendu que la géographie actuelle le laisse prévoir. Pendant des siècles il s’étendait à la Croatie jusqu’à l’Adriatique au sud, sur la Slovaquie  actuelle, la Transylvanie qui est roumaine, jusqu’en Pologne.

La relecture de l’histoire européenne sous l’éclairage hongrois permet de mesureer la complexité de l’histoire des Balkans ainsi que les rapports de l’Europe avec la Turquie.

Détail amusant : j’ai retrouvé tous les hommes illustres qui ont donné leurs noms aux places et artères de Budapest,  de mes souvenirs du lycée, je ne connaissais que les noms de Kossuth et de Bela Kun. Je n’ai pas retrouvé Béla Kun dans la toponymie  mais j’ai appris à connaître Széchenyi, Batthyány, Petöfi… curieusement les héros de 1848 sont surreprésentés dans les quartiers que nous avons fréquentés. Est-ce l’effet du hasard ?


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Victor Sebestyen : Budapest, 12 jours qui ébranlèrent l’Empire soviétique (Calmann-Lévy)

Publié le : 22 Novembre 2008
Victor Sebestyen : Budapest, 12 jours qui ébranlèrent l’Empire soviétique (Calmann-Lévy)

Jour par jour, heure par heure, le soulèvement d’octobre 1956. Ce n’est pas le genre de livres que je lis habituellement. De retour de Budapest, j’ai beaucoup apprécié ce récit journalistique. Je ne connais pas l’auteur si ce n’est que c’est un hongrois anglophone,  donc certainement exilé après l’invasion soviétique.

En tout cas, c’est un travail très bien documenté, bien écrit et vivant. Les principaux acteurs politiques hongrois mais aussi russes ou américains sont décrits avec vivacité. Même si on au souvent oublié, leur figure on les voit. Les anonymes, combattants des rues aussi. L’auteur ne fait aucun cadeau aux personnages serviles et corrompus, ou simplement incapables à la solde du pourvoir soviétique. Il montre quand même l’ambigüité de certains communistes  et d’Imre Nagy qui ont cherché des solutions de rechange sans abandonner le Parti. Ambigüité aussi du rôle des Américains : en pleine campagne électorale d’Eisenhower, ils envoient des signes clairs au pouvoir soviétique, lui montrant qu’ils n’interviendront pas et d’autres signes brouillés aux hongrois qui comptent sur leur aide.


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Premier jour : on s'organise

Publié le : 14 Novembre 2008
Premier jour : on s'organise

La carte hebdomadaire

Madame Has nous a déconseillé d’acheter la Budapest Card adaptée aux touristes pressés. Nous achetons donc au métro  Deak Ter une carte de transport hebdomadaire (4000 ft/14.81€).

Kitsch

Au bout de la rue Veres Palné, une statue de pierre, une dame assise : c’est Verres Palné. La grande rue qui fait suite au pont Erzebet est bordée d’immeubles extravagants. De la façade de l’un d’eux sortent le torse de personnages vernissés alignés tout au long de la façade. La Passage Parisi est tout aussi extraordinaire : immense verrière, boiseries gothiques et en même temps mauresques, singes et personnages grimaçants. Chaque immeuble est décoré de statues. A chaque coin de rue, une surprise. Il faut marcher les yeux attentifs. Tout n’est pas forcément beau (et l’est rarement). Certains décors sont lourds et ridicules. La fantaisie qui règne ici contraste avec l’ennui des immeubles actuels lisses et pauvres.


Aquincum, ville romaine

Publié le : 14 Novembre 2008
Aquincum, ville romaine

Aquincum

C’est la ville romaine d’Hadrien et de Trajan. Peuplée alors de 60 000 habitants, elle fut la capitale de la Pannonie inférieure, près du mur d’Hadrien, aux confins de l’empire. Détruite par les Goths en 270 puis en 376.
La ville antique s’étendait le long du Danube sur l’emplacement d’Obuda et le nord de l’île Marguerite. Les fouilles ont révélé une ville civile avec son forum deux thermes publics, des quartiers d’artisans, des villas. Plus au sud se trouvait le camp militaire. D’autres fouilles à Pest sur la place Marcius 15, montrent les vestiges de Contraquincum.
Les archéologues ont mis en évidence un système d’adduction des eaux particulièrement sophistiqué. Nous connaissons depuis longtemps le chauffage des thermes et les hypocaustes. Nous avons pu observer les égouts et le collecteur des eaux pluviales ruisselant au marché pour éviter les contaminations des eaux des thermes voisins.
C’est une agréable promenade sous un pâle soleil d’automne dans un site planté de beaux arbres aux feuillages roussis ;
Des expositions temporaires très bien présentées animent le site. Un pavillon sur le thème de la beauté et des soins est dédié à Vénus et à Hygiéa. Dans le musée, on peut suivre le travail des archéologues sur les différents sites de Budapest.
Le Musée, très moderne, abrite les trésors d’Aquincum. Il présente de la verrerie et de la poterie, mais surtout un orgue hydraulique remonté autour de 1930en une jolie maquette en bois. Les tubes métalliques ont été retrouvés dans la maison des pompiers voisine. L’orgue a été retrouvé parmi des outils de pompiers. Un diaporama raconte la découverte. Les charpentiers jouaient le rôle de soldats du feu. La salle voisine reconstitue la Maison du Proconsul  ou du Gouverneur décorée de mosaïques et de fresques colorées avec des statues de marbre. Ma préférée est la statue de Némésis.
Le retour par le HEV jusqu’à Batthyány puis par le Métro rouge jusqu’à Deák Ter et le bleu pour Ferenciek ter a pris une petite demi-heure.


Notre quartier : Rue Vaci, place Vörösmarty....

Publié le : 14 Novembre 2008
Notre quartier : Rue Vaci, place Vörösmarty....

Dans le quartier

Tout près de chez nous se trouvent deux églises : l’Egyetemi Templom – église de l’Université – (1725-1742), très très baroque entièrement peinte à fresques qui s’écaillent un peu, l’église serbe orthodoxe sur Veres Palné, peinte de jaune d’or. Malheureusement fermée.

Le Marché central est aussi fermé lorsque nous passons passé 3 heures. A ses abords la chaussée du Petit Boulevard est défoncée par les travaux de la construction de la Ligne 4 du métro. Les rails du tramway ont été retirés. Le pont que nous devrions emprunter pour nous rendre aux bains Gellert est également en chantier. Cela enlève du charme à la promenade !

Promenade en tramway

Lorsque nous étions venues il y a 5 ans, nous avions parcouru Budapest en tramway. Nous aurions bien voulu nous laisser promener ainsi malheureusement le réseau du tramway ne figure pas sur notre plan. Nous décidons donc d’en prendre un  au hasard. Le long du Danube nous trouvons le tramway n°2 qui remonte les quais du fleuve, contourne le Parlement et s’arrête à proximité du Pont Marguerite. Nous voyons défiler les monuments de la colline de Buda sous le soleil. La ligne des tramways 4 ou 6  passe sur le pont pour aller par Margit Korüt jusqu’à la place Moskva Ter, correspondance de nombreuses lignes de tramway, d’autobus et du métro. Elle est laide, occupée en son centre par un vilain édifice en béton. L’escalier nous conduit à l’arrêt du petit bus n°16 qui monte à la colline du château. Au lieu de descendre au château où il y avait foule nous avons préféré nous laisser brouetter. Le bus a parcouru toute la colline du bastion des Pêcheurs au château puis traverser le Danube sur le Pont Széchenyi pour finir sa course au terminus à Deák Ter.

Les boutiques de fringues

De là j’ai trouvé facilement la grande Place Vörösmarty bordée de petits palmiers dans des caisses de bois. La Pâtisserie Gerbaud occupe un côté du rectangle, les deux autres sont bâtis de grands magasins de construction neuve, immeubles de verre jurant avec l’ensemble Belle Epoque du quartier. En face de Gerbaud, la rue Vaci est bordée des magasins  de toutes les enseignes de « marques » Zara, Puma, Adidas, H&M… tandis que Lacoste, Armani, et Gucci se trouvent autour de l’hôtel Méridien de Deák Ter . Cette culture des « marques », globale et homogène, m’ennuie. Que les maisons de grand luxe aient une succursale dans chaque capitale ne me choque pas, mais que la rue Vaci ressemble à Créteil Soleil manque singulièrement de poésie. D qui est rentrée en métro a acheté un joli bouquet de dahlias et chrysanthèmes à une vieille.


Lisztiades du matin

Publié le : 14 Novembre 2008
Lisztiades du matin

Hier une affiche avait attiré notre attention : les Lisztiades, une série de concerts. Le dernier est justement aujourd’hui dans lune église toute proche située sur Marcius 15, la place en contrebas du pont Erzebet à cinq minutes de chez nous.

A 9h30 nous nous préparons pour assister à  notre premier concert. Liszt !

9h40, la messe se déroule en Hongrois. Pourquoi attendre dehors au froid sous le ciel gris ? Nous prenons place dans l’église. Un groupe d’une dizaine d’hommes très bruns à la mine sombre ressemblant à des turcs passe dans les bas côtés vers le chœur. Sur le mur est peint un mihrab. L’église du XIIème siècle a disparu. A sa place, une église à moitié gothique (vers le chœur) mi classique. La paroi est entièrement peinte, sommairement dans le fond gothique, imitant le marbre dans la partie classique, c’est mieux<. Pendant l’occupation turque, elle a servi de mosquée, le mihrab est resté.
La messe s’éternise. Il est pourtant 10heures. Nous sortons et guettons les éventuels mélomanes. Il n’y en a pas. Finalement un monsieur nous explique en anglais que le concert est prévu à 10 heures et qu’il n’est que 9h. Nous avions oublié le changement d’heure !

Une heure plus tard, l’église se remplit à nouveau. On distribue des cartons plastifiés en latin. Prise de doutes je cherche quelqu’un qui parlerait une langue compréhensible. Une vieille dame parle allemand :
-    « ein Konzert ! Nein ! » dit elle d’un air indigné.
Un homme plus jeune, en anglais :
-    « c’est la messe mais c’est aussi le concert, vous pouvez vous asseoir avec nous ! »
C’est notre deuxième messe de la matinée ! Nous retournant, nous découvrons un  très bel orgue. Les chœurs sont installés au dessus de nous. La messe est très belle. Après le Kyrie Eleison, le prêtre continue la messe en latin puis un monsieur en civil fait un long sermon en hongrois il nous fait fuir, un peu déçues.


Lisztiades du matin

Métro jaune jusqu'au Bois de Ville

Publié le : 14 Novembre 2008
Métro jaune jusqu'au Bois de Ville

Il faut improviser un autre programme pour la matinée. Le ciel est dégagé. Nous avons des sandwiches. Pourquoi ne pas aller piqueniquer au Bois de Ville. Nous irons ensuite aux Bains Széchenyi et auparavant voir l’exposition Klimt au Musée des Beaux Arts. Klimt  va bien avec Budapest !

Métro jaune

Le Métro jaune est le plus ancien métro d’Europe. Il a gardé son décor d’époque, ses carreaux blancs (les mêmes que les vieilles stations parisiennes) ses portes en bois vernis. Les rames modernes sont plus petites que dans les autres lignes.

¨Place des Héros
Nous descendons à Hösök Ter, la Place des Héros. C’est une immense esplanade avec une haute colonne et le Monument du Millénaire (mille ans après  l’installation des Magyars en 996) grandiloquent. Arpad et ses guerriers de bronze entourent la colonne tandis que d’autres hongrois fameux sont debout entre les colonnes d’un portique arrondi. Deux musées de peinture se font face dans des bâtiments néo-classiques imitant des temples grecs avec fronton peint et doré.


Musée des Beaux arts : Expo Hodler

Publié le : 14 Novembre 2008
Musée des Beaux arts : Expo Hodler

Pas d’exposition Klimt, je suis bien déçue, elle est repoussée à 2010.

A la place, Ferdinand Hodler, un peintre symboliste suisse (1853-1918). Les paysages sont très intéressants et plaisants, séries d’arbres, montagnes suisses et lac de Genève.  Il a peint également d’énormes compositions symbolistes ou religieuses où les personnages hiératiques sont assez sinistres. Ces tableaux ont été exposés avec ceux des peintres du Mouvement Sécession. Il me semble en avoir vu au Pavillon Sécession de Vienne. Les figures féminines sont relativement légères tandis que les personnages masculins sont carrément sinistres, statiques, inhumains.

Collections permanentes


A l’étage nous parcourons les collections permanentes. D’abord les peintres espagnols puis les flamands.

Je m’exclame un peu trop vite :
-    « j’ai horreur de cela ! »
Je regarde les étiquettes : ce sont des Gréco et Zurbaran. Grands maîtres, peut être, mais tableaux grandiloquents, visages révulsés et religiosité trop espagnole (je ne suis pas d’humeur, deux messes ont suffi !). Les Flamands me plaisent bien. Je pourrais rester des heures à détailler certaines scènes truculentes. Comme toujours je sature au bout d’un certain  temps. Je reste concentrée le ttemps d’une exposition à lire les explications, à comparer des tableaux. Ensuite il faut passer à une autre activité !


Bains Széchenyi

Publié le : 14 Novembre 2008
Bains Széchenyi

Le petit lac du Bois de Ville ressemble à celui du bois de Boulogne. Aujourd’hui, dimanche, il est très fréquenté par des familles qui vont au Zoo juste derrière.

Des baraques de chantier gâchent un peu l’entrée des Bains Széchenyi. Les beaux escaliers, les stucs blancs se détachant sur la peinture aune ne feront pas de belles photos cette année(on les a déjà faites autrefois !).

En revanche, à l’intérieur peu de changements sauf de belles cabines neuves en pin. On se débrouille bien. Ce n’est pas plus compliqué qu’à la piscine de Maisons Alfort !

Les gens se promènent dehors en tenue de bain malgré la température automnale environ 12°C. je me donne comme objectif 20 longueurs du beau bassin de 50m mais ne remplirai pas mon contrat et m’arrêterai après 15. c’est vraiment très agréable de nager cette distance et il y a très peu de gens dans l’eau. Nous passons ensuite dans le bassin à 32°C qui a en son centre une sorte de jacuzzi et autour un fort courant qui entraine les baigneurs à la grande joie des enfants qui s’agrippent aux parois, se cognent et crient. C’est le seul endroit animé des thermes. Ailleurs règne le calme. Des bouillonnements jaillissent de temps en temps en surface. Chacun se précipite pour se trouver au bon endroit. Nous terminons la baignade extérieure dans le bassin à 35°C où se disputent des parties d’échecs. Dans l’eau chaude personne ne bouge. Il n’est pas conseillé non plus d’y rester trop longtemps. A l’intérieur nous essayons des piscines carrelées à l’eau verdâtre, thermale ou encadrée de balustres de « porphyre ». Nous plongeons dans une demi-lune à 38°C. la dernière étape aurait dû être le bain de vapeur (60°-80°C), bondé, les gens s’y pressent debout.

Trois heures plus tard, nous rentrons en métro jaune et sortons devant la pâtisserie Gerbaud. La rue Vaci  nous conduit directement à la maison.


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