Courtauld Institute of Art Gallery, sur le Strand après Trafalgar Square, se situe dans la Somerset House, qui est à voir aussi (cf. photo). C’est un des musées payant de Londres dont la collection vaut le détour. Souvent boudé ou ignoré, le Courtauld Institut of Art Gallery est à l’entrée d’un immense bâtiment victorien qui abrite aussi la collection du musée de l’Ermitage avec qui la ville de Londres est en partenariat. Ce jumelage permet de faire profiter de l’extraordinaire richesse du musée russe. Mais la Courtauld Gallery expose des tableaux dans le cadre de salons d’un hôtel particulier. On peut y voir des chefs d’œuvres de Cézanne, de Gauguin et de Renoir, «Le déjeuner sur l’herbe» de Manet, «Autoportrait à l’oreille coupée» de Van Gogh, des bronze de Degas. Le lieu n’est pas immense et permet ainsi d’avoir une petite dose de culture et de beauté si on n’a pas le temps de se perdre dans les méandres de la Tate ou du British Musuem, qui rappelons-le sont gratuit. Agréable, peu fréquenté, il permet de réellement profiter des tableaux sans avoir à bousculer des groupes de touristes(métro : Charing cross).
Renseignez vous sur la Somerset House. Ils y font des ateliers d'arts plastiques pour les enfants et la famille avec initiation à des oeuvres d'art (accès aux infos sur le site de la Courtauld Galery : teaching in the somerset house).
Site Internet : www.courtauld.ac.uk
Le Wolseley se trouve face au Ritz, et c’est en voulant y prendre un brunch que j’ai découvert cet endroit. En effet, le brunch du Ritz n’est autorisé qu’aux personnes bien habillées (chemise et cravate obligatoire, la veste peut-être prêtée). Donc, ayant été refoulé gentiment par le groom en uniforme, celui-ci m’a obligeamment indiqué cette adresse en la recommandant chaleureusement. Et il a eu bien raison. Pour un brunch classe à moins de 20£ par tête, vous pouvez, dans un cadre luxueux, vous faire un voyage dans le raffinement le plus complet. Table en marbre, canapé et banquette en cuir, service en argent et personnel en pingouin. Les plafonds sont à dix mètres et le sol en marbre. Les lustres en fer forgé surplombent l’immense salle arrondie où les hommes d’affaires côtoient les stylistes et les mannequins des journalistes. Le service est impeccable et surtout en semaine, vous pouvez y petit déjeuner à partir de 7h du matin, le samedi et le dimanche à partir de 9h. Goûtez aux cannelés bordelais et aux croissants très fins, laissez-vous charmer par un café « Marrochino » (chocolat noir, crème et expresso servi dans un verre à thé marocain).
Le Wolseley fait déjeuner et dîner mais ne l’ayant pas testé, je peux que subodorer de la qualité des mets au vu de celle du breakfast (les menus et leur prix sont accessibles en ligne sur le site du restaurant). Je vous conseille après le petit déjeuner de vous rendre à la Royal Academy (musée payant de Londres qui se trouve à cent mètres) où vous pourrez découvrir des expositions temporaires superbes. J’y ai vu une rétrospective sur Modigliani en une soixantaine de ses toiles (horaires du Wolseley : du lundi au vendredi de 7 à minuit : brunch de 7 à 11h30 ; le samedi de 9 à 12h ; le dimanche : brunch de 9 à 11) !
Pour la petite histoire, Le Wolseley a été créé par la Wolseley Motors en 1921 qui y vendait des voitures très chères et qui les exposait directement dans ce lieu de fer forgé et de marbre en noir et blanc. Ils ont fait faillite en 1926 et le lieu fût racheté par la Barclay qui en fit un bureau de banque jusqu’en 1999. Ce n’est devenu un restaurant qu’en 2003.
Site Internet : www.thewolseley.com
Liberty est en luxe l’équivalent de Louis Vuitton/Chanel/Cartier et du Bon Marché avec la classe et le snobisme anglais en plus. Le magasin Liberty est pour moi un de ses endroits rares dans le monde où tout est beau : le lieu, les objets et l’ambiance. L’Angleterre est à l’origine d’un mouvement art déco nommé l’Art & Craft qui prend naissance à la fin du XIXème et se termine au début du XXème pour ce que j’en sais, mais je ne suis pas un spécialiste. Il existe très peu de collection de meubles et d’objets de cet époque et peu à profusion. On peu en voir à Londres au Victoria and Albert Museum, à Orsay à Paris mais jamais autant qu’au magasin Liberty. En effet, Liberty est connue en France avant tout comme une marque anglaise de tissu imprimés. Ces tissus étaient utilisés par les artistes artisans anglais créateurs de mobilier aussi bien en entoilage qu’en collage à même les pieds de chaises où encore les accoudoirs ! Mais Liberty est une sorte de Harrod’s concentré du luxe et du vêtement. Mais on trouve ainsi au dernier étage de ce magnifique bâtiment des objets sortis tout droit d’un catalogue des plus beaux meubles du XXème siècle à nos jours et ce avec la touche Liberty en plus. On y trouve des rééditions, des copies ou des originaux, c’est selon. Un café se trouve au troisième étage et on peut y déguster un chocolat chaud aussi épais et crémeux qu’on peut le souhaiter. Les autres étages comportent un rayon vêtements homme et femme : Kenzo, Vivienne Westwood... Un étage tissus et passementerie ainsi que des tapis, voilage et rideaux.
Le bâtiment, Tudor House, fût construit à partir des charpentes de deux bateaux. Le lieu et ses trois mezzanines en bois sont à découvrir sous la lumière tombante des verrières. Passez par les escaliers centraux, ne serait ce que pour admirer le lustre en chaîne forgé qui court les long des trois étages.
Site Internet : www.liberty.co.uk
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