L' orage pendant la nuit a détraqué le temps. Au centre commercial Sheppard, de l’autre côté de Yonge, le distributeur de la banque de Montréal prend la Mastercard, un photographe développera nos photos. En un rien de temps, nous avons fait nos courses et confirmé chez AVIS la réservation de la voiture. Seule ombre au tableau : la pellicule photo a été mal enclenchée et toutes les photos à refaire.
Le village des Pionniers de Black Creek
Le village des Pionnier de Black Creek est situé au nord de Toronto. Le village a réellement existé. Certaines de ses maisons ont été reconstituées pour recréer la vie au début du 19ème siècle. Les maisons sont entièrement meublées. Des artisans y travaillent aujourd'hui comme au siècle dernier. En costume d'époque, ils racontent aux visiteurs leur artisanat.
Nous entrons d’abord à la ferblanterie où deux femmes préparent des étoiles pour le sapin de Noël.
Puis nous visitons la Loge Maçonnique où un vrai franc Maçon discute avec les visiteurs racontant ce que font les Francs Maçons actuellement. On n’a pas l’impression d’une animation. Plutôt d’une conversation à bâtons rompus. La pièce est décorée avec un magnifique tapis et des fauteuils à dossiers droits.
Puis nous passons chez le fabricant de balais.
Dans chaque maison nous avons envie de tout acheter. L’imprimerie vend des gravures pressées sous nos yeux et les affichettes de l’imprimerie se trouvent posées dans tout le village. Nous avons l’impression d’être dans un western avec les bâtiments en planches peintes de couleurs différentes : blanches, jaunes ou rouges foncées. Les barrières en bois vermoulu renforcent cette impression.
Ensuite nous traversons toute la ville sur une quinzaine de kilomètres, traversons des quartiers moins pimpants peuplés de Blacks et d’Indiens.
Centre des Sciences
Centre des sciences : une très belle salle sur le thème des écosystèmes. Trois exemples : la Forêt tropicale Pluviale, la mer, les Grottes. Une approche très écologique et aussi très moraliste. La morale n’est pas suggérée elle est martelée.
Nous avons envie d’un bon steak. C’est l’avantage de l’échange d’appartements, on peut manger comme à la maison. Au supermarché, à Toronto, on trouve tout comme à Paris !
Nous cuisons donc le dîner à la cuisine en prenant bien soin de mettre en route la hotte aspirante. Quand le steak est cuit, nous nous apprêtons à manger dans la cuisine. L’alarme se met en route, une sirène effrayante ! La poêle fumante a suffi à déclencher le détecteur de fumée. En quelques minutes, les pompiers, les voisins débarquent. Je sors sur le pas de la porte la poêle à la main. Quelle idiote cette française qui ne sait pas qu’on fait des steaks sur le barbecue à gaz dans le jardin !
Eaton
Nous sommes maintenant des habituées du métro. La station Dundas, s'ouvre au beau milieu du centre commercial Eaton. J’avise un opticien qui vend les surlunettes que D voulait. Petit tour dans le magasin de luxe qui ressemble au Printemps ou aux Galeries Lafayette, en plus grand.
Nous refaisons les photos des gratte-ciel, gâchées à cause de ma maladresse, – en mieux- j’espère. Nous savons maintenant ce que nous voulons et nous avons assimilé le plan de Downtown. Nous photographions l’immense verrière d’Eaton, deux fois plus haute que la nef d’une cathédrale où des ficus immenses poussent dans des bacs, les ascenseurs sont très design.
Devant un bassin rectangulaire, un dôme représente la Terrre entre les deux tours arrondies. Nous nous amusons avec les reflets.
L’ancien Hôtel de Ville en grès rose (genre médiéval) se reflète dans un building de verre bleuté. Deux blocs plus loin vers le sud, nous nous trouvons au pied du Skylon, la tour de 533 m dominant Toronto. La queue,le prix vertigineux et une petite appréhension se conjuguent pour nous dissuader de l’ascension. Nous la photographions à l’envie d’autant plus que le soleil se trouve pile-poil dans l’axe et se cache derrière la plateforme tournante De là, une galerie couverte, tunnel de verre, nous mène à la gare.
Pour trouver l’embarcadère du ferry pour les îles il nous faut traverser une zone en construction de chantier d’autoroute peu engageante. Puis, queue impressionnante des familles en partance pour les îles : très nombreux chinois, les chinoises sont élégantes (c’est rare ici), certaines portent des chapeaux très pittoresques, capelines recouvertes de dentelles, canotiers en paille colorée, bonnets…aussi de nombreux Indiens, sikhs enturbannés, femmes en sari, aussi des européennes en sari, indiennes portant de lourdes robes brodées, blacks…Les familles traînent des poussettes en forme de baignoires en plastique colorées, d’autres, des glacières et même d’énormes barbecues avec le charbon en sac. Le seul moyen d’aller sur les îles est de prendre ce bateau et le « barbecue-dans-les îles » a l’air très populaire. Les tables de pique-niques sont bien dispersées sur une immense pelouse. Nous ne sommes pas entassés. On se croirait un peu le dimanche au bois de Vincennes, avec plus d’espace.
Hot-dog sur une petite plage en compagnie des mouettes, des canards et de curieuses oies face à la ville. A un moment nous voyons le toit du Skydome (stade couvert pour le hockey ou le baseball) glisser et s’ouvrir.
Se repérer sur l’autoroute
Hwy 401. Je comprends un nouvel élément de signalisation. Les sorties sont numérotées non pas à la suite mais en fonction des kilomètres. 8km séparent la sortie 312 de la 320 Il suffit d’une soustraction puis de se guider au compteur kilométrique de la voiture. Mon travail de pilote se trouve facilité et nous sortons sans encombre. La conservation Area est bien fléchée.
Crawford Lake : bataille contre les moustiques
A l’entrée, on nous remet des prospectus avec des cartes et des explications. La jeune fille n’est pas une simple caissière. Elle est ravie de nous renseigner. Les pistes sont très bien balisées et les temps de parcours corrects. Nous testons aujourd’hui le Muskol et l’Afterbite. Muskol s’avère efficace, Afterbite, beaucoup moins. Même badigeonnées, il faut se couvrir. Je remonte mes chaussettes (enrichies de produit) et porte un sweat par-dessus mon T-shirt. J’ai oublié ma casquette, grave erreur. D ne porte qu’un T-shirt se trouve piquée à travers. Donc, prévoir deux épaisseurs. Malgré toutes ces précautions, nous sommes quand même prises d’assaut. La bataille se limite à la tête et aux mains. La prochaine fois il faudra venir en jeans. Nous croisons une femme équipée d’un chapeau porte-voilette, de mitaines et d’un blouson de gaze, un peu ridicule.
Poison Ivy
La promenade dure près de deux heures dans une forêt de diverses essences dont de nombreux thuyas avec de jolis troncs rouges. Plus surprenante : la végétation grimpante et rampante : vigne de virginie, lianes et la terrible Poison Ivy. Le sol est une véritable jungle qui nous effraye à cause de Poison Ivy. Je n’ose n i cueillir les framboises ni quitter les allées. Nous lisons avec attention les explications sur les bornes.
Toujours au sujet du Niagara Escarpment :
- présence de fossiles de trilobites (pas vus) et de nombreux madréporaires mettant en évidence un massif corallien (vus à nombreuses reprises).
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Vautours
Juste après le panneau annonçant le Turkey vultur, nous prenons le petit sentier sur le rebord de l’escarpement et au détour du chemin levons deux vautours. Ce sont de très gros oiseaux qui planent en faisant de l’ombre sur nous. Leur cri est très reconnaissable et nous les signalera à plusieurs reprises. Après avoir bien combattu les moustiques nous pique-niquons de maquereaux fumés et de salade de chou délicieuse.
Village Iroquois
Le village iroquois est entouré d’une haute palissade de minces poteaux de bois de « cèdre »(thuya). Ce village a été occupé au cours du 15ème siècle et reconstitué d’après des fouilles archéologiques. Toutes les constructions sont à base de pieux et d’écorces. Ces Indiens étaient agriculteurs. Dans le jardin de plantes médicinales, le tabac était la seule plante cultivée par les hommes, nous voyons aussi de la sauge et d’autres plantes.
La Légende des Trois Sœurs
la Légende des trois Soeurs est illustrée dans le jardin des plantes vivrières : le maïs, la courge et le haricots étaient cultivés ensemble en s’entraidant : le maïs garde l’eau de pluie dans les gaines foliaires, la courge couvre le sol et le maintient frais. Quant au haricot tout fin et tout faible, il a besoin des autres pour pousser et du maïs pour grimper. Les Indiens semaient les trois sœurs ensemble et ne faisaient pas de carrés de légumes comme nous.
Nous pénétrons dans la Longue Maison, haut bâtiment d’au moins 5 m de haut. Ses murs sont faits d’écorces épaisses. L’entrée et la sortie sont doubles (1m sépare les deux épaisseurs). Au milieu, on faisait du feu. La Maison devait être très enfumée, ce qui était excellent contre les moustiques mais très mauvais pour la santé des femmes qui mourraient vers 55 d’emphysème tandis que les hommes qui passaient beaucoup de temps à l’extérieur vivaient jusqu’à 60/65 ans. De chaque côté de la Grande Maison, des plateformes à deux étages. Au premier (environ 1.20m du sol) les lits étaient couverts de fourrures (surtout castor). Chaque famille a une case d’environ 2.5m pour dormir l’été, en hauteur à cause des puces. En hiver, ils se tassaient autour du feu. Au dessus, sur des tasseaux, les marchandises. De nombreuses fourrures sont suspendues ou tendues sur des cadres arrondis ? Les fourrures de castor sont rasées. Les longs poils du dessus coupés, il ne reste que la bourre, très douce au toucher. Le tabac sèche suspendu. Des branches de résineux (pins) servent à donner une odeur agréable.
Chaman
Dans la seconde maison on a reconstitué des tentes de peaux de castor qui se trouvaient originellement à l’extérieur du village. Dans une tente, le chaman se retirait après un jeûne de 24 heures pour être au contact avec les esprits. Il versait de l’eau sur de grosses pierres préalablement chauffées au feu. Il restait plusieurs heures dans la vapeur. Cette vapeur, après le jeûne favorisait une sorte de transe qui faisait communiquer avec les esprits. Le guide nous raconte aussi que le chaman préparait des potions pour les femmes pour éviter la surpopulation. Elles n’avaient que deux ou trois enfants. La nourriture disponible n’aurait pas suffi.
En fin d’après midi, nous faisons un tour de lac sur un parcours de planches. Elles surplombent un sol très marécageux, sorte de tourbière.
On nous fournit aussi des explications sur ce lac miromictique où se forment des varves. Ces varves ont gardé intacts des restes de plantes et surtout des pollens (possibilité de reconstituer la végétation et l’agriculture locale). Dernière surprise : une énorme tortue d’eau dont la carapace est verte d’herbes.
Nous avons trouvé la correspondance entre le métro et le tramway souterrain. Nous pouvions toujours le chercher en surface ! A l’embarcadère nous choisissons le ferry d’Hanlan’s Point. Peu de monde, des vélos, des rollers. Nous abordons près de l’aéroport (petits avions privés) du côté nord, face à Toronto. Belle pelouse plantée d’arbres immenses, les plus grands saules que j’aie jamais vus. Du côté du large, des plages de sable blanc presque désertes. Nous marchons sur le sable mouillé. Y a-t-il des mini marées sur le lac Ontario ou les variations du niveau de l’eau correspondent elles au passage des gros bateaux ?A l’horizon, on devine la rive américaine dans un brume brunâtre (pollution ?). Le lac a une très jolie couleur bleu clair sous le ciel bleu. Quelques bateaux font de l’animation. Des vols de canards suivent les bateaux. Ils rasent la surface, les suivant et se posant rapidement.
Nous cherchons un endroit isolé pour déjeuner (pastrami, rosbif, avocat et pain à l’oignon). L’eau est froide mais je peux me tremper les pieds. Le soleil tape. Nous serons bien bronzées. Nous continuons la promenade sur le bord sud de l’île sur une route goudronnée très fréquentée par les cyclistes avec de curieux attelages pour 4ou 5 personnes, tandems…).
Beaucoup de monde au Center Island autour des attractions pour les enfants. Nous prenons un petit train jusqu’à Wards (3ème île). C’est une île habitée. Les maisons colorées sont enfouies dans leurs jardins, très pittoresques.
Après un jacuzzi très agréable nous descendons regarder la télé : des inondations catastrophiques ont eu lieu au Québec dans les régions que nous projetions de visiter : la rive nord du Saint Laurent, la Mauricie et le Lac Saint Jean. Visons d’horreur, routes coupées, torrents de boue. Il faudra réviser nos plans.
Pluie au petit matin. Vers 8 heures, le ciel se dégage. Beverley nous a fait un plan pour éviter la Hwy 401 à travers les banlieues nord de Toronto. Sur Bathurst, nous découvrons le quartier juif : on ne peut pas se tromper avec toutes les inscriptions en Hébreu.
80 km d’autoroute tranquille traversant les prés, des champs de blé encore vert et de maïs encore très bas. La végétation e est en retard d’un bon mois par rapport à la France. Forêt de feuillus et surtout de résineux.
Penetanhuishene
Pénétanhuishene-Discovery Harbour est un port de la marine anglaise sur la Baie Géorgienne dépendant du Lac Huron. On se croit à la mer dans une sorte de fjord. Difficile d’imaginer que ce n’est qu’un lac. Sur les docks, des maisons de bois peint de couleurs vives : bleu, rouge. A quai, d’anciens voiliers de grande taille. La visite est guidée. Pour rendre la reconstitution plus vivante, on a choisi de faire revivre l’année 1820 et de personnaliser l’évocation. Ce n’est pas n’importe quel commandant, mais le Captain Roberts, les étudiants déguisés jouent leur rôle de figurant en jouant un personnage réel. Les nombreux objets leur ayant appartenu rendent la visite très attrayante. On visite le bureau du cartographe, ses tubes de carres, ses affaires. Dans la cuisine du Capitaine on retrouve les recettes de cuisine. Le cuistot était un marin et la cuisine une maison séparée par crainte des incendies mais aussi pour que les maîtres soient isolés des serviteurs. On nous montre le travail du contremaître. Les pièces mettaient des mois, parfois des années à parvenir d’Angleterre ? il fallait tout faire soi même.
On nous raconte la guerre qui opposait l’Angleterre aux USA et on nous explique l’importance stratégique et commerciale des voies d’eau.
Pique-nique en compagnie
Pique-nique à Midland sur le bord d’un petit lac. Des écureuils noirs courent partout. Certains sont juchés sur les tables d’autres ramassent les miettes. J’avais préparé l’appareil photo. Dominique avait mis des morceaux de gâteau sur la table. Nos attendions un écureuil pour THE Picture de l’écureuil. Et voilà qu’en plein vol, un goéland nous pique du bec nos appâts et la troupe des mouettes chasse tous les mignons rongeurs. Notre menu leur convient parfaitement. Au lieu de jeter peaux et arêtes du maquereau fumé nous les donnons en pâture aux oiseaux. Un seul, juvénile, avec son plumage encore gris, a régné en maître sur la table et ses abords
Musée de la Huronie
Bazar désuet et décevant. Bric à brac d’objets divers. Des bottines à la pendule démodée. Quelques objets indiens très mal présentés dans des vitrines poussiéreuses
Village huron
Il ressemble au village iroquois avec une double palissade en piquets, deux longues maisons, la maison du chaman. Jeu de piste avec une feuille guide.
Mission De Sainte Marie among the Hurons
Encore une reconstitution historique avec des figurants. Très bien faite.
On entre en matière par un diaporama racontant l’histoire de Jésuites français venus en 1648 christianiser les Ouendats. Mission qui s’est soldé par une catastrophe. En dix ans les Indiens furent décimés par les épidémies et les Iroquois alliés aux Anglais. La Mission était construite en pierre et en bois. Curieuse tour à cinq côtés. Nous sommes arrivées trop tard. A 15H30, les figurants, sans doute fatigués et peu coopérants sont plus pressés de ranger que de jouer leur rôle et de renseigner les touristes (trop nombreux).
Trois musées en une seule journée, c’est un peu trop ! Nous sommes un peu saturées au dernier arrêt qui aurait mérité plus de temps et d’attention. Après le village, encore un musée avec de jolies histoires huronnes illustrées de diapositives de dessins.
L’escarpement du Niagara et la route 401 n’ont plus de secrets pour nous ! Nous arrivons à 11h au parc habillées « chaudement » pour affronter les moustiques : jeans, casquettes, grosses chaussures et Muskol. Nous nous promenons sur une piste de ski de fond et nous sommes vraiment les seules. Nous traversons un marécage sur un chemin de planches, un bois, puis un terrain plus découvert et fleuri. Des fleurs roses à inflorescence verticales, des marguerites à cœur brun et à pétales jaunes et d’autre fleurs jaunes et bleues inconnues. Tant qu’on est au soleil, on profite de la nature luxuriante. Dès qu’on se trouve en sous bois les moustiques attaquent et gâchent un peu notre plaisir. Notre équipement s’est amélioré et nous sommes peu piquées.
15heures : présentation des rapaces. Deux filles – vétérinaires ?- nous présentent leurs protégés. C’est un hôpital pour oiseaux accidentés. 60% viennent de l’aéroport de Toronto. Les autres d’accidents de la route. Les oiseaux sont remis en liberté sauf s’ils sont trop handicapés pour se débrouiller seuls. Les oiseaux qu’on nous présente sont apprivoisés. Ils ne seront jamais relâchés. Souvent, ce sont des oiseaux qui on subi l’empreinte de l’homme. Des gens inconscients les ont pris oisillons au nid pour les apprivoiser et s’en sont débarrassés ensuite parce qu’un rapace est difficile à nourrir et qu’il fait très mal lorsque il plante ses serres même s’il est apprivoisé. Nous voyons donc une buse avec son vol lent et lourd et un très joli faucon. Les faucons canadiens ont des couleurs plus vives que les faucons européens. Leurs ailes sont bleutées. C’est un tout petit oiseau (100g) seulement extrêmement rapide. La buse chasse des proies au sol. Le faucon, en vol. en plus de sa rapidité, il n’est pas ébloui par le soleil. Un hibou se laisse transporter sur le gant de sa présentatrice. Il est impreigné par l’homme et présente un comportement perturbé et aucun signe de vouloir se reproduire. On ne sait même pas si c’est un mâle ou une femelle. En principe, les femelles sont plus grosses mais il peut exister de gros mâles. Enfin, on nous montre une petite chouette née au centre. Comme elle craint le soleil et la chaleur, la fille la vaporise avec de l’eau. N ous sommes ravies d l’expédition. Ce n’est pas un spectacle comme à la volerie des aigles mais c’est plus instructif et plus sympa en fin de compte.
D va chez le coiffeur pour une expérience « américaine » d’un quart d’heure « wash and go». Un jeune coiffeur lui fait une « coupe-vacances ».
Je descends à Dundas pour visiter l’Art Gallery tandis que Dominique va de son côté chez Eaton pour acheter des surlunettes à sa mère et au Bureau du Tourisme Québécois.
On se donne rendez vous à Subway.
Art Gallery
J’ai sélectionné trois sections : Henry Moore, les Peintres Canadiens et les Sculptures Inuit. La présentation est ultramoderne : écouteurs pour les commentaires en français ou en anglais. Un bel éclairage. Des CD ROM interactif, dans des casiers, du papier et des crayons si l’envie nous prend de dessiner.
Je suis éblouie par Henry Moore sans pouvoir analyser pourquoi ? Les Peintres Canadiens du début du siècle (1920/1950) m’impressionnent favorablement : influence visible de l’impressionnisme et de Gauguin La proximité de la nature (mysticisme de la nature pour certains) donne un sujet original.
apprendre à regarder un tableau
L’approche pédagogique est unique : on apprend à regarder un tableau. Les écouteurs sur la tête pendant 14 minutes, on utilise des techniques de relaxation, on est guidé pour apprécier un tableau «fermez les yeux – ouvrez les… » Pas de commentaire savant. On est simplement incité à passez un quart d’heure en face d’un tableau : le Barrage des castors. Le Barrage est au premier plan : jaune d’or, orange. Il sépare deux nappes d’eau noires et très calmes. Le mouvement de l’eau est suggéré par des lignes courbes, des taches jaunes, les feuilles d’automne. Au milieu du barrage : un canoë rouge est coincé. A l’arrière plan : une foret verte et violette.
L’art Inuit m’a ravie. Ces petites sculptures ont des formes et des matériaux que j’aurais voulu prendre dans la main. Les matériaux, principalement une belle pierre verte au noire mais aussi l’ivoire, le bois de renne ou d’élan, l’os. Les sujets : animaux et personnages humains quelquefois esprits grimaçants le mélange de matière augmente l’originalité. Courte visite à la Grange, maison victorienne meublée avec goût.
Au Subway, je retrouve D et choisis un long sandwich au thon, chou, tomate cornichon.
Nous passons l’après midi à la lessive aux rangements et allons chercher notre belle Pontiac Grand Am rouge étincelante