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Article de Marine_Lefebvre le 06/04/2007 23:44

Au début des années 1990, la construction de quelques barques de pêche ne mobilisait guère qu’une poignée d’ouvriers à l’extérieur du port de Safaga. Aujourd’hui, deux cales sèches ont été aménagées pour accueillir les bateaux de tourisme qui croisent dans les environs : avec le développement de l’industrie touristique, dont la plongée est l’une des activités phare de la région, le savoir-faire artisanal local a trouvé un débouché très porteur.
Grâce aux quelques 600 bateaux de tourisme qui circulent désormais sur les eaux égyptiennes de la mer Rouge, le dry dock de Safaga est devenu le troisième chantier du pays, après ceux de Suez et d’Alexandrie. Sa réputation dépasse désormais les eaux territoriales égyptiennes comme l’a démontré l’achat récent de deux bateaux de croisière par les îles Maldives.
L’activité touristique régionale requiert deux principaux modèles de bateaux : pour les sorties en mer à la journée vers les sites de plongée, ou pour les croisières à la semaine. Un bateau de dix cabines est facturé autour de 400 000 euros.
Le savoir-faire artisanal et la construction en bois sont les principaux atouts de ces chantiers. Plusieurs corps de métiers se coordonnent pour construire des bateaux sur mesure : Pas de plan ni de standardisation pour les bateaux qui sortent d’ici : le client passe sa commande auprès du charpentier en se référant aux ouvrages qu’il voit en construction. Le seul « standard », c’est l’exigence croissante de confort et le règne des bateaux 4 étoiles avec salle de bains dans chaque cabine.
Le charpentier de marine fabrique la carène et le pont. Puis le menuisier s’occupe des cabines. Enfin, les finitions reviennent à l’ébéniste. Les artisans assurent la transmission de leur savoir-faire en  travaillant avec des apprentis. Réparation et construction, tous les navires en bois de la mer Rouge, un jour ou l’autre, passent par ici.
Avec les projets qui se préparent aux alentours, le dry dock a de beaux jours devant lui. L’explosion de la ville d’Hurghada n’a pas saturé le marché qui attire désormais jusqu’aux investisseurs émiratis.








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