Moderne, très bien placé à deux pas de la place du marché et d’un bon rapport qualité/prix (104 euros la nuit pour une chambre double). Le confort est celui que l’on est en droit d’attendre d’un trois étoiles. Le petit déjeuner/buffet, non compris, est à 13 euros. C’est cher mais abondant et de qualité. A noter qu’il ne faut pas se fier aux tarifs des chambres, beaucoup plus élevés, affichés sur Internet. Il s’agit probablement des tarifs de haute saison l‘été et nous y étions en Décembre…On n’hésitera donc pas à téléphoner pour se renseigner et réserver. A Deauville, de nombreux hôtels pratiquent le forfait (deux ou trois nuits) pour attirer les clients, avec des tarifs nettement moins élevés que les prix affichés.
La gare SNCF est la même pour les deux villes, seulement séparées par un pont, - le pont des Belges -, mais les deux villes sont très différentes. Deauville, c’est chic et cher. La concentration de boutiques de luxe autour des deux grands hôtels et du casino est étonnante. Acheter Vuitton ou Dior après avoir gagné à la roulette est une tentation compréhensible. Dans les rues la foule qui déambule l’hiver respire la prospérité : les manteaux de fourrure jusqu’au chevilles ne sont pas rares; côté hommes, le look loisir mais confortable domine. Peu de jeunes, mais des enfants. Ni blacks, ni beurs… la mixité sociale n’est pas la tasse de thé de Deauville.
La ville est moderne. L’urbanisme est parfaitement maîtrisé et les constructions récentes s’intègrent bien dans les anciennes. Le style « normand » avec des poutres verticales en bois pour habiller les murs est respecté. En bord de mer, l’espace est construit au minimum et tout est aligné au cordeau. Il y a de la place pour se promener confortablement. Ici, on n’est pas idiot au point de laisser un promoteur gâcher l’image de la ville et le confort de chacun, sous prétexte de « marina les pieds dans l’eau ». C’est sans doute la différence entre les anciens et les nouveaux riches…
Trouville c’est autre chose. La vieille ville avec ses rues piétonnes, étroites et tortueuses est très sympathique. On imagine la foule qui s’y presse l’été. Ses villas anciennes et monumentales avec accès direct sur la plage, valent le détour. Les restaurants sont innombrables et un peu moins chers qu’à Deauville. L’ambiance générale y est nettement plus familiale. L’unique quai du port est charmant. Quant au casino, il est toujours imposant, mais on devine qu’il a dû vivre des temps meilleurs….
Une vieille brasserie à poissons et fruits de mer sur la place du marché de Deauville. Le menu avec une entrée, un plat et un dessert, est à 30 euros. Cela fait 70 euros pour deux y compris les boissons. Et sans abuser car le verre de vin rouge est à 5 euros. L’établissement est confortable et peu bruyant. La cuisine est soignée, mais la garniture du cabillaud ou des rougets, composée d’un dé de riz et d’un mini-légume, est un peu juste.
En règle générale, le menu à 30 euros avec entrée, plat et dessert, semble être un minimum à Deauville, où que vous alliez. On peu économiser en sautant l’entrée ou le dessert. Les établissements moins chers, s’il y en a, se cachent. Par contre, on en trouvera beaucoup à Trouville.
Adresse : Le Kraal, Place du marché à Deauville
Entre deux randonnées on peut se restaurer directement sur la plage ce qui est très reposant et a un charme certain. Lors de notre séjour, en hiver, les bistrots sur la plage ouverts ne sont pas nombreux et il faut l’avouer, il y a pas mal du monde. A Deauville, il y a le « Bar du Soleil » sur les planches où on peut trouver un coin tranquille à l’intérieur, vue sur mer. A Trouville, le Galatée est très bien placé (sur la plage, à l’hauteur de l’Hôtel Flaubert). A l’heure du déjeuner c’est la foule, mais il a une terrasse extérieure coté ouest moins fréquentée et très ensoleillée et toujours vue sur mer. Il faut bien regarder les prix car il faut se rappeler que tant Deauville que Trouville sont des villes chères. On peut s’asseoir et manger en terrasse, même en hiver, car beaucoup sont chauffées et protégées du vent par des rideaux en plastique.
Pour notre seconde marche (quatre heures aller et retour) nous sommes partis vers l’Est directement sur « les planches » ou la plage de Deauville en direction de Villers-s-mer en passant par Benerville et Blonville. Un peu avant Blonville, la côte devient rocheuse et le passage par la plage n’est possible qu’à marée basse. Au retour, la mer était haute et nous avons dû emprunter la route qui passe au centre du village de Blonville. D’après le guide, il est possible de prolonger la marche à pied au-delà de Villers-s-mer jusqu’à Houlgate mais nous n’avons pas eu le temps d’explorer cette option.
Nous avons déjeuné d’une salade à Villers. Le centre de ce petit village est plaisant, mais la frénésie immobilière a fait quelques ravages aux abords du village. Compter deux heures de marche sur la plage de Deauville à Villiers et autant au retour.
Deauville et Trouville ont la réputation d’être deux villes bourgeoises un peu vieux jeu. C’est vrai, mais elles se sont avérées une excellente destination pour se ressourcer lors d’un week –end à seulement 200 km de Paris. Elles offrent une ambiance marine avec deux petits ports, des bateaux à quai, des mats à longueur de vue et de belles plages. L’architecture station balnéaire 1910-30 avec ses grands casinos et ses constructions début du 20°siècle, ses passantes aux longs manteaux de fourrure ont un air d’autre temps qui contribue au dépaysement.
Nous avons beaucoup aimé les marches très vivifiantes longeant la mer. Pour se mettre en jambes, nous sommes allés à Trouville à pied depuis Deauville en traversant le pont des Belges et le port de Trouville puis en continuant sur les planches et la plage jusqu’à la fin de la baie de Trouville. C’est une promenade très agréable d’abord dans une ambiance village puis en côtoyant les grandes villas anciennes à l’architecture un peu tarabiscotée qui caractérisent Trouville. Au bout de la plage, on découvrira l’escalier Marguerite Duras, ainsi nommé en hommage à l’écrivain qui séjourna souvent à l’hôtel des Roches Noires, adjacent, confortant une tradition inauguré par Marcel. Proust.
Si vous aimez aller à la Bastille prendre un café et parler avec un ami tranquillement, le Café Français est à retenir. C'est un des rares endroits agréables dans ce quartier devenu très touristique. Le local est spacieux et « cozy » avec décor boiseries et on peut toujours trouver une place pour s’asseoir discuter dans un coin. Si vous n’aimez pas la fumée des cigarettes, les tables du fond sont consacrées aux non-fumeurs. Là vous perdez la table avec vue mais c’est intime et vous avez la paix. Les prix sont comme d’habitude: 2,6 EUR pour un café, 4,50 EUR pour un thé et 8 EUR pour un chèvre chaud salade
3 place de la Bastille, 75004 Paris
01 40 29 04 02,
Dans la catégorie des menus à moins 20€ (18 exactement) pour deux plats (entrée et plat principal ou plat principal et dessert), ce resto niché dans une rue piétonne à l’ombre du Panthéon est difficilement battable. L’ambiance est feutrée, le décor chaud et les lumières tamisées. On s’y sent bien.
Comme entrée, des lentilles au saucisson de Lyon et un fromage de chèvre chaud au chutney de figues. Comme plat principal un émincé de bœuf aux haricots verts et une canette aux figues. Tout était excellent et les portions sont abondantes. Nous n’avons pas pris de dessert (ils sont à sept euros) car nous avions suffisamment mangé.
Un bémol cependant. Vivement 2007 quand il n’y aura plus de fumeurs... Quant au quartier, il reste évidemment un must pour flâner les soirs d’été.
Vous avez des amis étrangers de visite à Paris ? Faites comme moi, je les emmène souvent au Vagenende, surtout s’ils ont dans la quarantaine ou plus. L'ambiance est très française, le cadre style art déco et les serveurs très professionnels. Comme la salle est spacieuse, on peut parler tranquillement et la cuisine est bonne. Nous avons opté pour le menu complet à 25 euros (entrée, plat, dessert, sans boisson), mais on peu aussi manger (moins) pour le même prix à la carte (plat et dessert, hors boisson).
Le menu est classique et la relation qualité/prix est satisfaisante. Et j’ai pu faire des choix très à mon goût. Un œuf en gelée qui valait le détour (c’est rare pour les œufs en gelée...), le plat du jour (c’était un aïoli) et un carpaccio d’oranges pour clore en douceur et légèreté. Les autres convives ont été contents aussi.
L’Ardèche évoque souvent l’image d’une région aride, isolée et quelque peu austère. J’ai donc été surprise de découvrir l’Ardèche du sud qui commence à Aubenas et s’étend jusqu’au Gard, ensoleillée et riante. Elle ressemble beaucoup à la Provence, par son terrain calcaire et ses paysages vallonnés, avec garrigue, vignes, oliviers et lavande, son artisanat et ses marchés colorés. Je me suis laissée séduire petit à petit par certaines spécificités très ardéchoises : d’abord ses grandes rivières, l’Ardèche, bien sûr, mais aussi d’autres moins connues comme la Baume et le Chassezac, qui offrent des occasions de vraies baignades et de randonnées en canoë dans des paysages somptueux.
Il y a aussi de merveilleux villages partout avec une ambiance bon enfant et des aménagements agréables mais pas trop léchés. La nature est ici moins domestiquée au profit des résidences secondaires que dans le Gard ou le Vaucluse. On est déjà dans le sud de la France, à proximité immédiate (une heure de voiture) de cités extraordinaires comme Avignon ou Orange vers le sud-est, Uzès ou Nîmes vers le Sud-ouest. On peut même pousser jusqu’à la Camargue pour un bain de mer. Enfin, et ce n’est pas rien, le prix des séjours et de l’immobilier sont nettement plus abordables qu’en Provence.
Comme on pouvait s’y attendre, les attraits évidents de la région sont maintenant bien connus de beaucoup de monde et pas seulement d’une élite. L’été, les ressortissants du Benelux forment le gros des touristes étrangers et ils sont nombreux dans le centre de Vallon Pont d’Arc à midi les jours de marché, ou aux abords de Ruoms en voiture aux heures de pointe. Le voyageur avisé devra donc éviter ces endroits pendant les quatre ou cinq semaines de pointe du 14 Juillet au 20 Août, s’il n’aime pas voir trop de monde. Mais les endroits tranquilles ne manquent pas surtout si on accepte de marcher un peu pour avoir accès à des baignades en solitaire dans les gorges de l’Ardèche ou en canoë. Un peu d’exercice ne fait pas de mal et l’effort en vaut la chandelle….
El Sur, se veut polyvalent, à la fois café, salon de thé et restaurant, ainsi que vente de produits typiques importés d’Argentine. L’idée est bonne car l’offre de bons bistrots argentins à Paris est limitée. Bien situé dans un coin relativement tranquille du boulevard Saint Germain, la salle est ample et agréable. Le rayon "épicerie" est bien trouvé avec son charme un peu désuet de tienda de ramos generales.
Mais les prestations de restauration ne sont pas toujours à la hauteur. La viande argentine est certes excellente, mais les garnitures sont servies en trop petite quantité (même la salade, accompagnement traditionnelle de la viande en argentine...). La présentation des plats est tout simplement inexistante. Il y a un peu d’amateurisme dans la cuisine et le service.
Les prix sont très élevés : 19 € pour un "bife de lomo". Si on y ajoute une entrée et un dessert, il faut en compter 30, plus le vin (la bouteille la moins chère coûte autour de 16 euros). Le rapport qualité/prix est donc assez moyen. C'est dommage. Tout cela est à revoir.
Au lieu d'aller dîner à El Sur, il vaut donc mieux y aller pour un mate ou une crêpe de dulce de leche, voire un apéritif avec un chorizo et un verre de vin argentin. On y trouvera un climat argentin et sympathique.
Une bonne idée. Mais peut mieux faire...
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