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Les Mosos : une civilisation qui va disparaître? (8)

Publié le : 22 Mai 2006
Les Mosos : une civilisation qui va disparaître? (8)

Le gouvernement chinois cherche depuis longtemps à faire disparaître le régime matriarcal des Moso. En 1956, il l’interdit, mais en vain. La répression qui a suivi n’est pas parvenue à l’éradiquer.
De nos jours, le gouvernement encourage le changement d’une autre manière. Avec le tourisme qui se développe, beaucoup de personnes cherchent à créer un hôtel. Le gouvernement consent un prêt à un couple qui accepte de vivre ensemble pour lui permettre d’acheter une maison et de l’équiper.
Cela a convaincu certains mais on s’aperçoit que le couple ne résiste pas longtemps. Il est trop régi par les anciennes  mentalités. L’homme à qui l’on reconnaît, désormais, sa paternité et qui doit déclarer ses enfants, n'assume pas entièrement son rôle envers eux. Il préfère s’occuper de ceux de sa famille, c'est à dire de ses soeurs, dans la maison maternelle comme auparavant. Si bien que la femme se retrouve seule, avec ses enfants à charge et sans la protection de sa fratrie comme avant. Elle perd donc au change si bien que l’évolution est très lente.

Cependant, je suis persuadée qu’elle est inexorable. Désormais tous les enfants, garçons et filles, vont à l’école, ce qui entraînera forcément, à la longue, une transformation de la société. Les moyens modernes de communication, l’avancée du tourisme qui est en train de devenir une des grandes richesses économiques de la région, achèveront de faire évoluer ces moeurs matriarcales.

Donc, un conseil, allez vite voir cette ethnie avant que ses coutumes ne disparaissent. Je suis presque certaine que, depuis 2004, date de mon voyage, elle a dû déjà changer !


La peur de l’inceste chez les Mosos (7)

Publié le : 21 Mai 2006
La peur de l’inceste chez les Mosos (7)

La liberté sexuelle est totale chez les Mosos quand il s’agit de rapports entre hommes et femmes qui n'appartiennent pas à la même famille. Mais ils ont des lois extrêmement sévères pour règlementer les rapports entre frères et soeurs.
Dans une société où ces derniers vivent dans la même maison toute leur vie, la grande peur est celle de l’inceste qui d’ailleurs entraîne la peine de mort.

Pour l’homme, la sexualité doit avoir lieu hors de la maison maternelle. Une légende dit qu’une maison où a eu lieu un inceste attirera le malheur sur les générations à venir.
A l’intérieur de la maison maternelle, les hommes et les femmes doivent éviter de regarder la télévision ensemble car il pourrait y avoir images ou des propos érotiques.

A l’extérieur, une femme peut se promener toute seule ou avec des hommes partout, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, à condition qu’il n’y ait pas son frère avec elle. De même un homme ne doit pas être vu seul avec sa soeur car la réputation de la famille serait détruite. Aussi, un frère doit s’assurer, avant d’entrer dans certains lieux publics, que sa soeur n’est pas à l’intérieur.
J’ai vu un jeune homme de 24 ans dans la famille où je vivais se faire refouler par sa soeur de 14 ans à l’entrée d’une discothèque, celle-ci lui ordonnant d’aller se coucher. Ce qu’il a fait.

Ceci dit, il ne faut pas voir les Mosos comme un peuple austère et sévère. Ils sont au contraire très gais, toujours prêts à faire la fête et, pourvu que les tabous soient respectés, une grande liberté règne entre eux. Chaque soir, avant de se retirer pour la nuit, la famille organise des danses dans la cour. Les jeunes filles revêtent leurs plus jolis vêtements, les jeunes gens extérieurs à la famille les rejoignent. Tous dansent ensemble autour d'un feu. Musiques et chants traditionnels en langue Moso retentissent.
Bien sûr, de nos jours, ces fêtes traditionnelles sont organisées en direction des touristes qui doivent payer 1 € pour y assister. La bonne humeur et la joie qui y règnent ne sont cependant pas feintes.
Quant à moi qui ai partagé leur vie assez longuement, j'ai été rapidement invitée à venir me joindre à eux quand je le souhaitais. Les touristes se tiennent à l'extérieur du cercle et regardent les évolutions des danseurs puis peuvent entrer dans la ronde. Ce sont des moments plaisants et joyeux partagés par tous.


Promenades autour du lac Lougou (6)

Publié le : 21 Mai 2006
Promenades autour du lac Lougou (6)

Je reste en tout cinq semaines à Ligue et j’organise au mieux ma vie, réglant d’abord les détails matériels. Pour les repas, j’essaie quelques restaurants du village mais je n’aime pas trop la cuisine de ce pays. Je finis par trouver un plat qui me plaît et désormais je retourne toujours au même endroit.
Je commence mes promenades autour du lac Lougou. Je pars seule parcourant à pieds les sentiers autour de ce lac, magnifique, dominé par des montagnes qui culminent à 2600 mètres. La végétation est abondante et très verte, arrosée par la mousson d’été. Je traverse des villages paisibles, découvre parfois au hasard d’une promenade un très beau temple aux murs blancs, aux toits élancés, en bois peint de couleurs bariolées. Il est orné d’une multitude de petits drapeaux, prières flottant dans le ciel dédiées à Gamou, la Montagne Sacrée, la Mère.

Plus tard, quand j’ai bien arpenté la région, je décide de me rendre dans des villages plus reculés loin des zones touristiques. Je prends un guide local qui m’introduira dans les familles. Nous avons fixé un prix de 8€ pour les deux jours d'excursion mais rapidement, je perds confiance en lui et j'abandonne le projet de continuer mon voyage pour un village plus lointain.
Je reste donc là où nous avons fait étape le premier jour, dans le village de Wenquiam, près des sources chaudes, dans la famille à qui j'ai loué une chambre. Par le plus grand des hasards j’arrive au moment où la mère du chaman est décédée. On me permet d’assister aux funérailles qui revêtent un certain décorum. Tous les moines du monastère sont réunis et psalmodient des prières ininterrompues pendant les trois jours que dureront la cérémonie. A l'aube du troisième jour, le corps est brûlé sur un bûcher funéraire.
Mon périple qui avait mal commencé se termine donc au mieux.


Promenades autour du lac Lougou (6)
Promenades autour du lac Lougou (6)

La maison traditionnelle moso (5)

Publié le : 21 Mai 2006
La maison traditionnelle moso (5)

Après voir vécu trois jours chez la belle Moso, je décide de changer pour un autre logement plus joli et qui me coûtera 4 euros. Il est tenu par des intellectuels chinois qui ont décidé de quitter Pékin, de rompre avec la grande ville pour vivre à la montagne. Ils ont restauré avec goût une maison ancienne et ma chambre donne sur le lac.

Avec eux, je peux avoir quelques échanges verbaux, car ils parlent anglais et ainsi apprendre beaucoup sur les coutumes de ce peuple. Mais je les quitte car il y a trop de bruit. Dans le local au rez-de-chaussée est intallé un café-restaurant qui passe des rengaines chinoises tard dans la nuit.
Je trouve enfin une très belle chambre avec une salle de bain art déco, dans une maison  traditionnelle, un vrai luxe pour 6 euros.

La très belle habitation à un étage, où je vais poursuivre mon séjour désormais, est en bois. Les différents corps de logement se répartissent autour d’une cour carrée avec une seule entrée. En face, se trouve le logis de la mère, chef de famille, à côté et au-dessus, le temple où la famille peut prier ses dieux. De petit drapeaux de couleurs variées sur lesquelles sont inscrites des prières décorent la façade.

Au rez-de-chaussée sont aussi parquées les bêtes de la ferme.

Dans une aile, une salle commune sert de lieu de réunion aux frères. N'oublions pas qu'ils passent le nuit chez leur compagne. Du côté opposé, au premier étage, se répartissent les chambres des filles à côté desquelles je loge. Chacune ouvre sur une galerie de bois qui encercle la cour.
Chaque fille de la famille peut ainsi recevoir ses amants en toute discrétion car une entrée directe par un escalier sur la galerie permet un accès à sa chambre.

Certaines maisons sont moins riches et plus petites. En  bois, elles aussi, elles présentent la même organisation autour d'une petite cour carrée pleine de fleurs et de plantes ornementales cultivées dans des pots. Des grappes de maïs mis à sécher sous les toits créent des taches de couleur réjouissantes...


La maison traditionnelle moso (5)
La maison traditionnelle moso (5)

L’organisation sociale des Moso (4)

Publié le : 21 Mai 2006
L’organisation sociale des Moso  (4)

A la naissance d’une fille dans une maison, une grande fête est organisée. On accueille bien les garçons aussi mais les réjouissances sont moindres.
Donc, dès son entrée dans la vie, la fille est habituée à être considérée comme supérieure. Si la famille est suffisamment riche, elle envoie la fille à l’école alors que les garçon restent à la maison pour aider aux travaux.
Quand elle atteint treize ans, on célèbre ce passage de l’enfance à l’âge adulte par une autre fête comparable à un mariage. La fille reçoit alors une chambre qui sera sienne toute sa vie où elle peut recevoir ses partenaires. 

Dans ma famille, les jeunes filles s’habillent un peu comme les chinoises de nos jours, pantalon et tunique mais elles revêtent le costume traditionnel pour les jours de fête. Il est très beau et elles me le font essayer, ce qui est très agréable. Il est composé d’une jupe longue, blanche, et d’une élégante tunique rose ou bleue, nouée à la taille par une ceinture en laine tissée bariolée.
Plus la jeune fille a des amants, plus la ceinture est large. Une jeune fille qui n’a qu’un seul partenaire est moins considérée. Une fille laide n’hésite pas à s’inventer des amants car une ceinture mince la ridiculiserait. C’est l’inversion de nos valeurs judéo-chrétiennes !

Leur coiffure est très seyante, composée d’un turban torsadé qui remplace les longues nattes de jadis. Maintenant, elles sacrifient à la vie moderne et ont les cheveux courts. Des rangs de perles et de grandes fleurs roses couronnent leur front. Les vieilles dames revêtent aussi un jupe longue et une tunique de couleur plus sombre, beige, gris, marron. Leur coiffure, une sorte de laine roulée en turban, est beaucoup plus sobre que celle des jeunes filles mais non sans grâce.       

Pour les activités de chaque sexe , on peut s’apercevoir que ce n’est par contre pas très différent de chez nous : les hommes effectuent des tâches qui demandent de la force physique, travailler les champs, abattre les arbres... ils s’occupent aussi des animaux de la ferme...  Les femmes ont la responsabilité des enfants, de la cuisine, de certains travaux des champs, mais contrairement à notre société occidentale, ces occupations sont valorisées. Ce qui est vraiment différent, donc, c’est qu’elles ont l’autorité, le pouvoir de décision et qu’elles sont propriétaires du bien familial.


L’organisation sociale des Moso (3)

Publié le : 21 Mai 2006
L’organisation sociale des Moso  (3)

Dans cette famille où je vais vivre trois jours, je ne peux pas communiquer par la parole. Personne ne parle l’anglais et même leur langue est différente du chinois.

Pour les choses quotidiennes de la vie, cela n’a pas beaucoup d’importance car on finit toujours par s’entendre par gestes quand il s’agit de fixer un prix, par exemple. Pour le reste, cela ne me dérange pas. Le silence me convient  très bien.  Il me permet de me fondre dans le décor, de me faire oublier  des gens qui m’entourent et d’observer autour de moi. Témoin attentif, on devient presque inexistant aux yeux des autres et on parvient ainsi à mieux les saisir et les comprendre.   

Le chef de famille est une vieille dame, très respectée. C’est elle qui est la propriétaire de la maison dont la fille aînée, notre belle hôtesse, héritera, les autres filles continuant à vivre toute leur vie dans la maison maternelle. A ce titre les décisions lui reviennent mais elle tient conseil avec ses frères et ses filles.

Plusieurs générations sont installées dans la même maison. Il faut dire qu’ici les hommes (sauf exception) ne quittent pas le foyer maternel. Le mariage n’existant pas, ils ont des partenaires dans les autres maisons mais demeurent sous le toit de leur mère. En fait le concept de paternité n’existe pas. Ils n’ont pas à s’occuper de leurs propres enfants qui vivent au foyer maternel et envers lesquels ils n’ont aucune responsabilité. Et c’est bien vrai qu’ils sont un peu traités comme des jeunes gens irresponsables et à ce titre ils  sont  gâtés et choyés par leur mère ou leurs soeurs. Mais ils leur obéissent.
C’est donc la femme qui travaille le plus car elle est responsable de la bonne gestion de sa propriété. C’est un chef d’entreprise. Dans ce régime matriarcal, il n’y a  pas de partage d’héritage. C’est pourquoi les propriétés sont importantes et la tribu est relativement riche.

Il arrive parfois que, par amour, un homme vienne vivre chez sa femme. C’est le cas du partenaire de notre belle hôtesse. Il a le mauvais rôle, celui de la belle fille, jadis, dans les familles chinoises patriarcales. Il doit exécuter les corvées. Rien ne lui appartient.
Si sa femme le chassait, il serait peut être repris par les siens mais il serait moins considéré car il est allé travailler pour une autre famille. Sa femme pourrait lui donner un lopin de terre pour qu’il puisse subsister mais il vivrait dans la pauvreté.

Un des fils de la maison est lama. Il pratique le boudhisme tibétain et le chamanisme. Il vit dans un monastère et consacre sa vie à la prière et aux exercices spirituels. Il vient de temps en temps visiter sa famille. Il est célibataire mais n’a pas fait voeu de chasteté. Il rend visite, la nuit, à ses partenaires dans leur chambre comme tous les autres hommes.


Arrivée chez les Mosos au bord du lac Lougou (2)

Publié le : 20 Mai 2006
Arrivée chez les Mosos  au bord du lac Lougou (2)

Pour me rendre à Ligue, un village situé au bord du lac Lougou, à 240 kilomètres au Nord-est de Lijang, chez les Mosos, je m’adresse à une agence privée et je loue un mini bus avec cinq autres touristes : un chinois, quatre français dont un martiniquais et un guadeloupéen.

Notre trajet dure une journée sur des routes cahoteuses et mal entretenues. Nous sommes même obligés de traverser un cours d’eau. Enfi, première vision d’un paysage à couper le souffle : le lac Lougou entouré par les hautes cimes de la montagne Gamou, la Déesse Mère...
Nous arrivons au village. Il nous faut trouver un abri. On nous indique les chambres d'hôtes dans des maisons où nous nous rendons. Les trois premières sont complètes. Nous ne trouverons des chambres qu’à la quatrième maison, un logement modeste au confort plutôt rudimentaire pour 1 euro la nuit. La douche et les toilettes sont dans la cour.

J'ai là une première surprise. Notre hôtesse, une femme d’environ 35 ans, au port altier, très sûre d’elle, s’adresse à nous et fixe le prix. Tout, dans son comportement, dans la fierté de son attitude, le ton de sa voix, indique une femme consciente de sa supériorité. Elle nous montre nos chambres distribuées autour d’une galerie en bois, nous fait visiter les lieux. Pendant ce temps, l’homme, les yeux baissés, balaie, met des draps propres à nos lits. Je me demande si c’est un employé de notre belle Moso. J’apprendrai plus tard que c’est son mari ou plutôt son partenaire, le mariage n’existant pas chez les Mosos.

Le lendemain, je vois la jeune femme, mère de quatre enfants, partir à la ville pour faire des courses, bien maquillée et joliment habillée. Pendant ce temps, l’homme passe une partie de sa journée à faire le ménage et surtout à laver les draps qu’il frotte, rince, essore à la  main avant d’aller les étendre. Vers 16 heures, elle rentre, lui parle et sort un paquet de cigarettes. Il s’incline pour la remercier. Elle s’installe devant la télévision. Il sert le thé. Moi, qui me considère pourtant comme une femme libre, indépendante, je me sens un peu surprise et amusée par cette situation. Il me faut me raisonner et me dire : si c’était le contraire, si le mari était arrivé avec un bouquet de fleurs pour sa femme, si celle-ci lui avait servi le thé après avoir fait la lessive toute la journée, aurais-je eu ce sentiment ? Nous sommes tellement imprégnés de nos valeurs patriarcales que nous les laissons nous dicter nos réactions sans même nous en rendre compte.


Un voyage en Chine chez les Mosos (1)

Publié le : 20 Mai 2006
Un voyage en Chine chez les Mosos  (1)

A environ 240 kilomètres au Nord-Est de Lijang, en Chine, à cheval sur la frontière des provinces Yunnan et Sichuan se trouve le lac Lougou. Autour de ce lac s’est installée une ethnie, les Mosos, aux moeurs matriarcales, qui compte approximativement trois cent mille habitants.

J’ai découvert l’existence de ce peuple au hasard d’un reportage vu dans un journal il y a vingt ans. J’ai tout de suite eu envie de me rendre dans ce pays attirée par la découverte d’une société si différente de la nôtre. C’est en 2004 que j’ai pu enfin réaliser ce voyage.

L’expérience est intéressante, étonnante, elle met en cause toutes les valeurs de notre société. C’est pourquoi j’ai envie de la partager avec tous ceux qui comme moi aiment le voyage et sont curieux de coutumes différentes des nôtres.

Le voyage s’est effectué en deux temps : j’ai pris un  avion  à Paris jusqu’à Bangkok, puis de Bangkok à Kunming le premier jour et le second jour un avion de Kunming à Lijan.
                                                           
L’arrivée à Lijang est une surprise ! Je ne m’attendais pas à tant de beauté ! La ville est un haut lieu du tourisme asiatique au même titre que Venise pour nous mais elle est très peu connue des occidentaux.  Et  pourtant ! Je ne me lasse pas de me promener dans cette vieille ville au décor romantique. Traversée de canaux, elle  étale ses belles maisons traditionnelles en bois avec ses toits en pagode, ses façades décorées de lanternes rouges, ses cours intérieures fleuries, son palais royal...

L’ethnie qui vit à Lijang, les Naxi, est proche des Mosos. De type matriarcal, à l'origine, elle  a dû, sous l’influence de la Chine depuis le XVIII° siècle, revenir à des moeurs partiarcales. Cela ne s’est pas fait sans heurts. On dit que les jeunes filles préféraient se suicider plutôt que de perdre leur liberté.

J’ai trouvé un hôtel situé à proximité de Lijang, sur le premier méandre du fleuve Yangzi : The First Bend Inn. Il est installé dans une belle demeure ancienne et ne coûte que 8 euros. C’est déjà un prix élevé pour le pays car une chambre dans un hôtel plus modeste vaut 4 euros. Il est propre et confortable et son charme vaut bien de payer un prix plus élevé. La salle de bain est en commun. Il vaut mieux réserver pour  être sûr de trouver de la place car la ville, je vous l’ai dit, est très touristique. 

Si Lijang est d’une beauté idyllique, nous ne sommes pas pour autant au paradis ! Certes la population est sympathique mais il faut savoir que des bandes organisées peuvent détrousser les touristes un peu trop audacieux au bord du Yangzi. Prudence, donc !


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