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Le Parc National du Saguenay

Publié le : 27 Décembre 2006
Le Parc National du Saguenay

Le Parc National du Saguenay s'étend sur les rives du fjord de la baie des Ha!Ha! au fleuve Saint Laurent, de Sainte Rose du Nord à Tadoussac.


Le Parc National du Saguenay
Le Parc National du Saguenay
Le Parc National du Saguenay
Le Parc National du Saguenay
Le Parc National du Saguenay
Le Parc National du Saguenay
Le Parc National du Saguenay
Le Parc National du Saguenay
Le Parc National du Saguenay
Le Parc National du Saguenay
Le Parc National du Saguenay

De Tadoussac aux Escoumins

Publié le : 27 Décembre 2006
De Tadoussac aux Escoumins

De Tadoussac aux Escoumins en passant par les Bergeronnes, la rive du Saint-Laurent est splendide et permet d'observer les baleines, de visiter les centres d'interprétation.


De Tadoussac aux Escoumins
De Tadoussac aux Escoumins
De Tadoussac aux Escoumins
De Tadoussac aux Escoumins
De Tadoussac aux Escoumins
De Tadoussac aux Escoumins
De Tadoussac aux Escoumins
De Tadoussac aux Escoumins
De Tadoussac aux Escoumins
De Tadoussac aux Escoumins
De Tadoussac aux Escoumins

Mon séjour Tadoussac - Les Bergeronnes - Les Escoumins : (3) Centre de découverte du milieu marin

Publié le : 26 Décembre 2006
Mon séjour Tadoussac - Les Bergeronnes - Les Escoumins : (3) Centre de découverte du milieu marin

Notre visite à la découverte des baleines continue. Après avoir aperçu les bélugas au Cap-Du-Bon-Désir le matin nous voilà maintenant en train de poursuivre notre route en directions des Escoumins.
Nous nous arrêtons une première fois à l'anse des Basques où  a été construit un quai. C'est là que les navires s'arrêtent en plein milieu du Saint-Laurent pour prendre ou au contraire faire descendre le pilote qui les guide jusqu'à Québec. Une navette les amène du bateau au quai ou vice versa. 
Nous passons un moment à les observer puis nous allons visiter le Centre de Découverte du milieu marin des Escoumins qui est situé à l'anse de la Barque.
Nous nous asseyons sur la berge. Le paysage est splendide sous le soleil et les moustiques nous ont lâchés. Ouf! La côte du Saint- Laurent est découpée en caps qui s'avancent dans l'eau bleue et en anses tranquilles dormant entre des rochers roses. Les forêts d'épinettes et de feuillus s'approchent tout  près du rivage, presque à avoir les pieds dans l'eau, apportant des touches de verts sombre ou clair qui forment de violents contrastes de couleurs :  vert, rose, bleu.. Un paysage calme, aucun bruit. Des cormorans noirs volent dans le ciel, se posent sur l'eau et pêchent à côté de nous.
Ici, c'est aussi un centre de plongée sous-marine. De nombreux amateurs s'enfoncent dans l'eau. Tout à l'heure à 14h nous sommes invités à voir un film qui nous permettra d'accompagner des plongeurs professionnels pour découvir les fonds sous-marins.
En attendant nous guettons le large. Ah? un point blanc dans le lointain, plus proche de l'autre rive que de la nôtre. Est-ce un .. ? Nous hésitons puis.. un grand bond au-dessus de l'eau, plongée, disparition. Il ressurgit, on dirait qu'il tourne en rond. Il doit pêcher... C'est un béluga !Nous le voyons encore s'éloigner, petite tache blanche qui s'estompe.

Il est près de 13 heures. Nous mangeons un sandwich sur des bancs dans l'aire réservée au pique- nique face à la rivière puis nous allons voir le film de plongée. D'habitude, les spectateurs peuvent assister à la découverte des fonds sous-marins en temps réel; ils posent des questions en direct au plongeur qui est un biologiste spécialisé dans la connaissance de l'écosystème du Saint-laurent.
Cette fois-ci, il s'agit d'un film enregistré l'année précédente car cette animation n'a pas encore repris en début de saison. D'ailleurs, c'est la première fois que les jeunes naturalistes projettent un film. Ils n'y parviennent pas tout de suite et, s'ils sont un peu gênés, c'est l'occasion de grands éclats de rires entre eux et nous. L'ambiance est détendue. Je ne peux m'empêcher de penser qu'en France une telle mésaventure aurait donné lieu à un moment de panique de la part des jeunes gens et aurait provoqué la réaction de quelques râleurs de service parmi le public..

Le film présente la faune et la flore du Saint-Laurent qui sont très riches et diversifiées. Nous en avions eu un aperçu en visitant le biodrôme de Montréal. Nous découvrons avec le guide toutes sortes de vies extraordinaires connues ou moins connues : l'anémone plumeuse, l'oursin vert, le concombre de mer, de grandes variétés d'étoiles de mer dont la terrible et carnivore étoile à douze branches, d'un rouge éclatant, surnommée Soleil,  de nombreuses espèces de poissons... L'enthousiasme du plongeur est communicatif et amusant. On dirait qu'il va succomber à une crise cardiaque à chaque découverte, il pousse des "wa-ouh!" délirants (cri d'enthousiasme québécois), devient poète, tombe amoureux des anémones et désire se coucher parmi elles (Quand on sait qu'il ne fait que 4° au fond du Saint -Laurent, on lui souhaite bien du plaisir!) Il juge le corail mou sensuel!  Bref encore un mordu! Ils le sont tous dans ces centres! C'est ce qui est sympathique, ils arrivent à tranmettre leurs émotions si on ne les partage pas déjà.

En sortant de la projection, nous avisons une longue vue placée sur une terrasse du Centre qui domine la rivière. Nous l'ajustons et nous observons. A nouveau un béluga apparaît devant nous.Une jeune naturaliste nous rejoint et nous explique que les bélugas femelles se déplacent en groupe avec les jeunes. Donc quand on a la chance de les apercevoir, on peut en voir beaucoup. Dans le cas présent c'est un mâle qui se déplace en solitaire. Parfois, comme ce matin, ils sont par groupe de deux ou de trois au plus.

C'est magnifique! Cette journée est pleinement réussie : La beauté des paysages, la paix qui règne dans ces lieux,  la vue de ces créatures blanches qui bondissent hors de l'eau, la gentillesse des gens, leur passion...
Quel dommage de n'avoir consacré qu'un jour à cette observation !

Voir diaporama  dans mon carnet de voyages: Québec, la Belle Province : http://www.voix-nomades.com/carnets-voy … umins.html

Centre de Découverte du Milieu Marin
41, rue des Pilotes

Les Escoumins (Québec) Canada

ouverture du 19 juin au 4 septembre de 9h à 18h
du 5 Septembre au 9 octobre, les samedis et les dimanches de 9h à 17h

Téléphone :
en saison 418 233-4414
hors saison : 418 235-4703


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Mon séjour Tadoussac - les Bergeronnes - Les Escoumins : (2) Le Cap-Du-Bon-Désir

Publié le : 26 Décembre 2006
Mon séjour Tadoussac - les Bergeronnes - Les Escoumins : (2) Le Cap-Du-Bon-Désir

Nous voici donc au Centre d'Interprétation  et d'Observation du Cap-Du-Bon-Désir qui vient à peine d'ouvrir ses portes pour la saison touristique. Un phare blanc et rouge se dresse sur la berge au-dessus du Saint Laurent. Nous visitons l'exposition puis nous descendons jusqu'au fleuve par un sentier constellé de petites fleurs blanches, le cornouiller du Canada. Il sinue entre les arbres et nous amène jusqu'à de grands rochers plats, lieu idéal pour observer les baleines.
Deux naturalistes sont déjà là, guettant avec des jumelles  leur éventuelle arrivée. Tout en bavardant -Il paraît que l'on a vu un rorqual quelque part? mais où?- ils manifestent autant de fébrilité que nous à l'idée de voir apparaître l'un ou l'autre de ces mammifères.
Au loin, nous distinguons une forme blanche jouer à la surface de l'eau.
-"Un béluga?" interroge mon mari avec espoir.
Philippe, l'un des bilologistes lui répond
-Non, une béluvague!
Une vague qui frémit à la surface de l'eau, écume mousseuse, se brise et disparaît.
Quelques rares visiteurs viennent renforcer notre groupe. Nous attendons. De l'autre côté, ligne bleue à l'horizon  -à combien de kilomètres de distance?- l'autre rive du Saint Laurent. A cet endroit l'estuaire de la rivière est si large que l'on oublie qu'il s'agit d'un rivière, la profondeur est telle que les plus grandes baleines peuvent y évoluer même près des berges. L'influence de l'océan avec ses marées, son odeur marine, corrobore cette impression.  Il fait beau, seuls quelques maringouins viennent troubler le calme de l'instant.
Pour nous faire patienter (mais je ne suis pas impatiente, je serais capable de rester des heures sur ces rochers tant ce moment est  paisible et agréable) Philippe nous propose une animation sur la navigation. Le sujet nous intéresse et nous le suivons dans un abri en bois situé à mi-hauteur au-dessus de la rive qui nous permet d'observer la rivière et le traffic fluvial.
Notre guide nous fait reconnaître à l'aide d'images les différents types de navires, pétroliers, porte-containers, paquebots... et justement devant nos yeux passe un vraquier appelé ainsi parce qu'il transporte des marchandises en vrac.
Une historique sur la navigation sur le Saint-Laurent suit. S'orienter était difficile jadis et certains endroits étaient très dangereux en particulier aux alentours de la grande île Anticosti. Les  courants marins, les vents violents, les brumes épaisses rendaient la navigation si hasardeuse que l'on a surnommé ce lieu le cimetière marin. A tel point que lorsque des marins faisaient naufrage, il découvraient en arrivant sur l'île un panneau leur indiquant où ils pouvaient trouver de la nourriture pour survivre jusqu'au prochain bateau. Peu à peu, divers moyens ont été mis en place pour signaler les lieux difficiles : feux de bois, bouées, bateaux ancrés  aux mauvaises passes, pilotes qui servaient de guides,  phares... Chaque phare avait son code et indiquait aux marins où ils étaient par le nombre d'éclats lumineux et la durée de l'obscurité. Maintenant sonars, GPS, balises, tous les moyens modernes d'un haute technicité  sont mis en oeuvre pour assurer la sécurité. Au centre d'interprétation on vous propose d'ailleurs un jeu vidéo où il vous faudra aligner les balises pour mener votre bateau sans encombres à travers un chenal plein d'embûches.
A l'heure actuelle des pilotes continuent à monter à bord à partir des Escoumins, dans le sens Escoumins- Québec ou au  contraire Québec-Escoumins, parce qu'ils connaissent bien les chenaux mais aussi pour s'assurer qu'armateurs et capitaines respectent le règlement et pour éviter les abus. Ensuite les navires continuent seuls leur voyage vers l'océan. Ils n'ont plus besoin de pilotage.
Voilà en quelques mots le résuméincomplet de cet exposé que nous avons trouvé intéressant.
Nous retournons sur nos rochers et là, quelques minutes après le miracle se produit : ils sont là! C'est un cri de joie! Deux bélugas blancs dansent entre les vagues, bondissent au-dessus de l'eau pour plonger à nouveau. Ils sont d'abord loin et l'on me prête des jumelles pour les observer puis ils se rapprochent de la berge. Nous les voyons maintenant de très près et leur évolution est si gracieuse, si libre, si légère, que je me sens émue et heureuse. Je ne suis pas la seule si j'en juge par la réaction de tous autour de moi. Le silence règne tandis qu'ils passent devant nous,rapides, et s'éloignent, continuant leur jeux...
Inutile de vous dire que je n'ai pas pensé à prendre de photographies pour vous les faire admirer. Un moment unique qu'il fallait absolument savourer. 

Voir diaporama sur le carnet de voyages : Québec, la Belle Province : http://www.voix-nomades.com/carnets-voy … umins.html

Centre d'Interprétation et d'Observation du Cap-De-Bon-Désir
Les Bergeronnes

ouverture du 19 juin au 4 septembre tous les jours de 9hà 18h
du 5 septembre au 9 octobre tous les jours de 9h à 18h
en saison : 418 232-6751
Hors saison : 418 235-4703


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Mon séjour Tadoussac - Les Bergeronnes - Les Escoumins : (1) considération pratiques

Publié le : 22 Décembre 2006
Mon séjour Tadoussac - Les Bergeronnes - Les Escoumins : (1) considération pratiques

Quelques considérations pratiques avant de faire le récit de mon court séjour  dans la région de Tadoussac aux Escoumins en passant par les Bergeronnes.

Où se loger ? 

Nous avons appris en lisant le guide du Routard que Tadoussac était plus touristique et plus cher que les Bergeronnes. Nous avons donc pris un gîte aux Bergeronnes. Mais nous avons pu  constater que la foule n'était pas encore arrivée à Tadoussac au mois de Juin. Conseil valable donc vraisemblablement pour les mois de juillet et d'août.

Le calendrier : combien de temps consacré à cette région?

Arrivée aux Bergeronnes, près de Tadoussac,  Jeudi 22 Juin 2006 en fin d'après midi, vendredi 23 Juin, observation des baleines à partir de la côte au Cap-du-Bon-Désir et aux Escoumins et visite de Tadoussac, samedi 24 juin, départ des Bergeronnes pour le Lac Saint Jean via la rive Nord du Sagueny

Ainsi nous avons passé deux nuits dans un gîte  aux Bergeronnes et une journée- seulement-  à la découverte des baleines. C'est peu! Ce bref séjour a été si merveilleusement réussi que nous l'aurions volontiers prolongé!  Mais c'est l'histoire de tout notre périple au Québec à l'exception de notre séjour à Montréal qui a été plus long.
Nous sommes restés, en effet, 10 jours à Montréal pour des raisons professionnelles et avons eu le temps de bien nous familiariser avec la ville et de l'explorer puis nous avons eu dix jours pour visiter le reste du Québec.
Dix jours! Bien sûr, le pays est si vaste qu'il nous a fallu choisir et "réduire" nos prétentions à Tadoussac-Les Bergeronnes, au fjord Saguenay, au lac Saint Jean et au parc national de la Mauricie. Réduire est un mot fallacieux car nous avons tout de même accompli plus de 3000 kilomètres. Si bien que chaque fois que nous devions quitter une région c'est avec le regret de ne pas l'avoir visitée à fond, de ne pas avoir eu le temps de faire des randonnées, de sortir des sentiers battus ou de s'arrêter longuement à l'endroit de notre choix.
En bref! nous avons vu beaucoup - et cette découverte globale a été formidable-  mais nous avons peu approfondi la connaissance de chaque lieu. Ceci dit non pour me plaindre mais pour vous faire savoir que chacune des régions dont je vous parle pourrait mériter, selon vos goûts et votre manière de voyager, un arrêt plus important. On pourrait à la limite se contenter d'en visiter une seule en prenant son temps et si je retourne un jour à Tadoussac, c'est certainement ce que je ferai.

La saison :  Le mois de Juin

Nous avons visité  Tadoussac-Les Bergeronnes  dans la deuxième moitié du mois de Juin, ce qui est  intéressant sur bien des points. Les centres d'interprétation  viennent d'ouvrir et vous êtes encore parmi les premiers et rares touristes. Comme il n'y pas foule, vous pouvez admirer la nature en toute tranquillité et profiter de l'attention des jeunes biologistes, passionnés et sympathiques, qui sont là pour vous renseigner. De plus, nous avons eu la chance d'avoir un temps splendide et ensoleillé.
A cette période, nous avons évité les horribles mouches à chevreuil qui ont sévi, d'après des touristes rencontrés dans le gîte, dans la première partie du mois de Juin. Par contre, les maringuoins  étaient encore virulents  mais moins qu'au début juin ( il paraît qu'on est plus tranquille de ce point de vue en Juillet).
Dans l'ensemble, je ne regrette pas d'avoir découvert le Québec en Juin d'autant plus que dans la première partie de Juin la floraison dans les jardins et la nature est un vrai feu d'artifice.  Petit bémol, cependant,  pour Tadoussac :  c'est que nous n'avons pas pu voir de rorquals communs, encore moins de baleine bleue qui n'étaient pas encore arrivés, seulement des bélugas qui vivent là toute l'année. Mais cette découverte est tellement belle que nous n'avons pas été déçus, bien au contraire!


Cas de conscience : observation de la côte ou en bateau?

J'ai lu que les croisières sur le Saint Laurent pour aller visiter les baleines étaient une des  causes de la disparition de ces mammifères marins rendus fragiles par la pollution. De plus les navires qui  les approchent de trop près pour satisfaire les touristes les gênent dans leur alimentation, perturbent leur mode de  reproduction et a des conséquences négatives sur l'élevage des jeunes, ce qui entraîne à la longue la disparition de l'espèce.
J'avais très envie de faire une croisière mais il faut être logique  : où  on s'intéresse à ces mammifères et on ne contribue pas à leur extinction où c'est le moindre de nos soucis et alors pourquoi aller les voir? J'ai donc opté pour l'observation de la côte et là encore je n'ai aucun regret.

Plus tard en discutant avec des biologistes,  j'ai pu me faire une opinion plus précise sur ce sujet. La pollution du Saint- Laurent par la navigation de plaisance reste limitée. Les contaminants qui empoisonnent les bélugas sont avant tout d'origine chimique et sont  rejetés par l'industrie, plomb, mercure, ddt,  etc... Ils sont présents avec une teneur très élevée dans le Saint-Laurent.  Cette contamination est la principale menace à la survie de ce mammifère. Cependant, le dérangement causé par les bateaux de touristes est réel. Le gouvernement a pris des mesures pour interdire de les approcher de trop près mais cette interdiction est peu respectée à cause de l'intérêt économique lié au tourisme.


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