Jour 1
Arrivée sur Cachora, petit village aux maisons blanchies par la chaux. Lumière de fin d'après-midi. Des chiens jouent dans la poussière. Des enfants dessinent à la craie d'étranges personnages sur les trottoirs ou sur le bas des murs des maisons. Un arbre centenaire au milieu de la plaza de Armas. Un silence de cathédrale. Nous dormons dans la maison de Celestino Peña, grand propriétaire de mules et de chevaux du village qui nous serviront pour le trek.
Installation dans les petites chambres rudimentaires mais propres. Couvertures criardes à motifs floraux.
Nous partons demain pour sept jours de marche de Cachora à Aguas Calientes.
Il est encore tôt, la nuit vient à peine de tomber mais nous mangeons déjà : une soupe délicieuse et brûlante, histoire de réchauffer les corps.
Aurélia
En ce jour du 7 juin 2007, les 15 Saints de Cusco défilent dans la ville et rendent hommage au Christ. Ils s'en vont dormir une nuit dans leur maison mère, la cathédrale de la ville. Ce qui nous reste de cette étrange procession est l'image de la souffrance de ces dizaines de porteurs d'un jour. Derrière la fête, les fanfares et les danses, des grappes d'Hommes, par groupe de 10 ou de 50, semblent reproduire le calvaire du Christ : expressions de souffrances individuelles et expiation collective d'une religion du Salut sous des Saints majestueux de plusieurs mètres de hauteur et lourds de plusieurs tonnes. Parfois, le navire tangue et manque de sombrer. Une douleur sacrée illumine alors tous ces visages: Des volontaires de Dieu...
Aurélia, Stéphane et Sébastien
Au petit matin un froid mordant pénètre à travers la tente, froid d'un hiver péruvien à 4200 mètres d'altitude. Une lumière diffuse et blanchâtre inonde la tente. Perte de repères temporels. Où sommes-nous ? Quel jour et quelle heure ? La montre indique 4h 30 du matin... et il fait comme jour. Et pour cause. La lune est en haut au beau milieu d'un ciel noir et profond, éclairant les flancs de la montagne, jouant avec les pics glacés du glacier Sinakara. Dans quelques heures à peine il faudra se lever, emmitouflés dans nos ponchos et gants de laine, sautiller sur place en attendant que viennent les premiers rayons du soleil. A côté de nous, des milliers d'autres pèlerins sortent des tentes, tirés de leur lit de fortune par ce froid tenace. Mieux vaut marcher...
Près de 30 000 personnes à la veille de la fête du pèlerinage du Qoyllor rit'i. 30 000 personnes qui s'éveillent au rythme de la nature hivernale. 30 000 personnes soulevant la poussière sur les rythmes effrénés et continus des chants, des danses et des messes.
Aurélia, Stéphane et Sébastien
Sarhua est un petit village perdu à cinq heures d'Ayacucho, univers étrange où une pauvreté extrême côtoye l'art original des peintures sur Tablas. Aurélia, Stéphane et Sébastien:
Premier centre de fonderie au monde perché à 4000 mètres d 'altitude. Aurélia, Stéphane et Sébastien.
Dans les Andes centrales péruviennes, le Qhapac ñan quitte le calejón de Conchucos dans les environs de Huari, descend vers le tambo royal de Huanuco Pampa (ou Huanuco Viejo) et plonge vers le Sud, en direction de Yanahuanca. 7 jours et 140 kilomètres de traversée dans la cordillère de Huayhuash pour arriver à Haruatambo. Puis plus au Sud, la grande route Inca pénètre dans la pampa de Junin, un haut plateau situé à 4200 mètres d'altitude. De grandes plaines de pâturages, un froid mordant en ce début d'hiver, la puna, quelques tambos, dont celui de Pumpu, et un magnifique lac d'altitude, - le lago Junin - une des plus grandes réserves naturelles d'eau douce du Pérou. La région de Junin nous plonge dans un décor de hautes steppes, loin des reliefs marqués de la cordillère blanche. C'est ici que se trouve le haut lieu de l'indépendance péruvienne. Les armées de Bolivar et de Sucre défirent les troupes fidèles au roi d'Espagne. Ils utilisèrent pour cela la seule voie qui existait dans cette région, la route Inca. Nous n'étions qu'au début du 19ème siècle...
Sébastien
De Chavin à Olleros, nous montons lentement par le col majestueux de Yanashallash pour redescendre ensuite. Aurélia
Troisième jour / 15km 200. De 4040 à 3400 mètres
Qhapaq ñan transversal entre la côte et le chemin central andin.
|
157 contribution(s)
5 pays renseigné(s) Voyageur nomade Info auteur |
|
|
Derniers articles
|
|
|
Recherche
|
|
|
Lien(s)
- Site officiel de la route inca : www.chemin-inca.org- Philosophie et équipe du projet Qhapac Nan - Histoire du Qhapac Nan - Conférence Transboréal - Journal de bord sur Voyazine - 33ème bourse du Talent - Qhapaq Ñan |
|
|
Carnets de voyage
|
|
|
Photos :
354 photo(s)
|
|
|
Vidéos :
0 vidéo(s) |
|
|
Audios :
18 audio(s)
|
|
|
Archives
- Mai 2008 - Mai 2007 |
|
|
Pays
- Bolivie |
|
|
Mes amis Voix Nomades
- qhapaq_nan |
|
|
Fil RSS du blog de chemin_inca
|
|
LES PARTENAIRES :
Le Centre International de Conservation du Livre d'Arles numérise des manuscrits scientifiques d'expéditions françaises du 18ème et du 19ème siècle.
Spécialisée dans le domaine de l’art et des civilisations, des origines à nos jours, akg-images propose aux professionnels de l’image un accès privilégié à son fonds iconographique.
FUJIFILM France a fait don au projet Qhapac Nan de pellicules photographiques Moyen Format.
Retrouvez des articles de notre carnet de voyage sur Voyazine, le magazine en ligne de Voyages-sncf.com.
|