Evidemment, les remparts dont la construction date du 13° siècle, valent le voyage, d'autant plus que la France ne compte plus beaucoup de spécimen d'architecture militaire de cette époque aussi bien conservés. Quant à la Tour de Constance, il faut remercier Saint Louis qui était pourtant loin d'être un saint et qui doit sa canonisation par l'église à ses croisades (d'ailleurs couronnées d'échec...). Plusieurs siècles plus tard, elle servira de prison pour les protestants après la révocation de l'Edit de Nantes.
Autant dire que l'on n'est pas ici dans des hauts lieux de la tolérance religieuse. Il n'est pas interdit d'y réfléchir, tout en se promenant !! Pour visiter et photografier, attendre de préférence le coucher du soleil.
Quant au plan en damier de la ville, il ne ménage guère de surprise et ses rues envahies de magasins de souvenirs, de fringues et de restaurants lassent vite. Une association des commerçants et artisans d'Aigues Mortes s'efforce de maintenir une certaine “tenue” dans le commerce local. Les produits à la vente sont souvent de bonne facture. N'hésitez pas à entrer dans les galeries d'art et de peinture...
La terrasse près du Rhône est grande, accueillante et ombragée par de grands platanes. Elle se trouve dans le même immeuble que les éditions et la grande librairie “Acte Sud” et le cinéma Méjean, haut lieux de la vie culturelle d'Arles. On y vient pour boire un verre et lire son journal. On s'y donne rendez-vous à l'écart des touristes de passage...
C'est un restaurant algérien. Pas de salade pour déjeûner, mais les couscous sont abondants et savoureux. Bon service. Compter entre 13 et 18 euros et 3 euros pour un verre de vin rouge.
L'Entrevue: 23 quai Marx Dormoy. Tél: 04 90 93 37 28
En plein centre ville, entre les arènes et le théâtre antique, la situation de cet hôtel est ce qu'on peut rêver de mieux. Les chambres, décorées avec goût, ne sont certes pas très grandes, mais bien agencées et impeccables. La nôtre avait vue sur le théâtre antique et le clocher de Saint-Trophime. L'air conditionné, indispensable l'été, est efficace et silencieux. Nous en avons bien profité pour faire la sieste durant les heures les plus chaudes de la journée (et il peut faire très chaud à Ares l'été) durant les cinq nuits de notre séjour...
Une grande cour intérieure arborée, calme et ombragée, fait office de salle-à-manger d'été. On s'y attarde volontiers le matin pour lire le journal, à la disposition des clients, après le petit déjeûner (excellent buffet à 10 euros). Un café Internet se trouve dans l'entrée. Je confirme le charme de cet endroit pour déjeuner ou prendre un thé à l'ombre et au calme ! (voir l'article d'Aurélia Frey dans la rubrique restaurant)...
Pour une chambre double, compter 100 euros la nuit, sans petit déjeûner. Ce n'est pas bon marché, mais l'établissement vient d'obtenir sa troisième étoile et il est très fréquenté par les touristes étrangers nombreux à Arles pendant la saison. Ceci explique sans doute cela.
Pas de restaurant le soir. De l'hôtel on peut tout faire à pied. Il est conseillé de laisser la voiture durant la durée du séjour au parking municipal (8 euros la journée). A la réception, on vous indique comment y aller.
Le Calendal, 5 rue Porte de Laure, 13200 Arles. Tél: 04 90 96 11 89
La terrasse de ce restaurant à Arles se trouve dans une rue tranquille à un block de la place du Forum dont les mangeoires à touristes sont à éviter à tout prix ! Le menu est à 25 euros avec une entrée (ce soir là, des ravioles excellentes), un plat principal (à choisir entre du loup gros sel, un maigret de canard ou un pavé de boeuf). J'ai pris le loup qui était excellent.
Une déception cependant: on n'y sert pas de légumes comme garniture, seulement des pommes de tere ou du riz. Le service n'était pas non plus très “pro” et il n'y avait pas de nappe sur la table en plastique. Dommage (!!!) car la cuisine était bonne et les prix corrects : 7 euros pour un demi de rouge.
Le Galoubet: 18, rue du Docteur Fanton. Tél: 04 90 93 18 11
L'entrée du restaurant, un peu étroite, ne paie pas de mine, mais il ne faut pas hésiter. L'été, on mange dehors dans la cour d'un vieil immeuble un peu défraîchi. L'endroit est confortable et aréré. Au fond, il y a encore une autre belle salle à manger couverte cette fois, avec une belle voûte à croisée d'ogives pour l'hiver ou la mi-saison.
On peut choisir entre deux menus, l'un à 19 et l'autre à 27 euros. Pour ce dernier prix, vous aurez droit à du foie gras en entrée, un excellent poisson (ce soir là, c'était du bar grillé avec des petit légumes et un très bon dessert). Excellent service !
La Fuente: 20 rue de la Calade. Tél: 04 90 93 40 78
Impossible de rater l’énorme bâtiment du Parlement sur le Ring, à l’ouest du centre ville ! L’édifice central est agrémenté de colonnades à la grecque qui, dans l’imaginaire de nombreux architectes de la fin du 19° siècle, étaient à la fois une dette et un hommage rendu à la démocratie grecque antique.
Les ailes latérales, un peu moins hautes, prolongent le bâtiment central et donnent à l‘ensemble un aspect monumental imposant, pour ne pas dire un peu écrasant. A l’entrée, la monumentale statue de Pallas, la déesse grecque de la sagesse, semble dire au visiteur ou à l’élu que la démocratie est fille de la sagesse à moins que ce ne soit l’inverse !
Parlament: Dr Karl-Renner-Ring, 3
Que Vienne ait des allures de grande ville bourgeoise, on le savait ! Mais pour s’en rendre compte par soi-même, rien de mieux que de faire le tour du centre ville par le Ring, cette succession de grands boulevards où se dressent, musées, bâtiments publics, grands hôtels, salles de spectacle, cafés et boutiques. On y respire une prospérité de bon aloi, sûre d’elle-même, ni vulgaire, ni tapageuse. Trottoirs larges et propres, transports publics commodes, circulation maîtrisée…Le voyageur le plus exigeant se manquera pas de se laisser séduire par une capitale que l’histoire a surdimensionné par rapport au pays qu’elle représente dorénavant. Du temps de la splendeur de l’empire austro-hongrois, c’était un peu du cœur de l’Europe qui battait ici.
Pour le tour complet du centre ville par le Ring, compter deux heures à pied tranquille.
La place des Musées est à elle seule un condensé de vie culturelle intense qui rassemble le musée Léopold, le musée d’art moderne, des centres d’architecture, des studios de production multi media, des ateliers d’art, des bars et des restaurants. L’endroit, très animé, piétonnier, mériterait plusieurs visites. J’y ai déambulé un samedi soir en me promettant d’y revenir. Sur la place Marie-Thérèse, se trouvent le Musée d’histoire naturelle et le grand Musée d’art et d’archéologie, certainement l’un des plus riches du monde.
On peut se cultiver à Vienne sans effort. Tout est à portée de main, ou plutôt de promenade urbaine, policée et tranquille. En songeant à toutes ces richesses artistiques accumulées au cours des siècles par les familles royales, les mécènes, les collectionneurs et dorénavant mises à la disposition du grand public des capitales européennes, je ne pouvais m’empêcher à la marée montante du bétonnage généralisé, du commercialisme publicitaire et de la laideur urbaine agressive qui est l’apanage de tant de villes où l’histoire est niée, notamment dans le tiers-monde. Quel privilège exorbitant que le nôtre !
Quartier des Musées: Museumsplatz et Maria-Theresien Platz à un bloc du Ring
Si vous aimez les peintures de Schiele, Klimt, Kokoschka, Moser et l'expressionisme autrichien en général pendant la première moitié du 20°ème siècle, c’est au musée Léopold qu’il faut aller. Le bâtiment, d’architecture moderne (il date de 2001), n’est pas particulièrement original, mais les collections qui proviennent d’une donation du couple Léopold, sont remarquables.
Ce qui m’a frappé, c’est l’actualité de cette peinture, révolutionnaire pour une époque marquée par la première guerre mondiale, des révolutions sociales, la fin de l’empire austro-hongrois et l’émergence de l’Europe centrale telle que nous la connaissons encore aujourd’hui. L’époque est sombre, marquée par le pessimisme qui caractérise les mondes qui finissent. Le réalisme des paysages urbains, des portraits et des corps dénudés traduit parfaitement le nihilisme et les angoisses du moment. Impossible de ne pas faire le lien avec certains peintres latino-américains d’aujourd’hui.
Avant de quitter le M
musée, on ne manquera pas une visite au Café Léopold d’où on a une belle vue sur la Museumsplatz.
Leopold Museum, Museumsplatz 1, ouvert tous les jours de 10h à 19h. Entrée : 9€.
L’appartement viennois de Freud, aujourd’hui transformé en petit musée, se trouve au nord-est de la ville à trois rues au-delà du Ring. Le quartier ne manque pas d’allure avec ses rues larges et rectilignes et ses grands trottoirs. Le fondateur de la psychanalyse résida ici de 1891 à 1938, date où il dut émigrer à Londres. De l’appartement original il ne reste que l’entrée avec le chapeau et la canne du grand homme, et la salle d’attente. Celle-ci est particulièrement intéressante car c’est aussi la pièce où Freud se réunissait tous les mercredi soir avec ses collègues psychanalystes pour échanger leurs expériences et faire avancer la nouvelle discipline. Le mobilier est d’époque : fauteuils rouge grenat, une armoire pleine de ces statuettes en terre cuite anciennes que le maître collectionnait, un gros poêle en faïence typique d’Europe centrale…
Les autres pièces ont été vidées de leur mobilier. Le fameux canapé où s’allongeaient les patients et le bureau de Freud se trouve au musée Freud de Londres. Les murs sont entièrement décorés de photos, d’articles de presse relatant sa vie et ses combats et de distinctions diverses. On vous donne à l’entrée un catalogue avec toutes les références nécessaires. Le public de visiteurs est jeune, respectueux, largement féminin. On parle à voix basse, un peu comme dans une église…
Sigmund Freud Museum, Bergasse 19. Ouvert tous les jours de 9 à 17h. Entrée: 7 €.
Sans conteste l’un des plus agréables en Europe. Peut-être en raison de sa taille (moyenne), de ses boutiques (bien achalandées), de ses restaurants (nombreux) ou de sa signalétique (excellente). Pour qui déteste le temps perdu à déambuler dans les salles d’attente ou les couloirs d’aéroport, celui-ci est un moindre mal. On a au moins le sentiment qu'il a été conçu pour le confort des usagers. Un signe qui ne trompe pas : les emplacement de toilette sont nombreux et indiqués par des panneaux très visibles et, comble de sollicitude pour le passager dont les intestins sont en déroute, chaque indication de toilettes vous renseigne aussi où se trouvent les suivantes…
Cet aéroport est la plaque tournante pour toutes les correspondances à destination des villes d’Europe centrale et du sud-est non desservies depuis Paris.
Un nouveau métro rapide relie l’aéroport au centre-ville (Wien Mitte) et il vaut mieux éviter les taxis car c’est loin. Pendant que je déchiffrais les instructions du distributeur automatique de billet, un voyageur obligeant est venu me dire, d’abord en allemand puis en anglais, que la ligne de métro traditionnel à deux pas assure le même service pour deux fois moins cher (3,40 euro). Va donc pour le métro moins cher, mais avec quelques arrêts en plus…
Je n’avais que 24 heures à passer à Vienne et donc le choix entre un hôtel à l’aéroport et une chambre en centre ville. Comme mon avion partait en fin d’après-midi le lendemain, j’ai opté pour l’hôtel de l’aéroport afin d’y laisser mon bagage et d’aller déambuler tranquillement en ville toute la journée du lendemain.
Au NH, juste en face de la sortie de l’aéroport, j’ai trouvé le confort que l’on est en droit d’attendre d’un quatre étoiles: réception spacieuse, immenses salons modernes et belle chambre récemment décorée. Sans surprise, les prix sont ceux auxquels on doit s’attendre dans ce genre d’établissement qui reçoit une clientèle d’affaires entre deux vols : 145 euros la nuit, plus 18 euros de petit déjeuner. Une fois n’est pas coutume.
Hotel NH : aéroport de Vienne, en face de la sortie. Tél: 431 70 15 10
A droite du Holiday Inn de Sarajevo, se dressent trois tours de bureaux modernes dont l’une abrite les services de la mission de l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe). Le but de cette organisation dont le siège est à Vienne est de développer des institutions démocratiques dans les situations d’après conflit, de promouvoir les droits de l’homme et d’assurer la sécurité des personnes. A Sarajevo, l’OSCE s’efforce de renforcer la viabilité de la Bosnie-Herzégovine en tant qu’état indépendant.
Il faut savoir que ce pays est encore très fragile. La Bosnie-Herzégovine se compose à l’heure actuelle de deux entités : la fédération de Bosnie-Herzégovine, multi-ethnique mais à dominante bosniaque et la Républika Rspska ethniquement homogène. La première est divisée en 10 cantons à dominante tantôt bosniaque, tantôt croate ; la seconde est peuplée uniquement de serbes. Pour être complet il faudrait y ajouter le district autonome de Brcko. Ces institutions politiques et administratives, extrêmement complexes pour un petit pays de …, sont le résultat des accords de paix de Dayton (1995). Elles entravent le développement économique et social du pays.
Malgré le soutien administratif et financier constant et massif de la communauté internationale, la viabilité politique du pays est encore mal assurée. L’Union européenne a signé en janvier 2008 un Accord de stabilisation et de coopération qui fait naître beaucoup d’espoir.
Une modeste plaque apposée à l’angle d’une rue et d’un pont rappelle qu’en cet endroit l’archiduc, héritier de l’empire austro-hongois et son épouse, ont été assassinés par un nationaliste serbe Gavrilo Princip le 29 juin 1914. A cette époque, la Bosnie-herzégovine, ancienne province ottomane, fait partie intégrante de l’empire austro-hongrois. Cette situation est contestée par la Serbie qui prône la réunion autour d’elle de tous les Slaves du sud.
Cet attentat, somme toute banal, dans un coin reculé de l’immense empire austro-hongrois, va entraîner, par le jeu des alliances européennes, le déclenchement de la première guerre mondiale.
Le petit musée qui se trouve à côté de la plaque est intéressant.
Le siège de Sarajevo a duré trois ans et demi de 1992 à 1995. La ville, encerclée par les forces serbes, a été bombardée quotidiennement pendant des mois d’affilée à un rythme de 300 obus par jour. Les pertes humaines ont été estimées à 12.000 morts et 50.000 blessés. Les dégâts causés aux bâtiments officiels et culturels et aux immeubles d’habitation ont été considérables.
Les traces de la guerre sont heureusement de moins en moins visibles car la reconstruction a fait de réels progrès. Le macadam des rues parfois éclaté par une grenade ou un obus est soigneusement préservé tel quel. La présence de tombes musulmanes dans certains parcs publics de la ville, témoigne encore d’un temps où la ville assiégée manquait d’espace pour enterrer ses morts. Mais les logements ont été reconstruits et de nouvelles tours de bureaux sortent de terre, témoignant de la vitalité retrouvée de la ville.
Dans les esprits et les cœurs cependant, la méfiance est toujours là et les signes de repli identitaire abondent, à commencer par ces familles qui préfèrent envoyer leurs enfants dans une école loin de chez elles pour être sûre qu’ils ne seront pas maltraités par leurs camarades dans une école dominée par un groupe ethnique qui n’est pas le leur. Cela ne simplifie pas la tâche des autorités qui s’efforcent de développer la scolarisation des enfants. La population serbe de Sarajevo a fortement diminué en émigrant dans la République serbe de Bosnie. Ces questions sont tellement sensibles qu’aucun recensement de population de la Bosnie-Herzégovine n’a été effectué depuis 1992…La population actuelle de la ville est estimée à 400.000 habitants. Sarajevo reste une ville multi ethnique, même si la guerre a causé le départ de nombres de croates et de serbes.
|
162 contribution(s)
7 pays renseigné(s) Voyageur nomade Info auteur |
|
|
Derniers articles
|
|
|
Recherche
|
|
|
Lien(s)
|
|
|
Carnets de voyage
|
|
|
Photos :
135 photo(s)
|
|
|
Vidéos :
0 vidéo(s) |
|
|
Audios :
0 audio(s) |
|
|
Archives
- Mai 2007 - Mai 2006 |
|
|
Pays
|
|
|
Mes amis Voix Nomades
|
|
|
Fil RSS du blog de Jean_Pierre
|