CARNETS DE VOYAGES

Je consigne dans mes carnets toutes mes observations, mes lectures. Cela m'aide à observer. Si je ne peux pas décrire, c'est que j'ai mal regardé.

Blog de miriam

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Eté Toscan 2004 :Florence, Sienne, Volterra, Arezzo

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Florence : Botticelli au palais Strozzi

Publié le : 16 Juin 2007
Florence : Botticelli au palais Strozzi

Dominique retourne prendre des photos au Ponte Vecchio et je me réjouis d’aller visiter une exposition de Botticelli au palais Strozzi.
   
     Nous sommes déjà passées maintes fois devant cette bâtisse sévère et massive derrière la Place de la République. Un petit regard à l’église extrêmement ornée d’Orsanmichele avec ses niches colorées abritant des statues.

L'Inquietudine e la Grazia

      L’exposition temporaire est consacrée à Botticelli mais aussi à Filippino Lippi et à d’autres peintres florentins du Quattrocento. Elle a pour titre L’Inquietudine e la Grazia.  J’ai renoncé à visiter les Office. Ne pas voir Botticelli me chagrinait. Je suis comblée. Les expositions thématiques sont plus abordables que les grands musés. Dans chaque salle, je choisis mes tableaux préférés, je retourne les voir plusieurs fois et je m’imprègne de l’atmosphère de l’expo. Je choisis donc l’Annonciation ou plutôt la moitié, côté ange, les madones et surtout le visage des anges. Le visage de la femme au centaure (ce n’est pas le nom du tableau).
L'adoration des Bergers
       Un tableau m’a ravie : l’adoration des bergers de Ghirlandaio (retable de l’église Santa Trinita). Ce tableau est d’une richesse incroyable. Au début l’œil est attiré par la crèche, Marie, Joseph, l’âne et le bœuf (le bébé » trop potelé ne me plaît pas). Les visages des bergers sont étonnants de réalisme. Puis je me suis attachée à regarder le paysage ravissant, et enfin la foule qui descend la route. Finalement,  tout en bas du tableau sous le berceau, je découvre un petit oiseau. Je crois que je pourrais regarder des heures ce tableau sans m’ennuyer.


Florence : Santa Croce

Publié le : 16 Juin 2007
Florence : Santa Croce

Dominique m’attend sur les marches de Santa Croce, une des plus grandes églises de Florence. La place est occupée par des tribunes. C’est là que se déroule le Calcio en costume. Les tribunes masquent la belle façade peinte d’un palais.

     La façade de Santa Croce est en marbre blanc incrusté de marbre vert comme San Miniato comme le Duomo, le Baptistère…Elle ne date que de 1863. C’est une sorte de gothique un peu raté. L’architecte se serait inspiré d’une niche de Orsanmichele. Nous sommes blasées des façades blanches et vertes et ne lui consacrons qu’un regard distant.

Tombeaux des hommes célèbres

     L’intérieur, très vaste et gris fait aussi penser à la nef du Duomo. Mais l’espace a été largement rempli pendant les siècles. Sur les deux murs de la nef, on a installé des tombeaux monumentaux. Le premier est le plus grand : celui de Michelange, à côté, le cénotaphe de Dante, le tombeau de Machiavel, Rossini, Galilée et même Marconi (il y en a d’autres mais leurs noms ne me dit rien). Des traces de fresques apparaissent entre les décorations plus récentes.
Chapelles
     Dans les nombreuses chapelles nous voyons des fresques mais nous sommes pressées par le temps. A 13h14, il faut reprendre la voiture D’ailleurs, la troisième visite est toujours un peu bâclée.
La Chapelle des Prizzi est vide mais tout à fait différente : œuvre de Brunelleschi (1446-1470) ? C’est le premier chef d’œuvre de la Renaissance. La coupole, les arches et les corniches sont soulignées par des cannelures imitant les colonnes antiques avec des faux chapiteaux corinthiens de couleur grise tranchant avec le blanc des murs.

    Les seules décorations sont des médaillons ronds de Luca Della Robia. Il y a également des guirlandes de terre cuite vernissée représentant des fruits.

    Depuis deux jours, nous commençons à nous familiariser avec ces artistes qui ont travaillé aux divers monuments que nous visitons. Nous traversons le petit musée de l’Opera de Santa Croce sans nous arrêter, nous sommes arrivées à saturation des visites.

    Le chemin du retour est facile. Juste avant d’arriver à Galluzzo, nous remarquons un traiteur à l’angle des deux routes et achetons de la salade de pâtes. Par cette journée la plus chaude de la semaine nous n’avons envie, que de salade. Celle ci est délicieuse. Les pâtes en torsades de plusieurs couleurs sont assaisonnées avec du basilic frais (on en achète tout un bouquet), du piment, invisible mais bien fort, de l’huile d’olive, bien sûr, parmesan gratté et tomates fraîches écrasées. Ce sont les tomates qui donnent tout le goût. Avec cela croquettes de pomme de terre, jambon cuit roulées dans la chapelure.

Farniente
     A la piscine Cosimo et Giulietta ont invité des copains, pas très fins qui se prélassent sur le matelas gonflable à deux places, noir, énorme et hideux. Ils sont bien gentils mais bruyants. Cosimo – qui bégaie, mais on arrive à le comprendre - a téléphoné à Anna (la femme de ménage) pour qu’elle prépare une pastèque bien fraîche coupée en tranches. Cosimo m’en offre une. Cela me fait plaisir. Une pastèque se mange à plusieurs. Dominique n’aimant pas cela, jen’en achète jamais.

    Mon rhume est terminé. Dominique a attrapé la même chose, elle est toute patraque avec le nez qui coule. Elle se couche.
A 6h, nous allons faire des courses au village. Par cette occasion nous poussons jusqu’à Impruneta dans les collines du Chianti. Le paysage est vraiment comme dans les peintures : oliviers cyprès, villages perchés, campaniles et fattorie massives.


Florence : Oltrarno, Palais Pitti

Publié le : 16 Juin 2007
Florence : Oltrarno, Palais Pitti

Jeudi 8 Juillet : galerie Pitti

      Au réveil, le temps est gris. A la grille,  j’ai dessiné l’allée des lavandes avec la petite entrée arrondie, ses bancs de pierre tachés de lichens, les poteries de géraniums rouges. Au dessus de la piscine, paysage de campagne toscane avec de beaux bâtiments massifs, des haies de cyprès, un chataigner splendide et au premier plan l’oliveraie. Les petites bornes arrondies de pietra serena, gravées d’un côté de motifs enroulés, de l’autre en arêtes de poisson, m’apparaissent comme très distinguées.

       Dominique a préparé un petit déjeuner très chic. Nous avons de la jolie vaisselle de porcelaine blanche des sets verts sur la toile cirée aux lierres.

    Oltrarno
      Ce matin, au programme : l’Oltrarno, quartiers sud de Florence. Nous trouvons un parking gardé à l’intérieur de la muraille près de la Via Ariosto près de la Piazza Tasso. Ce sera facile à retenir !
      Après une courte marche de cinq minutes nous nous trouvons sur les marches de l’église Santa Maria del Carmine. L’église est ouverte pour la Messe mais la chapelle Brancacci où se trouvent les fresques est inaccessible. Le musée n’ouvre qu’à 10h.

      Nous changeons donc nos plans  et nous dirigeons vers le Palais Pitti par une rue commerçante très agréable. Ce quartier est moins touristique que ceux situés de l’autre côté de l’Arno. Il y a des boutiques d’alimentation, des quincailleries, un petit marché de fringues pas chères, des Italiens dans la rue, beaucoup de vélos et de vespas. . Les voitures sont tolérées seulement pour les livraisons.

Palais Pitti

      En moins d’un quart d’heure nous sommes au pied des murs du Palais Pitti. Ce palais est monstrueux, ses dimensions imposantes et sa façade austère. Peu de décor en dehors du bossage des blocs qui la composent. On ne peut pas appeler cela des moellons ou des pierres. Ce sont des blocs de grès brun. Devant la façade, une étrange esplanade nue en pente, très inhospitalière et déserte. Pourquoi cette pente ? Les portes sont très hautes.

      Pour parvenir à la galerie Palatine Dominique avise l’ascenseur. Comme j’ai oublié au vestiaire le Guide Vert dans mon sac, je redescends par l’escalier. A la montée, je compte les marches de l’escalier théâtral, 20 marches par volée, et il y a 4 volées. J’ai grimpé l’équivalent de cinq étages d’un immeuble moderne pour arriver au premier de ce palais !

     Les murs sont couverts de cadres. Quelquefois trois sont accrochés les uns au dessus des autres autour de toiles énormes. Des fresques 19ème décorent le plafond. Les salles ont des noms antiques : les Muses, Apollon, Mars ou Jupiter. Le Guide Vert est d’une précieuse aide. Nous serions perdues devant  des tableaux si nombreux. Dans chaque salle nous cherchons la sélection du guide Vert grâce aux descriptions. Nous cherchons donc les Rubens, les Titien et les Raphaël. Peintres tellement connus qu’on a l’impression de les avoir déjà vus. La découverte est totale. Les étiquettes ne sont pas toujours d’un bon secours .Avant le départ à Florence, deux rendez vous pris dans mes lectures de Fernandez : Caravage et Andréa del Sarto.
     Un seul Caravage ici, et le pire : l’Amour Endormi, plutôt le Bébé Mort ! Il est sinistre à souhait comme l’avait suggéré Fernandez. Andréa del Sarto, admiré par Giangaston, le dernier des Médicis, et sans doute par Fernandez, est beaucoup moins discret : de nombreuses toiles grand format très colorées.
      Dans la même salle, deux Assomptions se font face : la Vierge trône avec les angelots sur un épais nuage gris. Les personnages en dessous diffèrent dans les deux tableaux. Dans l’un, ils sont âgés dans l’autre, jeunes. Je trouve une troisième Assomption un peu plus loin Sur l’étiquette à la place d’Andréa del [/b[b]]Sarto : Agnolo.
Sans l’aide du Guide Vert je reconnais Botticelli et Lippi.
      Les tables aux incrustations de pierres dures sont magnifiques. En revanche, les décors des appartements royaux (Victor Emmanuele comme à la Pétraia) sont pompeux, toujours de style empire sans surprise.

     Le ciel s’est obscurci. Il tombe quelques gouttes. Nous renonçons aux Jardins Boboli pour retourner au Carmine voir les fresques.


Florence : chapelle Brancacci

Publié le : 16 Juin 2007
Florence  : chapelle Brancacci

préparation à la visite
Changement d’ambiance. Un cloître clair, aéré, accueillant : nous relisons nos livres, et soufflons un peu. Je n’aime pas enchaîner les visites. J’ai peur que la suivante n’efface les images de la première.  Avant la visite de la chapelle, on nous propose un Audiovisuel « L’œil de Masaccio ». Le CD-Vidéo fait appel au dessin virtuel. Pour une fois le résultat est satisfaisant. Nous nous promenons dans Florence à la construction de l’église en 1426 et retrouvons la place presque à l’identique (le film de la place actuelle se surimprime sur le tableau). Puis, on nous explique la construction de la fresque : l’utilisation de la perspective, alors révolutionnaire pour l’époque, découpage des scènes de chaque tableau.
     Le cycle retrace la vie de saint Pierre, reconnaissable à son manteau orange éclatant. Les grands tableaux contiennent plusieurs scènes correspondant à un épisode. Ce cycle a été peint par Masolino, Masaccio et repris par Lippi. Malgré cela, il est tout à fait homogène. Il faut être prévenu pour s’en rendre compte. Le profane n’y voit que du feu. Les trois artistes ont utilisé les mêmes couleurs. Le dernier épisode :la Crucifixion peint par Lippi est celui qui me plaît le moins. Peut être est ce plutôt le thème qui me rebute ? A l’aide de l’informatique, des personnages sont supprimés ou au contraire animés.

15 minutes pour les fresques!

    Après le vidéogramme nous avons le droit de rester 15 minutes dans la Chapelle. Personne ne surveille ; On peut profiter des fresques aussi longtemps qu’on le veut. Ces fresques nous plaisent énormément ; Cette visite est une des plus réussies des vacances.

      Nous sommes retournées chez le traiteur à l’angle des deux routes et avons acheté des croquettes de pommes de terre, des beignets de fleurs de courgette et une salade de blé, origan, mozarella, tomate. Les beignets sont un peu décevants : on sent la pâte mais pas les fleurs.

    Nous restons à la piscine de 15h à 18h30 malgré quelques gouttes. Je relis les guides, parcours Le Monde, nage, somnole. Vers le soir, je retourne me promener dans notre domaine. J’emprunte l’allée bordée d’iris touffus qui descend au grand pin solitaire que je dessine.


Florence : Pélerinage Médicis

Publié le : 16 Juin 2007
Florence : Pélerinage Médicis

Le vent a chassé les nuages, il fait presque frais : 26°C.
Nous garons la voiture au parking souterrain de la gare (2+3E/h). Nous sommes à deux pas de Santa Maria Novella que nous négligeons préférant San Lorenzo. Je tiens à ce pèlerinage au tombeau de Laurent le Magnifique dont j’ai lu la biographie de Marcel Brion.

Pèlerinage Médicis

     Les Médicis que nous avons rencontrés précédemment sont plus tardifs. Je les connais mal. J’avais donc très envie de voir cette église commandée par le fondateur de la dynastie : Giovanni de Bicci à Brunelleschi, la bibliothèque Médicéenne, la tombe de Côme le vieux et l’imposant chapelle Médicéenne.

marché

     Comme d’habitude, Nous sommes arrivées trop tôt. La rue est occupée par une sorte de marché pour touristes : cuirs et fringues. Justement, j’ai besoin d’une ceinture. Nous en trouvons une jolie à 8€. Le marché couvert est beau. Les épiceries de luxe proposent des champignons séchés qui sentent merveilleusement bon, des mélanges secs de tomates, herbes, piments, des « tomates séchées au soleil » ? Toutes sortes de pâtes de toutes tailles, formes et couleurs. Il y a même du riz précuit à l’encre de seiche, des risottos variés …Bien sûr de l’huile et une liqueur au citron dans des flacons de fantaisie. Difficile de résister, j’achèterais bien tout.
     Les légumes et les fruits sont magnifiques et bien moins chers que dans les supermarchés ou les fruterias des petites rues. Construit sur deux niveaux sous des verrières, il ressemble à de nombreux marchés en France à Budapest ou à Porto. Mon marché préféré reste le marché de Funchal

Chapelle Médicéenne

     On arrive à la Chapelle Médicéenne par une crypte basse à épais piliers. Au sol les dalles funéraires de nombreux Médicis (il y a un arbre généalogique pour les curieux). La Chapelle des Princes (Cappella dei Principi) est un monument funéraire gigantesque, un puzzle de marbres de toutes couleurs, de porphyre et de granite. Du pavement à la coupole le décor est brillant, coloré, magnificent. Malheureusement, un échafaudage gâche la vue d’ensemble. Les sarcophages sont surchargés, nous ne nous y arrêtons pas. Je suis admirative devant les incrustations de pierres des de l’autel et celles des blasons des villes de Toscane. Cette technique vraiment originale atteint un degré de perfection absolue. Même si l’ensemble est kitsch, la géologue se réjouit.

Sagrestia Nuova

     La Sagrestia Nuova est l’œuvre de MichelAnge qui a tout simplement copié Brunelleschi : murs blancs parements gris foncé, pilastres cannelés. On reconnaît le style de la chapelle des Pazzi. Les sculptures de MichelAnge sont dans une chapelle très claire et vide. Elles sont bien mises en valeur face à l’autel, les tombeaux de Lorenzo et de Giuliano, son frère, sur les autres murs: les tombeaux de Laurent II de Médicis et de Julien de Médicis (fils et petit fils de Laurent le Magnifique) . Dans des niches, les deux défunts sont représentés l’un en général romain, l’autre en penseur. Sur les tombes des allégories : le Jour et la Nuit, le Crépuscule et l’Aube.
Le groupe Marie, Côme et Damien surmonte le tombeau de Laurent le Magnifique.

Parfaites! Trop parfaites!
     Les sculptures parfaites, trop parfaites, ne m’émeuvent pas. En revanche, je suis contente d’être sur les traces de Laurent le Magnifique.

Basilique San Lorenzo

     La visite à la grande basilique San Lorenzo va nous occuper un bon moment. On commence par la Sagrestia Vecchia de Brunelleschi qui ressemble étonnamment à la chapelle de Pazzi en plus orné : sculptures de Donatello, fresque des constellations, belles portes en bronze ciselées de Donatello.
Dans une petite chapelle latérale, je reconnais une Annonciation de Lippi qui me plaît bien.
Nous admirons d’autres bronzes de Donatello sur les chaires qui ressemblent à des tombeaux juchés sur des colonnes.
Donatello et Michel-Ange ! Voici réunis, les sommets de la sculpture pour notre dernier jour à Florence ?

     Le cloître est très sobre, très clair dans le style de Brunelleschi. Il y règne un calme agréable. Sur les murs clairs de grosses grilles qui protègent les fenêtres, se détachent. Quand on monte à l’étage, on a une très belle vue sur le Campanile et le Duomo tous proches. La Bibliothèque Médicéenne est fermée. On peut juste voir le Vestibule de MichelAnge, énorme, avec ses grosses colonnes gris foncé et son escalier à volutes presque baroque. C’est surprenant un peu monstrueux.

Enfin, nous longeons le Palais Médicis. Il est tard pour une troisième visite. Nous n’avons plus la tête à cela. Je me suis fait une raison, nous ne verrons pas tout Florence. Autant bien voir quelques monuments plutôt que d’entreprendre un marathon épuisant. J’aime bien souffler entre les visites, lire, discuter, écrire pour digérer toutes les impressions et les images.

    Nous allons plutôt dire au revoir à la Cathédrale et au Baptistère .Je déguste une glace à la cerise sur les marches de la cathédrale.


Lectures à la piscine "au coeur de Florence, Damien Wigny

Publié le : 16 Juin 2007
Lectures à la piscine

Chez notre traiteur préféré, à l’angle des deux routes, Dominique reprend des croquettes de patates et moi de la salade de pâtes : pennes au pistou avec des pignons de fines lanières de basilic et de l’origan.
1km à la nage!
     A 15h, nous sommes à la piscine. Nous avons installé nos chaises longues sous l’olivier qui donne assez d’ombre pour ne pas prendre de coups de soleil. Depuis une semaine, c’est notre place.Je me fixe le défi de faire 1 km de nage dans l’après midi à raison de séries de 20 ou 30 longueurs. Je nage seule, les jeunes arrivent après nous. Ils sont installés au soleil et ne se trempent que quand ils ont trop chaud, mais ils ne nagent pas.
"Au coeur de Florence"
    Je lis « Au cœur de Florence « de Damien Wigny, un énorme guide de 800 pages tellement lourd qu’il est intransportable. C’est une mine de renseignements, il y a tout ! Le plus intéressant c’est une série de courts articles classés par ordre alphabétique : biographies et articles généraux. C’est très bien fait avec des renvois. On peut naviguer dans ce livre un peu comme dans un document multimédia avec des liens. Je révise donc : les artistes rencontrés, les monuments visités.

     Cela m’attriste de quitter Florence. Je viens tout juste de faire connaissance avec les principaux sculpteurs, peintres et architectes. Parfois ils sont tout cela à la fois. Je commence à peine à être capable d’identifier un tableau de Botticelli de Lippi, Andréa del Sarto ou Raphaël…

Qu'est ce qui est beau?

     Dans la Sagrestia Nuova, Dominique me demande « tu trouves cela beau ? «  je ne me pose même pas la question. Dans une œuvre, je cherche tout à fait autre chose que le beau ou le laid. Je cherche le sujet de l’œuvre, le contexte historique, la technique utilisée. Tout cela suffit à me captiver. Ensuite, bien après avoir cherché tout cela, je cherche des liens avec les autres œuvres que j’ai vues Simplement, quand elles ont perdu toute leur étrangeté, se pose la question de savoir si cela me plaît ou pas . L’exaltation devant le « Beau » est finalement un plaisir supplémentaire, une sorte de bonus mais pas une fin en soi. D’ailleurs, mes goûts évoluent au fil du temps et des voyages tandis que la curiosité est toujours neuve.
La première condition pour que cette curiosité soit satisfaite est que j’ai des repères et des indices d’analyse. la deuxième condition est d’avoir l’esprit encore frais. Des révisions sont nécessaires pour assimiler toutes les nouveautés.

   Ces révisions, à la piscine, mon travail d’écriture m’aident à retenir des noms, des dates à resituer le contexte historique.

      Les jeunes à la piscine sont bruyants et commencent à nous agacer. Nous partons pour une dernière promenade dans le « domaine ». La lumière est très belle. Le vent a balayé toute l’humidité. La vue est très étendue. Nous découvrons un château avec une tour très haute  et deux cubes massifs sur une colline au dessus de Florence. Nous nous installons sous l’arcade de la belle maison parmi les grands pots de citronnier. Certains ressemblent à des pithoi crétois.  Les grosses jarres portent de petites anses et des rosaces et des guirlandes. Je découvre la marque de fabrique « Domenico e figli-Impruneta »


de Florence à Colle Val d'Elsa, un tour dans le Chianti

Publié le : 16 Juin 2007
de Florence à Colle Val d'Elsa, un tour dans le Chianti

Nous avons quitté à 10heures notre belle demeure florentine. Comme nous ne sommes attendues que l’après midi à notre prochain gîte nous faisons un tour dans le chianti. Nous empruntons l’ancienne route de Sienne qui serpente dans les collines. Il existe une voie rapide sans aucun intérêt touristique.

Val di Pesa

      Premier arrêt à San Casciano in Val di Pesa : bourg perché sur une colline d’où on a une très belle vue sur les vignes du Chianti. De très hautes murailles protègent le centro storico piétonnier, très chic, très cher, avec ses magasins de luxe : œnothèques, épiceries fines, poteries, vannerie. Je trouve même Le Monde. Cette région est vraiment très touristique !

Bibbione

     La route de Sienne suit la vallée du Pesa très verte avec de beaux arbres feuillus : acacias, tilleuls et grands chênes. Des panneaux indiquent un château, une galerie d’art, une tombe étrusque. Nous grimpons un raidillon avec  quatre épingles à cheveux pour découvrir une énorme bâtisse au sommet de la colline avec un  parking. Nous laissons la voiture et nous promenons dans les jardins très soignés de cette ferme fortifiée. Une piscine, une table de ping pong, la réception, des appartements à louer ont été aménagés. C’est à peine plus cher que nos locations (680€,  pour la dernière semaine de Juillet, il reste un appartement que nous visitons : luxueux).

     La petite route suit la ligne des crêtes. La vue est magnifique sur les vignes et les oliveraies. Tous les villages sont très pittoresques. D’énormes bâtisses sont souvent transformées en gîtes touristiques.

1ère tombe étrusque!

Le chemin de la tombe étrusque fait des zigzags pour éviter les belles propriétés. C’est une jolie promenade. De la  tombe au sommet d’une colline, il ne reste que des gros blocs, montants et linteaux. Une petite maquette à l’échelle 1/10ème  reconstitue l’ensemble. Rien de bien spectaculaire ? Je suis ravie : c’est ma première tombe étrusque ! Depuis quelques temps le monde antique se diversifie dans mon imagination. En plus des Egyptiens, des Grecs et des romains que je connais depuis le lycée, nous avons rencontré en Sicile Sicanes Elymes et Phéniciens. Voilà les Etrusques ! Dominique, mal chaussée, ne m’a pas accompagnée jusqu’au bout. Je la rejoins par une allée dans les oliviers bordée de grosses touffes de lavande.

      A partir de là, nous naviguons au hasard. Je n’arrive pas à me repérer sur la carte. An San Angelo, nous découvrons que nous sommes remontées trop au nord. Il faut rebrousser chemin.
Passignano

     L’abbaye de Badia à Passignano, signalée par le guide Vert est bien signalée. Elle surgit au sommet de sa colline. On dirait un château. Ici, tout pourrait être qualifié de château : les villas, les fermes, les églises. Les solides bâtisses cubiques à deux étages avec tour carré et créneaux  sont très fréquentes. Je serais curieuse d’apprendre la date de leur construction.

un coin pique-nique avec vue...

     La recherche d’un coin à pique-nique donne lieu à un long périple en voiture. Il faut une place pour la voiture (le plus compliqué), de l’ombre, et si possible une belle vue. Dominique roule donc tout doucement sur une piste qui grimpe et qui traverse un bois. En vain, nous mangeons au creux de la vallée à l’ombre d’un olivier.
Le compteur indique que nous avons parcouru 1500km depuis Créteil.


Colle Val d'Elsa

Publié le : 16 Juin 2007
Colle Val d'Elsa

Le circuit sur les petites routes s’arrête là. Nous avons hâte de découvrir notre nouveau gîte. La voie rapide Florence Sienne passe à proximité. Elle nous mène rapidement à Colle val D’Elsa qui est une grosse agglomération. La ville basse est assez étendue et semble industrielle. La Ville Haute est perchée sur un promontoire très allongé. Je ne sais pas pourquoi, il me vient à l’idée l’image d’une île ou plutôt de deux îles reliées par un pont quand je regarde la Ville haute.

Tana di Lepri

     Notre résidence Tana di Lepri est située à la lisière de la ville tout près d’un quartier de pavillons en brique en train de se construire avec un grand parking goudronné. D’après la brochure, c’est un ancien couvent. J’avais imaginé un cloître, de hauts murs, l’isolement dans la campagne… Au premier abord, je suis déçue. Une grande bâtisse cubique de deux étages sur le plan des fermes toscanes, crépie de ciment gris. La belle piscine est malheureusement flanquée d’un édicule de ciment laid, des parasols oranges à rayures tout ce qu’il y a de plus commun. Entre la maison et la piscine on a planté des juniperus et toutes sortes de thuyas rampants couvrant mal la terre envahie de chiendent. En contrebas : trois emplacements pour le pique-nique abrités par les horribles parasols rectangulaires tendus sur 4 piquets sièges et tables en plastique blanc.

      Nous sommes loin du raffinement florentin de Certosa et des splendeurs du château Bibbione visité ce matin (pour plus cher !)
En revanche, l’accueil est chaleureux : une dame vient à notre rencontre et nous fait entrer dans le bureau. Elle est ennuyée : Cuendet et une autre agence ont pratiqué le surbooking. Notre appartement, Lepri3, a été réservé deux fois. Des Belges, arrivés avant nous, y sont installés. La catastrophe est évitée de justesse. Elles disposent d’un autre appartement, mais il n’est pas prêt. Nous ne pouvons pas visiter Lepri 3, selon elles Lepri4 serait mieux.
On y pénètre par une porte légèrement cintrée sous l’escalier extérieur. Ce qui donne un petit vestibule aéré. La salle de séjour-cuisine est très vaste meublée d’un canapé, d’une table rectangulaire, un petit buffet de bois sombre avec de jolis anneaux de cuivre et la télé. La cuisine est meublée d’éléments modernes avec frigo et plaques intégrés. Murs blancs, une reproduction de Signac figure Venise. La merveille : les plafonds voûtés en briques rouges formant un joli motif. Un arc roman coiffe le coin-cuisine, le volume au dessus du reste de la pièce s’inscrit dans un carré mais j’ai du mal à le nommer.

     Dans la salle de bains toute neuve il y a également un plafond voûté avec des volumes compliqués. On a gardé une sorte de mangeoire avec une poutre inclinée. La chambre claire et vaste est occupée par un immense lit de fer forgé très élégant. Au rez de chaussée, dans ces vieux murs, l’appartement devrait être très frais. J’utilise le conditionnel car le temps a changé. Le vent souffle fort, il fait tout juste 26°C et je dois me forcer pour aller à la piscine. Une fois dans l’eau tiède je fais 20 bassins en redoutant la sortie de l’eau.

     Nous allons faire nos courses à la Coop dans la ville basse. Le parking est couvert il y a des rayons traiteurs et tout ce qu’il faut.
    Ville haute
En un petit quart d’heure de marche, nous sommes dans la Ville Haute. Le centro storico s’allonge sur une rue bordée de palais XVII et XVIème siècle. Un pont relie  deux éperons rocheux. L’entrée est commandée par une arche très haute surmontée d’un palais à la façade soulignée de colonnes et de corniche. Du pont, on a une jolie vue sur la campagne toute proche. Un champ de tournesol couvre une croupe arrondie. Malheureusement la floraison semble terminée. Quelle belle photo nous aurions faite ! A l’horizon, les crêtes bleue, le jaune contrastant avec le vert des arbres et au premier plan la ville avec ses toits de tuiles patinées, ses clochers…


Sienne, Forteresse Médicis, palais, crypte, baptistère....

Publié le : 16 Juin 2007
Sienne, Forteresse Médicis, palais, crypte, baptistère....

Ce matin, le temps est si frais que, pour la première fois des vacances, je revêts chaussettes et gilet pour écrire dehors. Nous prenons le petit déjeuner à l’intérieur. A 8h, il fait à peine 15°C. La petite route S2 traverse une campagne agréable de champs qui ondulent avec les tournesols en fleur, les blés moissonnés, la paille en grosses roues. Le long de la route je découvre de nombreuses industries, petites usines modernes, propres et discrètes : cristalleries, composants électrique, agro-alimentaires. Pendant que j’en fais l’énumération Dominique me conseille plutôt de regarder les hautes tours qui se profilent sur une colline : Monteriggioni, entourée d’une enceinte à si grosses tours que Dante les a comparées dans l’Enfer à des géants  L’ensemble est spectaculaire. La route continue ensuite dans un paysage vallonné assez boisé ? Ici, ni vigne ni oliviers, des acacias, des sureaux, des chênes. Je ne sais pas pourquoi ce paysage m’évoque plutôt la Dordogne que la Méditerranée.

Forteresse Médicis

      Nous parvenons au centre Historique à la forteresse Médicis. Hauts murs, bastions, tours de briques. Nous découvrons à l’intérieur une vaste esplanade avec un amphithéâtre. Un écran est installé pour des projections « sous les étoiles ». De magnifiques escaliers baroques sont en cours de restauration. Du haut de la forteresse, nous découvrons les toits de la ville, le campanile à rayures, le Duomo, le beffroi du palais Municipal et des dizaines d’églises .

     Aujourd’hui, dimanche, les parcmètres sont gratuits, autant en profiter et rapprocher la voiture. Nous passons devant une église massive de briques S Domenico et Santa Catherine puis montons une rue piétonnière. Nous sommes dépaysées. Habituées aux grands palais sévères de Florence et aux décors Renaissance, nous voici au Moyen âge dans des petites ruelles sombres ; Il y a toujours des boutiques de luxe mais moins de mode, plus d’épiceries fines proposant les spécialités locales : Chianti, pâtes de luxe, charcuterie. C’est aussi plus calme. Pas de motos ni de vélos (peut être parce que c’est Dimanche ?).Les itinéraires sont bien fléchés.

      Je reconnais la place Salimbeni avec le Palais Gothique du Mont de Piété de notre visite précédente il y a plus de vingt ans. Au centre de la place la statue d’un ecclésiastique. Une plaque précise qu’il s’agit d’un économiste, un théoricien du Libre Echange et que c’est le ont de Piété qui a fait ériger la statue. Etrange monument ! Le Palais Gothique Salimbeni a été restauré au XIXème siècle ce qui explique la fraîcheur des décors.

     Au coin de la via Bianchi, le Palais Spannochi est très décoré aux couleurs de la Contrade de la chenille : jaune et vert. Nous apercevons la belle place en forme de coquille : la Piazza del Campo sans nous y arrêter et continuons vers le Duomo, le but de notre promenade.

     On parvient à la Cathédrale par un escalier. Sous une arche très blanche, très haute nous découvrons la silhouette fine du Campanile blanc rayé de vert et la façade très très ouvragée du Duomo : dentelle de pierre, pinacles, gargouilles, statues dans des niches, statues de vieillards et apôtres aussi lions, chevaux et bovins qui se détachent sur le ciel.

    Duomo

    Le Duomo est fermé aux touristes aujourd’hui Dimanche matin. Nous nous asseyons en face pour détailler la façade puis descendons l’escalier qui mène à la Crypte. Le Billet collectif de 10 euros donne droit à 4 visites : la crypte, le Baptistère, le Musée de l’Opera del Duomo et l’Oratoire San Bernardino.

Crypte

     La Crypte est une surprise totale. Nos guides ne la mentionnent pas : elle vient d’être ouverte au public. On entre par une porte blindée et on découvre des fresques dans un état de préservation exceptionnel. Située sous le Duomo, elles étaient ignorées, enterrées dans les fondations, préservées de la lumière et de l’oxydation. Les bleus sont exceptionnels : l’azurite n’a pas été oxydée pour donner de la malachite vert turquoise. Il s’agit de l’église d’avant le XIIIème siècle  avant la construction de la cathédrale. Quand nous pénétrons accompagnée d’une guide parlant français, la crypte est vide. Nous avons l’impression de faire nous même une découverte !

    Un CD ROM très détaillé et très scientifique explique comment on établie la cartographie des différentes altérations des fresques : calcifications, abrasions, dissolution, action des mousses et des algues, salinisation, apparition de croûtes de sel…

    Procession

    Des tambours résonnent à l’extérieur. Nous abandonnons l’écran pour nous précipiter à la rencontre du défilé de la contrade de la chenille. Les hommes sont costumés comme au Moyen Age : jambières jaunes et vertes une moitié de jambe de chaque couleur, hauts, de chausses en velours vert, bonnet moyenâgeux. Les tambours sont également jaunes et verts. Des porte-étendards jouent avec les grands drapeaux, ils les font tourner en occupant toute la rue.

    Baptistère

     Après ce spectacle inattendu, nous visitons le Baptistère. La grande façade gothique de marbre blanc ne laisse rien soupçonner de la structure octogonale du bâtiment. Au sol, le arbre blanc est gravé et incrusté d’une scène de femmes portant leurs enfants au baptême.
      A l’intérieur les fonts baptismaux sont de forme octogonale (toujours le huit qui égale les 7 jours de la Genèse plus celui du Baptême). De très beaux panneaux de bronze doré racontent la vie de Saint Jean Baptiste. On retrouve avec bonheur les œuvres de Ghiberti et Donatello (nos vieilles connaissances de Florence !). Nous étudions les fresques ; celle qui représente Saint Antoine de Padoue me plaît parce qu’une ville est représentée avec de nombreux personnages.

     Musée de l'Opera del Duomo

      Le Musée de l’Opera del Duomo abrite les sculptures de la façade fragilisées par l’érosion. Elles sont très bien présentées au rez de chaussée. Au dessus des peintures de Primitifs siennois. Au sommet, un escalier en colimaçon monte au sommet d’une arche. De là on découvre un panorama fantastique sur les toits de Sienne, la Cathédrale, le Campanile, la piazza del Campo…On lève la tête, au dessus de nos têtes s’élève une arche encore plus haute qui donne le vertige à Dominique. Un nouvel escalier encore plus étroit permet de monter à la seconde arche. On avait imaginé construire une cathédrale gigantesque plus vaste que celle de Florence. Ces arches vertigineuses sont des ébauches du transept jamais achevé. La peste et la domination de Florence ont mis fin à cette construction ambitieuse.

     En redescendant, nous allons voir les peintures : le retable du Duomo jusqu’en 1505 ; cette peinture absolument merveilleuse se composait de14 petits tableaux ravissants. On voit également une Maesta : Madonne entourée des anges sur fond doré.
Il est 13h quand nous sortons éblouies du Musée. C’est dimanche, les magasins sont fermés : galère pour trouver du pain. La seule solution : acheter des panini que nous mangerons avec la salade composée achetée hier soir à la Coop.
Nous rentrons en moins d’une demi heure : il y a environ 15 km d’autoroute.


Tana de Lepri : histoire de la maison

Publié le : 16 Juin 2007
Tana de Lepri : histoire de la maison

Nous avons battu nos records pour le déjeuner : 14h30. Le temps est idéal pour une après midi à la piscine, 25° et un petit vent frais. Nous partageons la piscine avec ue famille irlandaise, des gens simples et discrets. Le cadre est moins beau qu’à Certosa mais nous nous sentons plus chez nous ici que là bas en compagnie des enfants des propriétaires et de leurs copains bruyants.

    L’histoire de la Maison
      Dominique a l’idée d’aller dans le bureau pour voir si les voûtes de la salle à manger s’y prolongent symétriquement. Elle avait pensé que notre appartement devait se continuer de l’autre côté de la cloison. Ce n’est pas du tout le cas. Le plafond est plat : vieilles poutres et briques en chevrons horizontaux. La dame nous raconte l’histoire de la maison :

        Au Moyen Age deux tours de guet surveillaient la route des Pèlerins qui venaient de France à Rome, la via francigena/ Au XVIIème siècle, la maison fut donnée par l’Eglise à des Frères très pauvres qui récupéraient les métaux. Trop pauvres pour édifier une église ou un cloître. Notre maison était donc bien un couvent, mais un couvent pauvre. La maison est devenue un moulin à huile : la pièce abritant actuellement la réception a été rajoutée pour le pressoir à huile. La propriété est passée dans les mains des propriétaires actuels, les Lepri. Le nom de la résidence Tana de Lepri n’a donc rien à voir avec une garenne comme je le supposais. C’est le nom des propriétaires, nobles avec blason. Des paysans, fermiers, avaient exploité les vignes et l’oliveraie. Il y a 4 ans la ferme a été transformée en résidence et les paysans occupent maintenant la grange transformée en habitation.


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