Quand j'ai commencé à naviguer il y a plus de trente cinq ans, les conseils, tuyaux, et autres informations se glanaient sur les pontons, les "slips de mise à l'eau" pour les dériveurs, les clubs house : bref de bouche à oreille.
La presse spécialisée faisant le gros de l'information généraliste, il était difficile d'obtenir au bon moment l'information dont nous avions besoin.
Depuis plusieurs années l'explosion d'internet a permis ce qu'on pensait impossible à réaliser il y a quelques années :
- Pouvoir communiquer avec les autres en temps réel et se rapprocher d'eux.
- Etre en contact avec des personnes qui se trouvent quelques fois à cent mètres de chez vous mais aussi le plus souvent à des milliers de kilomètres.
- Partager des expériences, des passions avec les autres par le biais de "Forum de discussions".
- Accéder à toute heure du jour ou de la nuit à une formidable banque de données mondiale.
Le marin aujourd'hui n'est plus solitaire. Il n'y a qu'à voir les nouvelles techniques de communications dont profitent maintenant tous les navigateurs pour constater que le fil d'ariane d'internet permet communication et "suivi" en temps réel.
Par les contacts et les liens qu'il permet de tisser "Internet" est devenu un outil indispensable et un moyen incontournable de communication de d'information en tous genres.
Plus simplement, pour ce qui nous préoccupe, internet nous a permis de poser des questions multiples avant notre départ en voyage et d'obtenir des réponses.
En toute modestie, nous avons ouvert notre livre de voyage à tous ceux qui ont bien voulu par leurs réponses et leurs conseils, nous faire part de leurs propres expériences et en cela nous les en remercions.
Un grand merci à : Alain, André, Benoit, Cédric, Chantal, Daniel, Emmanuel, Eric, Gilles et Rosy, Hervé, Jean-Jacques, Jean-Louis, Jean-Marc, Jean-Pierre, Michel, Nicolas...
et tous ceux qui j'espère viendrons se rajouter à cette liste de l'amitié.
Bien que l'on sache par expérience qu'il est impossible de définir avec précision un trajet, lors d'un voyage en bateau, la carte ci-dessous présente une idée générale de notre "périple".
La méditerrannée visitée dans le sens des aiguilles d'une montre.
DEPART : SEPTEMBRE 2007
DUREE: UNE ANNEE DE NAVIGATION
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PAYS ET ESCALES: ITALIE - SARDAIGNE - MALTE - CROATIE - .RECE - TURQUIE - CHYPRE
SYRIE,LIBAN et ISRAEL ( selon le contexte politique ) - EGYPTE - LYBIE - TUNISIE - MAROC - ESPAGNE;
Pour suivre plus facilement notre voyage, des cartes plus détaillées seront présentées au fur et à mesure du trajet.
Au mois d’Août nous étions au mouillage dans la baie de Fornells bien à l’abri d’un sérieux coup de vent qui durera plusieurs jours.
Dans la nuit une barge mouillée au vent des bateaux de plaisance se décroche de son mouillage et vient jouer au bowling avec les bateaux amarrés sur des coffres fraîchement installés. Panique des bateaux qui sont sous le vent et qui doivent dégager en urgence.
Par habitude je laisse toujours la VHF en veille sur le 16. Vers une heure du matin un appel de détresse nous informe qu’un bateau est à la dérive non manœuvrant dans la baie de Fornells.
Le propriétaire nous indique que son mouillage sur le corps mort a cédé avec la tempête et qu’il s’est enroulé autour de l’arbre d’hélice, il ne peut donc utiliser son moteur. Son enrouleur de grand voile est bloqué, son annexe est dégonflé et son ancre principale est tordue et ne s’accroche pas, l’ancre secondaire est trop légère !!!! La totale.
A bord un couple de plaisancier qui s’en remet à d’éventuels sauveteurs. Pas de téléphone à bord pour contacter directement le cross et sur le 16 nous sommes seulement 3 bateaux à répondre.
Aucune réponse des autorités espagnoles!
Un Bon force 8 dans la baie de Fornells, le bateau dérive vers le fond de la « cala ».
Après avoir pris la position du bateau, je prends donc mon téléphone pour informer le Cross Med sur Agde qui relaye alors le problème auprès des autorités espagnoles. Ils m’informent qu’ils font partir un bateau de Mahon pour remorquer le bateau à la dérive ( Il s’agit d’un Sun Kiss ) Il sera sur place dans deux heures au minimum et pourra donc, selon mes calculs, voir le bateau vautré dans les rochers !!!!
J’indique au Cross que ce n’est pas la peine de déplacer un bateau qui arrivera forcément après la bataille.
J’informe donc le Cross que nous allons aller rejoindre avec mon annexe le bateau pour lui porter secours. Le bateau Loungta est lui aussi en veille sur le 16 et nous convenons de partir tous les deux ( les deux skipper) pour lui porter assistance.
Nous voilà partis en pleine nuit, Daniel et moi sur mon zodiac de 3,40m avec son moteur de 15cv (heureusement car sa puissance nous sera utile)
Daniel, dont je fais la connaissance en passant le prendre sur son bateau qui est mouillé pas loin de nous, prend son matériel de plongée qu’il a toujours à bord en bon « tourmondiste » expérimenté qui se respecte.
Arrivé sur place après s’être fait copieusement rincer et secouer, nous trouvons le bateau dans un état de décrépitude avancé et dont les propriétaires se font déjà une raison de le voir finir sur les rochers.
Première opération à mener : Mouiller l’ancre que j’ai emportée pour stopper la dérive du bateau ( ma FOB 20kg avec 30 mètres de chaine + 100 mètres de cablot va être bien utile !! ) Nous « jetons » l’ancre en descendant sur le bateau et après avoir vérifié son accroche, nous sécurisons le Sun Kiss qui ne dérive plus maintenant.
Daniel va maintenant essayer de couper les cordages qui sont enroulés autour de l’arbre d’hélice. En pleine nuit avec une visibilité nulle sous l’eau, il commence à couper les cordages jusqu’au moment où je vois Daniel surgir de l’eau tel un « missile sol air » lancé par un sous marin, en hurlant de douleur. Le coin est infesté de méduses et il est donc impossible de continuer la plongée sans courir de grands risques.
Au petit matin, nous voyons arriver un premier bateau de la capitainerie de Fornells qui tente en vain de remorquer le bateau !!!! Plus tard dans la matinée une barge ira remorquer le Sun Kiss et le sortir de cette zone dangereuse.
C’est quand même incroyable, le seul petit endroit au fond de la baie de Fornells ou il y a des rochers, et il a fallu que ce foutu Sun Kiss aille s’y fourrer.
Une fois le bateau sécurisé sur un mouillage devant le port, nous sommes retournés à bord avec Daniel et nos deux équipages, car le propriétaire tenait absolument à nous témoigner sa gratitude avec un apéro digne de ce nom.
Le constat que nous faisons en montant cette fois de jour sur le bateau nous laisse sans voix. Ce bateau est véritable danger compte tenu de son manque évident d’entretien et le skipper est à classer dans la catégorie des inconscients évoluant en première division.
- L’enrouleur de grand voile est « HS », avec voile ferlée façon « vilain saucisson » et donc inutilisable.
- L’annexe est dégonflée et sans moteur !!!!!
- L’ancre principale est aussi tordue qu’une corne de bouc et donc aussi efficace qu’un parpaing ( le proprio essayera de se justifier en nous certifiant qu'elle s’est tordue en ripant toute la nuit sur le fond sablonneux de Fornells ( ben pardi !!! )
- Pas de second mouillage digne de ce nom.
- Pas de gsm en état de marche pour joindre des secours.
Voir un Sun Kiss 47 dans cet état, moi qui ai eu la chance de naviguer souvent sur celui d’un ami qui sait ce qu’entretenir un bateau veut dire, ça fait vraiment mal au cœur !!!!
Cet épisode aura eu au moins l’avantage de nous faire connaître l’équipage de « Loungta »
( Daniel et Emmanuelle ) qui doivent partir avec leur fille, pour un tour du monde à la fin de l’été. La suite sera malheureusement moins agréable pour eux aussi, car ils seront obligés de renoncer à leur aventure pour des raisons indépendantes de leur volonté
(voir leur site internet )
Quelles réflexions après cet épisode qui aurait pu se finir tragiquement par la perte d’un bateau dans une cale à priori sans risque :
- Du coté des autorités espagnoles, il vaut mieux savoir qu’après 20 heures tout le monde semble être au bar plutôt qu’en veille sur le 16. Donc de leur côté pas grand-chose à attendre, tout du moins à Fornells.
- Qu’il est toujours bon de rester en veille sur le 16.
- Que la mer est peuplée d’inconscients qui font courir des risques aux autres par leur haut de degré de je-m’en-foutisme.
- Que naviguer sur un bateau implique l’acceptation des règles les plus élémentaires de sécurité.
- Que quand on offre un apéro à ses sauveteurs, on ne sort pas du vin « en pack carton » imbuvable……… faut pas déconner quand même, y a un minimum merde !!!!
Conclusion : Si « Solandra » tu aperçois
Le cross immédiatement tu contacteras
Et comme ça, mieux et plus longtemps tu dormiras
REFLEXION SUR LE RECHAUFFEMENT
ETUDE SUR LE RECHAUFFEMENT DE LA PLANETE
LE RECHAUFFEMENT DE LA PLANETE EST UNE REALITE
LE TABLEAU CI-DESSUS EST EXPLICITE !!!!!!
IL FAUT BIEN AVOUER QUE CELA N'A PAS QUE DES COTES NEGATIFS !!!!!
Passe temps favori de Baptiste:
Le plongeon du haut des falaises.
Pacôme: Lui soit il pêche, soit il se prend pour un appat.
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La grotte de Cala coves est absolument superbe. L'eau trés claire permet de voir le fond tandis que l'on progresse à la rame en admirant les magnifiques stalactites.
Au bout de ce long tunnel on fini par ressortir de l'autre coté de la falaise et l'on débouche sur une nouvelle crique.
A ne pas manquer car cela vaut le détour !!!!
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Cala Morell, la crique sauvage...
Calla Morell est une crique du nord de Minorque. Trés peu fréquentée par les plaisanciers car elle est trés mal abritée par vents du nord ou lorsque la mer est formée. Y passer la nuit a pourtant quelque chose de magique car vous êtes seul au milieu des rochers et d'une nature à l'état pur.
Personne en vue la crique est déserte on va pouvoir mouiller car le vent vient du sud ouest et donc pas de risque à priori car il semble établi. Les fonds permettent une bonne accroche de l'ancre principale. Vous pouvez admirer la vue que l'on a du mouillage : falaises escarpées de chaque cotés écran géant de cinéma au centre. On attend avec impatiente le coucher de soleil.
Pour plus de sécurité nous avons (en plus de l'ancre d'avant lachée avec 50 mètres de chaine ) été "planter" une deuxième ancre dans les rochers et pris un troisième point d'ancrage par l'arrière directement dans les rochers à l'aide d'une aussière de 50 mètres. Si le vent tourne ou que la mer se forme nous serons en principe à l'abri de tout dérapage du mouillage.
Une fois le mouillage sécurité, le principal attrait de cette crique consiste à explorer la superbe grotte qui se cache sous la falaise ( au fond à gauche sur la photo )
Et c'est parti pour la visite: annexe obligatoire car c'est profond et l'eau n'est pas trés chaude.
S'agissant d'un site protégé, pas question de pêcher les nombreux poissons qui tournent autour de l'annexe.
Vous entrez dans la grotte pour découvrir (si vous avez pris soin de prendre de quoi vous éclairer )
Cala Mitjana. Une superbe crique peu fréquentée car le mouillage n'est pas très sur par vents de Sud et d'Ouest. Il vaut mieux mouiller sur le côté Est de la crique qui est un peu plus abrité. En journée c'est un superbe endroit pour la baignade.
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Arrivé dans la nuit, nous avons utilisé un coffre de limite des 300 mètres mais n'étant pas certain de la qualité du "corp mort", nous avons également mouillé deux autres ancres en sécurité par l'avant et l'arrière afin de passer la nuit en toute quiétude. Rien de plus énervant que de se lever en pleine nuit pour refaire un mouillage qui n'a pas tenu !!!!
Crique de Cala en Porter: Un conseil....... Ne faire escale que pour ravitailler et vite repartir !!!
Trop de monde , plage bondée et sale.
Une des plus pittoresques mais aussi une des plus fréquentée en été: Cala Coves.
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L'avantage d'arriver en bateau c'est que l'on peut s'accrocher aux falaises et éviter ainsi les fréquents dérapages d'ancres.
Passer une nuit à Cala Coves c'est superbe par beau temps mais dés que le vent souffle du Sud ou de l'Ouest, il vaut mieux lever le camp car la houle peut devenir très gênante. L'avantage du catamaran par rapport aux monocoques c'est que dans ces cas là on n'est beaucoup moins gêné par la houle........ On peut laisser la bouteille de vin rosé sur la table du cockpit sans risque de la voir passer à l'horizontale. Umiak attend sagement le retour des enfants qui sont partis visiter les grottes aménagées en studio d'été par les "soixante-huitards".
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Umiak vue par l'arrière: Agnès en petite nuisette s'apprête à ramasser le linge séché par le soleil. Les autres pendant ce temps sont dans l'eau à 28° !!!!!
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