Dehors, le vacarme gronde : la circulation automobile, et puis les travaux sur les rives du Bou Regreg pour ériger un quartier résidentiel. Grues et pelleteuses ont démarré leur ouvrage en mai 2007. Suivant la route Tarik al Marsa qui longe la muraille des Andalous, on débouche sur la place Souk el Ghezel.
Intimidante de beauté, la porte des Oudaïa protège la Kasba blottie sur le coin de la carte, à l'entrée de l'estuaire. Osant la franchir, on suit la rue Jamaa pour atteindre la plate-forme de l'ancien sémaphore qui jette le regard vers le large. Au lieu de voiles pirates, on guette les surfeurs qui se sont emparés de la place. C'est, vu d'ici, l'unique concession au monde contemporain dont le vacarme est contenu au pied de la Kasba. Comme un ultime refuge du visiteur rêvant l'Orient, le Café Maure offre ses cornes de gazelle et son thé à la menthe, sur une terrasse ouverte au vent du large...