Cette seconde biennale expose les photographes non occidentaux, mettant l'accent sur le regard du photographe plus que sur le contenu documentaire ou anthropologique.
A des années-lumières des belles photos sur papier glacé des agences de voyage.... Ces artistes n'ont cure de l'exotisme qui nous fait rêver !
Venant de l'Alma, la première image est plutôt rassurante. Une jeune fille court entre deux prés fleuris sous un épais nuage rose. Le titre me glace : "La mort par Barbe-à-papa", de Danièla Edburg. Leur vision de la planète est terrible. Monde hérissé de murs, de cheminées, de routes, de tuyaux, et surtout gangrené de pauvreté. Extrême violence de certaines images.
Personne n'a songé à gommer les fils électriques, les poteaux qui défigurent le paysage de ce monde violent et surpeuplé qui nous est donné à voir. Des japonais sortent au parc le dimanche. Intimité dérisoire dans la foule. Le Brésil en noir et blanc : une barre HLM squattée va être démolie... Tamir Shere. Israël présente ses paysages barrés de murs de chantier. Est-ce vraiment un hasard ?
Et pourtant, après ce constat pessimiste, surgit la poésie. Une exposition rare sur les quais.
A savoir :
Photoquai, 2ème biennale des images du monde, en face du musée du Quai Branly.
Du 22/09/09 au 22/11/09.