Elle se situe à l’entrée du Vieux bassin dont elle commandait l’entrée. Autrefois incluse dans les remparts qui ceinturaient la ville, il n’en reste qu’un bâtiment qui domine l’écluse. C’est un bon pont de départ pour la visite de la ville. C’est aussi d’ici que partit Samuel de Champlain pour coloniser le Canada et fonder Québec en 1608.
Il se trouve à l‘Est du port sur une petite place. C’est une belle bâtisse qui a gardé sa prestance malgré les destructions. A l’origine elle était la propriété des Bertran, seigneurs de Honfleur. A la fin de la guerre de cent ans, vers 1450, elle devint la résidence des gouverneurs de Honfleur. Une fois passé le porche, on débouche sur la cour intérieure sur laquelle ouvre plusieurs galeries d‘art. Tout est rénové et il ne reste qu’une petite partie de l’édifice initial qui a beaucoup souffert au cours des six siècles de son histoire.
Le Vieux Bassin est un « must » bien sûr. Tout part de là et tout y converge. Le reflet des vielles maisons dans l’eau et les mâts des voiliers à l’ancre dans le port composent un décor de carte postale qui change au fil des heures en fonction de la position du soleil. On comprend que de nombreux peintres y aient été sensibles. Ceci dit, l’endroit est un peu envahi par des terrasses de restaurants en tout genre…Avec un plat de moules marinières frites pour 12 euros, on a passé un moment agréable.
A partir du Vieux Bassin, il fait bon flâner sans itinéraire bien précis dans les vieilles rues, bordées de maisons anciennes de pierre et de bois, souvent colorées. La réputation de la ville comme lieu d’inspiration des artistes, n’est pas usurpée si l’on en juge par la quantité incroyable de galeries d’art et de peinture. Nous sommes entrés dans plusieurs d’entre elles, juste pour voir. C’était plaisant. Nombreux magasins d’antiquités.
Cet édifice est sans conteste l’un des joyaux de ce petit port charmant. L’architecture en bois, rarissime, avec sa couverture en ardoise, date de la fin de la guerre de cent ans. Les voûtes intérieures, soutenues par de minces piliers donne une impression de chaleur et d’espace extrêmement convivial. On dit que les charpentiers des chantiers navals du port ont mis leur savoir faire dans la construction de bateaux au service de la reconstruction de leur église. Quoi qu’il en soit, le résultat est remarquable.
Le clocher, lui aussi soutenu par des piliers extérieurs en bois, est séparé de l’église de quelques mètres. Il y avait un petit attroupement devant la porte quand nous sommes passés. Mais c’était l’entrée des toilettes publiques…que la municipalité a cru bon de loger là. Un peu dommage quand même !!!
L’ensemble se trouve à deux pas du vieux bassin du port, sur la place Sainte Catherine qui est largement piétonne.
Voilà un grand bar très bien décoré, avec fauteuils clubs à l'anglaise et peintures françaises façon 19ème... La lumière est belle et l'endroit est assez ouvert. Du coup, les quelques fumeurs ne gènent pas beaucoup car vos voisins restent assez éloignés, ce qui ajoute au charme de l'endroit. C'est un vrai lieu agréable pour prendre un verre ou perdre son temps. Les plats sont par contre plus chers, entre 15 et 20 euros. De ce point de vue, mieux vaut éviter.
D’un manière générale les hôtels deux étoiles, affiliés à la marque Logis de France, constituent une référence indispensable pour qui voyage un peu à l’aveuglette. Ils sont en général bien placés, propres et confortables et la nourriture y est bonne.
Le Domaine de la Reynaude, situé près du village d’Aurons dans la campagne aixoise, fait honneur à la chaîne avec ses deux corps de bâtiment, moderne pour l’hôtellerie et "traditionnel rural" pour le restaurant. S’il n'y pas grand chose à dire des chambres qui offrent le confort standardisé d’un deux étoiles, le restaurant, logé dans une ferme ancienne aménagée a belle allure, de même que le bar dans sa salle voûtée. C’était en août et nous avons dîné dehors sous les étoiles dans la grande cour aménagée. Nous y avons dansé aussi. L’endroit est vaste et 200 personnes y tiennent à l’aise.
Cette adresse offre des facilités inhabituelles pour un deux étoiles et propices à des séjours prolongés : une grande piscine (rien à voir avec les bassins sous dimensionnés de nombre d’hôtels du sud de la France), un parc ombragé par de grands arbres, plusieurs courts de tennis, un terrain de boule, le tout bordé par des vignes. Le calme est absolu et le paysage très provençal...
Site Internet : http://www.cortege.com/stands/lareynaude/
C’est le mariage d’un ami qui m’a fait connaître cette charmante église située à deux encablures du cours Mirabeau au bout de la rue Cardinale. L’entrée principale donne sur une petite place à l’écart de la circulation et de l’animation des grands boulevards.
L’intérieur, récemment rénové, ne manque pas de charme avec ses colonnes élancées de pierres jaunes. La décoration, réduite au minimum, correspond bien au dépouillement du lieu. L’autel, résolument moderne, reçoit la lumière de l’été.
Ce jour là, l’officiant de la paroisse, à la fois prêtre et psychanalyste, parla aux jeunes époux avec toute la sagesse de cette double casquette (un mélange peu commun à la vérité !!!). Son conseil, donné il va sans dire à toute l’assistance et non seulement aux mariés, fut de prêter attention à une approche globale de la vie plutôt que de survaloriser tel ou tel aspect et d’envisager le futur avec la conscience aigüe que, même si la perfection n’est pas de ce monde, la vie vaut bien la peine d’être vécue.
Ce n’était pas mal...
Le meilleur restaurant à 30 km à la ronde (de toute la région d'ailleurs, Vallon Pont d'Arc compris), très fréquenté. Les soirs d’été, on peut réserver une table sur l’agréable terrasse dominant la campagne. Le premier menu avec entrée, plat principal et dessert est à 29 euros. Si vous avez très faim vous pouvez essayer le menu gastronomique...
J’y ai apprécié un foie gras poêlé et une selle d’agneau de première classe. Les entrées sont le principal atout du menu, ainsi que l'excellente carte de desserts.
Situé sur le plateau au sud des gorges de l’Ardèche (rive gauche, la plus sauvage), à la limite de l’Ardèche et du Gard, La Bastide de Virac est un minuscule village bien plaisant. Pas de commerces, mais des vieilles rues empierrées et des balcons fleuris. De nombreuses maisons anciennes ont été transformées en résidences secondaires pour citadins.
Le centre du village est dominé par le château musée de Roure où on peut visiter une intéressante exposition sur ce qui fut l’industrie principale de cette région : l’élevage du ver à soie, dont témoignent encore les nombreux mûriers platanes qui poussent dans le coin.
Le village est un point de départ pour des petites randonnées à pied faciles, en général bien balisées. Pour accéder aux gorges de l’Ardèche, allez en voiture jusqu’au hameau des Crottes par la D217 en direction d’Orgnac, puis la petite route sur la gauche en direction des Crottes. Laissez la voiture au parking et prenez le sentier, balisé, qui descend vers les gorges.
Au bord de l’eau, la baignade est superbe car l’endroit est isolé et la vue sur les falaises dominant les gorges exceptionnelle. Idéal pour pique niquer. On peut aussi y visiter le modeste monument à la mémoire des habitants du lieu : toute une famille fusillée par les occupants pendant la dernière guerre en représailles d’actions de résistance...
Le meilleur restaurant du coin, à condition d’en accepter les termes. Le menu unique et surprise est à 32 euros, apéritif et digestif compris, mais pas le vin et l’eau qui sont déjà sur la table. Ce soir là ils nous ont été facturés 7,50€ pour trois, ce qui est très sage. Pas de carte et pas de choix. Si vous acceptez la règle du lieu, vous mangerez bien.
Passez outre l’accueil de la patronne, toujours un peu tendue, qui vous attribuera une table avec la rudesse d’une maîtresse d’école. Vous serez assis confortablement au rez-de-chaussée aménagé d’une ancienne maison et vous mangerez bien (poisson et viande). Le cuisinier viendra vous voir pour vous demander si tout va bien. Les habitués du lieu téléphonent en avance pour demander des écrevisses...
Pour qui vient du sud, le contraste est frappant avec la basse Ardèche. L’air est nettement plus frais, les oliviers et les chênes verts ont disparu, remplacés par des châtaigners et des sapins. Le relief est beaucoup plus tourmenté. Les pierres sont plus sombres (des grès marron ou bleu, des basaltes noirs), si différents des calcaires beiges ou gris clairs de l’Ardèche méridionale. L’architecture des maisons est austère, déjà cévenole, et annonce la rudesse du massif central. Ici on est dans un village de montagne, celui-là même où Jean Ferrat avait élu domicile.
C’est tout le charme du voyage dans cette région : un quart d’heure de voiture et on change de monde. Je suis conscient du privilège. Après avoir stationné la voiture sur le parking en bas du village, nous sommes montés à pied jusqu’à la place du village, propre, fleurie, sans voiture. Terrasses de cafés, enfants qui jouent, adultes qui préparent une fête dans l’air du soir. Nous tombons en arrêt devant une vigne vierge vénérable qui habille une terrasse à merveille. Son propriétaire nous explique qu’elle a cinquante ans et qu’il l’arrose tous les jours. Miracle des choses simples…
Le Fournil est tenu par le couple Leynaud. Il comporte une succession de salles voûtées, sobres mais charmantes, dont la dernière est à l’air libre pour l’été. L’hiver, le feu brûle dans la cheminée. Les menus sont à 18, 26 et 33 euros et franchement tout est bon. Une adresse d’autant plus précieuse que ce resto est ouvert toute l’année. Les touriste étrangers y viennent nombreux car l’endroit figure au Michelin.
Capitale de la basse Ardèche, Aubenas est adossée à la montagne et jouit de beaux points de vue sur la campagne environnante. Aubenas marque la frontière entre le nord et le sud, la montagne et la plaine. La végétation n’est plus méridionale. Un détail qui ne trompe pas : l’olivier ne vient pas à Aubenas.
La vieille ville peut être charmante l’été, mais plutôt austère l’hiver avec ses rues partiellement piétonnes qui convergent vers son château dont le toit bourguignon est plaisant. Mais nombreux sont les édifices anciens qui mériteraient d’être restaurés. On voit bien que l’argent du tourisme n’arrive pas encore en grande quantité à Aubenas.
C’est une situation qui a son bon côté car ce n’est pas une ville-dortoir qui vit l’été et se vide l’hiver, mais le centre commercial de toute la basse Ardèche.
L’été, j’y ai mes habitudes à l’église St-Laurent dans le centre ville où on offre de nombreux concerts dans le cadre du festival de musique annuel, le Chœur en Musique, qui irrigue les villages alentours.
La Chapoulière est le seul restaurant à poisson à 30 kms à la ronde. La terrasse ombragée de ce petit hôtel de 11 chambres est tout à fait sympathique. On peut y déguster une cuisine traditionnelle à base de produit frais. Le menu poisson (entrée, plat et dessert) est à 20 euros. A midi je me suis contenté du loup ou la dorade, rôties au four, sans entrée : 15 €. Satisfaisant. Une bonne adresse dans une région mal approvisionnée en poisson frais.
Attention, cet hôtel restaurant est situé en bord de route, à environ 3 kms au sud de Ruoms, direction Grospierres. Tél : 04 75 39 65 43.
Ruoms est le plus gros bourg de cette Ardèche méridionale et ensoleillée. La partie ancienne du village, le Ruoms historique, est ceinte de remparts qui datent de la guerre de cent ans. J’ai parcouru ces ruelles en suivant sagement l’itinéraire proposé par l’excellent dépliant de l’office du tourisme. Bien m’en a pris, car sans lui, j’aurai passé à côté de beaucoup de détails architecturaux intéressants. N'oubliez pas de sortir quelques instants de la vielle ville par le sud pour flâner dans la rue des tournelles avec ses 5 tours de fortification. Un bon point : la rénovation de ces vieilles demeures se poursuit sans trop de dommages collatéraux pour l’ensemble.
En sortant de la vieille ville, je suis tombé dans la rue commerciale, nettement moins pittoresque, avec ses alignements de boutiques pour touristes, puis sur l’ancienne gare dont l’architecture SNCF est reconnaissable entre mille. Elle abrite aujourd’hui la gendarmerie, tandis que le site des anciennes voies ferrées, aujourd’hui désaffectées, est utilisé par les brocantes de l’été. L’Ardèche est un département sans train.
Si vous avez des courses importantes à faire, traversez la D579 jusqu’au centre commercial. C’est ce qu’il y a de mieux dans le coin.
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