CARNETS DE VOYAGES

Je consigne dans mes carnets toutes mes observations, mes lectures. Cela m'aide à observer. Si je ne peux pas décrire, c'est que j'ai mal regardé.

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7 sentier côtier jusqu'à Dossen - légumes - thalasso

Publié le : 10 Décembre 2006
7  sentier côtier jusqu'à Dossen -  légumes - thalasso

sous la pluie sur la plage de Santec.

    Sous un ciel bien maussade équipée, de ma cape, je quitte le gîte par le chemin creux. Sous la pluie je marche sur la plage jusqu’à Santec. Le sentier remonte dans les champs de carottes. Les laitues sont coiffées de curieuses cloches de plastique blanc. Cela change des choux fleurs ! Comme le GR s’éloigne du rivage, je médite sur la loi Littoral. Contourner une vieille maison bretonne, passe encore ! Mais quand il s’agit d’un  terrain occupé par une caravane – sans la caravane – cela devient agaçant. Dominique m’attend à Dossen.


quand sème t on les choux fleurs?

    Le soleil a dispersé les nuages, il fait un  peu frais pour déjeuner sur la table extérieure. C’eut été dommage pour les filets de vieille. Enfin nous rencontrons la dame du gîte en prenant le café et je peux ainsi la bombarder de questions :
La plus simple : « Quand sème t on les choux fleurs ?
-    on ne les sème pas, on repique les plants qu’un pépiniériste fait dans des pastilles de tourbe. Selon les variétés, on récolte toute l’année »

J’ai bien du mal à poser toutes mes questions. La dame nous livre tout plein d’informations en vrac que j’ai du mal à retranscrire.
les serres
« les serres ? » Autrefois ils cultivaient des fleurs. Les jeunes en reprenant l’exploitation des parents n’ont as voulu continuer cette culture trop exigeante en main d’œuvre. Maintenant il y pousse des pommes de terre qui seront prêtes en février, les premières. Petites pommes de terre nouvelles primeur, de luxe. Ils arrosent les pommes de terre. L’arrosage n’est pas nécessaire pour la plante mais pour empêcher la salinisation du sol. Pourtant nous sommes perchés sur une butte.
irrigation
    En ce moment, un gros engin creuse une tranchée pour installer un gros tuyau qui permettra d’irriguer les champs. Cette année, année de sécheresse, ils ont eu du souci pour irriguer. L’eau d’irrigation est très contrôlée bactériologiquement. Ils possèdent leur propre forage.

parlons tomates

    Puis nous parlons tomates. Ils n’en font plus ?Les tomates sont toutes « hors-sol » et en lutte intégrée « pratiquement bio » - dit-elle – « D’ailleurs, nous sommes presque bio, nous n’utilisons presque plus de pesticides, sauf pour les pucerons » . la présence de pucerons est inconcevable dans des salades en sachets.

artichauts

    Les artichauts nécessitent beaucoup de travail. Il faut arracher les drageons et ne laisser qu’un seul pied au m2 . Ils en font moins. D’ailleurs cela se vend moins bien. « Cela fait des feuilles dans la poubelle » Je m’étonne de cet argument. C’est qu’il faut penser à tout ! « On pourrait produire n’importe quoi selon le désir des consommateurs » tant les agronomes travaillent dans les nombreux instituts phytosanitaires, de sélection… installés dans les environs de Roscoff ?

hangars du Prince

    Une autre spécialité de la région : les mini légumes. La dame  nous recommande de visiter l’usine de conditionnement de Saint Pol de Léon. Ce que nous faisons. Nous trouvons les hangars Prince de Bretagne à l’entrée de Saint Pol de léon. Mais on ne voit rien du tout. Des transpalettes circulent à une vitesse folle et déplacent des piles de cartons et de cagettes. Les variétés de tomates sont nombreuses. Nous sommes loin de la campagne !

piscine de luxe

    A 17h nous attendons que le centre de Thalasso ouvre ses portes aux baigneurs de la piscine. Très peu de cabines dans les vestiaires. On entre au compte goutte. On découvre deux belles piscines carrelées avec goût. De grandes baies vitrées donnent sur la baie. Les goélands planent très près. L’eau est à 32°C. L’éclairage est très doux. Associés à l’ambiance des piscines, en général, une mauvaise acoustique qui amplifie les cris des enfants et les bousculades. Ici, rien de semblable. Thalasso est synonyme de cure de luxe. Point de massages  ni d’enveloppements pour nous. Cela coûte une fortune et je ne crois pas que cela nous plairait. Mais l’ambiance soin  et luxe règne sur les piscines. Je peux donc nager calmement, faire mes bassins sur le dos sans être dérangée. Point de sportif non plus. Le public est vairé. Tous les âges se côtoient. Chacun a payé 10€ pour avoir le calme. Dans le deuxième bassin, toutes sortes de bulles, de courants, de cascades, comme dans un  jacuzzi géant, nous paressons longuement.


8. GR 34 de Sibiril à Poulfoën

Publié le : 10 Décembre 2006
8.    GR 34 de Sibiril à Poulfoën

Ce tronçon du GR 34 est particulièrement bien entretenu : panneaux de bois gravé, marches et balisage sont parfaits. C’est aussi le plus beau parcours sous un soleil très lumineux.

De saint Jacques à Moguériec

Dominique me laisse sur un petit pont enjambant un ruisseau que le GR va longer le cours jusqu’à la mer. Très rapidement, le lit s’élargit, la rivière fait des méandres ? De gros rochers arrondis jonchent le cours d’eau. Un vieux moulin abandonné en utilisait la force. J’ai à peine parcouru u  kilomètre que l’estuaire ensablé est large d’une bonne centaine de mètres. Le sentier s’élève raide au dessus d’un e vieille maison blottie dans la vallée Kersauson. Je retrouve les artichauts.
    Les haies vives me protègent du vent violent : ronces et lierre, prunelliers, parfois troènes. La côte est rocheuse et très découpée. Le trajet est plus long que prévu. Utilisant mon doigt, j’avais évalué 2,5 km. Il y e a presque le double jusqu’à Moguériec où Dominique m’attend devant le Bar de la Marine. Dans une petite déchirure de la côte, un petit port est installé. Les bateaux de pêche me paraissent d’un tonnage important pour un si petit havre.

De Moguériec à Kervaliou

    Nous fixons un rendez vous à la plage de Kervaliou à 13h. Je reprends mon périple sur le chemin côtier. Pour changer, des fenouils. Un cultivateur a eu une charmante attention pour les promeneurs : il a taillé une jolie arche dans les troènes et a placé un beau banc de granite. Au bout de son champ, il a pratiqué une fenêtre dans la haie. La vue est saisissante : d’énormes blocs forment un chaos granitique !
chaos!
    Tout le rivage est hérissé d’énormes blocs. L’un d’eux imite un  visage simiesque. De loin, je crois apercevoir un dromadaire agenouillé. Le Port neuf est installé dans une fente étroite gardée par un monstre de pierre. Le sentier épouse de petits fjords qui allongent con- sidérablement le trajet. Ce paysage pittoresque avec tous ces rochers rappelle un peu la Côte de Granite Rose. Dans la mer, toujours des îlots où la vague vient s’abattre dans une gerbe d’écume. Dans une petite anse, des surfeurs sont à l’eau. Encore un petit cap, puis une plage de sable blanc où personne n’a foulé les rides amassées par le vent.

Rendez vous manqué

    Au parking, un gros camping car. Je suis arrivée à Kervaliou mais Dominique  n’y est pas. Prise de doute, je frappe à la porte du gros camper. Ils ont un  GPS. C’est la première fois que j’en  vois l’utilité. Le GPS confirme. Nous sommes bien à Kervaliou. Je téléphone à Dominique qui ne trouve pas la route. Sur la carte routière, il manque les chemins.
Une dame arrive avec deux chiens. Elle m’annonce qu’elle a vu « la dame qui vous cherche »- « elle a à peu près votre âge, elle est tout près ». Le téléphone sonne : « Tourne toi à gauche ! » Je suis interloquée, « A gauche de quoi ? » « A bâbord !» »tu  ne me vois pas ? » Non je ne vois rien. « Tu devrais aller chez l’ophtalmo ! ». Je ne vois toujours rien, mais comme la dame m’a assuré que Dominique était tout près je continue le chemin d’où la dame a débouché avec ses chiens. Un énorme rocher cache la suite. Pas de voiture, pas de parking. Je continue à marcher jusqu’à l’appel suivant de Dominique très énervée : »tu vas croiser 5 personnes ». Je ne vois toujours rien. La mer à ma droite,  à gauche une haie, en face un petit cap avec des tamaris d’où émergent au loin les cinq personnes annoncées. Ils ont bien vu une 206 immatriculée en 94  et une dame qui crie dans un téléphone après les arbres. Enfin, la voiture brille au soleil au loin. Il était absolument impossible que Dominique ait pu me voir dans la petite anse de Kervaliou. D’ailleurs l’immense camping car était immanquable ! Elle a dû me confondre avec une autre personne. J’ose espérer que c’était vraiment le cas. Sinon cette comédie  était vraiment perverse, prétendre me voir et se moquer de ma naïveté.

pique-nique sur la plage

    Nous avons beaucoup de mal à approcher avec la voiture de l’anse de Kervaliou, si bien cachée pour pouvoir y pique-niquer. Nous nous installons contre les rochers près de l’eau au soleil. Il fait trop frais pour rester longtemps sur la plage. D’ailleurs la marée monte.

la longue plage de TevennKerbrat

      Le sentier côtier suit une longue plage de sable bordée de basses dunes plantées d’oyats. Je préfère marcher sur le sable mouillé. Dans l’eau, des surfeurs et trois voiles de kite-surf. Avec le bon vent et beaucoup d’habilité ils quittent la surface de l’eau pour s’envoler et faire des figures. C’est un vrai spectacle. Au bout de la plage, une maison est encastrée entre d’énormes rochers. A ses pieds une sorte de canal et une vanne. Ensuite le GR suit la route. Je retrouve Dominique vers 16h, nous suivons une plage, je me déchausse et marche pieds nus malgré la fraîcheur. Un peu saoule de vent je suis contente de remonter en voiture.


9. Retour à l'Ile de Batz, les Algues

Publié le : 09 Décembre 2006
9.   Retour à l'Ile de Batz, les Algues






Les îles exercent toujours une fascination. Nous préparons notre expédition à l’avance, consultons la météo, nous levons dès potron-minet pour ne pas louper le bateau de 10h. La météo – même locale- n’est pas fiable. Des bancs de nuages cachent par moment le soleil.

Tour de l'île
       Nous reprenons le tour de l’île là où nous l’avions arrêté. Nous retrouvons les mêmes maisons. C’est un  plaisir de reconnaître les lieux. Une si petite île, c’est si facile de se l’approprier !
Deux faces à cette île : d’un côté, le village sans voitures, avec les petits jardins, les volets colorés, de l’autre, la côte sauvage avec des rochers et des petites criques de sable blanc. De l’herbe verte fait penser à l’Irlande. Des chevaux aux poils longs perchés sur des buttes herbeuses. Quand le soleil sort des nuages, l’eau est bleue, transparente.
      Pique-nique sur une plage à guetter les gros bateaux à l’horizon, le ferry qui vient d’Angleterre.
jardin Exotique
      Le jardin Exotique est une véritable merveille. Les étiquettes vont me permettre d’identifier les plantes exotiques qui poussent si bien dans les jardins de Roscoff et de l’île. Nous les avons presque toutes rencontrées à Madère ou aux Canaries. Mais il faut toujours réviser ! Cet arbre qui ressemble à un yucca ou à un  dragonnier, c’est dracena Cordyline. Je confonds souvent aloès et agaves. En revanche, j’avais bien reconnu la Vipérine Géante Echium, originaire des Canaries, que nous avons vue pour la première fois ans la caldera du Teide. Sèche en février à Tenerife, elle est ici soit défleurie soit fanée. Quand et où la verrons nous en fleur ? Plus que la découverte de plantes extraordinaires, c’est la mise en scène qui est passionnante. Les Cordylines se détachent sur une pelouse très verte. Elles accompagnent des tombes de l’Age de Bronze. Une nécropole préhistorique a été exhumée ici. Plus loin, caché par un énorme palmier des Canaries, une composition de mousses et fougères autour d’une petite pièce d’eau. L’eau s’égoutte sur les rochers de granite. Un petit ruisselet cascade ? Plus loin,  c’est un écrin qui met en valeur la vue sur Roscoff et les rochers du littoral. Réunion exotique de plantes de Nouvelle Zélande, rubans roses, orangés, paille… Un calvaire sur un dolmen, des statues modernes. Dommage que le soleil ne soit pas de la partie et que l’horaire du bateau du retour me presse. Il faudrait pouvoir flâner, dessiner, s’asseoir face à la mer.
retour sur le continent

Le sentier du retour se faufile entre les maisons, passe sous un tunnel de verdure et débouche en haut du village.
       La traversée du retour ne ressemble pas à celle de la semaine dernière. En huit jours les marrées se sont décalées. Aujourd’hui c’est marée haute, il y a un fort courant et des vagues. La petite vedette se cabre, tangue et roule Nous avions débarqué  au bout de l’estacade. Nous arrivons sur le quai où de gros bateaux de pêcheurs déchargent leurs poissons directement dans des camions frigorifiques.
monstre marin
       Sur des tréteaux, on propose du poisson : crabes, raies et surtout d’extraordinaires lottes. Chez les poissonniers on ne présente jamais de lotte entière. Sa tête est celle de Méduse qui pétrifie celui qui la regarde. Le pêcheur lui ouvre la gueule énorme aux deux rangées de dents. Il nous raconte les coutumes de ce prédateur qui peut avaler son poids en une journée. Un poisson de 12 kg peut entrer dans sa gueules extensible. Il va ensuite digérer trois semaines, immobile sur e fond de la mer. Tout le monde veut photographier ce monstre violacé à la peau ridée.

Conférence : diversité des Algues

      A 17 heures nous allons à l’animation du Centre Thalado, « comptoir des algues ». C’est un magasin qui propose aussi bien des algues alimentaires que des produits de beauté, une infinité de  crèmes, savons, lotions, huiles, paillettes….Un homme vante les qualités culinaires des algues. Vendues en paillettes multicolores, verte la laitue s échée, marron le wakamé (celui des sushis) ou mauve. J’achète un mélange. Entières, les laminaires permettent de cuire le poisson en papillotes, ou les spaghettis de mer, à cuire comme des pâtes. En pâtes à tartiner, à infuser, associées à du thé vert ou à du thé noir….
      La conférence est passionnante. Le conférencier mobilise l’assistance, enfants comme adultes. Il commente de magnifiques photos e n mettant l’accent sur la richesse la variété et toute l’étendue de ces plantes que l’on regroupe sous le nom d’algues. Apparues les premières, les algues rouges ont très peu en commun avec les algues vertes qui sont plus proches des plantes terrestres. Difficile d’appréhender l’importance quantitative sauf à dire qu’elles produisent la moitié de l’oxygène disponible sur terre. La présentation suit la répartition verticale sur la plage : du lichen encroûtant les rochers, faisant des taches noires que j’avais prises pour du mazout jusqu’aux laminaires rarement découvertes à marée basse. Mais il existe d’autres répartition : algues vivant en eaux calmes, algues des rochers battus par les vagues. Cette zonation ne m’étonne pas. C’est un classique des livres de 6ème L’esthétique des photos est une véritable réussite.
      Quand on en arrive à l’ulve, un spectateur intervient : « C’est une bonne et une mauvaise chose ! ». le conférencier rebondit : « mauvaise » pour l’odeur pestilentielle, pour les nageurs et les surfeurs, pour les pêcheurs qui en remonte des tonnes dans ses filets. Bonne ? Par la photosynthèse, elle participe à l’élaboration de l’oxygène (et quand elle pourrit ?). Elle neutralise les nitrates qu’elle utilise (ce serait mieux sans nitrates !). Finalement sa seule « utilité » serait d’être compostée. En  plus de donner un excellent engrais, elle dégage beaucoup de chaleur en se décomposant.

utilisations traditonnelles

Après avoir présenté la diversité, l’animateur nous raconte les utilisations traditionnelles ou actuelles. La combustion du goémon a été une activité très importante pendant trois siècles. Au début on brûlait les algues pour récupérer les cendres formant de la soude douce NaCO3 qui servait à abaisser la température de fusion de la silice dans la fabrication du verre. Au 19ème siècle on trouva un produit de remplacement plus approprié puisque la soude douce colorait le verre en vert. La combustion des algues permit ensuite d’extraire l’iode jusqu’à la fin du 20ème siècle. De vieilles photos montrent les goémoniers partant pour des îlots déserts, embarquant famille, outils, ustensiles de cuisine et même poules et cheval dans leurs barques à voiles. Une photo montre même les hommes écoutant l’arrivée du Tour de France le 14 juillet. Ils portent des sandalettes en plastique et ont un transistor !


10. Révisions:sentier côtier, plancton, thalasso

Publié le : 09 Décembre 2006
10.    Révisions:sentier côtier,  plancton, thalasso

Journée de Révisions. Je recommence la plus belle promenade qui va de Saint Jacques à Kervaliou.

    Au centre Thalado : séance microscopie.
         Après avoir fait un  prélèvement sur l’estacade l’animateur commente ce qu’on voit sous lame et lamelle. Il a un microscope magnifique. Un caméscope numérique  est installé sur des bagues sur un oculaire. Un vidéo projecteur relié à un ordinateur portable projette sur un écran de très belles images.
Peu de diatomées, seulement quelques naviculas se déplacent entre les débris organiques. On pourrait les confondre avec des animaux tellement elles sont mobiles. L’hiver les algues sont moins nombreuses. En théorie plus d’espèces sont visibles. J’espérais voir des dinoflagellés ou le terrible alexandrium toxique. Mais non !

coucher du soleil à la piscine

    Le coucher de soleil est somptueux vu de la piscine du Centre Rockroum. Des voiles pourpres se déchirent sur les lueurs orangées derrière la presqu’île de Penharidy. les grands pins et les cyprès se détachent à contre jour. Dans l’eau nous retrouvons les mêmes gens que l’autre jour. Des curistes sans doute.


10-Dernier jour: dune de Keremma, granite,brumes du matin

Publié le : 09 Décembre 2006
10-Dernier jour: dune de Keremma, granite,brumes du matin

Pendant mes pérégrinations, Dominique a exploré les environs un peu plus loin et a découvert la Maison de la Dune et des promenades différentes dans la dune de Keremma. C’est là que nous allons pour notre dernier jour en Bretagne. Beau temps. Je commence ma promenade sur la digue que surplombe une étendue herbeuse très plate séparée de la mer par un long cordon dunaire. De nombreux oiseaux s’y attardent. En cherchant les jumelles je me rends compte que je n’ai plus mon appareil photo. Téléphone ! Il a glissé à mes pieds dans la voiture. Dominique  me l’apporte.
histoires de maisons
    Le sentier n’est pas balisé du tout. Je demande mon chemin à un couple âgé. Le monsieur tient absolument à me raconter l’histoire d’une maison ensablée sur le cordon littoral qui ne me passionne pas. Il fait aussi allusion à de très belles maisons sur le bord de la route un phalanstère, cela m’intéresserait davantage mais il ne s’étend pas sur le sujet.

    Ne trouvant pas le chemin je marche sur la crête des dunes avec quelques remords, le piétinement des oyats est normalement interdit, c’est très mauvais pour la dune. Mais ici, il y a de nombreux sentiers et aucun  n’est balisé. Quand je suis arrivée à un parking où Dominique m’attendait je préfère continuer sur la belle plage de sable.
artichaut surprise!
    Dominique a trouvé des spécialités pour notre dernier pique-nique. Elle m’annonce une surprise. C’est une surprise volumineuse ! J’ouvre la boîte et je découvre un artichaut cuit. On a découpé la pointe et évidé le cœur en enlevant le foin. Au dessus du cœur, un œuf poché noyé dans de la crème fraîche parfumée à l’échalote et au vinaigre. C’est inattendu et délicieux. J’ai tellement vu d’artichauts pendant mes balades que cela aurait été dommage de quitter la Bretagne sans en manger un.

granite

    Avant de rentrer au collège il me faut aussi rapporter des échantillons de granite pour mes collections. Comme je n’ai plus de marteau de géologue ni de masse, je choisis une solution de facilité et m’adresse à un marbrier qui découpe des plaques de granite. Comme c’est samedi, les ouvriers ne travaillent pas ; c’est l’ancien patron à la retraite qui joue le rôle du veilleur. Il est ravi de nous faire visiter ses stocks et il est très généreux. Nous repartons les bras chargés de morceaux de granite et migmatites de toutes les provenances même de l’Inde !

Dimanche 5 novembre : Retour

    Départ très tôt au lever du soleil. On n’avait pas pensé comme ce serait pénible de rouler vers l’est au soleil rasant ! Heureusement ou malheureusement il y a des bancs de brouillard.
    Juste avant Morlaix nous passons un pont au dessus d’une rivière. De nombreux bateaux de plaisance sont garés là. Dans le brouillard ils émergent très fantomatiques. Ce serait une très belle photo. La voiture ne peut pas stationner en  plein milieu du pont avec ce brouillard ! Dominique l’arrête un peu plus loin. Je cours prendre ma photo. Et je comprends tout de suite pourquoi on appelait autrefois un cliché un « instantané » : la nappe de brouillard s’est levée. Tout l’aspect romantique a disparu. Il reste un joli petit port sous la lumière du matin !


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