CARNETS DE VOYAGES

Je consigne dans mes carnets toutes mes observations, mes lectures. Cela m'aide à observer. Si je ne peux pas décrire, c'est que j'ai mal regardé.

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Royaume-Uni

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Retour d'Ecosse - Relire Sir Walter Scott : Rob Roy

Publié le : 17 Octobre 2007

La préparation ou la conclusion d'un voyage sont des occasions pour relire les classiques. Point n'est besoin d'être agrégé d'Anglais pour avoir entendu parler de Walter Scott. Mais l'a t o n vraiment lu? Ivanohé est remisé dans la mémoire du côté des souvenirs préadolescents avec les Trois Mousquetaires, la conquête de l'Ouest ou le Livre de la Jungle. Régression enfantine délectable quand on visite une ruine écossaise, enthousiasme à Urquhart dans les donjons surplombant le loch Ness! Le tourisme nous replonge dans l'histoire romantique des rois et des reines...

Dès l'Open tour d'Edimbourg, sur l'impériale du bus vert, rouge ou brun le premier monument que le guide vous montre est le "mémorial" kitschissime au célèbre écrivain. Et au cours des visites à Edimbourg, ou ailleurs en Ecosse, la rencontre avec Sir Walter Scott est inévitable.
Ecrivain ou homme politique, génial metteur en scène de la visite du roi George  en kilt trop court à ses sujets écossais, initiateur romantique d'un engouement pour les brumes, les tartans et les cornemuses qui s'est répandu dans tout le Royaume Uni pendant près de deux siècles.
C'est dans les Trossachs, à Aberfoyle et au Loch Lomond que la présence de l'écrivain est la plus preignante.

J'ai trouvé Rob Roy dans la bibliothèque du cottage de Beauly, laissé à l'intention des touristes et je l'ai commencé là. A la fin du séjour, je n'allais pas le voler. Je n'ai pu le finir qu'à mon retour.

Et je me suis plongée en immersion totale dans l'Angleterre et l'Ecosse du début du 17ème siècle. Le héros est anglais, fils d'un commerçant, il se trouve plongé malgré lui dans la révolte jacobite de 1715.
Voyage périlleux à travers l'Angleterre, vie de chasse et de beuveries de nobliaux rustres du Northumberland, conflits religieux, chevauchées dans les landes et les marais écossais... roman d'aventure et peinture d'une grande vivacité des moeurs de l'époque.
L'arrivée, le dimanche, dans le Glasgow prebytérien paralysé par la dévotion du sabbat est un chef d'oeuvre. L'embuscade dans un glen en est un autre.
Seul bémol pour un francophone : lisez vous l'Ecossais? L'Anglais classique de Scott est déjà d'une grande richesse de vocabulaire si bien que le Harraps n'est jamais loin de ma table de chevet. Tout se complique quand les personnages écossais conversent entre eux (rassurez vous, ce n'est quand même pas en Gaélic),  la déformation des mots ne permet plus le recours au dictionnaire, il faut alors deviner!En cherchant sur Amazon j'ai découvert un recueil dans la collection Bouquins avec 3 romans écossais en français. mais on perdra la saveur de la VO.


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Marie Stuart, une figure incontournable de l'histoire de l'Ecosse

Publié le : 29 Septembre 2007
Marie Stuart, une figure incontournable de l'histoire de l'Ecosse

Stefan ZWEIG : Marie Stuart (Livre de Poche)


      Personnage clé de l’histoire de l’Ecosse. Nous la rencontrerons à nombreuses reprises lors de nos visites. Sa biographie est donc incontournable. (Expression que je déteste et que je me promets de ne jamais employer ! Pourtant très adéquate dans ce cas précis.)

     Marie Stuart est une figure de tragédie. Premier acte, couronnée Reine d’Ecosse âgée de quelques jours seulement, enjeu des intrigues d’Henry VIII d’Angleterre qui l’a fiancée à son fils, sa mère Marie de Guise doit la cacher et l’envoie en France pour la protéger. Très jeune fille elle est alors fiancée puis mariée au roide France. La voilà Reine d’un second royaume. Cela ne suffit pas, elle revendique aussi la couronne d’Angleterre. Elle est belle,  cultivée, adulée par les poètes de la Cour de France, tout lui réussit.

     Deuxième acte : le jeune roi de France meurt et la laisse veuve. Elle retourne dans son royaume après s’être attiré la vindicte de sa rivale Elisabeth première dont elle a osé contester la légitimité. C’est le meilleur parti de l’époque. Mais étrangement les prétendants des cours européennes ne se pressent pas de conclure une nouvelle union. Marie voudrait un roi catholique : espagnol ou français. Elisabeth intrigue pour que l’Ecosse protestante ne passe pas sous in fluence espagnole ou française. Nous sommes en pleine guerre de religion. Knox prêche à  Edimbourg.

   Curieusement Marie fait un mariage d’amour avec un écossais Darnley qui la déçoit rapidement puis se laisse entraîner dans une passion amoureuse pour un capitaine protestant Boswell. Holyrood devient le cadre de sinistres intrigues, de meurtres, de complots. Darnley est attiré dans un piège et assassiné. Marie se marie sans attendre avec le meurtrier de son époux. C’est le scandale, la chute, la guerre, la poursuite...

    Pendant plus de vingt ans Marie sera prisonnière, en Ecosse puis en Angleterre pour finalement être exécutée par Elisabeth, sa « sœur », sa cousine, sa rivale de toujours.

Stefan Zweig ne se contente pas de raconter la vie de la reine d’Ecosse. Il brosse toujours en parallèle celle d’Elisabeth. Ce double éclairage donne de la profondeur à la biographie.


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Lire pour voyager : The master of Ballantrae R L STEVENSON

Publié le : 29 Septembre 2007

Robert Louis STEVENSON: The Master of Ballantrae (Dover Thrift Editions 168p)

     Dans le manoir de Durrisdeer les deux fils du Lord Durrisdeer ont joué à pile ou face un étrange destin : lequel des deux fils du Lord suivra Bonnie Prince Charles dans la Rébellion Jacobite ? Lequel restera au château en compagnie de leur cousine, fidèle au roi d’Angleterre ? C’est James le  Maître de Ballantrae  qui a suivi les rebelles et qui disparaît une première fois à la bataille de Culloden. Son frère cadet Henry épousera sa cousine et deviendra donc le lord de Durrisdeer. Mais le Maître de Ballantrae reviendra après des aventures maritimes avec de pirates et des tribulations en Amérique.

    Ce livre peut se lire comme une suite d’aventures, livre de pirates, de cap et d’épées. C’est surtout la rivalité des deux frères qui se poursuivra toute leur vie.

    Le Maître de Ballantrae est un gentilhomme séduisant brillant mais c’est aussi un personnage malfaisant. Son frère cadet, lui est plutôt un campagnard balourd et méprisé de son entourage.
Et je retrouve la problématique du Bien et du mal posée dans Dr Jeckyll et Mr Hyde. Un personnage intrinsèquement mauvais et un autre vertueux, généreux et honnête. Et ce n’est pas la vertu qui est récompensée de l’estime des autres !

    168pages seulement qui m’ont occupée pendant une bonne semaine. J’ai choisi la « lecture lente ». J’aurais pu dévorer le livre d’aventures sans m’arrêter aux mots inconnus, devinant le sens général d’un paragraphe et me laissant entraîner par ce roman d’action. J’ai préféré sortir le Harraps des étagères et chercher tous les mots nouveaux. Et R L Stevenson utilise un vocabulaire étendu et littéraire que j’ai eu énormément plaisir à découvrir. Des mots écossais donnent un goût original au dialogue. Sans parler de tout le vocabulaire nautique, tout à fait british ! Plaisir de sortir de mon « globish » touristique qui est suffisant pour se débrouiller n’importe où ? pour une langue littéraire très riche et poétique.


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Un B&B caché dans les arbres entre Montrose et Edzell (Angus)

Publié le : 15 Septembre 2007
Un B&B caché dans les arbres entre Montrose et Edzell (Angus)

Si vous passez entre Dundee et Aberdeen vous aurez peut être du mal à trouver ce B&B caché sous les arbres. De Montrose prendre la direction de Brechin, après House of Dun tourner vers Edzell....
Et vous serez accueilli par une dame charmante dans une belle maison grise. vous aurez peut être la chance d'avoir comme nous la chambre rose très kitsch avec une vue sur un océan vert de prairies avec des moutons comme des vagues....
Bonne base d'excursion vers Edzell et son glen, Brechin et son centre d'interprétation picte, Arbroath et son abbaye (ou plus prosaïquement les fumeries de saumon) entre mer et lande.
Petit déjeuner fameux!
mailto:ballochyhouse@tiscali.co.uk


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Entre Dundee et Aberdeen un B&B très agréable : Eskview farm

Publié le : 15 Septembre 2007
Entre Dundee et Aberdeen un B&B très agréable : Eskview farm

Nous avons passé plusieurs jours dans ce B&B très agréable et très bien situé : 15 minutes à pied d'une plage de sable immense dans la réserve de Saint Cyrus. 5 minutes en voiture de Montrose jolie cité écossaise avec toutes les facilités. Base d'excursions dans l'Angus : Glamis, Arbroath, Edzell et son glen, House of Dun... et au nord de jolis ports de pêche et Aberdeen.
Kath et son mari nous ont réservé un accueil très chaleureux, sans parler du somptueux petit déjeuner. Décor très agréable et compagnie sympa de leurs chevaux, chiens, oiseaux et des poules qui nous fournissent les oeufs frrais du breakfast.
Si vous venez nombreux, vous préfèrerez peut être louer la caravane complètement aménagée (self catering)


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Edimbourg : premier matin

Publié le : 12 Septembre 2007
Edimbourg : premier matin

Jeudi 5 Juillet : Edimbourg sous le soleil

Breakfast Ecossais
    Un SMS nous réveille à 6H30. Maman a oublié le décalage horaire ! Une heure plus tard je me préoccupe du breakfast. Nous disposons d’une cuisine. Peut être vendent ils du thé à la réception ? Il y a effectivement un « Kit breakfast » cher et peu engageant. L’hôtesse me recommande l’Auberge de Jeunesse de Blackfriars dans le voisinage qui sert un breakfast buffet pour 3,95 £. On se sert à gogo ; Des pancartes préviennent : ne prendre que 6 items !
Je choisis un pamplemousse, une tranche de bacon, une saucisse et ce que je prends pour des lentilles : du haggis. Un groupe de scolaires italiens fait une telle cohue que j’aurais pu manger gratuitement. Consciencieusement, je paie au bar.
Première promenade
9heures, sous un joli soleil, nous trouvons un raccourci pour aller à la gare. Au lieu de suivre Cowgate jusqu’à St Mary’s comme sur le plan d’Eurohotel nous montons la pente très raide de Blair Street qui nous conduit à une place élégante : Hunter Pl. dont le centre est occupé par un curieux édifice carré. Nous coupons High street entrevue hier soir (musique dans un pub) puis descendons Cockburn St. Vers la gare de Waverley. Il fait beau. Les boutiques sont avenantes. Nous entrons dans une petite épicerie tenue par un Pakistanais très aimable puis dans une petite échoppe dont les étagères sont toutes occupées par des bonbons colorés dans des flacons. Le marchand cuit des rolls au bacon bien appétissants. Deux tables rondes sont installées sur le trottoir.

Edinburgh Pass
Nous commandons un « quick breakfast », pour Dominique tandis que je fonce chercher le Edinburgh Pass censé nous permettre de circuler librement et de visiter gratuitement attractions et musées.
Ce Pass est cher : 32 £ la plupart des musées sont gratuits et il existe des billets à la journée sur le réseau urbain. J’ai beaucoup hésité et ne l’ai pas commandé sur Internet à un prix plus avantageux. C’est la même histoire que le forfait de ski, on regrette toujours de ne pas l’avoir pris ! D’ailleurs, la publicité sur le Net était exagérée. Pour 32£, pour deux jours, chacune, nous avons droit à trois visites seulement : le Château, le yacht Britannia et le Palais d’Holyrood – fermé pour cause de visite royale – et nous ne pouvons emprunter que l’un des trois bus pour touristes verts, rouges et bleus.

Une ville de grès
De la Gare, la vue est magnifique : flèches élancées, clochers e dentelle de pierre, toits pointus se détachent sur le ciel. Une sorte de tranchée, coulée verte occupée par un beau jardin sépare la Vieille Ville de la ville Nouvelle, régulière et géométrique  (18ème siècle). Edimbourg est vraiment une belle ville – ville de pierre, bâtie en grès fin. Rose et poli, les strates roses ou plus claires forment un décor dans les bâtiments les plus neufs. Noirci quand ils ont été oubliés par les ravalements. Sobre, gris clair dans un appareil très simple de blocs rectangulaire lisses. A l’Antique, colonnades doriques ou ioniques. Moellons irréguliers, oxydés d’orange ou de marron…Le Nouveau Parlement de béton clair décoré de métal et la tente du Dynamic Earth me paraissent vulgaires à côté de l’aristocratique pierre à bâtir.


Edimbourg visite guidée à bord du bus vert

Publié le : 12 Septembre 2007
Edimbourg visite guidée à bord du bus vert


Promenade Guidée

    Les bus touristiques partent de Waverley. Nous montons dans un  bus vert où officie un guide doté d’un  micro et d’un sens de l’humour très british. Chevelure entièrement blanche, le vieux monsieur est un brin autoritaire. Il nous met en garde contre les téléphones mobiles intempestifs, les allers et venues, les bavardages. Il rappelle à l’ordre les touristes turbulents ou ceux qui, impolis, ne lui disent pas bonjour. Comme l’assistance est clairsemée il pose des questions précises comme à des élèves pour maintenir l’attention de son auditoire. Gare à moi si mon esprit vagabonde !

Les Hommes Illustres
    La promenade débute sur Princes str. le long de verts jardins, avec le Monument de Sir Walter Scott, pyramide ajourée dressant sa flèche au dessus de 287 marches. Non loin de là, la statue de Livingstone, prétexte à rappeler l’anecdote célèbre de sa rencontre avec Stanley. Notre cicérone a choisi d’illustrer la visite de la ville par l’évocation des hommes célèbres d’Edimbourg. A chaque statue chaque plaque il fait surgir un personnage célèbre.
Dans le désordre, j’apprends donc que Graham Bell, l’inventeur du téléphone est originaire d’Edimbourg, Simson, le premier utilisateur du chloroforme donna un impulsion à l’anesthésie en la pratiquant sur la Reine Victoria. Hutton, au 18ème siècle fonda la Géologie moderne en détachant l’Histoire de la Terre de la Création en 7 jours de la Genèse. Je découvre une vie intellectuelle et savante intense qui n’a rien d’étonnant au regard de l’étendue des bâtiments universitaires qui occupent une grande partie de la Vieille Ville.
    Les écrivains, de Burns à Scott, Stevenson, Conan Doyle, Dickens, ont leur statue, une plaque, leur pub préféré !
    Des  faits divers : le chien resté 14 ans sur la tombe de son maître, les Resurrectionists Burke et Hale qui vendaient des cadavres à la faculté de médecine dont j’ai, déjà entendu parler dans la Colline des Chagrins d’ Iain Rankin, un escroc dont j’ai oublié le nom…
    Toutes ces anecdotes rendent la visite très vivante et très dense.

Le Circuit touristique
    Après Princes Street, le bus monte au château, fait une large boucle dans les quartiers universitaires avant de couper High street qui fait partie du Royal Mile qui rejoint le château au Palais d’Holyrood s’appelant par la suite Cannongate. Après le Palais il s’engage dans la Ville Neuve.


Edimbourg : château

Publié le : 12 Septembre 2007
Edimbourg : château

Forteresse imprenable juchée sur son volcan de basalte, elle occupe une vaste superficie sur des terrasses en étage. Les pavés rendent la marche pénible à dominique. Un audio guide en français raconte avec force détails les guerres qui se sont livrées ici. Pendant au moins deux siècles, l’histoire de l’Ecosse et celle de l’Angleterre, intimement liées, ont subi des luttes de successions compliquées combinées avec des guerres de religion. J’ai mal préparé ce voyage, je me trouve perdue dans les Jacobites, les Hanovriens, les Catholiques, les Presbytériens, les Anglicans, les Ecossais et les Anglais. Certains personnages se détachent : Mary Stuart, Bonnie prince Charles, mais aussi Cromwell…. L’autre thème récurrent est purement militaire et ne me passionne pas.
    Lassées des explications très fouillées, nous profitons du site : de la vue étendue sur Edimbourg sous le soleil, des massifs de fleurs très simples. La vieille chapelle de la Reine Marguerite, minuscule, est la plus touchante. Les restaurations 19ème d’un Viollet Leduc écossais sont un peu « trop » bien faites.
    A 13 heures nous ne manquons pas le coup de canon tiré chaque jour et nous offrons u n déjeuner à la cafétéria : sandwich au thon pour Dominique et un somptueux cake pour moi avec plus de raisins secs et de cerises confites que de pâte et tout ce qu’il faut de gingembre et d’épices. Cette visite nous a physiquement éprouvées après la courte nuit. Nous n’aspirons plus qu’à nous asseoir à nouveau sur l’impériale d’un bus touristique (nous avons bien fait de payer le Pass !). Dans l’autobus rouge on prend en montant des écouteurs et on choisi  la langue pour les commentaires. J’aime bien réviser mes connaissances fraîchement acquises et cela ne m’ennuie pas du tout d’entendre une nouvelle version des anecdotes.


Edimbourg : Arthur's Seat, Holyrood palace, Peinture

Publié le : 12 Septembre 2007
Edimbourg : Arthur's Seat, Holyrood palace, Peinture

J’avais envie de monter à Arthur’s Seat depuis que j’ai lu la « Colline des chagrins » d’Iain Rankin. Un peu de nature sauvage m’aurait reposée de tout le bourrage de crâne de ce matin. Mais voilà que la pluie s’invite. Pour prendre en photo le volcan éteint nous descendons du bus sur la colline situe en face devant un portique d’un  classicisme des plus grecs. A quelques pas, dans un cimetière très vert, nous avons une bonne vue sur Holyrood et le volcan. Le bus suivant nous emporte jusqu’à Princes street.

Peinture
      Le beau temps est revenu, nous descendons dans les jardins dans le creux du jardin pour arriver devant deux musées de peinture la Scottish National Portrait Gallery et la National Gallery of Scotland installés dans de ravissants temples antiques de grès beige ravalées récemment. Sur un parvis à l’arrière des musées, trois Indiens d’Amérique du nord jouent une musique très électrifiée. Celui qui tape sur des tambours a revêtu une magnifique parure de plumes.

     La National Gallery of Scotland renferme une très belle collection de tableaux italiens. Je regarde comme de vieux amis les Raphaël, les Titien, je reconnais immédiatement Andrea del Sarto rencontré à Volterra. Des petits Hollandais me plaisent bien, j’identifie deux Rembrandt. Deux du Gréco…Sans que les autres tableaux n’aient le moins du monde démérité, comment se fait il que je remarque ceux là au premier coup d’œil ? Ces chef d’œuvre ont-ils d’une autre facture, d’une autre qualité – marque du génie – ou alors je les reconnais parce que je les connais déjà, parce qu’ils sont reproduits dans les livres d’art, parce que je les cherche ? Dans les musées que nous visitons j’ai l’habitude de chercher de préférence Botticelli, Raphaël ou Rembrandt…

    Nous terminons l’après midi sur l’impériale du bus rouge qui passe juste au dessus de notre « hôtel ». il suffit de descendre devant le Royal Muséum dans ChamberS tr. Et de descendre un escalier. Pour dîner, j’ai repéré sur North bridge un Fis hand Chips. J’ai des souvenirs très émus de cabillaud arrosé de vinaigre blanc à Dalkey près de Dublin voilà 11 ans ! de celui de Londres aussi.


Edimbourg : cathédrale St Giles

Publié le : 12 Septembre 2007
Edimbourg : cathédrale St Giles

Edimbourg sous la pluie

    Une pluie bien fine et bien persistante s’est installée. Nous visiterons donc des musées. Le conférencier du bus vert avait plaisanté :
-    « Les musées d’Edimbourg ont trois avantages : ils ont un toit, ils sont chauffés et ils sont gratuits ! »

Cathédrale saint Gilles

     Mais ils ouvrent à 10 heures seulement. La Cathédrale Saint Gilles, sur High Str. ouvre à 9 heures. Nous y parvenons en montant un raidillon Old Fishmarket Close. Le Royal Mile si tôt le matin est désert. Les rideaux de fer des boutiques commencent simplement à se relever.

    La Cathédrale est surmontée d’un clocher évidé gothique et très élégant. La nef, aussi, est gothique, les vitraux , 19ème. Je n’arrive pas à m’attacher à ces rénovations 19ème . Peut être est ce un  préjugé stupide ? Je préfère les ruines. John Knox en bronze, en pieds est la cible des touristes belges. J’attends qu’une femme ait fini son cliché mais je passe pendant qu’une autre appuie sur le déclencheur.
-    « je suis désolée ! », je m’excuse.
La dame en rose trépigne et tape du pied.
 
     John Knox m’étonne dans ce cadre que rien ne distingue d’une cathédrale catholique. Lui le théoricien d’un protestantisme le plus austère. Une des curiosités de cette église est une chapelle ornée de boiseries : la chapelle du chardon. Les chevaliers de cet ordre s’y réunissent encore régulièrement. Des angelots chanteurs sculptés et des animaux tous différents sur chaque chaire donnent une note de fantaisie. Une odeur de bacon frit nous met en appétit. On peut déjeuner à la cafétéria de la Cathédrale !

Eggs and Bacon


    Nous préférons une cafétéria plus modeste sur George IV bridge. Je commande « eggs and bacon » m’attable à un guéridon rond pour lire le journal : récit des exploits des sœurs Williams à Wimbledon, Docteurs terroristes à Glasgow, peu de nouvelles du monde.


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