CARNETS DE VOYAGES

Je consigne dans mes carnets toutes mes observations, mes lectures. Cela m'aide à observer. Si je ne peux pas décrire, c'est que j'ai mal regardé.

Blog de miriam

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Eté 99 Grèce et Crète

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Monemvassia

Publié le : 12 Janvier 2008
Monemvassia

Vers 3h nous sommes à Monemvassia ou plutôt dans la petite ville qui lui fait face. Le village dort, sieste oblige. Pour trouver une chambre, il nous faudra réveiller les gens.
      Nous choisissons le meilleur endroit : 12000 drachmes,  un studio climatisé avec terrasse à l’ombre donnant sur un jardin. Au bout du jardin : la mer. A l’intérieur, un frigo, la télé et même de quoi se faire un café.

    Nous nous précipitons à la plage : une toute petite crique de galets entre des rochers.trois personnes se baignent. L’eau est limpide. Je découvre de nouveaux poissons. Je ne suis pas assez téméraire pour explorer les rochers parce qu’il y a des vagues.

    Nous faisons d’abord un tour en voiture pour découvrir la presqu’île de loin.

    Puis nous passons la digue qui mène à Monemvassia.  Après la digue un hôtel de pierre, puis une courte route parking mène à la ville close. Dominique se gare sous un panneau « interdiction de stationner ».

La ville close

      Derrière ses remparts, la ville close est en partie restaurée. Dans la rue principale, quelques magasins de souvenirs sur une centaine de mètres, puis de très belles maisons aux façades de pierre blonde avec des patios, des terrasses fleuries. Dans de grosses jarres en terre cuite poussent des géraniums, plumbagos, hibiscus, les bougainvilliers débordent des murs. Les entrées sont souvent décorées de petits bas-reliefs sculptés. Des moulures encadrent les fenêtres des maisons vénitiennes.

ville haute

     Unerampe escarpée de pierres très glissantes polies par les ans conduit à la ville haute. Elle n’est plus que ruines envahies d’herbes folles, de fenouils géants roussis sous le soleil, de chardons sauvages monstrueux gros comme des artichauts, les grosses boules des fleurs de l’ail ont gardé leur couleur bleue violacée .

Hagia Sophia

    La seule construction rénovée est la basilique Hagia Sofia, Sainte Sophie, ou Sainte Sagesse  Les Francs et les Venitiens ont fait des ajouts à la basilique byzantine .D’un côté une aile rectangulaire s’appuie sur les volumes arrondis et compliqués des absides de la partie  byzantine. La vue sur la mer est magnifique, les montagnes bleutées se détachent des deux côtés dans la brume.

    Au retour une contravention de 10000 drachmes nous attend sur le pare brise.


de Monemvassia à Ghythio

Publié le : 12 Janvier 2008
de Monemvassia à Ghythio

Monemvassia

     Une grosse boule rouge se lève sur la mer Egée : nous prenons le petit déjeuner sur la terrasse. Nous retournons nous promener dans la ville basse. La lumière est belle et nous pouvons faire des photos des ruelles, des maisons vénitiennes, des églises étranges avec leurs coupoles ou les campaniles italiens. Cette ville a été très florissante et le centre du commerce entre l’Orient et l’Occident, elle a été successivement byzantine, franque, vénitienne et ottomane. Quand on regarde les belles demeures on imagine les riches armateurs et commerçants. Ce dont il ne reste rien c’est du port où arrivaient toutes les marchandises. Elles devaient bien débarquer quelque part ? Peut être même pas ? Ce qui étonne aussi, c’est l’absence d’eau. Comment une telle population se débrouillait elle uniquement avec l’eau de pluie de ses citernes. D’ailleurs, où sont elles, les citernes ?

contravention

    Nous allons à la police pour régler la contravention mais elle est encaissée aux impôts à Moloi. C’est bien compliqué et nous laissons courir et payer Reliable.


Baignade
     Baignade dans notre petite crique dans les vagues assez fortes, on fait du surplace montant et descendant au gré de la houle comme des phoques.

Après les montagnes arides entourant Monemvassia  nous arrivons dans la plaine fertile de Laconie à l’embouchure de l’Eurotas. . Aux vergers d’oliviers et de figuiers succèdent les orangeraies et les cultures maraîchères. Les Tomates sont sous des serres de plastique, ce qui me laisse perplexe comme en Sicile.

Gythio

    A la sortie de Gythio, nous découvrons le plus joli domicile qui soit. Nous occupons le rez de chaussée d’une maison adossée à la colline bâtie sur trois niveaux. Notre balcon  donne directement dans les oliviers. Pour y accéder nous descendons un des deux escaliers 39 marches de marbres sous une tonnelle à droite de bougainvillier, à gauche de vigne. Sur les marches des pots de basilic, de jasmins, d’hibiscus,  Nous disposons d’une sorte de balcon couvert par la treille, de grosses grappes pendent et une passiflore en pleine floraison grimpe sur la vigne et même sur l’olivier le plus proche. Sur notre terrasse une table de jardin et deux fauteuils. Notre maison a deux pièces, ne petite chambre à coucher et une cuisine où nous pourrons préparer les repas Nous pourrons enfin manger du poisson à un prix raisonnable !
Gina, notre hôtesse est une dame charmante qui parle un anglais parfait, elle a vécu en Australie.
Après le déjeuner sur la terrasse nous faisons la sieste à la Grecque.

Nous explorons Gythio, tout d’abord au petit musée du Magne installé sur un îlot dans une toutde pierre. Une très belle exposition montre les compte rendus des voyageurs, du XV° au XX° siècle,. Nous avons la surprise de lire une lettre en vers et en ancien français de Bertrandon de la Borderie à une Damoiselle Françoise que Dominique a recopiée.
Nous flânons sur les quais animés. A la terrasse d’un restaurant du port on sert l’ouzo avec des poulpes grillés.
La ville de Ghythio est adossée à la montagne, les immeubles de deux ou trois étages sont plutôt misérables ;vu de la mer cela forme un bel ensemble. e près, c’est sale et délabré .

    Les poissonneries ne manquent pas mais le poisson est caché dans les chambres froides. Nous achetons dix sardines et des pâtisseries orientales.


le Magne

Publié le : 12 Janvier 2008
le Magne

Le Magne est la péninsule formant le doigt du milieu entre le golfe de la Laconie et le golfe de Messenie
Pour en faire la tour à partir de Ghythio, il faut traverser la péninsule au Nord en prenant la route d’Aéropoli. On traverse une région montagneuse faisant penser au Dévoluy. Je me  croirais au col de Saume. Au sud d’Aéropoli, la côte est découpée de falaises claires sur l’eau bleue.

Grotte de Dirou

      A 9h nous sommes à l’entrée des grottes de Dirou. J’irai seule. Dominique ne veut pas risquer sa claustrophobie. J’embarque avec deux familles d’Allemands sur une rivière souterraine dans une galerie éclairée artificiellement. Au début, on pense à la « rivière enchantée » du Pré Catelan, accompagnés par le bavardage incessant des Allemands. Rapidement nous traversons des salles plus hautes, hérissées de fins stalagtites. Nous naviguons entre des colonnes, du plafond tombent des draperies. Je me laisse séduire par la beauté du spectacle. L’eau est très claire  c’était une promenade très cool.

Baignade

     Nous allons nager sur une belle plage à l’eau transparente. Au début je ne distingue aucune vie animale, puis je découvre un poisson plat sur le sable au fond, puis un Bernard-l’ermite.

Les tours du Magne

     Vers le sud nous trouvons rapidement les villages fortifiés avec les hautes tours carrées qui sont souvent tronquées comme si on les avait écrêtées à la manière d’un œuf à la coque. De loin l’allure des villages est étrange.
Pour prendre des photos je ne suis pas inspirée, à 11 h du matin le soleil écrase tout, l’air est humide et les teintes grisâtres.

    Nous quittons la route principale par un chemin qui mène à un port minuscule échancré dans la falaise.
La piste devient franchement mauvaise, la Fiat souffre. Nous aboutissons à une de ces fameuses tours rénovée (portail électronique), bifurquons à pied et découvrons une petite chapelle toute en coupole et en rondeur. La porte est entrebâillée les fresques sont en bon état : c’est une jolie surprise.

    Dans l’oliveraie, les cigales stridulent en un vacarme assourdissant, de très grosses sauterelles mesurent près d’un décimètre, nous dérangeons des oiseaux, peut être les fameuses cailles de Bertrandon de La Borderie ?

Kita

    Vantée par le Guide Gallimard pour ses six quartiers fortifiés, correspondant aux différents clans, nous déçoit un peu. Les « quartiers » sont des hameaux dispersés dans la campagne. Beaucoup de rénovations sont en cours. Au lieu de villages déserts, nous découvrons des tours flambant neuves avec grillages en fer forgé alarmes et grosses voitures. La poésie en a pris un coup !

   Un souvenir littéraire me harcèle Avril Brisé de Kadaré, c’est exactement le décor que j’imaginais pour cette histoire lugubre de vendetta avec les tours de protections familiales. C’est peut être une erreur car le roman se déroulent en Albanie.
Les villages sont construits à l’écart des côtes, les attaques des pirates, des turcs, sont sans doute la raison de ce retrait.

Nous n’avons pas emporté de pique-nique. Impossible de se ravitailler ici. Il n’y a même pas de taverne sauf à Kita où je suis mal reçue (peut être ma tenue en short ne plaît pas ?) Dans la seule épicerie, il n’y a pas grand-chose. On achète la moitié d’un gros pain, un fromage, une tomate. Le fromage s’avère dur salé, immangeable. Pour trouver un coin pique-nique, nouvelle galère, il n’y a pas d’ombre. Après une heure nous finissons par trouver un banc en plein village. Il est deux heures, sous un soleil de plomb. L’air est saturé d’humidité, des nuages noirs s’amoncellent sur les sommets de la chaîne du Taygetes. Nous expédions notre maigre pitance et rentrons sous un ciel lourd dans une atmosphère étouffante.

Un orage en juillet

     Dès les premières minutes de la sieste, les cigales se taisent, les première gouttes tombent sur la vigne. L’orage gronde et la pluie dure une petite heure. Notre terrasse est trempée mais la terre sous les oliviers est toujours aussi sèche et poudreuse.

Le poissonnier m’a vendu deux gros poissons genre dorades grises, Dominique les couche sur un lit d’oignons et de citron et les fait cuire à l’étouffée dans une poêle avec un couvercle. Le résultat est excellent.
Après le dîner Gina nous dit qu’une pièce de théâtre se joue dans le théâtre antique.

    Il y a beaucoup de monde le soir dans les rues de Gythio, en Italie on aurait appelé cela la passagiatta. Les rues latérales ne sont pas éclairées elles monte en pente très raide, nous demandons le chemin du théâtre à plusieurs reprises.

    Enfin nous le découvrons. C’est un tout petit théâtre tout plat mais très bien conservé. Il est plein. Sur la scène le décor est très moderne et ingénieux : une sort d’échafaudage avec des anneaux de séparation suggère un immeuble avec ses différents appartements, les acteurs sont costumés XVII° ou XVIII° le public rit de bon, coeur


Sur la route de Kalamata : baignades

Publié le : 12 Janvier 2008
Sur la route de Kalamata : baignades

Pour la troisième fois, nous reprenons la route d’Aeropoli et, enfin nous nous faisons le détour pour voir le fort de Kélépha : il ne reste pas grand chose, un mur d’enceinte rectangulaire avec deux grosses tours rondes . Imposible d’imaginer les Turcs qui ont élevé cette forteresse qui domine le village d’Itylo et la mer.

     Liméni est un très joli petit port/ Sa taverne est sur un plancher au dessus de l’eau. Nous faisons des photos d’une charmante église au toit crevé.

      Nous remontons dans la colline pour visiter le vieux village d’Itylo avec ses belles maisons de pierre avec de vertes tonnelles. Les austères tours du Magne semblent loin.

     La route de Kalamata longe la côte de très haut, les montagnes sont arides ; dans le petit matin elles sont violettes et roses. Nous suivons un panneau « beach »et descendons une pente très raide dans une forêt de chênes verts. Nous avons l’impression de foncer dans l’eau, c’est assez effrayant. Jolie baignade dans une eau transparente pour moi mais Dominique est si préoccupée par la remontée qu’elle n’en profite pas.

    Le guide bleu promet monastères et églises le long de la route. De monastère, point. Les églises sont ravissantes, dispersées dans les oliviers ou sous les pins mais elles sont presque toutes sur le même modèle de briques mêlées à la pierre en jolis motifs de croisillons avec des toits de tuiles. Malheureusement elles sont toutes fermées.

     Peu de ravitaillement, dans les épiceries de village rien qui nous convienne et pas de supermarché ni taverne. Nous descendons vers la mer.Au début nous sommes déçues, la plage est hérissée de rochers très pointus, et pas bien propre . Face à une chapelle toute blanche, deux maisons cubiques au toit de tuile en pyramide, tonnelle de vigne, nous trouvons enfin un endroit accessible.
Une femme coiffée d’un chapeau de paille est dans l’eau et bat ses tapis, elle parle toute seule.

Encore une baignade parmi les algues, les poissons et les oursins, mais après le cap Matapan nous sommes blasées.


Mystras

Publié le : 12 Janvier 2008
Mystras

On nous avait si bien prévenu de la chaleur étouffante à  Mystras que nous partons à l’assaut de la colline tôt le matin, dès l’ouverture.
      Le château fort avec ses remparts crénelés est posé sur une petite montagne pointue qui se détache sur le massif violacé du Taygete (2400m) qui domine la plaine de l’Eurotas où les oliviers sont cultivés sur des terrasses de terre rouge. Dans la lumière du matin, toutes ces couleurs sont vives et gaies.

       Nous nous  promenons dans la verdure de monastère en chapelle. Le jardin de la Métropole est planté d’orangers et de jasmin. Dans une première cour, une jolie fontaine de pierre, une galerie couverte décorée de grosses potées de fougères et de plantes vertes  qui donnent une note de fraîcheur. L’église s’ouvre sur un cloître fleuri. L’ensemble est tranquille. C’est un enchantement.

     Les églises ont des noms qui me ravissent : l’Evanghelistéria, Saint Théodore, l’Hodigitria…. Chacune est décorée de fresques qui ont une valeur décorative et documentaire extraordinaire. Contrairement aux icônes, mosaïques et fresques que nous avons l’habitude de voir, celles-ci sont très expressives et variées. J’étais étonnée des visages stéréotypés et des regards inexpressifs. Ici, c’est le contraire chaque personnage est vivant. Mystras était la capitale du Péloponnèse, on a sans doute fait appel à des artistes de renom tandis que les fresques trahissent plutôt des codes et des conventions dans les églises de campagnes. Il faudrait avoir tout son temps pour étudier une à une chacune des compositions. Il faudrait aussi avoir une meilleure connaissance de l’Histoire Sainte pour apprécier tous les détails. Nous découvrons chaque peinture, admirons et passons à autre chose. Cela donne envie d’approfondir.

     Nous montons vers la ville haute par de nombreuses marches, faisons de nombreuses haltes pour     admirer les coupoles et les toits de tuiles.

         La porte de Monemvasie marque l’entrée de la Ville haute. Le Palais du Despote est en restauration – en reconstruction ? – les tuiles neuves choquent dans le paysage, il faudrait revenir dans quelques années voir le résultat. Nous atteignons Sainte Sophie.

      Les premiers cars déversent leur cargaison de touristes qui  font la visite en descendant et sont tout frais sortis de l’hôtel tandis que nous commençons sérieusement à transpirer.Nous continuons vaillamment jusqu’au château.

  Grâce à notre entraînement nous arrivons sans trop peiner. C’est vraiment un fort imprenable, le versant caché est une falaise. Il y a encore de l’eau dans les citernes. Créneaux et meurtrières gardent le flanc accessible de la montagne.

     La descente est plus pénible que la montée. On cherche les WC, il y a urgence. En route on passe par le couvent de Pantanasssa encore occupé par des nonnes. Dans cette ville fantôme, c’est un petit îlot soigné, fleuri où des chats innombrables se prélassent. Je demande les toilettes, une petite bonne sœur me répond dans un excellent français qu’il faut redescendre et sortir du site. Parlons en de la charité chrétienne ! Nous traversons rapidement leur cour avec les portes des cellules soigneusement laquées de beige.

    Dominique descend en vitesse tandis que je monte à l’église pour profiter de la visite d’une conférencière, je suis bien déçue : peu d’explication sur les fresques byzantines (ce que je cherche) seulement quelques commentaires sur la religion orthodoxe. J’apprends qu’il existe encore à Istanbul l’équivalent du Vatican où vit le Patriarche, chef de l’Eglise Orthodoxe Grecque. Ensuite la guide se lance dans des diatribes hystériques contre les Albanais, voleurs, criminels, violeurs qui envahissent la Grèce, je préfère donc m’éclipser.

Je retrouve Dominique en bas, il est près de midi et il fait très chaud. Nous ne voulons pas quitter Mystras sans avoir tout vu. Nous retournons à la Métropole visiter le Musée où les icônes sont très belles. Dernier monastère Périvleptos ? Nous ne regrettons pas le détour les fresques sont très belles.

Retour par Sparti, que nous négligeons pour déjeuner à la Pension Gina : sardines et salade grecque.

Dernière baignade sur une nouvelle plage bien cachée derrière la montagne : une grande baie de sable et gravier. Le sable n’est pas très propre des feuilles d’eucalyptus et les rubans desséchés des posidonies apportées par la mer. Nous sommes presque seules sous de grands eucalyptus, l’eau est agitée, il y a du vent, cela fait du bien après notre expédition du matin.


Corinthe

Publié le : 12 Janvier 2008
Corinthe

En route à travers le Péloponnèse

      Nous traversons le Péloponnèse du sud vers le Nord, par Sparte dans des collines de terre rouge. Puis la route s’élève dans des montagnes couvertes de maquis. Autour de Tripoli, une plaine fertile plantée d’arbres fruitiers, surtout de poiriers. Nous roulons ensuite sur l’autoroute dans des montagnes très pierreuses.Vers Corinthe apparaît le vignoble, ce qui n’est pas vraiment une surprise ?

Trouver un hébergement

     Pour trouver un logement, direction : la mer. Nous avons le choix : rive sud du Golfe de Corinthe ou rive Nord
Golfe de Salamine ? Au hasard nous optons pour la route de Patras qui longe le Golfe de Corinthe. Ce rivage n’est pas vraiment touristique. Des stations balnéaires plutôt minables avec des plages de galets sans intérêt se succèdent. Apparemment,  plutôt destinées aux Athéniens, peu ou pas d’hôtels, des locations mais rien n’est prévu pour une seule nuit. Je visite une location : 12000 drachmes pour un appartement meublé, cher et peu enthousiasmant. Un écriteau en anglais « garden rooms » nous attire, sympa, mais complet. La propriétaire nous adresse à une copine qui nous montre un meublé vide, sale et lugubre pour 12000 drachmes, sans les draps.

     Pour le même prix un peu plus loin nous trouvons un très joli hôtel avec la clim - luxe inutile - il fait très frais, la télé (en grec) et une grande terrasse donnant sur la mer. Comme à Tolo, on peut s’asseoir sur la terrasse du restaurant à quelques pas de l’eau. Des parasols en paille donnent de l’ombre à des chaises longues. La clientèle est uniquement grecque, beaucoup plus simple qu’à Tolo, les gens très sympathiques. Nous serons très bien demain pour attendre l’heure du bateau au Pirée. Nous pique-niquons sur la terrasse de la chambre devant une eau très calme. Sieste traditionnelle.

Ancienne Corinthe

Vers 4 h, nous partons visiter les ruines de l’Ancienne Corinthe. Six colonnes doriques monolithiques d’un vieux temple d’Apollon dominent l’Agora et le Forum romain. Les boutiques romaines sont encore très bien conservées. Maintenant nous retrouvons facilement les différents éléments d’une ville antique : les Propylées, la via romaine dallée avec ses trottoirs, les thermes, les latrines, le Sénat, les fontaines. La plus belle est la fontaine Pyrène.  En contrebas, on voit encore une jolie piscine rectangulaire. On imagine les jets d’eau, les parements de marbre, les colonnes corinthiennes. Au fond, des bassins creusés dans la roche avec des grilles de pierre limitent une caverne où la source coule encore. Dans la chaleur écrasante de la fin de l’après midi, il fait frais. J’entre dans la caverne. J’ai la surprise de découvrir une chienne noire et ses six petits chiots noirs et blancs.

    Nous sommes un peu blasées : les villes antiques se sont succédées. Toutefois la promenade  est bien agréable, ombragée par des pins très odorants, des amandiers portant des amandes. Nous avons apprivoisé le soleil de l’été avec force bouteilles d’eau, en nous déplaçant  d’ombre en en ombre.

Le Canal

     Nous allons jeter un coup d’œil au Canal. Pas de chance, cette fois ci, nous ne reverrons pas les gros bateaux et leurs remorqueurs.
Nous terminons la soirée sur la terrasse de notre chambre devant le Golfe de Corinthe turquoise. Les lumières s’allument une à une dans les montagnes et sur la rive opposée.


Acrocorinthe

Publié le : 12 Janvier 2008
Acrocorinthe

Lever à la fraîcheur /je sors ma chemise en jeans de la valise.  Autre première : le thermoplongeur pour le café.

Acrocorinthe

      Acrocorinthe est perchée sur un rocher à 421 m au dessus de la plaine. Heureusement la route conduit à la première porte des remparts.  Pour pénétrer dans la citadelle, nous  devons franchir trois portes monumentales. La dernière est encadrée par deux tours carrées, énormes, bâties de blocs géants. A l’intérieur, les quartiers turcs sont en ruine mais il reste une petite mosquée carrée avec son dôme recouvert d’herbes folles, crevé en son centre. Plus loin, un minaret. La ville fortifiée est très vaste, le temps nous manque pour tout explorer. J’aimerais retrouver la source de l’autre fontaine Pyrène,  jaillie du sabot de Bellérophon. Dominique reste auprès du minaret tandis que je grimpe au jugé vers le donjon et longe les remparts, mais du mauvais côté. Je lie connaissance avec des Français que nous reverrons ce soir sur le bateau.

     Une surprise m’attend à la descente : Dominique est juchée au sommet du minaret. Elle a vaincu sa claustrophobie et s’est engagée dans un trou entre des blocs éboulés et a trouvé l’escalier en colimaçon.


Golfe de Corinthe - Le Pirée - traversée

Publié le : 12 Janvier 2008
Golfe de Corinthe - Le Pirée - traversée

Farniente à l’hôtel

      A midi, nous devons libérer notre chambre mais nous pouvons rester sur la terrasse de l’hôtel. Nous profitons donc des chaises longues et des parasols pour nous baigner dans une mer d’huile. Il y a très peu de nageurs, on peut voir le fond. J’ai un peu l’impression de nager en piscine : c’est tellement facile que je pourrais traverser le Golfe. Comme je suis seule à m’aventurer je renonce vite. Pour le déjeuner, encore une fois, il faut faire confiance au chef qui nous apporte du veau cuit à la tomate avec du riz et une assiette de petite friture. C’est très bien servi et cela ne coûte que 4200 drachmes avec le café.

     Nous restons donc toute l’après midi sous nos parasols devant une mer pastel turquoise, le ciel bleu tendre et la montagne mauve. Curieusement une ligne bleu foncé délimite le continent et souligne l’horizon.

Embarquement au Pirée

Nous avons quelques frayeurs pour trouver le port du Pirée. Nous recommençons à galérer vers Daphni comme l’autre jour. La signalisation est très défectueuse, rien n’indique l’embarcadère, il faut s’arrêter et demander.
Finalement nous embarquons avec près de deux heures d’avance puisque le bateau ne part qu’à 20 h. Nous surveillons de loin la Fiat Punto qu’on a abandonnée ouverte sur le quai.

Au coucher de soleil, le spectacle est grandiose : le soleil orange puis rouge décline derrière les montagne d’Eleusis. Des dizaines de très gros bateaux attendent je ne sais quoi, flotte désoeuvrée devant Salamine qui me fait penser aux trières des Anciens. Sur l’autre bord, un autre spectacle s’offre à nous : Athènes s’éloigne. J’ai le temps de reconnaître la Lycabette et l’Acropole. Des dizaines de goélands suivent notre sillage.

     Cela a quand même plus d’allure de faire la traversée en bateau que prendre l’avion. Notre cabine a la clim, une salle d’eau avec douche mais pas de hublot. Elle est bien située, près d’une porte qui donne sur un endroit très calme du pont où nous restons pour voir s’éloigner Egine. La mer Egée est sillonnée de nombreux bateaux illuminés comme pour Noël. Vers 10 h, la côte a disparu mais deux ferries nous précèdent, l’un  deux est le Nikos Kazantzaki parti pour Iraklion un quart d’heure avant notre Rethymnon. Je suis enchantée du spectacle.


Arrivée en Crète - héraklion et le Musée Archéologique

Publié le : 12 Janvier 2008
Arrivée en Crète - héraklion et le Musée Archéologique

Lever du soleil sur les côtes crétoises

      A 6h15, je me lève pour ne pas rater le lever du soleil et l’arrivée sur les côtes crétoises. Pour le soleil, c’est parfait. Mais pour l’approche des côtes, c’est trop tard : nous sommes déjà dans le port. Je me réjouissais de cette arrivée, c’est dommage.

La voiture

     Pour la location de la voiture, c’est beaucoup trop tôt !  Nous cafouillons un peu avec tous nos bagages, payons un taxi pour faire 500 m, puis poireauter. Nous faisons un petit tour à pied, le temps que notre Nissan  Micra toute belle, toute propre cette fois ci nous soit livrée. Labbro a dû donner des ordres pour nous dédommager de Reliable !

Recherche d’un hôtel

     Nous avons du mal à sortir d’Héraklion. Finalement nous longeons la côte vers l’Est. Le paysage est décevant, exemple d’une urbanisation sauvage et d’un gâchis de paysage. Deux routes longent la côte Old  National Road et New Road (Pourquoi en anglais ?), des constructions affreuses, des immeubles à l’abandon. On dirait que, chacun a bâti son immeuble de rapport à la va vite sans investir assez de capitaux pour faire appel à un architecte, ou même pour le terminer. Puis les affaires ne marchant pas, l’ont abandonné et le laissent crouler.

      Les plages sont encombrées de lits et de parasols. Le résultat est si peu engageant que nous nous éloignons de la ville et désespérons de trouver un gîte à notre goût.

     Pour 5000 drachmes la chambre a le confort minimum, deux lits une douche, des murs nus, une fenêtre qui ne ferme pas. Mais le patio est ravissant : la cour pavée est à l’ombre d’une tonnelle de vigne, les murs sont blancs d’un côté, rouge foncé de l’autre, portes et fenêtres sont soulignées de bleu vif. Il y a un vent frais. Le soir je suis seule attablée à une table carrée et c’est un vrai bonheur !

Dépaysement


     En traversant la mer nous avons changé de climat. La Crête est plus désertique. La montagne est recouverte d’herbes jaunies, pas un buisson, pas un arbre. Dans les jardins, les arbres sont aussi différents, les palmiers font une arrivée très remarquée. En ville, des jacarandas et des flamboyants. C’est un nouveau dépaysement.

Héraklion a aussi une allure différente des villes que nous connaissons avec ses remparts, ses hangars vénitiens. Les toits de tuile ont disparu, seulement des terrasses.

Musée Archéologique

     Visite du Musée Archéologique à l’heure de midi pendant que les touristes font une pause déjeuner. C’est bien calculé : nous pouvons accéder aux vitrines.
La découverte de l’art Crétois est un véritable choc. Il ne ressemble en rien à ce que nous avons vu en Grèce. D’ordinaire vases et pots m’ennuient, pas ici. L’art de la poterie est arrivé ici dans les temps les plus reculés. L’originalité tient  aussi bien dans les formes que dans les motifs décoratifs et les couleurs. La surface est souvent en relief avec des bosses, des coquilles, des pointes qui rajoutent un effet supplémentaire aux couleurs noires, rouges ou blanches. J’ai retrouvé des idoles des Cyclades qui m’avaient tant plu à Athènes. Dans les salles suivantes on voit le fameux disque de Phaistos (2000 1700 av JC) puis les vases de libation à tête de taureau.

     Les décors des poteries rappellent la géographie insulaire : des poulpes, des dauphins, des coquillages, des poissons et même des oursins se retrouvent dans toutes les périodes. Autre thème récurrent, le taureau, et aussi les fleurs. Cette abondance me donne un peu le tournis.

      Autre source d’émerveillement : les petits personnages en terre et les animaux, des sculptures vivantes drôles, une femme sur une balançoire, un joueur de luth en bronze. J’ai flashé sur les idoles féminines si étranges avec leurs jupes évasées leur taille très fine et leurs coiffures sophistiquées, certaines portent des oiseaux sur la tête, d’autres des capsules de pavot.

Nous sortons manger un gyropita dans le jardin du Musée.
Entre temps tous les groupent rappliquent. Malgré la foule nous sommes éblouies par les fresques.

Visite à pied d’Héraklion sous la grosse chaleur. Ce n’est pas un bon plan. Tout est fermé. Nous avions déjà commis cette erreur à Nauplie. De retour au gîte, il suffit de traverser la route Old Nat. pour être sur la plage, assez moche avec beaucoup de vagues. Cela change. Le soir dans notre petite cour, nous planifions la suite du voyage.


palais de Cnossos

Publié le : 12 Janvier 2008
palais de Cnossos

Le Palais de Cnossos


    Situé à l’écart d’Héraklion, dans une campagne verte, le site archéologique de Cnossos est ramassé. Seul espace vide : une cour rectangulaire où avaient lieu les courses de taureau, les acrobaties. Tout autour, le palais et le Sanctuaire. On retrouve bien l’idée du Labyrinthe Nous passons d’un niveau à l’autre par des escaliers sur au moins quatre niveaux. Pendant un bon moment nous avons du mal à nous retrouver sur le plan. Nous profitons de l’heure matinale pour faire des photos. Nous découvrons au hasard les colonnes peintes, plus épaisses en haut qu’à la base, ainsi que les reproductions des fresques. Les originaux sont au musée. C’était vraiment essentiel  d’avoir fait la visite hier.

   
     La plupart des salles que nous visitons sont des reconstitutions. Je suis vraiment admirative du travail d’Evans. Même si le béton est visible, on ne se rendrait pas compte de la structure du palais si les fouilles étaient restées à l’état brut. Ce qui serait intéressant c’est de savoir comment Evans s’y est pris.

    Le plan à plat est tout à fait insuffisant pour nous repérer dans le labyrinthe. Heureusement que nous avons le plan en relief du guide Gallimard.

      Le Mégaron de la Reine avec les fresques des dauphins est le mieux rendu. Dans les autres salles, il faut faire travailler son imagination. La richesse du décor n’apparaît pas tout de suite. Il faut plusieurs passages pour se rendre compte du réalisme de l’olivier, ou  pour trouver les oursins et les poissons sur la fresque des dauphins.

    A 9h50, le Palais est livré aux hordes qui s’échappent des cars. Nous continuons notre jeu d’orientation avec intérêt, mais c’est moins plaisant.


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Carnets de voyage
- 2001- Marrakech et la vallée du Draa
- 2003 - De Fès à Rabat en passant par la vallée du Ziz et Meknès.
- 2003 Espagne Atlantique du pays Basque au Portugal
- Atlantique, AntiAtlas, Atlas et Riads des Mille et Une nuits
- Ballons, dictionnaires et bêtes sauvages.... Bénin 2006
- Canada 98 de Montréal en Acadie en passant par la Gaspésie
- Canaries, février 2005. Tenerife et le Teide, La Gomera : Garajonay
- Chypre 2004, chapelles du Troodos et archéologie
- Cinq semaines au Cap vert
- Créteil/Pobé , Bénin, correspondance scolaire, échanges et tourisme...
- Cuba, La Havane, Vinales, Trinidad...
- Egypte 2002 - premier voyage : Le Caire, Louxor, Assouan
- Egypte 2008- Moyenne Egypte, Alexandrie Sinai
- Eté 99 Grèce et Crète
Photos : 839 photo(s)
construire un itinéraire dans les îles
Les guides de l'état du monde : Egypte - Histoire -Société-culture
La chanson des Gueux, de Naguib Mahfouz (folio)
Un substitut de Campagne en Egypte de Tewfik El Hakim

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