Blog de shanti

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Amritsar

Publié le : 21 Mars 2008
Amritsar

Le Temple d'Or d'Amritsar est situé dans l'état du Penjab en Inde.
C'est une étape importante dans un voyage dans le nord de l'Inde.

C'est le plus important lieu de pélerinage pour les sikhs. Le Sikhisme est une religion fondée par Guru Nanak à la fin du XVème siècle. Grand voyageur, il parcouru pendant plus de 40 ans, le continent indien, le Népal, le Tibet, et le monde arabe.

En réaction aux système des castes, aux rites brahmaniques et à l'austérité de l'islam, il fonda le sikhisme et tenta de dresser un pont entre les deux croyances.

Le Temple d'Or d'Amritsar est constitué d'un plan d'eau rectangulaire dans lequel les Sikhs se baignent. Ils circulent toujours autour du plan d'eau dans le sens des aiguilles d'une montre. A différents endroits, des prêtres sont assis dans des cabines vitrées et lisent le livre sacré. Et au milieu du plan d'eau se trouve le Temple d'Or proprement dit.

Les Sikhs sont très tolérants. tous les visiteurs sont accueillis dans le Temple, quel que soit leur sexe, leur couleur de peau ou leur religion. Tout le monde peut pénétrer dans le Temple d'Or à condition d'avoir la tête couverte et les pieds nus.

Une cantine, gérée par des bénévoles, s'occupe de nourrir tout le monde gratuitement. Tout le monde est invité à participer à la préparation, à la distribution du repas puis à la vaisselle...

Des dortoirs gratuits sont également prévus pour tous les pélerins, touristes compris.


Plus d'infos pratiques

Guide de voyage - Inde - (Où aller ? : conseils d’itinéraires)


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Dans le delta du Mékong

Publié le : 17 Mars 2008
Dans le delta du Mékong

Chaque matin, à 5 heures, alors qu'il fait encore nuit, des hurlements s'échappent des hauts parleurs du village. Bien avant que le coq se mette à chanter, c'est la voix de Hanoï qui résonne dans les rues. Dehors comme dans la maison, doucement, naturellement, la vie s'organise. Comme si les hauts parleurs n'existaient pas.

Nous sommes arrivés dans le village il y a 5 jours. Nous sommes au Vietnam, au sud-ouest d'Ho Chi Minh ville. Si près de la tumultueuse métropole et pourtant si loin.

Autour de la maison, les rizières s'étendent à perte de vue. Elles sont d'un vert éblouissant. De petites digues retiennent l'eau dans laquelle pousse le riz. Dans cette région proche du Delta du Mékong, l'eau ne manque pas. Partout des bras de rivières qu'il faut traverser sur de vieux bacs pour gagner le village voisin.

Dans les villages du Vietnam, les rizières appartiennent aux ancêtres. Des petites tâches blanches et grises, couleur ciment. Des tombeaux. Alors que chez nous, on cache les morts derrière de longs murs, au Vietnam, les morts ont leur place parmi les vivants, en plein cœur des rizières.

Au fil des promenades et des discussions, nous découvrons cette campagne un peu méridionale et tellement attachante où l'on passe des heures à manger, à discuter, à faire la sieste pendant les moments chauds de la journée, à boire le thé ...


Le temple du That Luang à Vientiane

Publié le : 17 Mars 2008
Le temple du That Luang à Vientiane

Le temple du That Luang à Vientiane

Le temple du That Luang est le monument le plus sacré du Laos, un emblème national. Le temple est situé au nord de Vientiane, au bout de la longue rue qui porte son nom. Des missionnaires du roi de L'Inde Ashoka auraient édifié à cet emplacement une stupa renfermant le sternum du Bouddha historique.

Il règne dans les rues une agitation peu commune pour cette capitale aux allures provinciales où tout semble aller d'un rythme lent et régulier. Mais aujourd'hui, les policiers sont de sortie et tous les rickshaws de la ville sillonnent la ville.

La grande fête annuelle

Tout Vientiane s'est donné rendez-vous. On vient en voiture, en bus, en rickshaw ou "samlor", trois roues, comme on dit ici. Des familles entières arrivent en scooter, un gosse devant, un autre entre le père et la mère, à bicyclette ou à pied. Leurs bras sont chargés d'offrandes. C'est la grande fête annuelle du That Luang.

A cette occasion, des milliers de moines et de novices affluent vers la capitale. Le long de la large allée qui mène au temple, la couleur orange prédomine. Les moines attendent, le visage souriant et amusé pour les plus jeunes, impassible pour les plus anciens. Devant eux, leurs sébiles sont disposées sur une table de fortune. Mais ce matin, pas besoin de déambuler dans les rues, les sébiles se rempliront toutes seules.

Le Noël des moines

Dans l'enceinte du temple, les familles se réunissent. Rapidement, on refait le compte. Des biscuits, des soupes instantanées, du riz, des fleurs, et des liasses de billets de 500 kips (50 euro cents). Le costume national du Laos est de rigueur et les femmes portent leurs plus beaux habits. Un jour comme aujourd'hui est une belle occasion de se faire photographier devant le temple. Entre deux clichés, les photographes professionnels notent rapidement les adresses des clients.

Ici comme partout à l'extérieur du sanctuaire, des lignes s'ébauchent, formant une queue interminable. Tout le monde se presse devant les moines. Devant chacun d'eux, les fidèles déposent un billet, un peu de riz et quelques biscuits. Il en faut pour tout le monde.

Les sébiles se remplissent, se vident et se remplissent de nouveau. Les moines bourrent d'énormes sacs de toile de victuailles, et mettent dans leurs poches l'argent qui servira à rénover un dortoir ou un sanctuaire. Pour nos yeux d'occidentaux, la fête ressemble à un Noël des moines.


Bangkok

Publié le : 17 Mars 2008
Bangkok

Arrivée à Bangkok

Bangkok compte plus de 6 millions d'habitants, et plus des 2/3 des véhicules particuliers de la Thaïlande. 2 chiffres qui suffisent à nous impressionner et qui nous donneraient presque envie de nous détourner et d'éviter celle qu'on surnomme "Bangkok la sulfureuse". Une image empruntée à l'époque où la ville était la destination favorite des soldats américains en mission au Vietnam et qui lui va encore assez bien aujourd'hui.

La tournée des ambassades

Mais Bangkok est pour nous un passage obligé. La ville est la plaque tournante de l'Asie pour tous les voyageurs et de nombreuses ambassades étrangères y sont installées. Notre programme pour les jours suivants est de visiter les ambassades du Laos, du Vietnam et de l'Inde et de faire le plein de visas.

Nous commençons par la tournée des ambassades. La pluie n'a pas cessé de tomber et au petit matin, nous découvrons que la ville est inondée. Parpaings et sacs de sables tentent de contenir le désastre, les agents de police essaient de réguler le trafic et tout le monde se plaît à faire comme si c'était normal de marcher dans 30 centimètres d'eau. On dit bien de Bangkok que c'est "la Venise de l'Orient".

Dans le parc de Lumphini

L'employée de l'ambassade du Vietnam qui nous reçoit nous délivre notre premier visa. L'ambassade est située près du Parc Lumphini, là où on trouve un peu de calme et de verdure. C'est une denrée rare dans la ville et les habitants savent l'apprécier. Si le taïchi se pratique tôt le matin dans le Parc Lumphini, le soir, des cours d'aérobics rassemblent plusieurs centaines d'adeptes de tous âges dans plusieurs jardins publics de la ville. Vers 18 heures, après la sortie des bureaux. Musique électronique et transpiration garanties.

Fin des missions, on repart

Le réseau routier nous rappelle celui de Kuala Lumpur en Malaisie. La ville est sillonnée par de larges artères à 4 ou 5 voies qui ne permettent cependant pas d'éviter les interminables embouteillages.

Les missions terminées, notre séjour à Bangkok s'achève. Nous reprenons la route, vers le nord. Devant nous, le soleil est au rendez-vous et le ciel est bleu. On jette un œil dans le rétroviseur. Bangkok, elle, est toujours coiffée d'un énorme nuage de poussière.


Kuala Lumpur, Malaisie

Publié le : 17 Mars 2008
Kuala Lumpur, Malaisie

Histoire de Kuala Lumpur

Il y a un peu plus d'un siècle, en lieu et place de la capitale malaise, il n'y avait rien. Au milieu du 19e siècle, des prospecteurs à la recherche d'étain débarquèrent à Kuala Lumpur. Certains moururent de la malaria, mais les mines d'étain qu'ils avaient découvertes attirèrent de nouveaux pionniers de plus en plus nombreux. En quelques années, Kuala Lumpur devint une ville bruyante et trépidante. Depuis, la ville hérissée de gratte-ciel et jalonnée de grands centres commerciaux est le reflet de l'essor économique de la Malaisie.

Au pied des hautes tours, une vie de quartier, animée, anarchique et populaire s'est implantée. De Chinatown à Little India en passant par le Triangle d'Or, la ville nous charme et se laisse apprivoiser.

A ChinaTown

Dans Chinatown, les énormes enseignes aux néons multicolores des restaurants illuminent les visages des clients attablés devant une "tiger beer", un thé glacé ou un canard laqué. Et les stands des marchands ambulants inondent les rues. Ici, on vend des copies pirates de logiciels, là des tee-shirts contrefaits. Plus loin des longans et des rambutans. "3 ringgits le kilo! 5 ringgits le tee-shirt !!" et 6 ringgits pour le dernier film de Steven Spielberg ou le dernier Georges Lucas ! Et d'un marchand à un autre, on passe de la variété chinoise à un morceau de hip-hop malais.

Dans les centres commerciaux

A coté du pittoresque quartier chinois, le Triangle d'Or est une forêt de gratte-ciel. C'est ici que les riches malais font leur shopping et viennent s'amuser. Le Triangle d'Or abrite un vaste centre d'affaires, d'innombrables centres commerciaux, ainsi que des bars et des boites de nuit. Dans ce quartier aseptisé, les climatiseurs et les hauts-parleurs ont remplacé les ventilateurs et les petits postes de radio. Pourtant, il flotte ici un vrai parfum d'Asie.

Un pays multi-ethnique

Dans la foule, de jeunes malaises portant jean moulant et foulard islamique, des chinoises en mini-jupes, et quelques indiennes en saris. Le spectacle offert par les passants dans les rues de Kuala Lumpur nous révèle une société malaise multiculturelle et libérale dans laquelle cohabitent chinois, malais, indiens et aborigènes. Différentes communautés, différentes pratiques religieuses. Dans ce pays, la Malaisie, où l'islam est la religion d'état, la liberté de culte est garantie.


Katmandou, Népal

Publié le : 10 Mars 2008
Katmandou, Népal

Le centre historique du Népal

Riche d'une histoire vieille de plusieurs siècles, la ville de Katmandou est le centre historique du Népal. Elle a longtemps été au cœur des échanges entre la Chine et l'Inde. La ville a vu la fondation de nombreuses dynasties et vu fleurir et disparaître un nombre impressionnant de temples.

Le quartier touristique de Thamel

Dans les années 70, l'attrait du haschich, traditionnellement utilisé à des fins religieuses, en avait fait le passage obligé de nombreux hippies sur leur route vers l'Orient.

Mais aujourd'hui l'ancien quartier général des hippies a laissé place à l'animation commerciale du quartier de Thamel, la mecque du voyage au Népal. Les boutiques de haschich et les hôtels bon marché ont cédé la place aux agences de trekking, de rafting ou de saut à l'élastique. Le quartier de Thamel, avec ses enseignes publicitaires multicolores, sa musique occidentale et ses télés grand écran, vous fait vite oublier que vous vous trouvez au Népal.

Le vieux katmandou

A quelques centaines de mètres de là, le vieux Katmandou et ses ruelles étroites reprennent leur droit. Des balcons en bois, finement sculptés, sont perchés en haut des maisons les plus anciennes. Nous découvrons des temples, enfouis au cœur des habitations et des statues vieilles de 1000 ans cachées au coin des rues. Et l'Orient, à travers les odeurs et les bruits de la rue se rappelle à nous.

Au milieu de la place, c'est l'agitation. Jeunes femmes népalaises en sari, porteurs éreintés, le dos voûté sous leur imposant chargement, moines tibétains, moulins à prières à la main, adolescents arborant des tee-shirt de Bob Marley, scooters, rickswhaws... La foule se croise, se frôle et se fraye un chemin entre les étales. Dans le temple situé au bord de la place, de jeunes femmes offrent des colliers de fleurs à Bhairab, une manifestation terrifiante de Shiva, un dieu impressionnant aux multiples bras, qui arbore une rangée de crânes pendus à sa ceinture.

A la tombé de la nuit

Mais vers 9 heures du soir, quand la nuit est tombée, les vendeurs rangent leurs étales et la foule disparaît. On n'entend plus un bruit. Dans la ville, plus aucun véhicule ne circule. Les rues sont désertes. Et seules quelques patrouilles de militaires rappellent à chacun que le royaume est placé en état d'urgence.


Liban, terre de contrastes

Publié le : 10 Mars 2008

Une terre de contrastes

Notre voyage au Liban nous a offert des contrastes surprenants. Des femmes voilées dont aperçoit à peine les yeux et des jeunes filles en mini-jupes, des Mercedes de luxe et des tacots bondés, des statues de la Vierge et des portraits de l'ayatollah Khomeyni. Tout cela nous a donné l'impression de traverser plusieurs pays et non d'en visiter un seul.

Zhalé, la chrétienne

Près de la frontière syrienne, nous avons découvert Zahlé, une ville à "99,99% catholique" comme nous l'a décrite un des ces habitants. Une ville résolument tournée vers l'Occident avec ses fast-food, ses hôtels de luxe et ses casinos.

La vallée de la Bekaa

A quelques kilomètres plus au Nord, dans la vallée de la Bekaa, nous sommes entrés dans un des fiefs du Hezbollah chiite. Les statues de la Vierge ont laissé place aux portraits de l'ayatollah Khomeyni.

Le souk de Tripoli

Au bord de la Méditerranée, nous avons parcouru le souk de Tripoli. Les femmes voilées, l'appel du muezzin, les odeurs d'épices nous ont ramené en Orient. Nous avons marché pendant plusieurs heures dans ces petite ruelles, enchantés par l'ambiance. Mais à 16H30 précise, tous les magasins ont fermé et, d'un seul coup, la foule s'est évanouie. C'était l'heure de la rupture du jeûne. Nous étions au 10ème jour du ramadan.

La capitale Beyrouth

Une affiche publicitaire pour de la lingerie située aux bords de l'autoroute restera notre première impression de Beyrouth. La capitale du Liban est un concentré des contrastes du pays. La tristement célèbre "ligne verte" qui, pendant la guerre, séparait l'Ouest musulman de l'Est chrétien n'existe plus. Mais les centres d'affaires flambant neufs de la place de l'étoile ont peu de choses en commun avec la pauvreté des camps de réfugiés palestiniens de la banlieue sud.

Les contrastes du Liban nous ont parfois semblé contradictoires. En visitant ces régions si différentes, la grande hétérogénéité du pays nous a frappé et a soulevé beaucoup de questions. Mais nous avons également compris qu'à coté de ces voisins, Jordanie, Syrie ou Israël, tous à parti unique, religion unique ou population unique, le Liban est une véritable exception.


Damas, au café

Publié le : 10 Mars 2008
Damas, au café

Le charme de l'ancienne capitale omayyade

Nous sommes tombés sous le charme de Damas. Et nous avons pris beaucoup de plaisir à marcher dans ses ruelles de la vieille ville, à discuter au coin des rues avec les artisans et les marchands. Mais il est un endroit que nous aurons particulièrement apprécié : un vieux café, non loin de la Place des Martyrs.

Un café dans le centre ville

Dans la grande salle de ce café, les murs sont jaunis par la nicotine et l'odeur du narguilé se mélange au parfum du café à la cardamome. Partout une fumée blanche et opaque envahit la pièce. De grands miroirs couvrent les murs. Un café comme il y en a partout dans la ville.

Le rendez-vous des habitués

L'ambiance est chaleureuse et bruyante. A toute heure de la journée, chacun peut fumer et boire du thé plus que de raison. C'est le rendez-vous des habitués. Des hommes de tous âges viennent ici. On vient fumer le narguilé bien sur, mais aussi jouer aux cartes, ou au backgammon.

Certains restent seuls, près des vitres. Leur regard se promène dans la salle, s'arrête sur les visages ou sur les scènes qui se déroulent dans la rue. D'autres discutent par petits groupes. D'autres encore ne font que passer. Ils viennent boire un verre d'eau ou saluer un ami...

A la table des joueurs de cartes, les visages sont concentrés. On joue avec beaucoup de sérieux. Autour d'eux, des curieux suivent le jeu avec attention. Parfois le ton monte brusquement entre eux. Mais le jeu continue et les parties s'enchaînent jusque tard dans la soirée.
       
A son comptoir, l'homme qui prépare les thés et les cafés n'a pas le temps de souffler. En salle, deux serveurs vont et viennent entre les tables pour préparer les narguilés, ou servir les boissons. De temps en temps, ils s'arrêtent aussi, pour apprécier le jeu de cartes ou discuter.

Beaucoup de rencontres

Nous avons fait beaucoup de rencontres dans ce café qui fut notre quartier général pendant toute la durée de notre séjour à Damas. Des rencontres très éclectiques comme on peut en faire dans un café. Un jeune et riche saoudien, en visite dans la capitale syrienne pour voir sa famille. Un vieil iranien, en pèlerinage, qui n'appréciait pas du tout d'être en pays arabe. Un tunisien, étudiant la littérature française à l'Université de Damas. Un retraité syrien, parlant un français impeccable. "Je suis de l'ancienne génération. Celle qui a appris le français à l'école." Evoquant l'avenir de la Syrie, il nous a dit qu'un jour sûrement, la démocratie s'installerait, "mais des siècles seront nécessaires."


Istanbul, traversée du Bosphore

Publié le : 10 Mars 2008
Istanbul, traversée du Bosphore

Istanbul est une ville gigantesque. Elle compte plus de douze millions d'habitants et s'étend sur près de 40 kilomètres. La situation géographique de la ville est très particulière. Elle est en effet séparée en deux par le Bosphore qui relie la Mer Noire à la Mer de Marmara.

Sur le Bosphore, les ferry, qu'on appelle ici les "vapurs", relient entre elles la rive occidentale à la rive asiatique. Des milliers de stambouliotes les empruntent chaque jour. C'est aussi banal pour eux que prendre le bus.

Sur les quais d'Eminonü, l'agitation qui règne sur l'embarcadère est fascinante : les vapurs ne cessent de défiler, les gens courent en tous sens pour attraper un bus, un ferry, un tramway. On circule entre les échoppes et les vendeurs ambulants, on entend les postes à cassettes des marchands de cassettes pirates et les cornes des vapurs.

Tous nos sens sont sollicités : l'odeur de la mer et du poisson que l'on grille sur le quai, la musique et les concerts de klaxon, notre déjeuner fait de sandwichs au poisson et de maïs chaud, et nos regard qui suivent le bal des mouettes pour se perdre sur l'autre rive...

Sur le ferry qui nous emmène, on se pose quelques instants pour admirer la capitale de la Turquie.

La traversée dure une dizaine de minutes. A bord, les passagers boivent le thé, ou déjeunent d'un sandwich. C'est de loin le moyen le plus rapide et le plus pratique pour circuler entre les deux parties de la ville. Les enfants restent sur le pont tandis que les personnes âgées restent confortablement assises à l'intérieur.

Nous, on visite, passant de la passerelle au pont, du pont à l'intérieur. On arrive déjà à Ushküdar, situé sur la rive asiatique d'Istanbul. Les voyageurs se précipitent vers la sortie. On flâne encore quelques instants sur le pont, mais on ne tarde pas à entendre un employé nous rappeler à l'ordre. "Effendim, effendim". L'heure c'est l'heure.


Au Temple d'Or d'Amritsar

Publié le : 08 Mars 2008
Au Temple d'Or d'Amritsar

Amritsar, dans le nord de l'Inde

Le soleil se lève sur la vieille ville d'Amritsar qui lentement sort du sommeil. Seuls quelques passants marchent d'un pas tranquille dans les rues. A l'extérieur, des bus et des camions aux bennes remplies débarquent les pèlerins qui ont fait longue route pour visiter le Temple d'Or, le sanctuaire le plus vénéré de la religion sikh.

Le sihkisme

Le sihkisme est une religion fondée par Guru Nanak, dans le nord de l'Inde, à la fin du XVème siècle. Grand voyageur, il a parcouru pendant plus de 40 ans, le continent indien, le Népal, le Tibet, et le monde arabe. En réaction aux système des castes, aux rites brahmaniques et à l'austérité de l'islam, il fonda le sikhisme et tenta de dresser un pont entre les deux croyances.

Un grand nombre de pélerins

Au Temple d'Or d'Amritsar, tout a été conçu pour que le temple puisse accueillir le plus grand nombre de pèlerins. Certains, fraîchement arrivés, se rendent directement au temple et déposent dans les consignes leurs chaussures et leur bagages, tandis que d'autres se dirigent vers les "niwas" pour réserver une chambre. Dans ces vastes centres d'hébergement situés aux portes du temple, des centaines de familles sont logées gratuitement..

Les gardiens veillent au respect des règles

Près des quatre portes du temple, chacune située aux quatre points cardinaux, les gardiens, portant turban violet et toge orange, veillent au respect des règles.

On ne pénètre dans ce lieu sacré que tête couverte, pieds nus et propres. A l'intérieur du temple, les nuits sont pareilles aux journées, faites de chants, de lectures, de prières et de marches silencieuses autour du bassin sacré, le bassin de nectar qui a donné son nom à la ville.

Autour du bassin sacré

Les hommes s'immergent dans l'eau sacrée du bassin entourant le Temple d'Or, tandis que leur femmes remplissent des gourdes qu'elle ramèneront chez elles.

Dans le temple surmonté d'une coupole dorée, musiciens et chanteurs interprètent jour et nuit les chants religieux, retransmis par hauts-parleurs. Les fidèles se pressent aux portes pour les écouter et déposer leurs offrandes, des pâtisseries qu'on appelle prassad.
Elles seront ensuite redistribuées à tous les visiteurs. Et derrière les vitrines, disposées en des endroits stratégiques du temple, des prêtres se relaient dans la lecture continue du Granth Sahib, le livre sacré et guide de la communauté.


Petra, une cité cachée dans le désert jordanien

Publié le : 08 Mars 2008
Petra, une cité cachée dans le désert jordanien

La Jordanie abrite un peuple de bédouins. Et si nombre d'entre eux ont maintenant adopté un mode de vie sédentaire, ils gardent en eux un sens de l'hospitalité très fort et restent fiers de leurs origines.

Leurs origines bédouines se retrouvent notamment à Petra, "le trésor de la Jordanie" disent les brochures touristiques. "Une véritable pièce d'art" nous a dit un jordanien.

Petra témoigne de la magnificence et de la grandeur de l'empire crée par les nabatéens. Ce peuple nomade, provenant de l'ouest de la péninsule arabique, s'installa dans la région 600 avant JC.

Ils s'enrichirent grâce aux pillages de caravanes et aux taxes qu'ils prélevaient à ceux qui traversaient leur région.Ils bâtirent une cité dont les ruines, superbes, attestent encore de leur puissance, de leurs traditions et de leurs savoir-faire.

Prise aux nabatéens par les romains et investie par les croisés au 12ème siècle, la cité tomba ensuite dans l'oubli.

Un voyageur suisse en retrouva la trace au XIXème siècle. Passionné par la région, il avait appris l'arabe, avait adopté le mode de vie des bédouins, et s'était même converti à l'Islam. Aussi, quand il entendit un jour des bédouins parler des ruines d'une magnifique cité, cachée dans la vallée de Wadi Musa, il n'eut pas de mal à les convaincre de leur montrer la tombe du patriarche Aaron, qu'il savait enfouie dans la vallée. Et c'est grâce à ce subterfuge qu'il découvrit la cité. La cité était bien connue de tous les bédouins de la région. Cependant, tous préféraient garder le secret, craignant que la découverte de la cité perturbe leur mode de vie.

Petra n'est accessible que par le Siq, une gorge étroite, longue de plus d'un kilomètre. Cette situation particulière a longtemps protégé le site des envahisseurs de toutes sortes. Derrière le Siq, la cité s'étend sur plusieurs kilomètres au cœur de la vallée. Le cadre naturel est magnifique. Les montagnes, la vallée, le wadi et le désert environnant donne à la cité un caractère intemporel. Taillés à même la roche, les bâtiments, d'un style architectural imposant, sont grandioses.

Depuis une dizaine d'années, le gouvernement jordanien a demandé à ces bédouins de quitter les lieux. Ils ont installé leurs campements à quelques kilomètres de l'entrée du site. Leurs moyens de subsistance sont maigres. Comme ailleurs, ils vivent de l'élevage de chèvres, de moutons, de chameaux et de chevaux. Mais ici, ils vivent aussi du commerce de souvenirs et des balades à dos de chameaux proposés aux touristes pour quelques dinars.

Petra est un site majeur pour le tourisme jordanien. Les 300.000 visiteurs annuels du site constituent une manne pour le gouvernement de la Jordanie : un revenu annuel de plus de 9 millions de dollars.


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