San Pedro de Atacama est perdu dans l’Altiplano du Nord Chilien, près de la frontière bolivienne et argentine.
Sans pousser trop loin la comparaison, San Pedro de Atacama est au Chili ce que l’Ardèche et les Cevennes ont été pour la France dans les années 60-70, avec l’installation des communautés un peu hippies et alternatives. Des citadins de Santiago se sont ainsi installés dans ce village oasis peuplé à l’origine par les agriculteurs andins.
Aujourd’hui San Pedro de Atacama est devenu un village très "branché" et pittoresque qui vit de son image alternative et des superbes coins à visiter aux alentours.
Lors de mon passage, le tourisme de masse n’était pas encore trop développé, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Cependant, il s’agit d’une destination à ne pas laisser de côté lors de votre séjour dans le nord du pays. Le village est vraiment petit (environ 2500 habitants), peu ou pas de rues goudronnées, un climat chaud et sec le jour (il s’agit d’une des régions les plus arides au monde) et froid la nuit. Pleins de petits hôtels et de chambres d’hôtes un peu partout...
San Pedro est le point de départ pour découvrir les merveilles du coin : la vallée de la lune (ainsi appelée du fait de sa ressemblance avec le paysage lunaire), les geysers du Tatio (attention au souffle car pour y parvenir il faut grimper à plus de 4000 mètres), les bains de Puritama, différentes lagunes et salars où se reposent des flamands rose, des volcans fumant... bref des lieux dépaysants et magiques à découvrir.
A San Pedro même vous trouverez des spécialistes du tourisme qui proposent des circuits assez bien faits plus ou moins chers, plus ou moins long. Je donne plus bas un site Internet qui présente pleins de bons plans sur San Pedro.
Pour arriver au village, vous devez vous rendre à la grande ville du coin, Calama (98 km plus à l’ouest) et prendre une navette vers San Pedro. Si vous avez le temps, visitez, à partir de Calama, Chuquicamata, la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert du monde et qui finance aujourd’hui une grande partie du boom économique que connaît le pays. J’y suis passé et c’est vraiment impressionnant.
http://www.sanpedroatacama.com
Située à l’extrême Nord du Chili, la ville d’Arica est un symbole tant pour le Chili que pour le voisin péruvien du Nord. Le destin de cette ville se joua le 7 juin 1880 lorsque l’armée péruvienne, sous le commandement du Colonel Bolognesi (au centre sur la photo), fut massacrée par l’assaut des chiliens en pleine guerre du Pacifique. Bien que la ville de Tacna fut retournée au Pérou en 1929, Arica est restée sous le giron des chiliens.
Les rivalités territoriales dans cette région du monde persistent et Arica est bien sûr tout un symbole. Ce qui explique d’ailleurs que la ville abrite une garnison militaire très importante. Sachez que la plupart des plages au Nord de la ville sont minées et il est strictement interdit de s’y rendre. A Arica même, il y a quelques plages.
Aujourd’hui Arica est devenue une ville prospère grâce à la volonté d’intégration du gouvernement chilien et à la zone franche de son port. C’est avant tout une ville étape, plutôt tranquille et agréable, où vous pourrez tranquillement vous reposer avant d’entreprendre un long voyage vers le sud (désert d’Atacama) où vers le Pérou. Je vous conseille de profiter des parcs et des petits restaurants du marché. C’est une ville moderne qui offre toutes les facilités pour les voyageurs. Pour les curieux de l’Histoire, près du centre et de la rivera se trouve le consulat du Pérou, il s’agit justement du manoir où Bolognesi avait établi son Etat Major. Le Moro (falaise) qui domine la ville abrite un musée de la guerre. La vue sur la ville est splendide.
Si je pouvais choisir la ville où habiter en Amérique du sud, j’hésiterais entre Montevideo et Valparaiso.
Très proche de la capitale Santiago, Valparaiso a connu une grande prospérité au cours du 19ème siècle grâce à son activité portuaire. C’est aujourd’hui la deuxième ville du pays et sans doute la plus charmante, avec une forte personnalité à tonalité que je qualifie volontiers de mélancolique. Un certain air de ville fantôme ou oubliée est perceptible et en fait son charme. Illusion ou pas, même les habitants semblent errer dans cette ville déclarée patrimoine de l’humanité par l’Unesco...
Si la partie basse de la ville présente quelques bâtiments et lieux intéressants, par exemple la Plaza Echaurren, la Iglesia la Matriz et le centre historique, témoins de la prospérité passée de la ville, la partie haute de Valparaiso est la plus pittoresque. Des maisons au style très "British", bâties pour la plupart en bois, des maisonnettes et églises très colorées qui rappellent étrangement le quartier de la Boca de Buenos Aires, des petites ruelles "labyrinthèsques" qui montent et descendent. La vue sur la ville et l’océan Pacifique est magnifique depuis les différents miradors. Il y a mille et un lieux à découvrir en flânant dans les rues. Plus étonnant encore, pour rejoindre la partie haute de la ville, il faut prendre des ascenseurs, toujours en bois, dont certains datent de 1893 (ascensor artilleria) !
Enfin, un autre aspect important de Valparaiso qui m’a marqué, ce sont les cantines populaires près du port où l’on mange généralement un très bon poisson.
Vraiment, la ressemblance avec la Boca est frappante : deux ports, deux lieux d’arrivée d’immigrants, d’un côté le Rio de la Plata en Argentine, de l’autre le Pacifique au Chili...
http://www.municipalidaddevalparaiso.cl
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