Teotihuacan, ou "là où demeurent les dieux", est le site archéologique le plus impressionnant aux environs de Mexico.
Le Mexique est un des pays oú la téléphonie est une des plus chères au monde compte tenu du monopole de la compagnie Telmex.
Si vous souhaitez appeler la France depuis une ligne fixe ou un téléphone public évitez à tout prix les cartes TELMEX. J'ai trouvé la carte Mambo de 50 ou 100 pesos qui est vraiment intéressante si vous appelez depuis Mexico DF et un peu moins si vous appelez la France depuis une ville de province.
En dehors de la ville de Mexico, et plus précisement non loin du palais de Bellas Artes, Coyoacan, et le métro Chapultepec, je n'ai pas trouvé cette carte. Sa diffusion semble donc assez limitée.
De retour à Mexico j'ai pris le métro à une heure tardive (22 heures). Sachez qu'il est absolument sûr de se déplacer à ces heures. En revanche vous risquez d'avoir très chaud à cause du nombre impressionnant de voyageurs ainsi que de la mauvaise ventilation.
Je vous déconseille de prendre le métro aux heures de pointe le matin et le soir, c'est pire qu'à Paris !
Inspiré par son imposante architecture, je décidai de visiter le musée d’art moderne Rufino Tamayo malgré mes a priori sur l’art contemporain.
Le musée n’est pas très grand et se visite d’autant plus rapidement qu’il est assez vide d’œuvres (certains d’iront heureusement…). Lors de mon passage (mars 2007) l’exposition temporaire était dédiée aux photographes africains. Ce fut assez intéressant mais sans plus. Quant à l’exposition permanente (deux grandes salles), elle présente ces inévitables formes géométriques sans grand intérêt en ce qui me concerne. Comme dans la majorité des musées de la ville il est strictement interdit de prendre des photos.
Le musée Rufino Tamayo fut ma première déception d’une visite d’un musée à Mexico. A vous de juger.
Le musée juxtapose celui d’anthropologie dans le bois du Chapultepec. L’entrée coûte 15 pesos.
Véritable poumon de la ville et lieu de détente, le bois du Chapultepec est un lieu de sortie privilégié des habitants de Mexico. Ce bois héberge en son sein différents musées et un parc zoologique (payants bien entendu).
On y croise la petite famille qui se promène, la vieille dame qui jette des vieux croûtons aux pigeons, et un jeune homme en pleine méditation.
Pour ceux qui connaissent « El bosque de Palermo » à Buenos Aires, le bois du Chapultepec y ressemble étrangement mais en moins chic.
Pour mieux apprécier son étendue je vous conseille de descendre au métro Auditorio.
Dos Naciones est un bien curieux lieu que j’ai découvert en plein centre ville. L’ambiance y est surréaliste, entre l’atmosphère saloon avec un fond sonore élevé, les gars effondrés par l’alcool sur le bar, des hommes tirés à quatre épingles et cheveux gominés sortis tout droit d’un cartel peu recommandable, et enfin la petite famille du quartier qui mange paisiblement son repas.
Le concept même de cette taverne-restaurant est étrange quoique assez répandu au Mexique. Vous ne payez pas la nourriture mais la boisson. Ainsi, pour chaque verre, vous avez droit à un plat. Astucieux ! En moyenne, une boisson coûte entre 16 et 50 pesos.
Autant vous dire que j’ai trouvé la nourriture très décevante et assez douteuse. Je ne vous dis pas de passer uniquement prendre un verre puisque vous aurez droit à un plat (que vous pouvez gentiment refuser) !
Dos Naciones est situé en plein centre ville, non loin de la rue Isabel la Catolica.
Le conservatoire national de musique propose un certain nombre d’activités gratuites, notamment des concerts de qualité de toutes les époques. C’est un lieu idéal pour les mélomanes. Le conservatoire est ouvert au public de 9 à 19 heures du lundi au vendredi.
Seul défaut, il est difficile d’accès si vous venez en métro. Le plus simple consiste à descendre à la station Polanco puis de marcher environ 20 minutes sur l’avenue Mazaryk, soit de prendre un bus au pied du métro.
Le château de Chapultepec, connu sous le nom de "los pinos", est aujourd’hui la résidence officielle du président mexicain. Il fut à l’origine construit comme la résidence d’été du vice roi. Tombé en désuétude, le château fut choisi par Maximilien d’Habsbourg comme résidence officielle.
Le château est situé en plein cœur du parc de Chapultepec. Il m’est difficile de lui attribuer un style architectural précis. Je dirais par défaut qu’il ressemble aux châteaux imaginaires des contes de fées. Le bâtiment abrite également un musée d’histoire que je n'ai pas visité.
Le quartier Roma (colonia Roma) est situé au sud de la Zona Rosa et non loin du centre ville. Ce charmant quartier avait connu un essor important au début du XX ème à l’époque de Porfio Diaz, ce qui explique les belles maisons bourgeoises d’un style architectural un peu « art nouveau » pour certaines d’entre elles. Aujourd’hui encore le quartier reste très côté et il n’est pas rare de trouver des restaurants chics, à thèmes, et des bars branchés.
Je vous détaille ci-dessous un des parcours que j’ai effectué. Je suis descendu au métro « Sevilla » (ligne1). J’ai pris l’avenue Salamanca puis j’ai bifurqué à gauche sur le boulevard Durango jusqu’à arriver à la place Villa de Madrid, belle mais sans plus. De l’autre côté de la Place, j’ai pris la rue Tonala. Sur cette rue vous croiserez des belles maisons complètement délabrées dont certaines sont retapées par des entrepreneurs. Curieusement sur cette rue assez peu animée se trouve le Goethe Institut. J’ai ensuite bifurqué à gauche et j’ai suivi la rue Tabasco sur 200 mètres avant de remonter vers le Nord sur Orizaba. Au croisement d’Orizaba et Durango se trouve la charmante place de Rio de Janeiro (voir la photo). Plusieurs restaurants et bars branchés se trouvent à proximité sur la rue Durango. J’ai suivi cette dernière sur 500 mètres avant de remonter par l’avenue Cauhtemoc et prendre le métro vers le centre ville pour y déjeuner. En tout j’ai dû marcher une bonne heure.
Chose très curieuse, j’ai fait cette balade un samedi et curieusement la plupart des restaurants et cafés étaient fermés. Ce quartier regorge de coins à découvrir.
Si vous partez prochainement au Mexique je vous suggère de lire « Diego et Frida » de JMG Le Clézio (1995). Il s’agit d’une courte et excellente introduction sur le Mexique de la première moitié du XXème et en particulier sur le couple de peintres Diego Rivera et Frida Kahlo. Comme tous les livres de Le Clézio, le livre se lit très facilement.
A travers les pages on y découvre les vies mouvementés et captivantes de ce couple d’artistes, leurs relations avec la politique locale et en particulier avec le Parti Communiste si bien que le livre porte principalement sur la relation « schizophrénique » du grand muraliste Diego avec Frida. En toile de fond Le Clézio évoque les thèmes importants de l’indigénisme au Mexique. On comprend mieux pourquoi le surréalisme français doit tant à ce couple et à ce pays.
La maison où vécurent pour un temps Frida et Diego Rivera abrite aujourd’hui un petit musée situé en plein cœur de Coyoacan. Si vous vous intéressez à la peinture et un peu à la politique, vous ne ressortirez pas indemne de cette visite.
La première forte impression vient de la maison elle-même qui est d’un bleu un peu dérangeant. Au fur et à mesure des salles on découvre la forte personnalité narcissique de Frida : admiratrice de Staline tout en étant la maîtresse de Trostsky, des rapports assez compliqués avec la haute société et avec Diego. En ce qui concerne les œuvres artistiques autant vous dire que je n’ai été que moyennement ému tant par les peintures de Frida que par celles de Diego Rivera. Bien que toute comparaison soit pernicieuse, j’ai trouvé en eux des sous Chagall. En revanche les quelques dessins exposés m’ont donné une toute autre impression.
En passant par l’atelier de l’artiste on découvre avec effroi un portrait inachevé du « petit père des peuples » (Staline) bien souriant, et accroché au mur, un portrait de Mao. Tout aussi intéressante est la bibliothèque de l’artiste. On y découvre des traités de mathématiques, de peinture, de poésie, etc.
Bref, à mon sens l’intérêt principal du musée réside dans la découverte de la personnalité de Frida Kahlo. (1907-1954).
Seul bémol au musée, le prix d’entrée de 45 pesos et l’impossibilité de prendre des photos. Des caméras de surveillance sont visibles un peu partout.
Coyoacan est un des coins bohème de Mexico. C'est également un lieu pour découvrir les anciennes fincas des espagnols.
A proximité du musée Frida Kahlo, et en s’éloignant un peu du centre touristique de Coyoacan, je suis tombé sur La Tabalera. Cela tombait bien car c’était précisément l’heure du déjeuner.
Le restaurant est assez petit et la décoration plutôt accueillante. Pour 55 pesos j’ai pris le menu du midi. Pour cet ordre de prix, j’ai été agréablement surpris de la qualité des produits utilisés dans la cuisson des plats. Depuis que je suis arrivé au Mexique c’est la première fois que j’ai vraiment apprécié les enchilladas. Attention, il ne s’agit d’un lieu gastronomique, loin de là, mais tout simplement un sympathique petit resto où pour une fois j’ai bien mangé !
Pour y arriver il suffit de repérer le musée de Frida Kahlo. Continuez tout droit sur la rue Londres, puis tournez à droite sur Gomez Farias. La Talabera fait l’angle de cette rue avec la rue Paris !
Le centre de Mexico est le fruit du mélange de couleurs méditerranéennes, d'odeurs amérindiennes et des vestiges d'une administration coloniale puissante, refletée par les bâtiments imposants du centre ville...
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