Tonli est un des villages d'eau les plus visités dans les environs de Suzhou (1h de route). En "langage chinois", cela signifie qu'il vous sera facile et commode de vous y rendre, notamment par le biais d'une excursion proposée depuis votre hôtel à Suzhou.
Sans sortir des sentiers battus, c'est l'occasion de faire une promenade très agréable dans cette "petite Venise".
Autant vous prévenir : l'entrée du village est payante, mais pas d'effet Disney Land pour autant... Le billet sert en réalité à payer l'entrée du jardin du village !
Le tour sur les canaux et sous les fameux ponts en dos d'âne ne coûte que 10 yuans (1 euro) à condition d'être 6 par bateau, soit environ 10 fois moins cher qu'à Suzhou même.
Surtout, ne pas louper la visite du musée sur la sexualité dans la Chine ancienne (entrée 20 yuans). Ne vous laissez pas impressionner par l'horrible sculpture de la cour d'entrée, les collections sont riches et très intéressantes et chaque pièce est commentée en anglais : poteries antiques sur des déesses de la fécondité, salles sur les différentes formes d'oppression (pieds bandés, eunuques), porcelaines et éventails érotiques des 17-19ème siècles avec une belle collection d'oreillers peints, bref un pan entier de la culture chinoise qu'il n'est pas si fréquent de rencontrer (panneau China Sex museum indiqué sur la place centrale du village).
Suzhou est à 1h10 de train de Shanghai (depuis la gare ferroviaire Sud). C'est exactement le temps nécessaire à la lecture du très éclairant livre de Jacques Pimpaneau Dans un jardin de Chine (chez Picquier), qui a en outre l'avantage d'être petit et léger et ainsi de trouver facilement sa place dans la valise. Le temps de cette lecture et vous voici plongé dans un autre rythme, vous quittez la "Manhattan de l'Orient" pour pénétrer dans le foyer de la Chine des lettrés, dans le lieu paisible des retraités de l'Empire.
La lecture de cet opuscule est en effet vivement conseillée pour savourer tout le raffinement de cet art des jardins.
Suzhou est le fleuron des "villes d'eau" et LA ville des jardins privés. Lieu d'évasion spirituelle, de désorganisation salutaire, loin du faste et de la vie hiérarchisée des jardins impériaux comme celui du palais d'Eté près de Pékin. La visite qui exprime la quintessence de cet art des jardins et qui, de mon humble avis, doit ouvrir la voie à la visite des autres jardins est celle du jardin le plus petit, véritable microcosme de la nature : le jardin du maître des filets (the Master of Net-garden).
Après cette visite profitez d'être au Sud de la ville pour vous rendre à la Porte Panmen, vestige fortifié d'un des royaumes combattants. Le parc qui l'entoure (pagode comprise) est sorti de terre dans les années 1990, cela ne donne que plus de valeur à ce jardinet !
Les autres jardins de la ville valent bien sûr la visite, mais ils ont été davantage modifiés après les destructions de la Révolution culturelle. L'exposition de bonzais du Jardin de la Politique des Simples est intéressante.
Le Suzhou Hôtel est à l'image de la ville : entouré d'un jardin d'où se dégagent le calme et la sérennité. De bon matin, certains voisins y pratiquent leur gymnastique. Les chambres sont spacieuses, très propres et agréables. Il faut compter entre 300 et 500 yuans selon la saison (30 à 50 euros) pour une chambre double, petit-déjeuner inclus.
Surtout, cet hôtel est très bien situé, à 10 minutes à pied du jardin le plus précieux de la ville, le "Jardin du Maître des filets" et tout proche d'une des rues les plus animées le soir.
A noter tout de même, l'hôtel accueille des groupes, le calme peut donc être momentanément troublé.
Un des intérêts de venir à Suzhou, au-delà même de la visite de ses fameux jardins, est de profiter des charmes d'une ville provinciale, enfin à échelle humaine. Shiquan Street est le lieu idéal pour venir se détendre à la fraîche. La rue propose tous les divertissements possibles mais hormis quelques bars n'est pas encore trop occidentalisée. Les boutiques y sont ouvertes jusqu'à 22h/22h30 : vêtements de stylistes chinois, chaussures, DVD, les tentations sont grandes et permises car tout cela reste très bon marché.
Au N° 793 de la rue se trouve un excellent salon de thé, "Qiang Tang Cha Ren" à la décoration soignée.
N'hésitez pas à profiter des salons de massage : détente assurée pour une trentaine de yuans. (si on demande un massage des pieds on est sûr de ne pas avoir d'autres propositions plus coquines...)
Evidemment ce n'est pas la première visite à laquelle on pense. Mais en pleine touffeur, voilà de quoi se rafraîchir les idées ! Les Chinois sont passés maîtres en art de la mise en scène et parfois le grand, la démesure, le kitsch ont du bon. Plus de 400 espèces de poissons sont au rendez-vous : requins, méduses, belugas que l'on peut admirer depuis un tunnel sous-marin.
Vu qu'il est assez excentré, le plus pratique est de s'y rendre en taxi (il n'y a pas de station de métro à proximité) : Aquarium Ocean Word Chang Feng (montrez le sigle au chauffeur sur les plans de la ville).
Dès que l'on commence à s'intéresser à la culture chinoise, il y a de quoi avoir le vertige face à la masse d'ouvrages, de romans et d'articles disponibles. Mais cela fait partie de la Chine ! Jamais on ne pourra la saisir dans sa globalité.
Allez vous perdre dans les rayonnages de deux librairies très complètes sur le sujet :
- La librairie Le Phénix, 72 bd de Sébastopol 75003 (Métro Réaumur Sébastopol). Elle est connue par la communauté chinoise car elle propose un large choix d'ouvrages, journaux et revues en chinois. Mais les titres en français sont les plus nombreux ! C'est bien simple, tous les ouvrages de qualité anciens ou les plus récents sur la question sont en rayon. On trouve beaucoup de titres que l'on ne trouve pas ailleurs. En revanche, pas de livres d'occasion. On trouve également des cartes de bonne qualité sur les villes chinoises (mais attention bien plus chères que dans le pays).
- La librairie du Musée Guimet (Métro Iéna) est très bien faite. Elle privilégie bien sûr la dimension artistique et religieuse et a un beau rayon consacré à la littérature jeunesse. Le musée Guimet n'est pas voué exclusivement à la Chine mais sa librairie est bien plus complète que celle du Musée Cernuschi.
Pékin, Shanghai et Canton possèdent un hôpital international où l'équipe soignante pratique un anglais tout à fait correct. Cependant les échanges peuvent être plus difficiles à Luoyang, Kaifeng ou d'autres villes intérieures qui sont pourtant des villes touristiques.
Voici un numéro d'un centre médical basé à Shanghai où l'on est mis en correspondance avec des médecins parlant anglais : 24 Hour Healthline : 6445 5999.
Site Internet : www.worldlink-shanghai.com. Medical and dental centers.
Ce n'est point par chauvinisme qu'il faut se rendre dans l'ancienne concession française ! Simplement pour flâner dans la ville selon un rythme plus paisible que dans l'excentrique Pudong.
Le quartier, encore planté de bouleaux et d'érables, se prête idéalement à des promenades en vélo. Pour s'y rendre plus rapidement, le plus simple est de descendre à la station de métro Shaanxi Nan Lu.
L'endroit se prête idéalement au lèche-vitrine. J'aime commencer par flâner dans les boutiques des 3 principales rues parallèles et des rues adjacentes plus petites : Shaanxi nan lu, Xiang Yang Lu et Maoming Lu. C'est ici que l'on trouve ce qui se fait de mieux en design shanghaien. On croise également dans ce coin le dit "marché des voleurs", plus exactement marché de la contrefaçon situé à l'angle de Xiang Yang Lu et Huahai Lu (pas mal pour les vêtements de sport, petits sacs... avec modération bien sûr).
Maoming Lu est LA rue des bars du quartier et des restaurants "fusion", mélange de cuisine occidentale et chinoise.
Pour rester dans l'ambiance paisible annoncée au début de l'article, voici une adresse moins courue : le Sky bar de l'Hôtel Okura garden qui se trouve sur cette même avenue. Endroit très raffiné et calme qui offre une belle vue sur toute la concession française.
Voici une adresse "luxe et détente" pour ceux et celles qui souhaitent s'offrir un bon massage dans un très beau cadre. Se faire masser dans les petites échoppes est un vrai régal mais qui ne dure que le temps du massage. Ici, on peut prolonger la détente par un passage au bain à remous etc... Bref, le concept du Spa est joué à fond.
On peut choisir entre les différentes écoles de massage asiatique : massage thaïlandais, chinois, zen... Et, après plusieurs essais, on peut également doser l'intensité des papouilles : si vous demandez le/la masseur n° 3, ce sera un massage très énergique, le n° 10 quelque chose de beaucoup plus doux.
Le massage dure entre 45 minutes et 1 heure. Il faut compter entre 60 et 100 yuans.
Le mieux est de réserver. Green Massage est ouvert de 10h30 à 2h du matin.
Pour éviter les longues files d'attente au guichet du métro, se faufiler plus vite à l'intérieur des bus, payer aussi bien le taxi que le ferry qui traverse la rivière Pu, bref pour tout déplacement dans Shanghai, il est très pratique de se procurer la Shanghai Public Transportation Card (sigle SPTC). C'est une carte rechargeable (on choisit le montant 50 ou 100 yuans par exemple) qui se débite au fur et à mesure des trajets.
Elle s'achète dans les 24/24, magasins ouverts jours et nuits qui sont très nombreux dans la ville (très pratique également pour trouver tel produit de toilette ou friandise made in Europe...).
La seule difficulté tient à se faire comprendre pour l'achat de la carte. Avec un peu de chance, les clients devant vous en achètent une et là le tour est joué. Pour la recharger en revanche, rien de plus facile, il suffit de la montrer au guichetier et sans un mot, il comprend.
Dans les taxis, il faut bien veiller à lui montrer la carte avant qu'il sorte sa facturette.
Déguisements et danses dans des chaises à porteurs au pied des pagodes à Xian, jeu de l'écho sur telles "pierres magiques" dans l'enceinte du temple du Ciel à Pékin... les Chinois, touristes ou pas, se montrent avides de toutes ces activités ludiques. Et c'est tant mieux ! Chorale, tir au ballon ou petite gymnastique quotidienne, il est à peine exgéré de dire qu'à chaque coin de rue se déroule une de ces animations bien sympathiques.
A toute heure, on croise des gens en train de manger ou de grignoter des brochettes de fruits au sirop, des petits pains vapeur, des soupes gluantes ou fluo... Mais il y a un pic de la gourmandise à ne pas manquer vers 17h/17h30 où les avenues de la capitale se couvrent d'échoppes ambulantes vendant toutes les mixtures possibles. Rien ne s'arrête pour autant et les Pékinois dégustent sans vergogne leurs brochettes de scorpions grillés, debouts, au milieu des voitures.
Cette animation se produit dans bien des rues mais à coup sûr le long de la rue piétonne Wangfujing dajie, une des parallèles à l'Est de la Cité interdite.
Du haut de la Tour du tambour, ou de la Tour de la Cloche, dans le Nord de Beijing, on peut avoir une vue d'ensemble de ce qui reste de la plus vaste zone d'habitations traditionnelles chinoises : les sihueyan et hutongs, ensemble de maisons à cour carrée et de ruelles. Les conditions d'habitat y sont très modestes : pas d'eau courante, ni d'électricité, familles à l'étroit et travaux à prévoir... La politique du gouvernement depuis une dizaine d'années est de reloger ces familles dans des immeubles neufs en périphérie de la ville, elles y gagnent en confort mais y perdent en centralité. La périphérie dans une agglomération tentaculaire comme Pékin signifie que l'on se retrouve très loin des zones d'activités quand on sait que Pékin est entourée de 5 auréoles périphériques !
Deux possibilités s'offrent à nous pour voir encore des hutongs, il ne faut pas choisir mais les cumuler! :
- La première est de pénétrer à l'intérieur de ces vieux quartiers en restant autant que possible dans les ruelles les plus larges. Aucun problème de sécurité, simple règle de courtoisie... Car on passe sans arrêt des seuils de portes en bois et très vite on se retrouve chez les gens qui vivent autant dans les petites maisons que dans les ruelles. Il faut savoir que l'habitat est un emboîtement sans fin de carrés, protégés par des murs aveugles; murs de rues, de maisons, on s'y perd.
- La deuxième, éminement plus touristique, est de prendre un pousse-pousse au pied des tours de la Cloche ou du Tambour est de parcourir les différentes zones de hutongs. Cela a le mérite de voir un quartier en voie de disparition et de voir également des maisons anciennes toutes rénovées, en bord du lac de l'Ouest, qui sont la propriété des membres du gouvernement et donc non soumises à la destruction...
L'hôtel le plus chic de la ville, le White Swan (Cygne blanc) nous ouvre généreusement ses portes pour le buffet, - pantagruelique -, du petit-déjeuner. Pour toux ceux en manque de yaourt blanc, pain noir et saumon fumé...après un long séjour en Chine !!! Voici l'endroit des retrouvailles. Le cadre est très agréable, tant pour la rocaille et la cascade de l'intérieur que pour la vue imprenable sur la rivière des Perles. Forfait petit-déjeuner entre 50 et 60 yuans (5/6 euros).
Afin de profiter pleinement de cette pause gourmande et chic, il faut cependant être prévenu qu'une partie de la clientèle de l'hôtel sont des Américains venus adopter des petites chinoises (le consul des Etats-Unis se trouvant juste à côté de l'hôtel).
Site Internet : http://www.white-swan-hotel.com/eng/Public/index.asp
La cuisine cantonnaise est une des plus réputées de Chine. Selon un dicton les Cantonnais savent accommoder "tout ce qui court, rampe, nage ou vole à condition que cela soit de la première fraîcheur". Juste en face de l'île de Shamian, se trouvait un marché des merveilles et horreurs. Il a été détruit par mesure de sécurité pour lutter contre le SRAS, mais paraît-il qu'il est en pleine renaissance un peu à l'écart du centre de la ville. Je n'ai jamais rien vu de pareil ! Toutes les bestioles possibles s'y trouvaient et chacune était effectivement gardée vivante le plus longtemps possible. La découpe des gros poissons devient alors un véritable art : même amputés d'une partie, on voit bouger leurs organes (un art qualifié de torture pour les opinion sensibles...). Aujourd'hui demeure le marché de la pharmacopée qui vaut vraiment le détour : coussinets de chats, hippocampes ou fourmis séchés, scorpions vivants, pattes de daims...
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