Chorillos est le quartier méridional de Lima où s’achève la baie de la ville. Pratiquement absent des circuits touristiques, je vous conseille pourtant d’y faire un tour. Tout d’abord parce qu’on y respire une ambiance de village beaucoup plus authentique que celle d'un Barranco colonisé par les bohèmes branchés. Ensuite parce qu’on peut accéder facilement à la mer et visiter une criée à la plage de pêcheurs. Enfin parce que la vue de Lima depuis le haut du Morro Solar (une colline qui se jette dans la mer) est impressionnante. Elle donne un très bon aperçu de l’étendue de la ville. D’ailleurs cette butte protège Chorillos du vent venu de la mer. Le climat est donc plus doux et un peu moins humide qu’ailleurs en ville.
Je vous conseille le parcours suivant. Prenez un bus et descendez à la avenida Huaylas, non loin de Marie de Chorrillos et flânez dans les ruelles adjacentes jusqu’à arriver au Malecon (bord de mer). Montez ensuite le Morro Solar à Pied (environ 15 minutes) jusqu’au sanctuaire de la Virgen del Morro Solar. L’autre côté de la butte est totalement sauvage. Il y a une crique magnifique mais aucun chemin pour y accéder. Un peu plus haut, des monuments militaires à la mémoire à la bataille de 1881 où Lima tomba aux mains des troupes chiliennes. En redescendant mangez un bon ceviche à la criée (il faut par contre descendre à pied à la plage).
Sachez que Chorillos n’est qu`à 10 minutes en bus du centre de Barranco et à 25 de Miraflores. En arrivant ou partant de Chorrillos, vous passerez sûrement devant l’Ecole des Officiers de l’armée de terre. C’est un bâtiment assez imposant.
La "Culture" prise au sens noble du terme est une "espèce rare" dans cette ville. Si vous appréciez le théâtre, des films d’auteurs, la musique, des conférences thématiques, le centre culturel de l’Universidad Catolica de Lima est un des rares lieux de la ville qui offre une programmation intéressante et ouverte à toutes les bourses (par ex., entre 15 et 20 soles pour le théâtre en fonction de votre statut).
Le centre culturel est situé dans le quartier de San Isidro, et est donc très bien connecté avec les autres quartiers de la ville. Leur site internet (page toujours actualisé) permet de consulter les différentes activités proposées par le centre. Un café et une librairie rendent ce lieu encore plus intéressant.
Quiconque pense au Pérou colonial a sûrement en tête des clichés d’un passé riche, de Lima qui fût un temps le centre administratif et financier de la couronne espagnole des « Indes », des batailles de l’indépendance du pays avec San Martin et Bolivar, etc...
Il est vrai qu’en se promenant dans les principales villes du pays (Lima, Arequipa, Trujillo, Cuzco, Ayacucho) on est émerveillé des traces et témoignages de ce riche passé.
Sans remettre en cause la réalité de ces clichés, j’ai été surpris de constater que le Pérou peut à certains égards être considéré comme un pays neuf si l’on prend en compte certains critères, notamment démographiques.
En se promenant dans la Lima coloniale aujourd’hui on a du mal à s’imaginer que la ville ne comptait que 100 000 habitants en 1876 et seulement 330 000 en 1931, alors qu’une ville comme Buenos Aires à cette époque approchait les 2 millions d’habitants !
Pareil pour Arequipa, Cuzco et Trujillo avec respectivement 35 000, 18 000, et 10 000 habitants en 1908 ! Bref, des petites communes plutôt que des villes importantes. N’est-il pas surprenant de constater qu’un riche passé, des lieux considérés comme mythiques, s’est déroulé dans des « petits villages » ?
Pour vous rendre à la Sierra Central (La oroya, Huancayo, Tarma, Huánuco, etc.) il existe une alternative de transport plus intéressante que le bus. Il s’agit des colectivos, c'est-à-dire des voitures qui partent de ville en ville dès qu’elles se remplissent avec 4 passagers (un à l’avant, trois à l’arrière. La meilleure place étant bien sûr celle de l’avant où vous pourrez apprécier des pointes de 120 km/h à 3500m d’altitude!).
Sans être aussi confortable que le bus, l’avantage indéniable du colectivo c’est qu’il réduit pratiquement de moitié le temps du trajet. Par exemple, un Lima-Tarma ne dure qu’environ 4h30 contre pratiquement 7h30 en bus. Un autre avantage, c’est que les colectivos roulent 24 heures sur 24. Il n’y a donc en principe aucun souci d’horaire à gérer.
Le principal inconvénient c’est que la voiture ne partira pas avant d’avoir fait le plein de passagers, ce qui parfois peut devenir exaspérant…
A Lima, les colectivos vers la Sierra Central partent du terminal Yerbateros (dans le quartier un peu "craignos" de La Victoria). A titre indicatif, un Lima-Tarma coûte entre 35 et 40 soles en colectivo contre 25 soles en bus. A vous de choisir!
Tarma est une ville tranquille des Andes, capitale horticole du pays, et située à seulement 5 heures de voiture de Lima. Ce court trajet est exceptionnel, non seulement à cause de la beauté des paysages traversés – du désert de sable grisonnant de Lima aux lagunes andines -, mais surtout par la montée abrupte qui va du niveau de la mer jusqu’au point culminant de la route, Ticlio au km 132, situé à 4818 mètres !
Le graphique ci-dessus vous donne une juste mesure de cette route. La montée commence véritablement après Chosica. En seulement 100 kilomètres de route on grimpe de 4400 mètres, soit une moyenne de 44 mètres par kilomètre !
Passé le col de Ticlio, la pente est beaucoup moins abrupte vers la ville de Tarma, dernière ville andine importante avant la descente vers le bassin amazonien.
Enfin, un autre attrait de cette route réside dans la traversée de différents campements miniers qui ressemblent quelque peu aux villes sibériennes du temps de l’ère soviétique...
Si vous habitez les principaux quartiers résidentiels de Lima, vous constaterez assez vite que vous êtes entouré de luxueux supermarchés (Wong, Vivanda, etc...), mais aussi l’absence de marchés de quartier tels que nous les connaissons en France.
Au-delà du plaisir de déambuler dans le marché, admirer et sentir les produits frais étalés un peu partout, la grande différence avec les supermarchés réside dans la différence des prix pouvant atteindre facilement les 100% pour les fruits et légumes.
Dans la plupart des quartiers il est malheureusement déconseillé de vous rendre à un marché en voiture et vous y garer. Au mieux allez-y en taxi.
Pour ceux qui résident à Miraflores, vous pouvez vous rendre à pied au marché couvert du quartier voisin de Surquillo qui donne sur le Paseo de la Republica. Moins bon marché que les autres, vous retrouverez cependant l’authenticité des marchés péruviens. En plein centre de Lima, non loin du quartier chinois, vous pouvez visiter le Mercado Central. Mais il s'agit d'avantage d'un endroit "découverte" que d'un lieu où effectuer vos courses.
La fatigue, la faim, et surtout la méconnaissance du lieu, nous jouent souvent des mauvais tours. C’est un peu ce qui nous est arrivé lorsque nous sommes tombé sur le Chifa Zeng de Tarma.
A priori le local avait l’air plutôt sympa, situé dans la rue principale de la ville, et affichait une ambiance très locale. La nourriture a été une vraie déception : très grasse, les légumes pas très frais. Enfin, pour agrémenter le tout, notre repas a été à plusieurs reprises interrompu par deux ivrognes de la table d’à côté.
Il s’agit donc d’une adresse à éviter d’autant plus que nous avons découvert des endroits très sympathiques un peu plus tard.
Saviez-vous que le Pérou a été l'un des pays en Amérique latine où le réseau internet s'est le plus rapidement développé ?
Lors de votre séjour vous pourrez, pratiquement à partir de tout lieu, vérifier votre email et envoyer vos photos de voyage, non pas des "cyber-cafés", concept inconnu ici, mais des "cabines internet". Il s'agit de salles où s'alignent des dizaines d'ordinateurs généralement bien équipés. Les prix varient énomement en fonction du quartier et/ou de la ville dans laquelle vous vous trouvez. Par exemple, à Lima le prix peut varier de 1 à 4 soles l'heure !
Si vous êtes curieux, voici une adresse du plus important moteur de recherche péruvien : http://www.yachay.com.pe.
Pour les amateurs, Google-Pérou permet d'effectuer des recherches en quechua...http://www.google.com.pe.
Parmis les nombreux bars de Barranco, El Juanito est très typé avec son ambiance bohème et une décoration qui rappelle les années 30 : meubles et étagères en bois...
C'est un lieu idéal pour y déguster les petits plats péruviens tels que les sandwichs de dinde, de porc, olives, le pisco et ses dérivés (pisco sour, chilcano, etc...) et y respirer la nuit l'ambiance bohème de Barranco où artistes, intellectuels, buveurs et musiciens se retrouvent. Il n'est pas rare d'y retrouver des français au bar...
Pendant la journée, les "buveurs" de boissons fortes sont invités à boire dans la salle du fond; bien curieuse pruderie pour ce bar ! Bref, c'est une adresse à visiter plutôt le soir.
Dans un article précédent (http://www.voix-nomades.com/expatriatio … d-339.html), j'avais indiqué une bonne adresse pour l'achat de vos meubles. En voici une autre qui, tout en étant un peu plus chère, reste très abordable par rapport aux grandes boutiques, et est bien plus près du centre ville que Villa El Salvador. Il s'agit du centre Plaza Hogar situé à Surquillo, soit à seulement 10 minutes du centre de Miraflores.
Comme son nom l'indique, ce centre est spécialisé dans l'ameublement intérieur de votre habitation : meubles, lits, tables, décorations. Les prix sont négociables et les meubles y sont généralement de qualité.
La société péruvienne est très compartimentée et élitiste (dans le mauvais sens du terme) dans son ensemble. Ici on se regroupe par ressemblance ethnique, par niveau de revenu, par quartier de résidence, etc... Pas étonnant donc que le concept très british de "club" ait été repris par la "bonne société" du pays. Si bien que l'on ne fait pas sa gymnastique et du sport au gymnase mais plutôt au gymnase du club. Le club est avant tout un lieu de rencontre et de tissage du lien social entre les membres. TOut cela se passe autour du gymnase, d’un court de tennis, au sauna, ou au bar du club. Les règles d’admission sont strictes et se font par cooptation des nouveaux membres. Un forfait d’entrée allant de mille à plusieurs milliers de dollars est demandé selon l’exclusivité du club.
Depuis relativement peu de temps, des chaînes de gymnases à l’américaine se sont développées à Lima (Energym et Golds Gym). Ici on paye un abonnement tournant autour de 40-50 dollars mensuels. Il s’agit de gymnases très bien équipés, modernes et propres. Bien entendu, c’est moins select de dire que l’on va faire du "spining" au Golds Gym qu’au "Club" !
Ces gymnases se concentrent généralement près des grands centres urbains (par exemple, miraflores, la molina) et au sein des centres commerciaux des grandes villes.
http://www.goldsgymperu.com/horarios/index.php
http://www.energym.com.pe/principal.php
Parmi toutes les chifas (restaurant chinois) qu'offrent Lima, je vais souvent au Chifa Leng Lung qui se trouve à Miraflores (à hauteur de la cinquième de l'avenue Pardo, non loin du supermarché Vivanda).
L'endroit est convivial mais un peu bruyant, comme tous les restaurants péruviens. Seulement 6 à 7 tables, la salle est très propre et les plats sont préparés au moment de la commande par un cuisinier chinois - ce qui présente le désavantage d'un temps d'attente parfois un peu long mais au moins la fraîcheur des plats est garantie. Autre avantage, l'endroit est ouvert de 12 à 22 heures sans interruption. Vous mangez donc quand vous le souhaitez.
Les menus comprennent une soupe de raviolis en entrée et un plat principal accompagné de riz chaufa (riz cantonais). Les portions sont abondantes et les prix s’échelonnent de S/. 5,50 à S/.8 soles en fonction du menu choisi. La boisson n'est pas comprise dans le menu.
A quelques pas du centre de Miraflores se trouve la rue Berlin. Sur environ 200 mètres se juxtaposent des pubs à la mode locale. Il s'agit de locaux plus ou moins bien aménagés où la bière coule à flot sur un fond sonore presque à la limite du supportable (personnellement, au dessus des 100db, je craque...).
Le wee-kend, la jeunesse liméenne prend d'assaut ces pubs. Si vous aimez les ambiances sonores, ce sera l'accasion pour vous d'aller à la rencontre des jeunes péruviens. Socialiser autour d'un verre est toujours plus facile ! A titre indicatif, un litre de bière ("chela" en argot local) coûte 9 soles.
Pour une ambiance plus branchée, je vous conseille le pub "Bier Haus" situé dans la même rue. Vous ne pouvez pas le rater, c'est une maison d'un jaune moutarde très laid.
Le service public péruvien a créé un portail d'assistance aux touristes nommé "Info Peru", qui dépend de l'agence Indecopi.
En plus de fournir des informations vraiment intéressantes (agenda, sites à visiter etc.), vous trouverez un numéro de téléphone d'assistance que vous pourrez appeler en cas de besoin pour les cas concrets suivants:
- Une réservation d'hôtel qui n'a pas été honorée,
- Une sur-facturation au moment de payer une prestation (hôtel, billets, etc.),
- Vous recevez un prestation touristique inférieure à celle promise par une agence,
- En cas de perte ou de vol de vos bagages et que la compagnie de bus/avion ne veut pas en assumer sa responsabilité.
Le site est multilingue, ce qui représente un sacré avantage pour ceux ne parlent pas l'espagnol. Info Pérou est présent dans la grandes villes du pays.
Un site à visiter donc avant votre départ pour le Pérou !
http://www.peru.info/perufra.asp
Depuis deux ans les modalités pour prendre un taxi à l’aéroport de Lima ont changé. C’est maintenant un peu moins chaotique qu’auparavant mais en contrepartie les prix des courses ont augmenté.
Quelle que soit l’heure de votre arrivée, vous serez obligé de prendre un taxi à moins qu’on vienne vous chercher. Aucun transport en commun ne rentre dans l’enceinte de l’aéroport et compte tenu de la taille des bus, on ne vous laissera jamais monter avec votre sac à dos ou votre valise.
Voici mes conseils pour choisir un taxi.
- Dès votre sortie de l’aérogare, vous serez interpellé par des cris et des gestes de chauffeurs vous offrant leurs services. La première ligne, c’est à dire les taxis accrédités par l’aéroport, négocient leurs tarifs en dollars (comptez entre 20 et 30 dollars la course), ce qui est tout de même très cher. Une fois franchie cette première ligne, vous serez cette fois racolé par les taxis non accrédités. En fait il s’agit de rabatteurs qui travaillent pour les chauffeurs qui attendent dans le parking de l’aéroport. Une course pour le centre ville, par exemple Miraflores, se négocie autour de 20 soles. N'acceptez pas d'aller au-delà et ne négociez pas trop en deçà non plus.
- Les voitures sont en général assez vielles. Ne vous en étonnez pas !
- Il existe maintenant un péage d’autoroute qui coûte S/. 1,5 soles. Lorsque vous acceptez la course, dites bien au chauffeur que le prix négocié inclus le péage.
Bref, votre sortie de l’aéroport constitue une bonne entrée en matière de ce qu'est la débrouillardise à la péruvienne.
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