En arrivant des pays andins du sud, Bogota apparaît comme une ville ordonnée, bien plus propre, plus occidentale et plus familière pour le voyageur européen : la présence de marques de voitures européennes y est sûrement pour quelque chose. L’altitude (2640m), l’amabilité des personnes et l’omniprésence des militaires rappelle que nous sommes bien en Amérique latine, plus précisément au croisement des Andes et des Caraïbes.
Si vous disposez de peu de temps pour visiter Bogota, concentrez-vous autour du centre historique (quartier de la candelaria) et ses alentours. Celui-ci est délimité par les avenues Carrera 7, Avenida 10 et Avenida Jimenez de Quesada, et Caracas.
A voir :
- Le palais présidentiel Nariño.
- La place Bolivar qui concentre la marie de la ville, le capitole, et la cathédrale.
- Un peu plus loin à pied, le museo del oro présente des pièces précolombiennes trouvées dans le pays et peu connues des touristes. C’est une visite intéressante qui ne demande pas beaucoup de temps.
- Ne ratez pas le musée d’art moderne (calle 24) où vous pourrez admirer les fameuses toiles du maître colombien Botero.
Tout au long de votre promenade vous croiserez des petites ruelles très caractéristiques d’une architecture typiquement coloniale et des artères jonchées de buildings modernes. Autour de l’avenue 19, prenez une pause déjeuner et demandez la fameuse "bandeja paisa". Si vous aimez le cassoulet, vous serez ravi ! N’oubliez pas de demander un café !
S’il n’y a pas de circulation, l’aéroport n’est qu’à environ 30 minutes du centre ville.
Si vous arrivez à Bogota pour y séjourner ou pour un prendre un vol en connexion, n’oubliez pas que la Colombie est un pays en guerre (guérilla et narcos). Lors de mon passage, il y avait sur le tarmac plus d’avions de l’US Air Force que d’avions civils ! Venant de rentrer à Paris via Bogota, voici un peu ce qui peut vous attendre :
1- Sachez qu’il y a des militaires (plutôt jeunes) un peu partout dans l’aéroport. Tout en étant très accueillants, il se peut qu’on vous interpelle gentiment en vous demandant à chaque fois de leur dire quel vol vous prenez et/ou de montrer votre billet d’avion.
2- L’enregistrement des bagages est un peu à l’américaine : il se peut que le personnel de sécurité vous demande d’ouvrir votre valise tout en vous posant des questions assez bêtes.
3- Bien que les autorités colombiennes aient pris les devants en installant plusieurs agents qui contrôlent votre passeport, l’attente peut devenir assez longue selon les heures. Si vous êtes en transit mais que vous devez vous faire re-enregistrer au comptoir vous devez passer ce contrôle. Afin de ne pas perdre plus de temps signalez clairement à l’agent que vous prenez un autre vol, auquel cas votre passeport ne sera pas tamponné. Prévoyez quelques minutes d’explication lorsque vous repasserez ce même contrôle pour embarquer à nouveau !
4- Le tout dernier contrôle avant de rentrer dans la zone d’embarquement est réalisé par les militaires. Dans mon cas le jeune appelé ne comprenait pas, dans une ambiance cordiale, comment j’étais titulaire d’un passeport français, tout en étant né à l’étranger, et résidant au Pérou !
Au delà des questions sécuritaires, un peu lourdes certes, mais légitimes, prenez le temps de déguster au premier étage de l’aéroport un délicieux plat colombien "Bandeja Paisa" un genre de cassoulet accompagné d’un avocat, d’une banane, et d’un œuf. Accompagnez-le d’un jus de fruit de "mora". On est en Colombie, prenez donc un café après le repas ! Pour ce menu comptez 10 dollars.
Enfin l’offre du duty free shop de l’aéroport n’est pas très étoffée en produits.
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