CARNETS DE VOYAGES

Je consigne dans mes carnets toutes mes observations, mes lectures. Cela m'aide à observer. Si je ne peux pas décrire, c'est que j'ai mal regardé.

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2001- Marrakech et la vallée du Draa

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11. Gorges du Dadès - Hammam campagnard

Publié le : 04 Février 2007
11. Gorges du Dadès - Hammam campagnard

gorges du Dadès

    Nous découvrons tout d’abord les formations rocheuses des gorges du Dadès, puis des plus beiges dans lesquelles l’érosion a dégagé de gros prismes aux arêtes arrondies, comme des doigts levés vers le ciel. Le fond d de la vallée est boisé de vergers, de magnifiques noyers et de quelques peupliers. Cette vallée est très touristique : en face d’un parking des étals de souvenirs avec de beaux foulards berbères multicolores et des bijoux. Plus loin – pour la photo , - un dromadaire en plastique et deux mannequins. La route est bonne, de nombreuses auberges, cafés, hôtels attendent les touristes. Les villages sont prospères avec de nombreuses maisons de ciment à étages, mais cette fois ci avec un grand soucis de décoration, fer forgé, auvent de tuiles vernissées vertes à chaque fenêtre, carrelages bleus et blancs, et luxe suprême dans ce désert : des plantes descendent en cascade des fenêtres. Les villageois ont l’électricité , de nombreuses paraboles, les boutiques semblent bien organisées.
*Nous remontons donc le Dadès sur une trentaine de kilomètres. les gorges sont étroites, la rivière coule entre les parois rocheuses, puis la route s’élève et franchit un col dans les petits bancs serrés calcaires qui matérialisent les courbes de niveau.
Un convoi d’une bonne dizaine de 4x4 monte au col et, -quelle  expédition ! – fait demi tour. Si nous avions un tel véhicule nous aurions au moins rejoint les Gorges du Todra !

travaux des champs

    Les champs sont très colorés, les coquelicots sont éclatants, dans les haies, les roses sont en fleurs. Dans tous les champs, des femmes en robes multicolores arrachent à la main les coquelicots qui croissent dans le blé, et en font des bottes. Nous essayons de les photographier, averties, je ne sais comment, l’une d’elles se jette par terre et toutes se penchent, on ne voit plus que des culs qui ressortent des blés.
     La vallée se resserre la route grimpe à flanc de la montagne, le canyon est très creusé, il fait le tour d’une petite montagne l’enserrant dans un méandre.
     Sur la route du retour, vers 11 heures,  nous retrouvons les femmes avec leurs baluchons d’herbes dans un linge coloré qui remontent chargées tandis que les hommes restent plus longtemps dans les champs à bêcher.

de Boulmane à Tinhir

La route P31 de Boulmane à Tinhir est toute droite traversant un plateau de cailloutis. Les grandes montagnes du Sakhro à notre droite, l’Atlas à gauche, peu visibles. Le soleil, à son zénith, écrase tout.
Chercher un coin pique-nique à l’ombre et à l’abri du harcèlement des enfants est une gageure. Arrêt apéro dans un verger de figuiers et d’oliviers, mais nous sommes rapidement délogés par une bande d’enfants. en remontant dans la voiture, je vois une tique énorme sur mon pantalon. Après Tinhir nous découvrons une jolie palmeraie dans les gorges du Todra. Un camping fleuri et ombragé sera le cadre du déjeuner .
     Les gorges du Todra sont très fréquentées. Les parois impressionnantes font de l’ombre, la rivière qui sort d’une résurgence est très fraîche, mais les cars et les 4x4 gâchent tout. Il y a un restaurant au beau milieu des gorges ! Plus loin, la vallée est sèche et les palmiers semblent souffrir de soif. L’environnement est rocailleux, mais nous marchons tranquillement loin du vacarme de la circulation et des mendiants. Au retour la route qui paraissait ennuyeuse à midi, est magnifique. Le soleil rasant fait ressortir toutes les lignes de crêtes, les hauts sommets de l’Atlas se détachent sur l’horizon.

hammam


    Le Hammam de Boulmane Dadès est une expérience très différente de celle du hammam parisien.Tout a l’air fermé, je me présente au guichet, achète un ticket, la porte s’entrouvre et je suis accueillie par une jeune fille en culotte qui range mes vêtements dans un casier et m’embarque « à la douche ! ». Elle me fait signe de baisser les bretelles de mon maillot de bain. (j’aurais dû rester en culotte !) . Elle me conduit au fond dans la pièce chaude. Nous nous asseyons sur le sol très chaud, mais nous ne restons pas longtemps.Dans la pièce intermédiaire, elle me tend un démêloir à cheveux, rond en plastique avec des pointes, prend son gant de crin (synthétique) me frotte mes jambes. Elle ne parle que quelques mots de français et s’amuse bien à me faire la conversation en arabe. Finalement, avec beaucoup de gestes, je mime l’avion jusqu’à Marrakech, puis la voiture jusqu’à Ouarzazate(je tourne un volant imaginaire).
      Elle veut mon numéro de téléphone  pour venir en France. Elle a seize ans, elle veut savoir si je suis mariés, si j’ai des enfants : je lui montre mon alliance lui montre mes cheveux blancs et invente deux enfants étudiants. La seule chose que je sache en arabe : c’est compter, je compte, cela l’amuse. Le récurage de mes bras bronzés l’amuse aussi : la peau roule noir, elle contente de son travail, moi, moins, je vais sortir toute blanche.
     On passe dans la salle froide où d’autres femmes nous rejoignent. Là, c’est rigolo, elles me balancent des seaux d’eau. Tout le monde rit. Dans les vestiaires, la plus âgée distribue des sucettes, on se rhabille en suçant des sucettes rouges.

Dîner

Dîner : salade marocaine avec des tomates et des poivrons, puis des brochettes accompagnées de carottes, de pois, de tomates avec une très bonne sauce au coriandre et à la cannelle, et un très joli bol de semoule fine décorée d’un bouton de sucre blanc et de bandes de cannelle formant une croix. Pour dessert :  yaourt maison et salade d’oranges bien présentée avec de la cannelle.


12. Skoura - Ait Benhaddou

Publié le : 03 Février 2007
12.    Skoura - Ait Benhaddou

les roses

     Avant de quitter la vallée du Dadès nous voulons visiter une distillerie de roses, malheureusement, elle est vide, les pétales n’arriveront qu’au mois de mai, il n’y a rien à voir. Dans la ville suivante, nous allons dans un magasin spécialisé dans le produits des roses la boutique est toute peinte de rose, on nous fait essayer l’eau de rose, la crème de rose, les bains moussants roses … tout cela est rose bonbon, bien coloré, mais cela sent bon.

     En face, le petit marché avec de la quincaillerie, des seaux et paniers fait avec des vieux pneus, des fripes, un vendeur d’épices pittoresque qui nous vend du cumin du ras el hanout et de la cannelle. A l’arrière, marché aux animaux. Dans un coin un homme, photos à l’appui fait une conférence sur les maladies vénériennes.

Skoura, visite guidée...

     Skoura, une oasis à mi-chemin entre Boulmane Dadès et Ouarzazate. Un homme sur une mobylette nous fait des signes. Il a l’air sympathique, il monte dans la voiture et nous guide dans la palmeraie. Nous traversons le mellah, ici aussi, il y avait des juifs. Les arbres sont très variés : bouleaux (en fait des peupliers), tamaris, figuiers, amandiers cognassiers et bien sur palmiers ...dans les jardins   des fèves et des carottes. la palmeraie est assez construite, les maisons sont dispersées.
   une casbah aménagée
     Nous arrivons à une casbah aménagée en gîte d’étape bien rénovée, nous montons au sixième étage mais le commentaire ne nous apprend plus rien. On nous invite à nous asseoir près d’un petit canal venant d’une source fraîche, mais, déception, on ne nous offre pas de thé.

les mains baladeuses


A la source, le guide me mouille l’épaule, cela nous refroidit: comment nous débarrasser de lui ? Nous n’avons plus envie de nous promener dans la palmeraie en sa compagnie, il nous attire vers une autre casbah mais nous n’avons qu’une hâte, le larguer. Lui,  bien content de se trouver avec deux gazelles. Je lui fais bien remarquer que nous sommes de vieilles gazelles . Nous le payons et le lâchons devant un restaurant bien contentes de l'avoir largué. C’est la première fois que nous rencontrons un dragueur déplaisant.

pause dans les vergers

Pour oublier notre déconvenue, nous cherchons un endroit agréable où faire la pause. Empruntons une piste qui nous mène dans des vergers loin de toute école, nous asseyons à l’ombre d’amandiers et d’oliviers en lisière du désert. D’un côté la pierraille, de l’autre les vergers et les petits jardins avec des oignons montés en graine et des carottes en fleurs. On serait bien pour déjeuner, mais il est trop tôt.

    Nous retournons au lac de barrage, mais le gardien a changé et il n’est plus question de s’asseoir autour de la table de pique-nique. Nous mangeons donc à la voiture avec une belle vue sur le lac.
Ouarzazate, bine connue maintenant, c’est notre troisième passage, nous allons directement au distributeur de billets sans nous attarder.

Ait Benhaddou

Encore trente kilomètres de désert pour arriver à Aït Benhaddou, petite contrariété, nous n’avons pas de chambre donnant sur le joli patio carrelé avec les portes peintes, nous serons à l’annexe. Dès que nous découvrons notre chambre nous changeons d’avis. elle est grande, bien décorée avec des dessus de lits à rayures, une jolie aquarelle et surtout une vue magnifique et une grande terrasse pour nous toutes seules. Nous passons le reste de l’après midi à la piscine, le vent s’est levé, le ciel s’est voilé. Sur la terrasse le soir j’ai presque froid.

le soir

      Au coucher du soleil, les touristes sont partis. Le ciel prend des teintes roses et illumine la montagne. Quand la nuit tombe tout est noir , nous sommes au bout du monde, au bout de la piste, la dernière maison allumée.

     Dîner de gala à la piscine sous un olivier : de la soupe crème de riz épicée, une omelette berbère (chakchouka) dans un palt à tajine, une tajine de bœuf très parfumée aux épices et au citron. Pour dessert des tranches d’orange parfumées à la cannelle et des pâtisseries pour Dominique.


Mercredi 18 Avril Aït Benhaddou

     Je me suis levée pour voir le lever du soleil, pas de chance, il y a des nuages. J’ai bien du mal à dessiner le village avec ses deux kasbahs et tous les parallélépipèdes qui s’étagent sur la colline. Des ânes chargés de bidons descendent au puits. J’aime beaucoup cette heure de six à sept , il fait frais . La nature et le village s’éveillent avant les vacanciers.

    Au village les marchands ouvrent leurs boutiques. Nous sommes les bienvenues, le premier client porte chance. On nous reconnaît après notre première visite la semaine passée .

     Dans une boutique, des objets attirent mon regard : un miroir en étoile de David, une khanoukia en étain magnifique, je la photographie, le marchand me montre d’autres objets juifs puis dans une autre salle des poufs et des babouches, nous différons nos achats avec l’intention de revenir.

promenade dans l'Oued

     A neuf heure, le guide de l’hôtel Hocine  me mène à grands pas à travers le village (2000 habitants)puis dans l’oued. Pas de pluie non plus depuis quatorze mois. L’eau des puits est salée. Certains champs sont irrigués, d’autres pas. Heureusement, le village vit du tourisme et du cinéma, le dernier grand film à succès Gladiator a mobilisé trois mille figurants.

figures de sédimentation : oued fossile!

     Nous nous arrêtons dans un site géologique pédagogiquement parfait : au-dessus de l’oued actuel, dans la paroi d’argile rouge, des lentilles de galets témoignent d’un oued fossile. : un oued ancien suspendu au dessus de l’oued actuel ! je prends une photo, cherche à approfondir et trouve des intercalation de gypse, en revanche pas de figures de sédimentation de traces fossiles de pas ou de vers comme dans les Corbières.

cigognes

    Une cigogne morte dans le lit de l’oued a été mangée par les chiens, triste découverte, contrairement à ce que je pensais, les cigognes n’hibernent pas ici. Une cigogne bien vivante chasse les grenouilles qui coassent dans les flaques.

j'ai perdu l'olympus!

     Nous parvenons à la route « au goudron » comme on dit ici et Dominique nous rejoint en voiture ? Elle a pris une femme en stop. Arrivés à la Casbah de Tamghat, je découvre que j’ai perdu mon appareil photo. Panique, nous revenons sur nos pas, Hocine marche très vite pour arriver au « rocher pédagogique », en effet, je l’ai oublié là.  Je suis ravie, mon guide aussi, il se sentait responsable de sa cliente et surtout ne voulait pas êtres soupçonné ni de vol ni de négligence. En route son portable sonne, il annule un rendez vous, mais il faudra payer une rallonge, cela ne fait rien toute heureuse d’avoir retrouvé l’olympus je ne mégote pas.

La kasbah du Glaoui n’a rien d’extraordinaire par rapport aux antres, nous sommes saturées de kasbahs !

à la recherche du plat à tagine

     Nous passons une après midi tranquille à la piscine, à six heures et demie, nous avons rendez vous avec Hocine qui doit nous conduire dans la boutique d’un de ses cousins qui nous fera un bon prix. Les poufs des magasins du villages ne nous plaisent pas trop. Ils font plutôt camelote, nous sommes très exigeantes, nous en voulons un marron sans dorures, celui que nous avons vu dans la boutique du site ce matin nous plaisait mieux et nous avions promis au vendeur de revenir. Rien ne nous plaît, celui ci- est trop raide, celui là trop doré, ou le cuir est mince dur comme du carton…
    Hocine nous emmène chez lui  acheter un plat à tajine. Ses sœurs nouent des tapis sur des machines à tisser qui occupent toute la pièce commune. La cuisine est petite mais ils ont le gaz, les plats à tajine sont très usagés, certains fendus, on élimine les fissurés, et emportons celui qui nous convient en payant largement une fois et demie le prix d’un neuf. Nous rencontrons sa femme et sa fille .
Fin de la soirée sur la terrasse, il fait doux, très calme. Les femmes du village remontent avec leurs ballots d’herbe.


13. Emplettes et retour à Marrakech

Publié le : 03 Février 2007
13.   Emplettes et retour à Marrakech

souvenirs

     Dès le matin nous retournons au ksour chez le marchand qui nous avait promis un bon prix. Nous arrivons en même temps que lui. Il nous attendues hier … belles paroles sur la confiance, la parole donnée. Sans être dupes, c’est bien sympathique. Nous tombons en arrêt devant le plus beau pouf sans dorure ni peinture de mauvais goût. Bien sûr, c’est le plus cher !mais il est vraiment beau. Nous traînons dans la boutique. J’essaie des babouches. Des petits miroirs encadrés dans de l’os de dromadaire seront des cadeaux parfaits. Je choisis un joli plat de Tamgrout pour maman. Nous achats s’empilent sur le comptoir. On ne marchande pas. Le vendeur promet un rabais général. La belle khanoukia en étain me tente beaucoup, il la laisserait à 500 dh ce qui est ridiculement bas, mais que ferais ensuite d’un objet aussi encombrant, je renonce à regret .Après avoir fait les comptes, il réclame un souvenir de France, un stylo ferait l’affaire, nous n’avons rien sur nous, j’offre deux cigarettes. Tout le monde est content !

les couvre-lits de l'hôtel

     Il ne reste plus qu’à emballer les cadeaux et les souvenirs dans les bagages, Dominique a demandé à notre hôtelière où acheter les couvre lits blancs à rayures rouges. Elle est ravie de nous les vendre (certains clients les emportent!) Le prix est relativement élevé. Contentes de ne pas avoir perdu l’appareil photo, nous sommes prêtes à dépenser les sous que nous n’avons pas dépensés à en racheter un autre (drôle de système d’économies !).

Retour sous le brouillard

      Qui aurait pu prédire qu’on aurait mis le chauffage dans la voiture ? Avant le col de TiziN’Tichka une barre nuage cache les sommets, au col, nous sommes en plein brouillard. Sur l’autre versant de l’Atlas, le temps ne s’arrange pas, il fait gris humide et très frais.
Marrakech

     Marrakech sous les nuages a perdu une partie de ses couleurs, les belles murailles sont ternes .Nous n’irons pas au Jardin Majorelle comme prévu, les souks conviennent mieux bien qu’on n’aie plus rien à acheter.
Nous retrouvons avec plaisir l’Hôtel La Ménara, ils nous attribuent notre chambre. On se sent bien chez soi. Malheureusement les calèches ont été priées de se garer ailleurs pour cause de visite royale. La rue est déserte, gardée par des policiers qui arrêtent toute circulation quand une voiture officielle doit passer. L’hôtel est enrubanné de vert et de rouge et toute la ville est pavoisée : la Princesse reçoit toutes les premières dames africaines pour une sorte de congrès sur la Petite Fille Africaine.La famille Royale occupe donc son palais de Marrakech.

souks

      Nous nous orientons bien dans les souks et n’avons pas besoin d’aide pour retrouver le souk des teinturiers. Nous comparons les prix des articles que nous avons achetés ce matin. Notre marchand ne nous a pas volé !
      La Place Djémaa El Fna est occupée par les vendeurs de jus d’orange, de fruits secs, les femmes qui peignent les pieds ou les mains au henné, il y a aussi quelques musiciens et un charmeur de serpents. Je suis un peu déçue on m’avait trop vanté cet endroit.
Dernier tour en ville en suivant les remparts comme la calèche, mais le charme n’y est pas, ni la lumière. En revanche Dominique a quelques émotions quand elle se retrouve avec la voiture dans la Médina : la voiture suit une calèche qui nous ouvre la route, et fraye un passage dans la foule des écoliers et des lycéens. Des enfants suivent la voiture. On débouche encore sur la fameuse place, de loin je devine les acrobates et un cracheur de feu. Après c’est facile, il suffit de suivre la grande avenue Mohamed V.

     Pour faire de l’essence on doit sortir de la ville pour trouver une station qui accepte la Carte Bleue, il fait de plus en plus froid.
     Dîner à la piscine, il tombe quelques gouttes. Nous regrettons un peu la demi pension des hôtels du Grand Sud.Ici, c’est beaucoup plus cher et moins bon !

Musique en l'honneur de la visite royale

     Toute la nuit on entendra de la musique, la visite Royale ! A quatre heures du matin comme sous nous sommes levées trop rôt pour l’avion, on refait un tour pour localiser la musique. Des hauts parleurs de la Koutoubia,  mais aussi de partout, on entend cette musique…


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