En lisière du vieux quartier de Puxi, sur la promenade du Bund, on peut avoir un aperçu du Shanghaï des années 1920 et 1930, du temps où la ville était considérée comme la "Chicago de l'Orient" : on aperçoit la maison des douanes, les grands palaces internationaux dont le Peace Hotel et les banques et anciennes maisons de commerce. Une architecture néo-classique qui rappelle un peu New-York... Shanghaï était alors une ville cosmopolite, très ouverte au commerce et aux affaires, c'est en partie pour cette raison que Mao a voulu la punir. Sa réhabilitation est intervenue lorsque son ancien maire, Jiang Zemin, est devenu secrétaire général du Parti. Shanghaï retrouve dès lors sa vitalité économique.
De la promenade du Bund sur le fleuve Huangpu, on aperçoit le quartier-champignon de Pudong qui a poussé en quelques années sur d'anciens terrains vides, marécageux et incarne la modernité shanghaïenne : au premier plan sur la gauche, la tour de télévision " Perle de l'Orient" à l'allure de fusée et à l'arrière-plan les tours du quartier des affaires (dont la plus haute de Chine, à droite, la Jin Mao). Visitez le musée de l'urbanisme dans le centre-ville (fort intéressant) pour prendre la mesure des projets pharaoniques en cours pour Pudong et en particulier les deux tours les plus hautes d'Asie qui doivent encadrer la Jin Mao d'ici 2010. D'ores et déjà, le quartier de Pudong fait la fierté des shanghaïens qui se considèrent comme la "tête" du dragon chinois. Mais le Huangpu a gardé des activités traditionnelles, comme le transport du charbon.
Palmyre, la cité de la reine Zénobie, se dresse à 250 km de Damas en pleine steppe aride. Vous l'atteignez après 3 heures de bus depuis la gare routière centrale de Damas, avec des départs très fréquents (inutile de réserver, les bus partent quand ils sont suffisamment pleins). Les paysages que vous traversez valent le coup d'oeil. D'un seul coup, vous découvrez une immense palmeraie et la ville basse qui l'entoure, née de la proximité de la Sebkah al-Muh : non il ne s'agit pas d'un mirage, mais bien de la première région produtrice de dattes du pays ! Il vous suffira d'une journée et demi pour visiter le site archéologique (le temple de Bêl est le mieux conservé), monter au château arabe et vous imprégner de l'atmosphère si particulière du lieu. Les hébergements sont nombreux (c'est la ville la mieux lotie du pays), avec toutes les gammes de prix. Le dîner peut se faire dans l'une des nombreuses tentes de bédouins qui vous proposent une gastronomie sommaire mais typique.
Dans l'extrême-Sud de la Jordanie, en descendant depuis le site grandiose de Pétra vers le golfe d'Aqaba, offrez-vous une journée de treck dans le Wadi Rum, le désert de sable et de roches où séjourna le célèbre colonel britannique T. E. Lawrence, qui organisa la révolte arabe contre les Turcs en 1917-18. Il y séjourna en septembre-octobre 1917 et certains lieux gardent son souvenir : les sources de Lawrence - un puits en réalité - ou la maison de Lawrence - un simple mur. Les Bédouins en ont fait un héros et un symbole de l'indépendance. Des excursions en 4X4 avec guide vous sont proposées dans les hôtels et agences de tourisme d'Aqaba. Vous pouvez partir avant le lever du soleil pour une journée d'excursion ou opter pour le bivouac de plusieurs jours, avec de l'escalade en option.
Quel que soit votre choix, l'expérience est forte car les paysages sont majestueux et variés, changeant avec la lumière du jour et selon les zones que vous parcourez, depuis les immenses plaines de sable, falaises rocheuses très abruptes (le point culminant est à 1754 mètres) jusqu'aux petites oasis et maigres pâturages laissés par la pluie. Comme l'écrivait T.E. Lawrence dans les Sept Piliers de la Sagesse : "les paysages, dans les rêves d'enfance, ont cette ampleur et ce silence".
La visite du site de Pétra justifie à elle seul un voyage en Jordanie (que les touristes couplent en général avec la Syrie). Son intérêt vient à la fois des merveilles laissées par la nature, un décor majestueux de falaises rocheuses rouges et ocres très découpées (d'où le nom du lieu qui signifie "Roche") et de l'héritage grandiose de la culture nabatéenne qui y a bâti, entre le VIème siècle avant notre ère et le IIème siècle de notre ère, une cité commerçante prospère, avec ses temples, nécropoles et tombeaux royaux, son théâtre et ses magasins qui a été finalement conquise par les Romains. Entre nature et culture donc, c'est pour le voyageur une des expériences les plus fortes à vivre dans cette partie du monde. La découverte du site se fait en un ou deux jours (un jour suffit pour les plus en forme !), elle nécessite de bonnes chaussures car elle vous demandera de beaucoup marcher et crapahuter sur les roches. Pour les flemmards, vous pouvez toujours parcourir le site à dos de chameau mais rappelez-vous que les Bédouins sont de redoutables négociateurs. L'entrée du site est très chère par rapport au coût de la vie locale (20 dinars jordaniens soit environ 25 euros), il est donc important de commencer sa journée tôt, d'autant plus que la lumière est alors plus belle et la chaleur moins suffocante. Apportez de la nourriture et de l'eau car vous ne trouverez ni boutique ni snacks sur le site.
L'expérience est donc unique, notamment lorsque vous vous retrouvez brutalement, après avoir parcouru à pied le canyon du Siq sur un bon kilomètre après l'entrée principale, face au monument du Khazneh, marquant l'entrée de la grande nécropole (photo). Après ce premier choc, vous irez de ravissement en ravissement : l'ascension vers le monastère du Deir notamment est splendide et au sommet la vue est à couper le souffle. A peine quitté le site, je me suis promis d'y revenir le plus souvent possible et de le faire découvrir.
Le retour dans la ville de Wassi Moussa vous dégrisera assez vite si vous n'êtes pas sur vos gardes. Le tourisme y est une activité très lucrative, les hôtels et restaurants y sont nombreux mais gare aux arnaques : quelques familles de bédouins bien connues tiennent la ville, ils sont acoquinés avec les chauffeurs de bus et de taxis. Bref, étudiez à l'avance les possibilités d'hébergement pour ne pas vous faire rouler ! De Wassi Moussa, des bus vous amènent au site mais le chemin se parcourt également à pied.
Le quartier du Plateau à Montréal est devenu l'un des plus cotés. Le "spot" attire tous les jeunes Montréalais et Montréalaises le soir, ainsi que des Canadiens anglophones des provinces voisines et même nombre d'Américains de Boston et de la Nouvelle Angleterre encore puritaine qui cherchent à s'encanailler ! Il est vrai que l'on y consomme de l'alcool avec moins de restriction que chez les voisins et que les moeurs y sont réputées plus libres. Les nuits y sont parmi les plus animées d'Amérique du Nord.
Depuis quelques années, l'immobilier y est de plus en plus cher, à mesure que les Montréalais recolonisent le centre-ville pour échapper aux embouteillages qui paralisent les banlieues... mais on est encore loin des prix parisiens ! Descendez à Laurier, Mont-Royal ou Sherbrooke et flânez, laissez vous guider par les néons et terrasses (seulement de mai à octobre !) des bars et restaurants qui s'y multiplient, notamment sur Saint-Denis ou sur Saint-Viateur, une de srues les plus charmantes. Dans nombre de restaurants, vous pouvez vous-mêmes apporter votre bouteille de vin, ce qui réduit d'autant plus la note ! Très convivial. Les prix demeurent de toute façon modiques. Vous êtes ici dans un quartier typique du Montréal francophone avec les maisons colorées à escalier extérieur, la verdure est omniprésente car chaque immeuble possède son parterre de fleurs que le passant admire (mais uniquement avec les yeux, un modèle de civisme !). La municipalité aide même les citoyens à fleurir les trottoirs, et les parcs sont omniprésents : la Fontaine avec son bassin d'eau central, où l'on fait du patin l'hiver et où l'on prend le frais l'été... Bref, le frenchie ressent ici toute la douceur de vivre de la Belle Province, qui se perd un peu par chez nous. Pour les amateurs de musique rock et électro, le quartier fourmille de bonnes adresses de disquaires. Courez-y !
Si vous parcourez la Sicile, ne manquez surtout pas de visiter Cefalu, sur la côte Nord, un petit village de pêche niché au pied d'une falaise imposante. Le village est calme et typique, avec une plage agréable. Il vous faudra une demi-journée pour les plus lents pour faire la promenade qui grimpe sur la falaise et en faire le tour, vous offrant un panorama intéressant sur la mer et la campagne alentour. Une étape sympa donc sur la route qui vous ramène à Palerme.
La Nouvelle-Angleterre, à l'extrême Nord-Est des Etats-Unis, vous offre à la fois des paysages variés, très verts, les plaisirs de la baignade, de la randonnée et du ski, ainsi que des visites de villes fort intéressantes (Boston). Bref, un bel équilibre d'ensemble.
Depuis New-York, prévoyez au moins de 10 à 13 jours de périple. Louer une automobile est évidemment préférable car cela vous donne davantage de souplesse mais, depuis la gare routière de New-York sur la 42ème, vous pouvez attraper des bus qui desservent le Connecticut, le Rhode Island et vous mènent jusqu'à Boston dans le Massachussets.
Depuis Boston, de nombreuses destinations sont desservies par le bus (Burlington en 5 heures, Montréal en 8 heures, Portland en 2 heures). En chemin, arrêtez-vous à Cape Cod, où vous découvrirez de magnifiques plages (l'île de Nantucket, que l'on rejoint par ferry, mérite également une visite pour les moins pressés). La ville de Boston se visite en deux ou trois jours (pensez à réserver pour l'hébergement, c'est indispensable).
De Boston, deux options s'offrent à vous :
1) Soit remonter plein Nord vers le Canada : vous traversez alors les reliefs verts et valonnés du Vermont (le bien nommé). Les villes n'y sont pas très intéressantes (à part sans doute Burlington, mais pour quelques heures seulement): préférez une halte dans les villages de Killington ou Stowe, très réputés, d'où vous pourrez faire d'agréables promenades au grand air ou du ski si la saison s'y prête. Puis vous passerez la frontière pour entrer dans la "Belle Province", jusqu'à Montréal où vous replongez dans une atmosphère urbaine trépidante. De là, le retour en bus vers New-York se fait en 6 heures.
2) Soit longer la côte vers le Nord-Est et gagner le Maine : c'est le berceau de l'Amérique que vous entreprenez de découvrir car les Vikings y auraient posé le pied aux alentours de l'an Mil et environ six siècles plus tard les Pères Pélerins y ont installé leurs premiers settlements. Un Etat immense, attachant par les paysages grandioses qu'il offre entre denses forêts de sapins couvrant les massifs montagneux et côte majestueuse découpée par les multiples caps et criques. Le Maine a une politique très ancienne de protection de la nature. Depuis Portland (la ville est un bon port d'attache, sans présenter un intérêt culturel spécifique), vous rayonnerez sur la côte, majestueuse, gagnerez certaines îles en ferry (Long Island, Peaks Island) et visiterez les parcs naturels (Mountain Desert Island et Acadia National Park). Quelques jours dans le Maine seront un ravissement si vous cherchez le calme et la nature après un séjour new-yorkais. Retour en dix heures à New-York via Boston.
Vous êtes à New York pendant l'été, la chaleur humide vous suffoque et vous avez déjà arpenté les différents quartiers de Manhattan et fait chauffer la visa dans tous les bons restaurants, bars et magasins de mode de la Grosse Pomme. Prenez le large pour un week-end à la mer ! Il existe un endroit magique dans le New Jersey, à l'écart du bruit et de la fureur new-yorkaise et des sentiers balisés, c'est Cape May. C'est à environ 4 heures de bus, via Atlantic City. Le trajet en bus Greyhound est très abordable et la deuxième partie du voyage, d'Atlantic City au Cap, se fait au tarif d'un bus local ! En vous y rendant depuis la gare centrale de NY sur la 42ème (inutile de réserver, de fréquents départs), vous découvrirez que le Garden State n'a pas usurpé son nom : vous traversez des paysages de forêt, où les pins dominent progressivement, vous apercevez les dunes et au loin l'océan, et au bout de deux heures de route vous arrivez à Atlantic City. La ville surprend, c'est très kitch mais tellement américain... Et puis vous pouvez vous "refaire" dans un des nombreux casinos dans lesquels des bus privés déversent des cohortes de séniors. C'est la ville du papy (et mamy) boom ! Rendez vous au moins sur les planches du front de mer, à 5 mn de la gare centrale, pour voir les casinos géants et les attractions populaires et goûter les jus de fruits multicolores. Pour les blasés, reprenez rapidement le bus depuis la gare centrale et vous gagnez Cape May au bout d'un périple un peu longuet vu la distance (50 km en 2 heures) mais fort intéressant pour l'étude sociologique de l'Américain moyen et de son mobil home. Au bout du voyage, Cape May est un ravissement. La ville a gardé ses anciennes demeures cossues à porche et colonnades, qui se sont transformées en "bed and breakfast" de charme. La promenade à pied ou à vélo le long de ces rues calmes et ombragées vaut le coup d'oeil, à défaut de passer une nuit dans une de ces maisons car les prix sont élevés (comptez 200 à 250 dollars la nuit pour une chambre double)... Vous trouverez en lisière de la ville, à 5-10 minutes de marche seulement, le long de la route, des motels très corrects à prix plus abordables. Le climat est très agréable car les chaleurs estivales sont atténuées par l'air de l'océan, qui atteint des températures inattendues pour l'habitué des plages de Vendée ! Allez vous baigner un peu en-dehors de la ville, en suivant la route du phare, c'est plus sauvage et gratuit. Have fun !
New York est depuis longtemps à l'avant-garde du punk et du noisy rock, depuis les Ramones jusqu'à Sonic Youth. La ville continue d'engendrer quantité de groupes au son métallique et distordu. Il faut aller les découvrir car ils symbolisent autant que les jazz bands l'esprit de la ville. Les concerts sont annoncés chaque semaine dans Time Out ainsi que les adresses des clubs. Vous le trouverez en kiosque. Achetez-le dès votre arrivée dans la Grosse Pomme ! Ensuite, rendez-vous dans l'East Village et ses bordures, dans un quadrilatère St Marks Place-1st Avenue-Bowery-Canal Street. C'est là que vous pourrez dénicher, chez les nombreux disquaires, les vinyls et bootlegs rares, les T-Shirts culte (chez Andy's, le roi en la matière : 37 St. Marks) et que vous trouverez les salles de concert comme le Bowery ou le CBGB (LA salle culte aujourd'hui menacée d'expulsion). N'oubliez pas vos bouchons d'oreille !
C'est dans le North End à Boston que vous sentirez le mieux l'héritage colonial britannique, par son architecture si caractéristique. C'est également le lieu d'où est partie la révolution américaine : la Boston Tea Party de 1774, vous connaissez ? Le bateau de commerce assailli par les bostoniens insurgés déguisés en Indiens se visite d'ailleurs dans le port. Donc un quartier tout en contrastes. Le waterfront à des airs du Vieux Continent, du fait des petites maisons basses à brique rouge en enfilade. La réhabilitation du quartier, sous la forme de résidences cossues donnant sur de petites marinas qui jalonnent le bord de mer (les nombreux "Wharf" : Union, Lincoln, Battery Wharf...), ne dénature pas l'architecture du lieu, bien au contraire. C'est également dans ce quartier que se trouve la partie la plus intéressante du "chemin de la liberté" (le "Freedom Trail") qui retrace les étapes et les lieux de la révolution anticoloniale à Boston. Vous y découvrirez la maison de Paul Revere, un des héros de l'indépendance mais surtout l'Old North Church où s'organisa la résistance aux Anglais. Ne vous laissez pas arrêter par la présente de figurants en costumes d'époque ! L'entrée (gratuite) vous fera découvrir un intérieur entièrement en bois, peint en blanc, où chaque famille occupait un emplacement clôt de pallisades basses. On est transporté en plein âge des Pères Pélerins ! En suivant le trail, vous découvrirez des stèles et statues commémorant le soulèvement des bostoniens et enfin les restes d'un cimetière sur Copp's Hill qui ne présente pas un grand intérêt, si ce n'est pour la vue sur le port. Tout cela se fait à pied car le coeur historique est tout petit.
De là, vous pouvez poursuivre le Freedom Trail qui traverse Downtown et Beacon Hill. Mais le plus intéressant est finalement son terminus, dans le quartier très chic de Charlestown, de l'autre côté de Charles River : le Bunker Hill Monument, hommage à la gloire de la première victoire américaine sur les troupes coloniales britanniques (1775). Non qu'il soit très beau mais il est l'expression exacerbée du nationalisme yankee. Son ascension est un peu rude mais du haut de la colonne vous serez récompensé par une belle vue sur les gratte-ciel de Boston.
Si vous avez planifié une visite de Boston, prévoyez de réserver un hébergement un peu à l'avance. La ville accueille toute l'année beaucoup d'étudiants mais également des festivals et vous risquez fort, pour les moins prévoyants, de vous retrouver très loin du centre-ville, dans la banlieue qui est très étendue. Méfiez-vous notamment de la fin du mois d'août, c'est le retour des "summer camps" et la préparation de la rentrée universitaire. Les auberges de jeunesse sont alors prises d'assaut et les hôtels du centre, étonnament rares, sont vite complets. Le meilleur rapport qualité/prix dans le centre est l'Oasis Guest House (www.oasisgh.com), dans le quartier de Back Bay. D'ici, la ville se découvre à pied.
Pour sortir le soir à Boston, le quartier étudiant de Back Bay est le plus animé. C'est là que vous trouverez les endroits les plus branchés. Toutefois, rien de bien sauvage dans le comportement nocturne des bostoniens (sauf soir de match). Munissez-vous impérativement de votre ID (passeport) car il faut pouvoir prouver que l'on a plus de 21 ans (même les détenteurs de cartes vermeille doivent y penser car les Américains sont très à cheval sur les réglements...). Descendez à la station de métro Copley pour jeter un oeil, en sortant, au Copley Square qui est encadré de la Trinity Church, la plus vieille église de Nouvelle-Angleterre au style néo-gothique si caractéristique, la Boston Public Library dédiée aux citoyens de la ville et la John Hancock Tower, la tour la plus haute de la région. Remontez ensuite sur quelques centaines de mètres en laissant la bibliothèque sur votre gauche, Boylston Street est jalonnée de bars animés, dont les emplacements sont marqués par les attroupements de fumeurs confinés sur le trottoir. Have Fun !
Les samedis et dimanche à Boston, il est un lieu très fréquenté pour le repas de midi par une clientèle essentiellement familiale (c'est pour beaucoup LA sortie du week-end), au coeur de la ville : le Quincy Market. Vous ne pouvez pas le râter, il se repère de loin : il se présente comme une vaste halle couverte d'architecture néo-classique et c'est vers lui que convergent les promeneurs qui veulent se restaurer et notamment goûter les poissons variés que l'on pêche au large du port. Les prix sont raisonnables et la nourriture très fraîche (soyez vigilant tout de même sur la quantité de mayonnaise que déversent les vendeurs sur vos lunchs !). Le centre de la halle, circulaire, est un musée à lui tout seul, présentant un résumé de l'histoire de la ville et de son port. Vous y passerez un moment agréable, et vous pourrez, en guise de promenade digestive, arpenter les nombreuses boutiques qui entourent le marché ou assister à des démonstrations de hip-hop ou des concerts folk-rock. C'est sur ce modèle, celui de la "Festival Market Place" inventé par l'architecte américain James Rouse, que bien des municipalités ont cherché à revitaliser les centre-villes des métropoles du Nord-Est des Etats-Unis. L'entertainment et la bonne chaire ont remplacé les vieilles usines. Ces endroits sont donc pour toutes ces raisons des curiosités.
Tadoussac, à la confluence du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Saguenay, est un spot idéal pour observer les baleines. Jacques Cartier en son temps s'était laissé séduire et en avait fait une description émerveillée à François Ier. Mais il est vrai que, depuis, la France a renoncé à ces modestes "arpents de neige" bien éloignés... Hormis l'observation des baleines, qui peut vous immobiliser des heures durant, la ville de Tadoussac est agréable mais ne vous y attardez pas : elle est un point de départ pour la découverte du Saguenay et de ses fjords, qui représente un moment fort de votre séjour dans la Belle Province ! Le long du Saguenay, entre Tadoussac et le Lac Saint-Jean, vous découvrirez des coins encore très sauvages et des vues splendides sur la rivière, les haltes sont charmantes, notamment le petit village de Sainte-Rose du Nord qui est craquant et dont les habitants sont très hospitaliers. Voilà une halte paradisiaque. Le village offre essentiellement un hébergement chez l'habitant, réservez absolument. D'autres villages valent le coup d'oeil, comme l'Anse Saint-Jean (où l'hébergement est plus diversifié) qui abrite l'un des plus anciens ponts de bois d'Amérique et vous propose d'agréables balades. Ne boudez pas votre plaisir : visitez le parc naturel du Saguenay où vous apprendrez tout sur la vie des belugas et sur les forêts environnantes et payez-vous une croisière sur le Saguenay, cela vaut son pesant d'or (même si vous avez oublié vos jumelles pour apercevoir les nombreuses "bibites" vivant dans l'eau). Prenez votre temps pour ces étapes car ce qui vous attend au bout du chemin est moins passionnant : le Lac St Jean, pourtant lieu de villégiature recherché, ne présente pas beaucoup d'intérêt et les motels sans âme y remplacent les petites maisons de pêcheurs. De même, Chicoutimi, malgré son nom intrigant fleurant bon le passé amérindien, risque fort de vous décevoir. Je me suis contenté d'y passer rapidement avant de filer vers le sud et le parc naturel de la Mauricie qui présente lui davantage d'intérêt. Tout ceci se fait évidemment en automobile individuelle, les autres moyens de transport étant quasi-inexistants. Pour les petits budgets, vous pouvez toujours recourir au co-voiturage- via Allostop qui met en contact les voyageurs.
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