Elles ne guettent pas du haut de leur rocher, les sirènes d’Istanbul, pour attirer le voyageur et le noyer mais... elles sont tout aussi dangereuses ! Qui sont-elles ? Ce sont les fameuses pâtisseries d’Istanbul, et en particulier celles d’Ordu Cadesi, devant lesquelles nous passons chaque jour. Elles étalent devant vous, sur des plateaux, toutes les spécialités turques sucrées, parfumées, agréables à l’oeil. Il y en a pour toute la famille, pour tous les goûts. Chacun choisit sa gourmandise que l’on vous enveloppe dans un sachet pour l’emporter.
Mon mari est discrètement attiré à l’écart par un des vendeurs qui lui dit avec un sourire et un clin d’oeil : "Ca, c’est le viagra turc". Il s’agit d’une friandise aux noisettes, amandes et noix enrobée de miel. Devant nos yeux, une prodigieuse variété de loukoums de toutes les couleurs, vert, rose, blanc, jaune, incrustés de fruits secs, veinés de couleurs, caramel, cannelle, pistache, certains préparés avec de la crème de lait. Les baklavas, les kadayiffs, gâteaux succulents à pâte feuilletée, les tulumbas, les pâtes de coing, tout est tentation.
Si vous aimez, vous êtes perdus. Les sirènes d’Istanbul triomphent. Non ! Je ne vous dirai pas combien j’ai pris de kilos !