Blog de chemin_inca

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Carnet de route

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De Chavin à Olleros 2

Publié le : 13 Mai 2007
De Chavin à Olleros 2

Deuxième jour / 13km 600. De 4088 à 4700 mètres. Redescente à 4040 mètres.
Qhapaq ñan transversal entre la côte et le chemin central andin.


De Chavin à Olleros 2
De Chavin à Olleros 2

De Chavin à Olleros

Publié le : 13 Mai 2007
De Chavin à Olleros

Premier jour / 11 km 200. De 3140 à 4088 mètres[/b]
Ascension sur le Qhapaq ñan transversal entre la côte et le chemin central andin.


De Chavin à Olleros
De Chavin à Olleros

Chavin de Huantar

Publié le : 13 Mai 2007
Chavin de Huantar

Que dire la civilisation mythique de Chavin, qui est à l’origine de "l’horizon formatif" (-1500 à -300 av. JC) ?
Elle correspond à la première culture "unificatrice" de l’ensemble andin, aux véritables racines "antiques" des cultures précolombiennes. Les Chavin n’ont laissé que peu de traces, mais ils nous ont légué un art féerique et monumental. Ces vestiges aux motifs abstraits laissent une marque forte sur l’imaginaire des péruviens d’aujourd’hui.
C'est dire si les ruines de Chavin de Huantar représentent un site sacré majeur au Pérou. Le site est petit, mais nous y restons toute l'après midi à explorer les galeries souterraines et à nous imprégner de l'atmosphère du lieu.

L'art monochrome de la culture Chavin est fascinant car il reste énigmatique. Les formes très stylisées n’ont pas laissé de représentations de la vie quotidienne de cette époque. Les courbes n’existent presque pas et laissent place, en lieu et place des yeux ou des taches des pelages des animaux, à des formes quadrangulaires, carrées, ou en croix. Les représentations les plus fréquentes dépeignent des êtres magiques, des félins, alligators ou anacondas, à l'image du Dieu Lanzón, animal monstrueux et féérique, enfermé dans un temple souterrain, pour l'éternité...

Aurélia et Sébastien


Chavin de Huantar
Chavin de Huantar

Chan Chan

Publié le : 29 Avril 2007
Chan Chan

Au Nord de la ville de Trujillo se trouve la plus grande ville en Adobe d'Amérique, Chan Chan. C'est une cité Chimu de 14 kilomètres carrés, dont les murs et 9 palais royaux se dressent encore face à l'océan. Les Chimus sont un peuple de marins qui occupait la même région que les Mochicas deux siècles plus tard mais qui, contrairement à eux, était essentiellement pacifique. Ils célébraient la mer et évidemment, le culte de la lune, dont l'influence sur les marées était bien connue à cette époque.
Une civilisation qui résista plus de dix années au conquérant Inca. Ce dernier ne put s'en défaire qu'en détournant les eaux en provenance des rivières andines, privant les Chimus de moyens de subsistance...

Aurélia, Yannick et Sébastien


Chan Chan
Chan Chan

Les pyramides Mochicas : huacas del sol et de la luna

Publié le : 29 Avril 2007
Les pyramides Mochicas : huacas del sol et de la luna

Le Pérou aussi possède ses pyramides. Et elles sont magnifiques. La huaca de la luna et la huaca del sol appartenaient au peuple guerrier des Mochicas (ou Moches). Nous sommes frappés par l'étrange ressemblance avec le site de Sakara en Egypte : mêmes pyramides à degrés, même désert d'où peu à peu les archéologues exhument une mémoire enfouie par les années, sans parler de l'horizon envahi par des oasis de verdure, de champs, d'animaux et de palmiers, qui donnent à ces lieux un caractère assez exceptionnel...

Tout reste à découvrir. La huaca del sol est une pyramide de 11 étages non fouillée, - la plus grande du Pérou- et fermée au public. Seule la huaca de la luna dévoile peu à peu ses secrets : fresques polychromes rarissimes, pierres cérémonielles où s'exerçaient les sacrifices humains, sceaux de familles prestigieuses, tombes. Ici, les formes sont trompeuses. Si la dimension funéraire de ces sites est réelle, ils étaient avant tout des centres religieux et administratifs. Les escaliers n'existaient pas pour ces cultures où la rampe était l'unique voie d'accès et le symbole du pouvoir. D'ailleurs la toponymie ne s'y trompe pas : le mot "huaca" a de tout temps désigné un lieu sacré, de dévotion ou de vénération. Ces pyramides étaient donc des lieux où s’exerçait l'autorité spirituelle d'une société guerrière anéantie par les Huaris, au 7ème siècle après JC...

Aurélia, Yannick et Sébastien


Les pyramides Mochicas : huacas del sol et de la luna
Les pyramides Mochicas : huacas del sol et de la luna

Vertiges péruviens

Publié le : 22 Avril 2007
Vertiges péruviens

Il est difficile de visiter le Pérou sans ressentir ne serait-ce qu'une fois ce sentiment de vertige propre à des sentiers accrochés à flanc de falaise, de mines adossées à des chemins bordant des précipices, ou d'antiques cités jouissant d'un isolement hors du commun. Evidemment, on pense au Machu Picchu lové autour du Huayna Pichu et dont il faut bien dire qu'ils forment un très beau couple.

Mais il y a Markahuamachuco. Un site miraculeusement préservé. Cette forteresse pré-inca érigée par les Huaris (le premier empire guerrier des Andes) se dresse fièrement sur son rocher sur plus de 5 hectares. Une vue extraordinaire sur le Qhapac ñan, des murs émouvants de fragilité qui contrastent avec l’arrogance de la pierre polie Inca, un air de jeunesse souffle sur cette cité si méconnue. Le libre accès et les habitations des paysans, dans les vestiges eux-mêmes, achèvent un tableau où respire un parfum de liberté.

Aurélia et Sébastien


Chimbote : voyage au bout de l'enfer

Publié le : 18 Avril 2007
Chimbote : voyage au bout de l'enfer

Nous avons besoin de repos après cette fatigue intense. Nous partons donc en bus de Humachuco pour rejoindre Trujillo, ville côtière. De là, nous partirons pour Lima pour ensuite rejoindre Cusco. Arrivée le matin à Trujillo : la ville semble étrangement déserte. A la station de bus, on nous annonce une grève et les départs pour Lima sont différés. Qu'à cela ne tienne, un bus part miraculeusement pour Chimbote nous rapprochant un peu plus de notre but. Nous montons sans sentir de danger. Une grève des bus, qu'est-ce au juste ? Au pire à Chimbote, nous ferons du stop jusqu'à Lima.

Arrivée sur Chimbote
Il est toujours difficile de raconter la peur, la vraie, celle qui tient au corps pendant des heures parce que l'on ne voit plus aucune issue, parce que l'on craint peut-être bêtement pour sa vie. Chimbote, un nom, une ville qui résonne comme le purgatoire. Le bus s'arrête soudainement aux faubourgs de la ville. Tous les passagers sont sommés de descendre. Grève des bus ? Non, en réalité il n'en est rien. Il s'agit d'une manifestation contre le chômage. Nous voyons des fumées au loin, entendons des bruits sourds. La tension monte, le coeur commence à palpiter. Le danger est là, présent, palpable. La poussière règne en maître. Montagnes, plantes, habitations se confondent dans une couleur marron délavé, embrumés non par la Neblina mais par l'épaisse fumée des usines de farine de poissons, grisâtres et nauséabondes. Les routes ont été barrées par des pierres jetées sur l'asphalte, des troncs d'arbre  et des pneus brûlent se rajoutant à l'odeur pestilentielle de la ville. Le  soleil écrase tout. Nous marchons comme en temps de guerre. Véritable exode sur les routes, tous les gens chargés de valises. La route se poursuit interminable, nous marchons avec le groupe descendu du bus. Tout le monde a peur et c'est visible. Nous croisons des groupes d'hommes, torses nus, foulards cachant leur visage, barres de fer ou pierres à la main. Silence ou cris. 300 personnes au moins, rassemblées dans cette atmosphère menaçante. La foule gronde. Nous sommes repérés. « Gringos, gringos » et des sifflements au passage d'Aurélia, sifflements plus bestiaux qu'humains, sortis d'un trop plein de colère, de rancoeur. Nous sommes des cibles parfaites et nous en avons conscience. Soudainement mouvement de foule, tout le monde se met à courir dans les cris. Nous sommes prêts à lâcher nos sacs à dos et ne garder que l'essentiel : le matériel audio et photographique et les pellicules déjà prises. L'atmosphère devient intolérable. 2 h 30 de marche sous ce soleil. Une charrette conduite par un enfant nous permet un repos éphémère car l'enfant ne s'aventure pas plus loin qu'une certaine partie de la route. Les émeutes grondent au loin. Des journalistes nous filment. Deux gringos perdus au milieu de cette jungle humaine, dans la noirceur polluée de la ville, que rêver de mieux ? Sébastien négocie tant bien que mal pour que la police vienne nous chercher. Il faut se protéger. Tout le groupe avec qui nous marchions se désolidarise. Il n'y a plus de remparts, plus de chaleur humaine. Sur la route, des femmes en pleurs : elles viennent de se faire dévaliser par des pilleurs. En larmes. Et pas le temps de s'apitoyer. Une voiture de police vient finalement nous chercher. Nous sommes derrière les vitres teintées. Le paysage défile : pneus qui flambent, groupes avec barres de fer qui attendent. Nous sommes déposés dans un hôtel de luxe, sécurisé, à l'abri de cet enfer urbain, abasourdis par la chaleur et par la peur qui nous a collé au ventre.
Deux jours immobilisés, retranchés dans les quartiers de l'hôtel attendant que passe la tempête. Durant cette journée, il y aura eu deux morts et six blessés. Un mort tué dans les affrontements, une femme décédée d'une crise cardiaque (peur ou déshydratation dans les bus ?).
Violence contenue. Chimbote, voyage au bout de l'enfer ? Peut-on réellement raconter la peur ?

Aurélia


Les escalerillas de Huaylillas

Publié le : 15 Avril 2007
Les escalerillas de Huaylillas

Témoignages de la vie passée des hommes...
Aurélia et Sébastien


Les escalerillas de Huaylillas
Les escalerillas de Huaylillas

Huamachuco

Publié le : 12 Avril 2007
Huamachuco

Il faut 2 jours de marche ou de cheval pour rejoindre Huamachuco. A partir de Marcabal, les hautes Andes s'imposent. Le paysage gagne en magnificence et le chemin Inca poursuit sa route seul, loin de la route en terre. Il passe par le village de Carabamba avant de descendre dans la vallée du rio Grande. Non loin de Huamachuco, le site archéologique de Wiracochapampa (la plaine des cavaliers), une cité probablement Inca jamais habitée. Les ruines s'étalent sur plusieurs hectares au milieu de champs cultivés, ouvertes à tous et envahies de hautes herbes. Il est difficile de deviner la fonction de ces murs. Ça et là, un canal, des centres administratifs, un bâtiment circulaire et une magnifique perspective de la route Inca (attention toutefois à la fausse reconstruction d'un temple cérémoniel par le maire de la ville, bien moderne celui-là...). Heureusement, nos petits amis, - les enfants du village – nous montrent le chemin !

Nous pénétrons dans Huamachuco de nuit. La ville n'est pas forcément belle mais nous nous y sentons bien tout de suite. De petit village elle a grandi rapidement pour devenir une vraie ville, nourrie par des population fuyant le terrorisme du Sentier Lumineux dans les dernières décennies du 20ème siècle. D'où ce sentiment d'une cité mal structurée dans des habits trop grands. L'année passée, seul 49 touristes y sont venus alors que la région est magnifique, sans compter la présence du site de Markahuamachuco, une véritable Machu Pichu du Nord, citadelle fortifiée pré-inca perchée en haut de sa montagne. Deux rues anciennes aux maisons coloniales non restaurées, la calle 5 Esquinas et la calle Real, voilà tout ce qui fait cette ville. La plaza de Armas a une taille démesurée pour Huamachuco. Elle semble vide.

Le hasard de notre voyage nous plonge en pleine semaine sainte. Nous assistons à une procession étonnante : une mise en scène grandeur nature dans toute la ville de la crucifixion du Christ, avec acteurs (romains, esclaves, apôtres...), sono tonitruante et nasillarde reproduisant les coups de fouet et l'agonie des crucifiés sous une musique de péplum tirée d'une bande son allemande ! Un tantinet didactique, comme s'il fallait donner une leçon aux foules venues des lointaines campagnes environnantes, le Christ, lui, a décider de "surjouer" son rôle sous l'oeil photographique d'Aurelia...

Aurélia et Sébastien


Huamachuco
Huamachuco

De Cajamarca à Cajabamba : récit en images

Publié le : 07 Avril 2007
De Cajamarca à Cajabamba : récit en images

Chevauchée de Cajamarca à Cajabamba. Aurélia et Sébastien.


De Cajamarca à Cajabamba : récit en images
De Cajamarca à Cajabamba : récit en images
De Cajamarca à Cajabamba : récit en images
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