Jardins zens, forêts de mousse, décors de verdure : de la volonté d'une domination absolue sur la nature nait une poésie magnifique.
Le pavillon d'or, ou Kinkaku Ji, symbolise Kyoto plus que tout autre monument : beauté intemporelle des formes, fragilité du bois, arrogance de cet étalage de toits et de murs en or, défi au temps : depuis 1394, la résidence du shogun Yoshimitsu Ashikaga, devenu un temple bouddhique dès 1408, avait resisté aux guerres et aux incendies pendant 6 siècles. Il sera finalement incendié en 1950 par un moine qui estimait que les hommes ne devaient pas hononrer ce lieu pour son ancienneté mais bien pour sa dimension spirituelle. Même si ce geste peut paraître choquant (ce que Mishima dénonca dans son roman le plus célèbre, du même nom), le pavillon d'or fut reconstruit à l'identique... Le charme opère encore, plus que jamais, au coeur d'un jardin exceptionnel.
La vie à l’étranger est la seule à offrir - à ceux qui le souhaitent - l'expérience irremplaçable du "voyage sédentaire" : développer des relations de voisinage, nouer des amitiés qui dépassent les clivages culturels et les clichés touristiques, s’imprégner et ressentir les codes tacites d’une terre d’accueil et de ses habitants.
James Harvey est de ces voyageurs-là, et non des moindres. Avec une exigence rare, qui frise parfois l’obsession, il nous fait découvrir les Japonais avec une sincérité vraie et une curiosité à toute épreuve. Sans concession avec les autres comme avec lui-même, il livre un témoignage de son année au Japon au travers de ses rencontres les plus lumineuses : un moine joueur de Shakuhachi, une mère de famille, un potier, un joueur de jazz aïnou - du nom de ce peuple autochtone de l’île d’Hokkaido-, dont la liberté de vie en fait un marginal dans la société nippone... Il est clair que ce voyageur aime tout simplement les gens pour ce qu’ils sont. Ces portraits, brossés au fil des pages, exposent en toile de fond un Japon réel et fantasmé, passionnant et déroutant. Dans son désir de banalité, dans sa volonté de se fondre dans la vie du Japon d’aujourd’hui, James Harvey a écrit un récit touchant qui exalte l'universalité de certains sentiments malgré le décalage des cultures.
Ce récit est un voyage initiatique, une quête personnelle, presque spirituelle. Au-delà de son expérience, James Harvey m'a interrogé sur le sens du voyage aujourd’hui et sur la finalité de nos propres expériences de voyageurs. A méditer...
Les kishimen, nouilles longue et plates, sont une spécificité de Nagoya. Elles constituent un excellent moyen de se restaurer à des prix corrects. Les établissements servant des kishimen se trouvent un peu partout dans le centre ville, à Sakae. Vous les remarquerez à leur allure fonctionnelle et sans prétention, même si à première vue ces restaurants peuvent faire penser à de petites gargotent étriquées.
Les plats sont affichés sur la devanture et quelques tables sont disposées dans la salle : nouilles de blé ou de sarrasin servies dans un grand bol et accompagnées de d'oeufs, de crevettes ou de viande, le tout dans un bouillon. Parfois, ce plat est accompagné de riz. Il exite quelques variantes que vous pourrez choisir grâce aux images (très utile pour ceux qui ne parlent pas Japonais!).
Attention : la commande ne se fait pas au comptoir. On viendra prendre votre commande à votre table. Il ne s'agit pas non plus d'un lieu de détente où l'on sort entre amis. Les Japonais y mangent assez vite puis s'en vont...
Nagoya, comme beaucoup de villes au Japon, possède tout ce qu'il faut en terme de lignes de métro, de bus et de taxis. Ces derniers sont très chers. On monte rapidement à 15-30 euros la "course" pour des trajets bien modestes... Pour aller au centre ville animé (Sakae) depuis la gare centrale de Nagoya, il est préférable de prendre le métro. La station du train rapide, le Shinkansen, se trouve à l'intersection des lignes de métro Sakura-dori et Higashiyama. Allez jursqu'à la station Sakae !
De là, vous pouvez également prendre la ligne Meijo pour vous rendre au château de Nagoya (station : Shiyakusho). A pied, le trajet est également tout à fait faisable (15 minutes).
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