Décidemment le Mexique est un pays étonnant même dans ses aspects les plus insignifiants. J’ai goûté aujourd’hui les huaraches(mot qui signifie "sandale" en langue locale). Les mexicains, inventeurs du chocolat(boisson à base de cacao) seraient-ils également les inventeurs de la pizza ?
Un haurache est une tortilla de maïs ovale allongée et plate (d’où la ressemblance avec une semelle de sandale) sur laquelle sont ajoutés divers ingrédients : légumes, viandes, fromages. Le résultat final ressemble étrangement à une pizza !
J’ai par exemple commandé un huarache à base de nopal (cactus), fromage, et chorizo. Le seul conseil à vous donner serait de manger les huaraches dans un local propre et non dans la rue, et bien entendu de vous laver les mains !
Le Palacio Nacional présente les murales parmis les plus connus de Diego Rivera. La vie de Tenochtitlan, le Mexique colonial, et enfin le Mexique républicain y sont peints.
Le petit musée de Diego Rivera est tout à fait charmant et son prix d’entrée également : 10 pesos.
Ce site héberge le fameux mural Sueño de una tarde dominical en la Alameda Central (1947) qui n’est pas sans rappeler le mural « la conquista » (1930) qui orne l’escalier principal du Palacio Nacional.
Comme l’indique son nom, Sueño de una tarde dominical en la Alameda Central, est un rêve d’enfance de Diego Rivera qui synthétise la vie du pays et de Mexico au cours du temps. De Cortes au président Aleman en passant par Juarez et Zapata, tous les évènements et personnages importants qui ont façonné le pays sont représentés avec une grande habilité dans le maniement des couleurs et de l’espace. L’influence des muralistes français du début du XXème est évidente. J’évalue que la longueur du mural est d’environ 30 mètres sur plus ou moins 4 mètres de hauteur.
A mon avis ce qui donne une vraie plus value à la visite au musée et dans la compréhension du mural réside dans le spectacle son et lumière qui dure environ 15 minutes.
Lors de mon passage (mai 2007)se trouvait au deuxième étage une exposition contenant des photos de la vie de Diego Rivera. Dans une des photos on y distingue Breton et son épouse.
Retour aux années 30 et 40. La Condesa, quartier á la mode au sud de Chapultepec, présente certaines réminiscences avec Buenos Aires et Montevideo. Photos de l'avenue Michoacan et du parc Mexico.
Tout au sud de Coyoacan se trouve le musée rêvé et construit par Diego Rivera. Au cours de leur vie, Diego et Frida ont collecté et acheté près de 50 000 objets précolombiens. A l’époque aucune loi ne régulait l’acquisition du patrimoine culturel car personne ne s’y intéressait vraiment...
Anahuacalli signifie en nehuatl « la maison de ceux qui habitent la vallée de Mexico ». Le complexe qui abrite le musée a été pensé selon les normes précolombiennes, avec une cour centrale et des bâtiments latéraux. L’édifice principal ressemble, selon les références choisies, soit à une architecture néo aztèque soit au château de Dracula. Même si les pièces exposées ne sont pas toutes extraordinaires, je dois dire que la façon dont elles sont présentèes dans ce palais est tout à fait unique. Chaque étage du bâtiment représente symboliquement la cosmogonie mexicaine avec ses paradis et dieux.
Du haut du palais il y a une vue magnifique sur la vallée de Mexico et les volcans. Bref, pour moi cette visite d’une heure mérite amplement les 45 pesos d’entrée (qui vous donnent droit également à visiter le musée Frida Kahlo). Le quartier où se trouve le musée – Xotepingo, vaut également le détour. Mi-résidentiel, mi-populaire, les rues arborées qui montent et descendent tranche avec l’oppression urbaine ressentie ailleurs dans la ville. La marche de 15 minutes entre la station du tram Xotepingo et le musée est définitivement à faire. A la sortie du musée j’ai mangé dans une taqueria non loin du tram. Je me souviens pas du nom mais l’ensemble des taquierias sont propres et aptes à la consommation humaine !
Après avoir comparé plusieurs restaurants de la ville, je suis parti agacé du bien connu café Tacuba. Certes l’endroit est pittoresque avec sa décoration coloniale, mais la nourriture et l’ambiance n’ont pas été pour moi au rendez-vous.
La nourriture ne m’a pas semblé exceptionnelle. J’ai commandé des enchiladas (servies tièdes) au prix fort de 85 pesos et ma quiétude a été largement non respectée voire agressée par les mariachis. D’ailleurs, en plus de payer un plat au prix fort, se faire racoler par les mariachis pour une ou deux pièces m’a terriblement dérangé.
L’ambiance du café Tacuba m'a rappelé celle de certains restaurants ou cafés du quartier latin de Paris où les touristes s’empilent où se font racoler de manière peu élégante. Etre au Mexique et entendre parler le français, l’anglais, et l’allemand n’est certainement pas une expérience des plus intéressantes.
En ce qui me concerne le café Tacuba est un lieu agréable pour y boire un café en dehors des heures de pointe (13 heures – 15 heures). Pour le reste c’est une image d’Épinal de mexico pour touristes peu créatifs. En ce sens je ne partage pas les commentaires sur ce lieu écrits par d’autres voyageurs.
Il y a deux moyens pour parcourir le Mexique : en bus ou en avion. Les distances étant assez longues le bus n’est plus forcément le moyen le plus économique et rapide pour voyager surtout pour les voyageurs pressés.
Comme partout dans le monde, les compagnies «low cost» sont aussi devenues à la mode au Mexique.
Le principe d’achat est universel, plus vous vous y prenez tôt pour acheter vos billets plus les prix seront intéressants et peuvent même rivaliser avec les prix des bus. Deux des grandes compagnies « Volaris » et « Interjet » décollent de la ville de Toluca située à seulement une heure de bus de Mexico.
Les villes desservies correspondent aux principaux points touristiques du pays : Acapulco, Cancun, Puerto Vallarta, Monterrey, etc.
Certaines de ces compagnies offrent même un snack à bord !
Volaris: http://www.volaris.com.mx/
Interjet: http://www.interjet.com.mx
Cette information figure sûrement dans votre guide de voyage sur le Mexique. Y avez-vous fait attention? Il est tout de même bon de la diffuser ici.
Si vous comptez visiter Mexico et ses environs dans la période qui va de à Mai à Octobre, sachez que c’est la saison des pluies. Invariablement ou presque il pleut à torrents en milieu d’après midi. La ville n’étant pas adaptée à cette pluviométrie, il s’ensuit des inondations importantes surtout à l’Est de la ville (Juarez, Hidalgo, Coyoacan) : les principales artères peuvent se trouver sous 60cm d’eau, certaines lignes de métro arrêtent de circuler. Bref, un véritable cauchemar pour le touriste.
Soyez donc prévoyant et réalisez vos visites tôt le matin !
J'ai souvent écrit dans mes articles que la cuisine mexicaine de tous les jours – celle que madame et monsieur tout le monde mange au quotidien - est très décevante. Passé le premier taco ou la première quesadilla et votre première indigestion, vous serez sûrement ravis d’apprendre que vous pouvez déguster en toute tranquillité ou presque les paletas mexicaines (les bâtonnets de glace).
Je ne le savais pas mais les glaces ont plutôt la côte au Mexique. La plupart des glaciers sont des artisans (sauf pour quelques grandes chaînes de franchises comme la Michoacana) qui élaborent eux-mêmes leurs produits à base des fruits locaux.
J’ai par exemple goûté des paletas au zaporte noir. Il s’agit d’un fruit qui ressemble à une tomate noire ! Le goût est difficilement traduisible en mots. Il existe également des paletas de mamey, à la mangue, au chili (poivron piquant), au yaourt ou avec de fruits entiers.
Bref, je me laisse toujours surprendre au Mexique et avec les paletas une fois n’est pas coutume je me suis laissé surprendre positivement.
A titre indicatif un paleta coûte entre 10 et 15 pesos.
Décidemment il m’est assez difficile de trouver un endroit correct pour manger à Mexico. Si la gastronomie mexicaine est certainement connue et reconnue, manger au quotidien est une autre histoire…
J’ai trouvé que le restaurant de l’hôtel Gillow en plein centre ville rempli quatre critères importants : la salle est spacieuse, agréable, et propre ; le rapport qualité prix est très convenable (79 pesos pour une formule le midi), la cuisine mexicaine est adaptée à nos estomacs sensibles, le service est impeccable.
Pour manger en toute tranquillité et rapidement n’y allez pas après 14:30
Ce restaurant est une bonne adresse pour se familiariser avec la cuisine locale sans trop prendre de risques!
Haut lieu de la spiritualité mexicaine. Voir mon article http://www.voix-nomades.com/guides-voya … alupe.html
Petite bourgade pittoresque, aujourd’hui devenue une grande ville collée à Toluca, Metepec regroupe les lieux « bohêmes » de Toluca (pubs, cantinas, boîtes à thèmes, etc.) adulés par la jeunesse dorée.
Le village est très connu dans tout l’Etat de Mexico par son artisanat, dont le plus représentatif est l’arbre de vie arbol de vida qui représente une scène religieuse dominée par un Jésus. A 200 mètres de la place centrale se trouve une rue commerçante dédiée à l’artisanat. Si comme moi vous aimez chiner, vous serez à mon avis très vite déçu !
Contrairement au centre de Toluca, le centre de Metepec conserve son charme de petit village. J’y passe de temps à autre boire un café ou manger une glace artisanale. Sans être un lieu agréable, Metepec est tout de même plus accueillant que sa voisine Toluca.
L’institut nacional des Beaux Arts (INBA) propose tous les samedis des concerts gratuits dans le cadre du programme « los concertistas de bellas artes ». Il s’agit soit de musique de chambre ou de musique chorale des concertistes résidants de l’INBA.
Dans le centre ville, trois lieux accueillent cette manifestation : le palais de bellas artes construit dans les années trente, le museo nacional de arte(la salle qui accueille les concerts est magnifiquement et pompeusement décorée), et l’Ex Teresa actual (il s’agit d’une église transformée en musée).
Il existe deux inconvénients majeurs. Tout d’abord plusieurs concerts peuvent avoir lieu en même temps, ensuite le programme du mois est difficilement trouvable.
Après chaque concert, qui ont lieu à midi pile, je vais prendre un bon déjeuner dans un des restaurants de l’avenue 5 de Mayo. Quoique après réflexion il n’est pas si facile de bien déjeuner à Mexico…
La basilique de Guadalupe à Mexico est vraisemblablement un des lieux importants du catholicisme avec Jérusalem et Saint Pierre à Rome.
Chaque année des centaines de milliers de catholiques font le pèlerinage à cette « Mecque » de la chrétienté pour adorer la patronne du Mexique et impératrice des Amériques.
L’histoire de la vierge de Guadalupe (du nahuatl Tequatlasupe) est assez surprenante. En 1531, la vierge est apparue à plusieurs reprises à Juan Diego Cuauhtlatoatzin , vieil homme indien qui fut canonisé en 2002 par le Pape Jean Paul II. Des doutes existent sur la réalité historique de cette apparition. Quoi qu’il en soit, quel meilleur moyen que d’unir dans la foi chrétienne les indiens seulement 10 ans après la conquête ?
La nouvelle basilique est assez impressionnante. Plus impressionnant encore doit être la marée humaine qui envahit les lieux lors de la fête de la vierge au mois de décembre.
La basilique se trouve au nord de la ville. Il est assez simple de s´y rendre en métro puis de marcher environ 5 minutes. Dans l’enceinte du domaine, il existe une petite chapelle en haut d’une colline. La vue sur la ville y est intéressante.
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