Sainte-Victoire est un mot qui fait écho immanquablement aux oeuvres du peintre Cézanne, d'ailleurs mis à l'honneur cette année puisqu'il s'agissait de commémorer le centième anniversaire de sa disparition. Cézanne n' a eu de cesse de peindre la montagne pour en saisir la majesté et la beauté.
La montagne s'étend imperturbable, immense avec sa face abrupte, insaississable quand son sommet se perd dans la brume automnale. Le pic des mouches est le point culminant de la Sainte-Victoire avec 1011 mètres d'altitude. Une route permet de faire le tour de la montagne et de découvrir les villages qui s'étalent à ses pieds (Le tholonet, Puyloubier). Et surtout c'est l'occasion d'aller marcher en famille ou en solitaire. De nombreux itinéraires sont possibles et il est agréable de s'arrêter quand on en a envie.
L'été, il y a quelques fois des restrictions concernant l'accès aux massifs boisés, face au menace d'incendie notamment (en 1989, un incendie terrible ravage la Sainte Victoire) et hiver comme été l'accès au massif peut-être totalement interdit en fonction des risques divers.
Pour se plonger dans l'univers de la Sainte Victoire, je vous conseille de vous plonger dans le très beau livre de photographies, publié par Images en manoeuvre, qui présente les images de différents photographes et notamment celles, magnifiques, de Brigitte Bauer.
J'aime bien "collectionner", à travers des photographies rapides, des statues, statuettes, petits objets symboliques.
Quelques images prises, à la volée, dans l'abbaye de frigolet et notamment à l'intérieur de l'abbatiale Notre-dame du Bon remède.
J'avoue, je n'ai pas testé par moi-même les gîtes et chambres d'hôtes que proposent Les jardins du barry! Mais j'indique quand même le lieu tant il me semble que ce doit être agréable de faire un séjour là-bas, à deux pas de la place principale du village d'Aiguèze...
Situés dans une maison avec piscine et protégée par des oliviers, les gîtes ont l'air très confortables, bien aménagés. Plusieurs sont proposés, soit pour 2 à 3 personnes, soit pour 3 à 4 personnes.
Les prix varient selon les saisons et comme partout ailleurs, il vaut mieux privilégier le hors-saison, beaucoup plus abordable question tarifaire.
Pour les chambres d'hôtes, il faut compter 65 euros la nuit avec le petit déjeuner inclus.
Et pour plus de renseignements et les tarifs de location, vous en trouverez sur le site internet des Jardins du Barry, et en contactant les propriétaires, Mr et Mme Chenivesse :
Site Internet : www.lesjardinsdubarry.com (la photo est extraite de leur site internet
De manière générale, j'aime beaucoup, à chaque découverte d'une ville, d'un village, aller faire un tour dans l'église.
C'est un moment où l'on retient sa respiration, dans le silence. Un petit instant de parenthèse souvent intense. Pour une fois, on ne se soucie pas du temps, de l'heure qui tourne, des choses qu'il faut faire ou ne pas faire.
Il n'y a rien, rien que ces objets de cultes, ces effigies, ces statues, immobiles et pourtant... Parfois reviennent aussi à la surface toutes les histoires que l'on se raconte.
Dans le village fortifié d'Aiguèze, vous trouverez son église du XIIème, ses vitraux, son portail renaissance...
L'Ardèche au mois d'août, les routes sont souvent bloquées par la circulation intense et le département se peuple de voitures néerlandaises ou hollandaises... Car c'est une destination très courue, agréable pour sa verdure, ses célèbres gorges où l'on peut y pratiquer le canoë ou la baignade.
Mais l'Ardèche, ce sont aussi des villages de toute beauté qu'il ne faut rater sous aucun prétexte. Notamment Aiguèze, classé dans le cercle des 149 plus beaux villages de France. Et à dire vrai, c'est un honneur qu'il n' a pas volé.
Si vous arrivez en voiture par le pont suspendu (qui relie deux départements : du Gard et de l'Ardèche), vous ne manquerez pas de voir la forteresse d'Aiguèze, perchée sur sa falaise qui domine la rivière de l'Ardèche. On peut d'ailleurs se baigner au pied de la falaise, tout en contemplant le décor majestueux au-dessus de nos têtes. Par les fortes chaleurs, on peut donc concilier visite, détente et rafraîchissement.
La promenade dans le village est un moment très agréable, avec les ruelles pavées, les restes du rempart, les petits cafés ombragés... Le paysage absolument grandiose sur l'Ardèche et le mont-ventoux se laisse admirer, étendu à perte de vue au pied du donjon du château médieval "le castellas".
Et puis, au-dessus du village, vous pouvez vous promener sur la route en bordure des vignes, et parmi quelques champs d'oliviers.
Si vous passez vos vacances dans le sud de la france, entre Avignon et Arles, vous pouvez visiter l'abbaye de Frigolet qui se situe entre les deux villes, près de Graveson.
Située sur la Montagnette de Frigolet, l'abbaye abrite la communauté religieuse des chanoines Réguliers de Prémontré qui suivent la règle de vie de Saint-Augustin. Leur vie est rythmée par la prière mais les prémontrés se consacrent également à l'évangélisation et à l'accueil des personnes qui souhaitent faire une retraite ou tout simplement aux visiteurs en quête de silence, de repos et de prière. L'abbaye compte aussi une communauté de religieuses, la congrégation des Soeurs de Saint-Charles.
Un des buts de l'abbaye est donc d'ouvrir ses portes à qui souhaite venir effectuer une retraite. Que ce soit individuellement ou en famille : tout est fait pour recevoir les personnes, soit dans l'hôtellerie monastique de Saint-Augustin, soit à l'Evêché.
Pour ceux qui ne sont pas intéressés par une retraite spirituelle mais qui désirent cependant séjourner à l'abbaye, il y a la possibilité de séjourner à l'hôtel restaurant Saint-Michel.
Le domaine est ouvert au public et on peut donc s'y promener. Honnêtement, j'ai été un peu déçue par le site en lui-même (peut-être un peu trop "cadré"), mais j'ai, par contre, beaucoup apprécié la visite de l'abbatiale de Notre-Dame du Bon remède. L'intérieur est vraiment superbe, richement décoré. Anne d'Autriche vint y prier pour l'obtention d'un héritier : quelques temps après naissait Louis XIV. En remerciement, elle offrit les boiseries et l'ameublement baroque de la chapelle.
Le monastère peut-être visité, mais une seule fois par semaine, le dimanche au alentour de 16 heures. Seule l'entrée du monastère est payante.
L'abbaye de Frigolet est aussi célèbre pour ses liqueurs fabriquées par les Prémontrés... Vous pourrez rapporter une bouteille disponible dans le magasin à l'entrée du site.
Tout autour du site en lui-même, de belles promenades en perspective dans la montagnette, vaste pinède aux agréables senteurs, et qui offre une flore méditerranéenne étendue. Idéal pour une promenade en famille, car l'on peut aussi y pique-niquer.
Plus de renseignements sur le site internet de l'abbaye :
http://www.frigolet.com
Le festival des rencontres photographiques d'Arles fait partie des festivals incontournables et très prisés en matière de photographie. Chaque année à la même période (tout début juillet) la ville va s'enrichir d'une cinquantaine d'expositions situées un peu partout dans la ville. Les rencontres en elles-mêmes sont très courtes puisque les festivités durent seulement six jours, mais par contre, les expositions restent en place tout l'été.
Les rencontres "entendent contribuer à transmettre le patrimoine photographique mondial et se veulent aussi un creuset de la création contemporaine par la découverte de jeunes talents". Chaque année un nouveau commissaire artistique est nommé et décide de la programmation. Pour cette année 2006, il s'agissait du photographe et cinéaste Raymond Depardon. Chaque année, l'affiche des Rencontres changent avec pour symbole un légume différent : pour cette année le festival était "placé sous le signe de la carotte".
L'intérêt de ces expositions est double pour les amoureux de la photographie, car il permet bien sûr de voir des Images, des grands noms de la photo, mais cela fait également découvrir la ville d'Arles et son patrimoine architectural. Car les expositions sont situées dans des lieux magnifiques : Chapelle Saint-Anne, Espace van Gogh, Eglise des trinitaires, Musée Arlaten, Cloître saint-trophime, Commanderie sainte-Luce... Le cadre est donc agréable.
Si vous venez durant la période des Rencontres, ne ratez pas le festival off, car bien sûr comme dans tout festival, il existe aussi à Arles le pendant du festival "In". Le festival off est représenté par les Voies off qui proposent tous les soirs des projections de photographies dans la cour de l'Archevéché. Cela permet de voir des photographes moins connus ou méconnus et de regarder des photographies tout en sirotant une sangria. L'occasion aussi de bavarder avec des gens. Dans la journée, le festival off organise des rencontres gratuites avec des professionnels de l'Image. Mais attention, pour pouvoir montrer son travail, il faut se lever tôt, car les places sont chères et les photographes jouent du coude pour montrer leurs travaux.
C'est donc une ambiance assez étrange qui règne sur Arles durant ces quelques jours avec ses fêtes un peu partout le soir, surtout dans le quartier de la roquette, quartier très actif où l'on trouve là-aussi des projections. Pensez aussi à regarder sur les murs de la ville, car pendant la nuit des personnes s'amusent à coller photographies, affiches parodiques, petits rébus et parcours photographiques dans la ville. Pour ma part, j'aime assez ces impromptus sans prétentions car cela suscite des interrogations.
Pour plus de renseignements sur Les Rencontres, vous avez le site officiel :
www.rencontres-arles.com (possibilité de faire des stages etc...).
Puis le site du festival Voies Off :
www.voiesoff.com
Si vous voulez venir au festival, je vous conseille de réserver vos chambres d'hôtels largement à l'avance !!!!!
Les beaux jours arrivent, vous décidez de passer quelques jours dans la ville d' Arles, mais vous ne disposez pas de moyens de locomotion. Vous avez cependant envie d'aller voir les environs de la ville. Pas de problèmes, il y a une solution : la location de vélo, à l'heure, à la journée, pour deux jours, pour la semaine... c'est au choix.
Arles VAE (Vélo Assistance électrique), tel est le nom du magasin, qui en plus de faire de la vente, propose de la location de vélos, traditionnels certes mais également électriques. Et ce n'est pas à négliger si vous n'êtes pas trop sportif ou pas encore entraîné. Puis, sous la chaleur estivale un vélo électrique peut s'avérer très utile.
Le magasin est situé boulevard Emile Combes, grand boulevard à dix minutes à pieds de la gare. En été le magasin est ouvert tous les jours de 9h à 19h.
Le responsable propose des formules intéressantes, à savoir le pass "Vélo et Patrimoine" qui inclut la location ainsi qu'un pass pour tous les musées du centre ville, plus le musée de l'Arles et la Provence Antique situé un peu en dehors. Une agréable manière de circuler dans le centre ville et de terminer la journée par la visite du pont Van gogh un peu éloigné.
La journée Pass "Vélo et patrimoine" coûte 25 € pour un vélo traditionnel, et 30€ pour un vélo électrique.
Les autres tarifs pratiqués :
Tarifs vélos électriques :
3 € / Heure - 30 € / 24H - 40 € / 2Jours - Jour Supp / 12 €
2 semaines = 160 € - 3 semaines = 200 € - 1 mois = 250 €
Tarifs location vélos :
2 € / Heure - 25 € / 24H - 35 € / 2jours - Jour Supp / 5 €
2 semaines = 90 € - 3 semaines = 110 € - 1 mois = 130 €
Et la possibilité de louer des accessoires supplémentaires, style remorque pour enfants...
A priori, ce n'est pas un endroit où je me serais rendue. Le nom peut-être qui ne m'attirait guère ... ? Mais par une morne après-midi Arlésienne, alors que les rues hivernales sont désertées... pourquoi ne pas tenter une petite excursion plutôt que de se morfondre recroquevillée au fond de son fauteuil ?
Donc, c'était parti pour Carry Le Rouet. Carry le Rouet est connu pour ses plages et surtout pour avoir été le fief de l'acteur Fernandel qui, paraît-il, y prenait ses quartiers d'été et animait la place de la ville. L'été, la population double car les plages sont très prisées.
Pour ma part, étant passée maître dans l'art de ne pas aller sur les plages au "bon moment", je n'ai donc jamais testé celles de Carry et ne sais, de ce fait, si elles sont agréables durant la période estivale (ou complètement bondées).
Par contre, une promenade en hiver sur les bords de mer s'impose. Dans le port, les bateaux tanguent, les vagues viennent lécher les coques... et puis plus on s'éloigne plus on peut goûter à la beauté sauvage des paysages. Etant donné qu'il n'y a pas un chat à cette période, on a l'impression d'être dans l'Autre Monde et on se prend facilement à rêver. Les lectures, les films viennent alimenter l'imaginaire et on se croirait presque dans Rebecca d'Hitchcock, penchée à la fenêtre du manoir de Manderley, prise au piège du chant torturé de la mer et de la maléfique Madame Danvers.
Enfin, j'exagère un peu mais quand même... Carry le Rouet n'est donc pas à bouder. La ville se situe à 30 km de Marseille.
A noter que Carry le Rouet est également une réserve marine destinée à protéger la faune et la flore, et il y a des possibilités, au départ de la plage du Cap Rousset, de partir explorer les fonds marins avec masque et tuba.
Pour se rendre à Carry le Rouet, il ya plusieurs possibilités :
En voiture : autoroutes A6 et A7 depuis Paris et Lyon
autoroute A55 direction Fos/Martigues jusqu'à la sortie de Carry-le-Rouet
En bus : voir les informations sur le site de la Mairie de Carry le Rouet
http://www.mairie-carrylerouet.fr/transport.htm
En train : s'arrêter à la gare de Carry Le Rouet. Si l'on vient de Marseille, compter environ 30 mn de trajet par la côte bleue. Horaires disponibles sur www.voyages-sncf.com. Compter environ 4€50 pour un trajet, tarif normal.
Encore un restaurant où il est vraiment agréable de se rendre. Il est situé à côté de l'espace Van Gogh où se trouve la médiathèque et a l'avantage d'être dans un coin calme.
Durant les beaux jours, on peut manger à l'extérieur sur la terrasse très fleurie ou siroter une menthe glaciale. Mais on peut tout aussi bien choisir de déjeuner à l'intérieur. Le cadre est agréable : murs en pierre apparente.
Et puis, surtout on y mange bien. Le midi, possibilité d'une formule à 15 € (plat, dessert, café) et sinon, menu à la carte avec d'excellentes salades qui portent des noms évocateurs de la Provence. Vous pourrez ainsi déguster la salade Manon, la Marius, la Galinette ou l'Escartefigue avec son foie de volaille au vinaigre de framboise, couvert d'un petit oeuf mollet.
Bon à savoir, La mule blanche organise aussi des soirées piano-bar jazz.
Le restaurant est ouvert du lundi au samedi.
Ne manquez pas de visiter le Musée Arlaten qui se trouve dans la rue de la République, à deux pas de la place où trône la Mairie.
C'est une belle visite en perspective, un plongeon dans le XIXème siècle. Ce musée a été fondé sous l'impulsion de Frédéric Mistral, poète et défenseur de la langue provençale (cf. article sur son poème Mireio) en 1896. Mistral mettra plusieurs années à "alimenter" le musée et il fera appel à la générosité des provencaux, qui par leurs nombreux dons, donneront corps et âme au Musée. Ainsi, ils envoient au poète des instruments, des costumes, des objets témoins de la vie provençale de l'époque.
Mistral, en recevant le Prix Nobel de littérature en 1904, investira l'argent qu'il a gagné à développer plus encore et à rénover la bâtisse Laval-Castellane (du XVème et XVIème siècle) qui abrite le Museon.
On déambule donc dans ce musée d'ethnographie, découvrant tour à tour les objets de la paysannerie, les costumes, les rubans pour les coiffes arlésiennes, les meubles en bois majestueux, le berceau de Frédéric Mistral, les amulettes, sortes de "gris-gris" qui portent chance, pour repousser les maladies.
Bref, un agréable parcours dans le temps et une très bonne manière de se plonger dans la culture provençale.
Horaires été 2006 / du 1/06 au 31/08 : de 9h30 à 13h et de 14h à 18h30. Après cette période, mieux vaut téléphoner pour plus de renseignements.
Tarifs 4€ / Tarifs réduits 3€
Je chante une jeune fille de Provence.
Dans les amours de sa jeunesse
A travers la Crau, vers la mer, dans les blés
Humble écolier du grand Homère,
Je veux la suivre.
Ainsi, commence le chant premier du poème de Frédéric Mistral, qui est un tout jeune homme (21 ans) lorsqu'il commence à écrire Mireio, qu'il achèvera en 1858, soit sept ans après.
Mireille est une jeune fille qui tombe éperdument amoureuse d'un jeune homme, Vincent. Malheureusement, ce dernier est pauvre et les parents de Mireille refuse un mariage. Mireille, pour retrouver son amour, s'évade de son Mas et part le retrouver, traversant le désert de la Crau jusqu'aux Saintes-Maries de la Mer. Mais le soleil aura raison de son amour et épuisée, elle meurt dans les bras de Vincent...
Mireio obtint un succès énorme, salué par les critiques et les poètes. Lamartine exalte le génie de Mistral. Son poème est une véritable consécration.
C'est en 1904 que Frédéric Mistral recevra le Prix Nobel pour son oeuvre, prix qu'il partagera avec un autre poète espagnol. Avec l'argent du prix prestigieux, il s'emploiera à fonder le Museon Arlaten, le Musée de l'Arlaten, situé à Arles pour défendre et "glorifier" la Provence et sa langue. Il continuait ainsi l'oeuvre du Félibrige, mouvement qu'il avait fondé avec d'autres fervents défenseurs de la langue provençale.
Arles est célèbre pour avoir accueilli Van Gogh, bien-sûr, mais la ville d'Arles est aussi un haut lieu de la culture provençale, de ses coutumes et de sa langue.
Arles est une "ville-royaume" qui élit tous les trois ans sa reine et ce, depuis 1930 (la première reine portait le joli nom d'Angèle Vernet). Pour devenir Reine, il faut se lever tôt. Car il ne faut pas seulement être belle.. mais il faut aussi savoir défendre sa culture.
Aussi, l'élue doit être née à Arles ou dans les pays d'Arles, y habiter, parler le provençal, savoir s'habiller et se coiffer (et croyez-moi, ce n'est pas chose aisée, cela relève de la performance : j'ai testé) avoir une solide culture générale et provençale. Les candidates sont nombreuses et doivent donc rivaliser sur tous ces points. Elles passent devant un jury composé de personnalités.
Sept jeunes filles seront retenues à l'issue d'un premier tour. Le chiffre 7 a son importance puisqu'il symbolise les sept poètes, écrivains (dont Frédéric Mistral, Théodore Aubanel...) qui ont fondé Le Félibrige, et qui étaient d'ardents défenseurs de la langue et de la littérature provençale. Ils ont oeuvré pour la défendre, la sauvegarder et ont laissé des oeuvres restées célèbres, étudiées de par le monde, mais étrangement peu valorisées en France.
Une fois le choix décidé, la jeune femme (il faut être âgée de 18 à 24 ans) est intronisée. La cérémonie est officielle et la nouvelle reine doit saluer la foule venue très nombreuse à cette occasion et prononcer un discours en provençal du haut du balcon de l'hôtel de ville.
Une fois la cérémonie terminée, me direz-vous ? Et bien, le travail ne fait que commencer, car la Reine est la représentante de la culture provençale et Arlésienne et de ce fait elle a beaucoup de contraintes : réceptions officielles des personnalités importantes, politiques ... manifestations, fêtes locales. Bref, elle ne chôme pas, surtout qu'en plus de ses obligations d'ambassadrice, la reine d'Arles est souvent une jeune étudiante qui poursuit, en parallèle, ses études.
Bon à savoir.. C'est en 2008 qu'aura lieu la prochaine élection et généralement la cérémonie se déroule au mois de mai.
Le restaurant l'Entrevue fait partie du "complexe" Le Méjan situé sur la place Nina Berberova, à côté de la chapelle Saint-Martin du Méjan.
C'est un lieu très agréable où l'on peut manger notamment de la cuisine orientale avec tajines et couscous. Et puis aussi profiter d'un cadre chaleureux dans les tons rouges-orangés. L'été, il est possible de manger en terrasse, ce qui n'est pas à négliger étant donné les fortes chaleurs estivales. Mais attention à vous, mieux vaut prévoir un anti-moustique puissant car ils sont nombreux et agressifs et ce serait dommage de passer la soirée à les chasser ou à se gratter. Comme je le décrivais dans un précédent article, on peut très bien passer une après-midi et une soirée entière au Méjan : après avoir fait un tour à la librairie Actes Sud, passer un peu de temps au hammam et finir la soirée à l'Entrevue pour manger ou tout simplement boire un verre avant un film ou un concert...
La médiathèque est située en plein de coeur de la ville historique, à deux pas de la place de la République.
Elle est abritée au sein de l'ancien hôpital, l'hôtel-Dieu dont la construction remonte à 1573, célèbre pour y avoir accueilli Vincent Van Gogh lors de deux séjours qu'il y fît à quelques temps d'intervalle (1888-1889). Désormais, ce lieu s'appelle l'Espace Van Gogh et on y trouve donc, en plus de la médiathèque, les archives municipales, des salles d'exposition (qui servent durant l'année et également pour les Rencontres Internationales de la Photographie qui ont lieu annuellement au mois de juillet), le centre universitaire d'Arles, des boutiques de souvenirs.
L'Espace Van Gogh est un endroit très agréable et sa médiathèque également, par son architecture et les choix qui y sont proposés (livres, revues, DVD, CD...)
Pour s'y inscrire, il faut se munir d'une photo d'identité, d'une pièce d'identité et d'un justificatif de domicile datant de moins de deux mois et pas besoin d'être forcément Arlésien(ne).
Une fois cette étape passée, on peut emprunter 4 livres + 3 revues + 3 CD + 3 K7 vidéo ou DVD pour 1 mois.
En ce qui concerne les horaires, vous pouvez consulter le site Internet de la ville d'Arles où ils sont précisés...
http://www.ville-arles.fr/portail/index … modeemploi
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