Nagoya n'a rien d'une ville "attrayante" pour un visiteur néophyte qui ne fait que passer. Nagoya est une ville qui ne se livre pas facilement, et il faudrait y vivre pour en découvrir le vrai visage.
Siège de grosses sociétés comme Toyota, elle m'a paru également assez "bourgeoise" et fermée. Les hôtels sont chers et les lieux de visites en ville assez rares... Bref, même si le centre est un peu animé (quartier de Sakae), elle n'a ni le côté excentrique d'une grande ville comme Tokyo ni le charme indolent de Kyoto. Ici, vous ne trouverez pas de points de repères touristiques ou culturels immédiats pour vos visites !
En fait, Nagoya donne surtout à voir une ville très moderne, avec des édifices saisissants, et un château qui vaut le détour, non pas pour son intérêt purement archéologique, mais plutôt pour sa dimension historique.
Bref, vous l'aurez compris, une étape à Nagoya reste un moment réservé à ceux qui aiment les atmosphères décalées par rapport à ce que les clichés du tourisme de masse tendent à vouloir nous faire voir. Pour les amoureux d'un tourisme sans but...
Cela peut paraître incongru, mais arriver à Nagoya, ville de transition par excellence, n'est pas forcément une mauvaise chose. Le nouvel aéroport international a permis à de nouvelles compagnies, dont Air France, de proposer cette destination, souvent à des tarifs légèrement plus faibles que pour Tokyo et Kyoto. Si vous avez un Japan Rail Pass, l'affaire peut donc être intéressante. Il vous suffit de vous rendre à la gare centrale JR de Nagoya directement depuis l'aéroport, pour prendre un train rapide Shinkansen. Kyoto n'est qu'à 45 minutes et Tokyo à une heure trente. Ce train se prend comme un véritable métro tant il est régulier, précis et confortable. Seules les quelques rares périodes de week-ends prolongés japonais pourraient éventuellement vous poser des problèmes de disponibilité. Il suffit de bien se renseigner avant son départ. Le nombre de train est particulièrement dense sur cette ligne Tokyo-Kyoto. Aussi, les risques sont faibles. Pour ma part, cette solution m'a paru tout à fait pratique.
Le château de Nagoya est un peu à l'image du reste de la ville : malgré toutes les tentatives pour redonner un peu de cachet à cet édifice, il manque un peu d'âme pour les visiteurs de passage. Il semble si récent que son histoire n'étonnera personne : comme beaucoup de lieux au Japon, il fut détruit par un bombardement américain pendant la seconde guerre mondiale, en 1945. Il n'a été reconstruit qu'en 1959. Si l'extérieur respecte les formes apparentes de ce château originaire de l'époque Edo (1610), comme ceux de Himeji et Osaka, l'intérieur est constitué en un vaste musée sur plusieurs étages retraçant l'histoire du château. Franchement rien d'extraordinaire de ce côté là. Il faut plutôt monter au sommet pour profiter de la vue et voir la maquette restituant la ville des siècles derniers. On mesure à quel point ce pays, dévasté pendant la guerre, est désormais un pays neuf. Le château, voulu par Tokugawa Leyasu pour son neuvième fils, Yoshinao, semble d'autant plus incongru dans cette ville. Le centre animé de Nagoya, le quartier de Sakae, et le reste de la ville, étalent leurs édifices modernes de façon assez impressionnante...
Non, vous ne rêvez pas. La gare de Tokyo n'est pas qu'un immense complexe aux allures futuristes (voir photo)..., même s'il est vrai que l'on peut s'y sentir perdu la première fois. Pour s'y rendre en taxi, il vous suffira de prononcer la phrase simple de "Tokyo Ekki" (gare de Tokyo) pour vous retrouver au bon endroit, le pus souvent au pied de la ligne de train rapide, le Shinkansen. Les indications en anglais, très claires par ailleurs, n'existent que pour ces lignes nationales.
Ailleurs, tout est indiqué en Japonais, et les rares conseils donnés par les passants de bonne volonté ne sont pas toujours efficaces. La grande salle du sous-sol, celle où transitent la plupart des voyageurs empruntant une des nombreuses lignes de métro, est véritablement un chef d'oeuvre de complexité. Mieux vaut connaître à l'avance son numéro de ligne pour s'y retrouver, surtout la première fois. Sinon, le taxi vous guette... Vu les prix, ce n'est guère une solution, sans compter que cela ne règlera pas vos problèmes. Comme il n'y a pas d'adresse à Tokyo, mais seulement des noms d'hôtels et de quartiers, il peut s'avérer compliquer de se faire comprendre par les chauffeurs de taxi. Ceux-ci ne parlent d'ailleurs que très rarement anglais. Là aussi, il faut être prévoyant et amener sur soi une feuille mentionnant le nom de votre lieu d'hébergement. Quelque soit votre situation, votre première arrivée en gare de Tokyo restera un bon souvenir.... Amateurs de déchiffrement de cartes, votre bonheur se trouve ici !
Loin et pourtant si proche du flot des touristes de la rue kiyomizuzaka, le cimetière à côté du temple de Kiyomizu rend à ce quartier touristique une âme qu'il pourrait sembler avoir perdu. L'idéal serait de faire ce chemin à la montée. Le paysage se laisse découvrir au fur et à mesure de votre pérégrination dans les collines qui surplombent la ville de Kyoto. Les maisons basses, certaines traditionnelles, laissent alors soudainement la place à un cimetière émouvant dans son écrin de verdure. Quelques habitants de la ville viennent honorer leurs morts. Il n'y a d'ailleurs pas ici de porte d'entrée ni de barrière. On peut poursuivre son chemin dans ce décor innatendu, avant d'arriver quasiment au pied du temple de Kiyomizu, par la gauche.
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