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Pérou

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Sortir de l'aéroport

Publié le : 24 Mai 2006

Depuis deux ans les modalités pour prendre un taxi à l’aéroport de Lima ont changé. C’est maintenant un peu moins chaotique qu’auparavant mais en contrepartie les prix des courses ont augmenté.

Quelle que soit l’heure de votre arrivée, vous serez obligé de prendre un taxi à moins qu’on vienne vous chercher. Aucun transport en commun ne rentre dans l’enceinte de l’aéroport et compte tenu de la taille des bus, on ne vous laissera jamais monter avec votre sac à dos ou votre valise.

Voici mes conseils pour choisir un taxi.

- Dès votre sortie de l’aérogare, vous serez interpellé par des cris et des gestes de chauffeurs vous offrant leurs services. La première ligne, c’est à dire les taxis accrédités par l’aéroport, négocient leurs tarifs en dollars (comptez entre 20 et 30 dollars la course), ce qui est tout de même très cher. Une fois franchie cette première ligne, vous serez cette fois racolé par les taxis non accrédités. En fait il s’agit de rabatteurs qui travaillent pour les chauffeurs qui attendent dans le parking de l’aéroport. Une course pour le centre ville, par exemple Miraflores, se négocie autour de 20 soles. N'acceptez pas d'aller au-delà et ne négociez pas trop en deçà non plus.

- Les voitures sont en général assez vielles. Ne vous en étonnez pas !

- Il existe maintenant un péage d’autoroute qui coûte S/. 1,5 soles. Lorsque vous acceptez la course, dites bien au chauffeur que le prix négocié inclus le péage.

Bref, votre sortie de l’aéroport constitue une bonne entrée en matière de ce qu'est la débrouillardise à la péruvienne.


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Ventanillas de Otuzco

Publié le : 21 Mai 2006
Ventanillas de Otuzco

La nécropole les Ventanillas de Otuzco, signifiant littéralement "les fenêtres d’Otuzco", est une des attractions archéologiques majeures de la région de Cajamarca.

Il s’agit d’un ensemble de niches funéraires géométriquement plus ou moins ordonnées et creusées à même la falaise. Peu ou pas d’informations précises sur l’origine et la symbolique de ce complexe archéologique si ce n’est qu’il fût l’œuvre de la culture "Cajarmarca" datant de des premiers siècles de notre ère. Les niches funéraires d’Otuzco ne sont pas isolées dans le pays car plusieurs structures similaires ont été découvertes dans des cultures provenant principalement de la région frontière entre les Andes et l’amazonie. Des momies y étaient sans doute déposées.

Les ventanillas d’Otuzco sont situées dans une belle vallée verdoyante à près de 3000 mètres d’altitude et à seulement 30 minutes de la ville de Cajamarca. Après la visite rapide de la nécropole, qui ne mérite pas plus de 30 minutes, je vous conseille de rentrer à pied à Cajamarca. La balade dans la vallée bordée d’eucalyptus est reposante et surtout intéressante car vous croiserez pas mal de paysans forts sympathiques sur le chemin. Pour les plus pressés une "comby" passe toutes les 30 minutes environ et vous laissera non loin de la plaza de armas de Cajamarca. 

Lors de ma visite l’entrée était gratuite car il n’y avait pas de gardien ce jour là...


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L'Inca Kola

Publié le : 15 Mai 2006
L'Inca Kola

Les français ont pour ainsi dire "inventé" le vin, les américains le "coca cola", les allemands "la bière", les péruviens "l'inca kola" !

Couleur or, cette boisson gazeuse, qui est un emblème national au Pérou, a une curieuse histoire. La recette originale a été mise au point par un péruvien, d'origine allemande, et à base d'une herbe, la hierba luisa (proche de la citronelle). Il y a quelques années la Coca Cola corp.  s'est empressée d'acheter l'entreprise familiale pour distriber cette boison en amérique latine et aux USA où une partie de la production y est maintenant faite !

J'ai goûté pour la première fois l'inca kola à Cuzco et je n'ai pas pû finir la bouteille, tellement ce goût de bubble-gum sucré était fort.

10 ans après, peut-être victime des messages publicitaires et de l'influence sociale des péruviens....je l'adore surtout en accompagnement d'un cebiche ou un plat épicé.

Pour la petite histoire, le slogan de cette boisson est: "Inca Kola, la bebida del Peru" (la boisson du Pérou). Dans tous les cas, il s'agit d'un "or" que Pizarro et ses compagnons ont bel et bien raté !


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Arriver/Partir en Bus

Publié le : 14 Mai 2006

Plusieurs compagnies de bus desservent Trujillo depuis Lima. Voici deux bonnes compagnies dont je garde un très bon souvenir.

ITTSA : bus propre, semi-couchette et déjeuner chaud servi à bord si vous partez en journée. Service impécable.

LINEA :  similaire à ITTSA, un brin plus cher, mais avec plus de choix d'horaires.

Une astuce : si vous achetez un aller-retour, vous pouvez demander une réduction (cela marche avec ITTSA). Prix à partir de 50 soles (mais très variable en fonction de l'heure et de la date de votre départ).

A Lima, les agences de ces deux compagnies sont très proches l'une de l'autre.


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El Mar Picante

Publié le : 14 Mai 2006

Pour les budgets moyens, Trujillo est une ville où l'on mange étonnament bien en rapport qualité/prix.

El Mar Picante est un excellent restaurant cebicheria (restaurants dédiés aux poissons et fruits de mer) qui se trouve à 15 minutes à pied de la Plaza de Armas mais en dehors du centre ville historique.

Le restaurant est énorme (plus de 50 tables) mais le service y est rapide et l'on mange un excellent cebiche et chicharron de pescado (poisson frit) pour environ S/. 8 (huit soles) le plat. Attention, le midi, le restaurant se rempli très vite.

Vous trouverez El Mar Picante sur avenue Husares de Junin, non loin de l'ICPNA (le centre culturel péruvien américain). Tout le monde le connait, au moins de nom.


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Huaman Poma, écrivain artiste andin

Publié le : 13 Mai 2006
Huaman Poma, écrivain artiste andin

Huaman Poma (environ 1534-1616) est une figure assez peu connue du grand public de la littérature andine. Son regard sur les andins est d’autant plus intéressant qu’il s’agit du premier indien connu ayant écrit un livre , le"Traité sur la bonne gouvernance" (1179 pages accompagnées de superbes illustrations de la main de l’auteur) à destination du Roi d’Espagne et qui décrit parmi d’autres choses le mode de vie des andins.

Eduqué et baptisé par son demi frère Martin de Ayala, il a pu apprendre à lire et écrire l'espagnol, ce qui était très rare pour l’époque. Une des merveilles de son manuscrit réside dans les tournures syntaxiques typiquement quechua qu’il applique à la langue espagnole.

Plus qu’un regard direct et volontaire sur les usages et traditions de ses contemporains andins, le but de Huaman Poma est essentiellement social. En s’adressant au Roi d’Espagne il souhaite dénoncer les abus commis par les autorités administratives et religieuses du régime colonial sur les peuple andin. Son manuscrit ne parvint évidemment pas au Roi.

Huaman Poma est en en quelque sorte un visionnaire car il proposait dans son traité un pacte social fondé sur le métissage et le respect des peuples. Son projet est celui qu’espagnols et andins (pour certains d’entre eux, alliés des espagnols dans les guerres contre les Incas) cohabitent dans une paix bâtie sur une égalité entre les races. Bien sûr, sa conception du métissage culturel n’a pas prévalue. En découvrant Huaman Poma, j’ai d’ailleurs été étonné de constater que sa figure et son message n'ont jamais été revendiqués explicitement par les mouvements andins d’émancipation, qui sans doute l’ont jugé trop modéré et trop complaisant envers les européens. Plus encore, Huaman Poma n’a pas eu d’héritier spirituel alors même que le métissage culturel et spirituel caractérise très fortement les sociétés andines.


Huaman Poma, écrivain artiste andin
Huaman Poma, écrivain artiste andin

El parque de la Amistad

Publié le : 12 Mai 2006
El parque de la Amistad

Un des points faibles de la qualité de vie à Lima, c’est le manque d’espaces verts. Il est vrai que la ville est un plein désert et il y a tout de même la mer...

Le parque de la amistad dans le district de Surco est assez curieux. Il s’agit d’un parc d’acclimatation en miniature qui en soit ne présente pas un énorme intérêt sauf celui d’abriter un centre culturel. La municipalité de Surco y organise de temps à autres des évènements comme la dégustation de Pisco.
Ce qui m’a amené à visiter ce parc c’est qu’à plusieurs reprises, en passant par l’autoroute panaméricaine, j’apercevais au loin une porte aux traits mauresques très marqués.

Il s’agit en fait d’un monument construit en hommage au Pérou par la communauté espagnole résidante dans le pays. L’édifice a été d'ailleurs "réinauguré" en 2001 en présence du Roi d’Espagne. Curieux hommage et curieuse architecture dont je pense qu’un psychanalyste se ferait un plaisir d’interpréter !

Plus que le parc, le véritable intérêt de ce lieu consiste à remonter l’avenue Caminos de l’Inca puis celle de Velasco de Astete bordées de luxueuses maisons et appartements de la nouvelle bourgeoisie de Lima. Sociologiquement, il est très intéressant de voir le luxe qui peut exister dans un pays aussi pauvre que le Pérou. Est-on vraiment à Lima ?

Pour vous rendre au parc depuis Miraflores, prenez un transport qui passe par l’avenue Benavides. Depuis au centre ville, un bus qui passe par Caminos del Inca.


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Les Chullpas de Sillustani

Publié le : 12 Mai 2006
Les Chullpas de Sillustani

Les Chullpas de Sillustani constituent un des rares exemples de structures architecturales circulaires de la région, et probablement du continent.

Les chullpas de Sillustani, situées à quelques kilomètres de Puno, forment une nécropole où plusieurs cultures se sont juxtaposées dans le temps : Pucara, Tiahuanaco et finalement Inca.

Les techniques de construction employées sont identiques à celles utilisées pour construire les autres temples de la région. Toutefois il faut remarquer la taille plus importante des Chullpas par rapport aux autres bâtiments. D’ailleurs ces constructions ont résistée plusieurs tremblements de terre !


Les Chullpas de Sillustani

La première époque

Publié le : 12 Mai 2006
La première époque

Le regard porté sur "l’indien" des Amériques intervient très tôt, en fait dès les premières années de la conquête espagnole (puis portugaise).

Les premiers écrits, surtout de nature historique et "anthropologique", étaient centrés autour du débat de la justification ou non de l’asservissement et l’évangélisation des indiens. Débat qui toucha d’ailleurs les érudits de la papauté et de la cour d’Espagne.

Pour cette première période je ne retiendrai que les premiers écrits portant un regard "positifs". En fait ce premier regard montre les indiens comme des personnes innocentes parfaitement adaptées à leur milieu naturel. A plusieurs reprises l’image du "paradis perdu" revient assez souvent chez les auteurs pour décrire ces sociétés qu’ils considèrent ouvertement primitives, parfois cruelles.

Au fond, l’indien est vu comme un enfant n’ayant pas un esprit rationnel comme les européens, ayant peu de soucis et de sens de la planification. C’est un peu un être en devenir qu’il faut prendre en charge et éduquer car un peu barbare.  C’est le début de la "théorisation" du "bon sauvage", qui sera repris plus explicitement par les penseurs des lumières en France.

Parmi ces auteurs (chroniqueurs, soldats, prêtres) on retrouve le célèbre défenseur des indiens Bartolomé de las Casas (1474 – 1566), le rescapé des cannibales Hans Staden (1525-1579) , Pedro Cieza de Leon au Pérou (1520-1554) et Sahagun (1500-1590) au Mexique.

Un tournant important s’opère avec les "commentaires royaux" de Garcilazo de la Vega (né en 1539). Métis, fils d’un espagnol et d’une princesse inca, son livre sur l'Histoire de l’empire Inca met en avant explicitement pour la première fois à cette époque toutes les qualités politiques, administratives, artistiques de la culture andine. Bien que son regard reste assez désapprobateur sur beaucoup d’aspect, une reconnaissance du mérite de l’indien commence peu à peu à voir le jour.

Un cas vraiment à part est celui de Huaman Poma de Ayala que j'évoquerai plus tard.


La première époque
La première époque

Le parapente à Miraflores

Publié le : 09 Mai 2006
Le parapente à Miraflores

Deux activités sportives caractérisent Miraflores : le surf et le parapente. Tous les jours de l’année, dès que le vent le permet, les parapentistes survolent le bord de mer et les falaises. Je n’ai pas encore osé faire la balade mais pour environ 50 dollars les instructeurs vous emmèneront faire un tour. Le lieu du départ a lieu près du phare de Miraflores au malecon Cisneros.


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Être préparé aux secousses sismiques

Publié le : 08 Mai 2006

Lors de votre passage au Pérou sachez que le pays est en plein milieu de la « ceinture de feu ». Volcans et activité sismique font partie du paysage.

Lors des changements de saison l’activité sismique se fait d’avantage sentir. Le dernier tremblement de terre important a eu lieu en 2001 au sud du Pays (Moquegua) non loin du Chili. Les caprices de la Pacha Mama peuvent parfois être violents !

J’ai moi même expérimenté des secousses de 5.0 sur l’échelle de Richter, ce n’est pas bien méchant. Les secousses ne durent pas plus de 30 à 40 secondes. Toutefois, si vous vous retrouvez en pleine secousse et si vous êtes dans un bâtiment repérez les affichages de couleur verte qui montrent un grand « S ». Il s’agit de lieux sûrs. Tous les bâtiments affichent cette signalétique.


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Ocucaje

Publié le : 03 Mai 2006
Ocucaje

A 30 kilomètres au sud d’Ica se trouve le petit village d’Ocucage. A maintes reprises j’avais entendu parler d’ossements de baleines et de fossiles de dinosaures à porté de main. A 40 minutes à pied du centre du village on arrive près d’énormes collines composées de couches sédimentaires d’une couleur blanchâtre.

Même si les pilleurs de fossiles sont passés par ce lieu non protégé des autorités, il suffit de gratter à même le sol pour découvrir des merveilles. J’ai moi même découvert plusieurs fossiles superbes : une mâchoire d’un reptile, d’un dinosaure ? De temps à autre des équipes de scientifiques sillonnent la région qui semble très connue par cette communauté.

La traversée du village d’Ocucaje est charmante et les villageois sont vraiment aimables si vous les saluez. Pour vous y rendre depuis Ica cherchez les colectivos qui passent par Santiago. Le prix du billet est de 3,50 soles.


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L'hacienda Trapiche

Publié le : 03 Mai 2006
L'hacienda Trapiche

Au retour de la bocatoma (voir mon article : http://www.voix-nomades.com/guides-voya … d-750.html ) nous avons marché quelques 4 kilomètres jusqu’au village de Trapiche qui héberge l’ancienne « hacienda » (grand domaine) de Trapiche. L’hacienda est aujourd’hui abandonnée suite à l’expropriation des terres par la réforme agraire instaurée par le Général Velasco (1968). Les "ruines" que nous avons visité (en fait les anciennes écuries et dépôts sont aujourd’hui habitées par des villageois) témoignent d’une ancienne maison opulante qui possédait même une église dans son enceinte. La cloche datant du 19ème siècle est d’ailleurs toujours visible et sonne majestueusement bien (nous l’avons essayé !).

Pour vous y rendre, prenez une comby indiquant "Trapiche" qui passent par "Los Molinos". Trapiche se trouve à 1 heure de route d’Ica.


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La Bocatoma

Publié le : 03 Mai 2006
La Bocatoma

Non loin d’Ica, à 40 minutes environ, se trouve un endroit charmant et idéal pour passer une après-midi de repos dans une petite vallée agricole inconnue des touristes et uniquement fréquentée par les Iquéniens. La Bocatoma est un petit barrage nourrit par la rivière "La Chirana" qui descend des Andes. En été le niveau de l’eau permet de s’y baigner agréablement. L’eau est propre et le courant assez fort. La Bocatoma est entourée de chacras (champ cultivés) et l’endroit est assez reposant et l’on peut s’y balader (notamment près de la route principale). En hiver, compte tenu qu’il ne pleut pas dans les Andes l’endroit est totalement asséché.

Pour vous y rendre prenez le "comby" allant à "Los Molinos" et qui passe par le quartier de "La Tiguiña". Depuis le village marchez environ 1 kilomètre.


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La Punta (Callao)

Publié le : 03 Mai 2006
La Punta (Callao)

Comme son nom l’indique, La Punta (la pointe) est un isthme qui sépare la ville de Lima en deux parties distinctes. Ambiance petit village entouré de vieilles maisons bourgeoises d’une autre époque. J’ai été séduit par la tranquillité de ce lieu vraiment à part qui contraste avec les bruits chaotiques du reste de Lima. Les samedis et dimanches les familles viennent se promener à La Punta et déguster un Cebiche traditionnel au bord du malecon (rivera). Malheureusement l’endroit devient de plus en plus touristique et a tendance à perdre de son authenticité.

Pour vous y rendre prenez n’importe quel transport en commun indiquant « La Punta ». Si vous comptez aller à La Punta passez par le Real Felipe non loin de là (lisez mon article: http://www.voix-nomades.com/guides-voya … d-744.html.


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