En survolant la ville j’ai tout de suite été impressionné par sa géographie : des tours et maisonnettes bâties au bord d’un énorme delta vert à quelques pas du Pacifique.
La voiture qui m’attendait m’amena directement à l’appartement dans le quartier résidentiel de Kennedy, près d’un centre d’affaires. L’humidité en moins, ce quartier n’était pas sans me rappeler quelques villes autour de Mexico.
En arrivant au centre ville, autour de la place San Francisco, des images de Montevideo et de Buenos Aires sont venues par association : l’humidité imprégnée dans les mûrs d'immeubles grisâtres, des câbles électriques rattachant les maisons, quelques vestiges architecturaux d’un passé pas si lointain que ça.
Depuis quelques années, la municipalité de Guayaquil est en train de récupérer le centre ville et en particulier le Malecon de la rivière Guayas. Tant la rivière aux couleurs marrons, reflets de la pollution, que l’aménagement du malecon, ne m’ont pas convaincu. Je n’ai pas pu trouver un café ou un restaurant digne de ce nom dans le centre ville pour manger. A quelques pas de l’axe principal "9 de Octubre", l’esprit d’une ville défoncée et chaotique reprend le pas. J’ai pourtant bien aimé le cerro Santa Ana non loin de là d’où l‘on peut avoir une vue dégagée sur la ville.
Ni tout à fait andine compte tenu du grand métissage afro américain, ni totalement caraïbienne, ni tout à fait une ville du Rio de la Plata, Guyaquil aura été pour moi une ville de réminiscences incomplètes et vagues.