CARNETS DE VOYAGES

Je consigne dans mes carnets toutes mes observations, mes lectures. Cela m'aide à observer. Si je ne peux pas décrire, c'est que j'ai mal regardé.

Blog de miriam

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Eté 99 Grèce et Crète

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Vallée d'Amari

Publié le : 12 Janvier 2008
Vallée d'Amari

VALLEE D’AMARI

     Grâce au guide Nelles nous avons eu une très bonne journée ! Nous avons suivi le circuit proposé et avons bien étudié la carte.

Apodoulou

     A 8h30, le soleil sort à peine de la montagne, nous quittons la route de Réthymnon au-dessus d’Aghia Galini. Première étape à Apodoulou : nous découvrons la petite chapelle byzantine cachée dans les oliviers. Sa façade est ornée de trois arcs brisés,  son toit de tuile est plat, tout simple. A l’intérieur, il faut s’habituer à la pénombre pour apercevoir les fresques à demi effacées : Saint Georges, à cheval, est bien reconnaissable. Il faut de l’imagination pour retrouver les scènes de l’Evangile. Les personnages portent de curieuses sandales, les visages sont expressifs, les chevaux très bien dessinés.
      Nous trouvons un site minoen, probablement une ville avec ses maisons de petite taille. Plus loin une tholos enterrée sous une colline plus petite que ceux observés en Argolide mais sur le même modèle.

Oliviers

     La route s’élève au flanc de la montagne, bien goudronnée. A l’entrée de Fourfouras, encore une chapelle sous des oliviers magnifiques. Jusqu’ici nous avons surtout vu des oliveraies irriguées avec des arbres jeunes plantés en rangées régulières. Là, les arbres sont vénérables, noueux, creux, tordus. Autour de l’emplacement du plant d’origine ont poussé des rejets qui ont eux –mêmes vieilli, se sont creusés si bien qu’ils forment un cercle de plusieurs mètres de diamètre. J’aime à penser qu’ils sont à la fois très vieux et immortels. Ils donnent toujours des fruits puisqu’ils portent une bâche enroulée pour la récolte. Je vais en quête de l’arbre photogénique qui représentera dans l’album les oliviers crétois.

    Dans le village de Fourfouras, le calme est rompu par l’arrivée des marchands ambulants annoncés par de la musique traditionnelle. Nous les retrouverons à chacun de nos arrêts. Ils suivent le même circuit que nous. La camionnette jaune du boulanger, le pick-up vert du marchand de légumes qui annonce au micro « karpouzi, domata.. ». Passe aussi un autre pick- up chargé d’une encombrante pile de chaises et de tables de jardin en plastique .Les maisons habitées sont chaulées décorées avec des pots de basilic, des géraniums mais beaucoup moins de fleurs qu’au Lassithi. Des buissons de jasmin embaument, mais de nombreuses maisons tombent en ruine.

Visari

     Nous redescendons à Vizari, passons devant une tour (un moulin ?) en ruine pour chercher un autre chantier de fouilles : une basilique en ruine, très grande, mais très en ruines.

Traversons Platania, pas de platanes. Arrivons à Moni Asomaton, pas de monastère, à la place une école d’agriculture précédée d’une belle allée de palmiers. Nous cherchons un autre site archéologique à Monastiraki au pied d’un village perché. Un enfant nous ouvre l’église, c’est sympa et il y encore des fresques. Nous livrons à un véritable gymkhana dans les rues étroites du village. La Nissan Micra réagit drôlement bien à ce parcours acrobatique. La ville minoenne est encore un labyrinthe de pierre peu lisible pour le profane, mais encore en bon état, certains murs ont 1.50 m de haut.

A côté d’Amari, encore une jolie chapelle avec trois arc comme à Apodoulou.

Apéro à la terrasse de la taverne au carrefour de Moni Asomaton où nous retrouvons les marchands ambulants.

Thronos

     Dernier étape du circuit : Thronos, une belle église, fermée et les ruines de la ville ancienne de Sivritos qu’on atteint après une belle grimpette il reste les fondation d’un temple grec mais plus de colonnes, surtout une jolie vue.

Pique-nique dans un vallon

     Pour le déjeuner, nous dénichons la plus mignonne chapelle qu’on puisse imaginer, pas ancienne mais située dans un vallon vert près d’un champ de luzerne entourée de très hauts cyprès, à l’ombre d’un noyer et d’un énorme figuier. Nous nous installons sur le parapet dans une ombre très fraîche. Il y a du vent et des figues pour le dessert.

La journée des ânes

      Retour par la route de l’aller mais le soleil de l’après midi écrase la montagne qui a perdu ses couleurs.
C’était vraiment une journée différente des précédentes, rien de spectaculaire, mais de jolies surprises : journée des chapelles. C’est aussi la  journée des oliviers et des ânes. Toute la journée nous les avons vus attachés dans leur pré souvent au soleil, ou rentrant des champs chargés avec leurs maîtres, un groupe de paysans ont même posé, les femmes, des œufs dans les mains. Vers midi, ils étaient chargés d’herbes ou de paquets. J’ai demandé la permission à un vieil ânier de photographier son âne mais il n’a pas compris et s’est installé en gros plan devant mon objectif.


Rethymnon

Publié le : 12 Janvier 2008
Rethymnon

RETHYMNON

     Les rues de Rethymnon sont encore vides vers 9h. Elles s’animent petit à petit. Nous trouvons facilement la mosquée et les deux minarets. Les maisons vénitiennes. Les balcons de bois fermés, sorte de vérandas, sont  caractéristiques de cette ville. Les rues commerçantes ont un parfum oriental de souk. Entre les trop nombreuses boutiques pour touristes peu regardants (T-shirt, céramiques de mauvais goût …) on fait encore des trouvailles : un coiffeur à l’ancienne avec ses cages de canaris et son matériel vétuste, le marchand d’icônes et de bondieuseries, le safran vendu tel qu’il est récolté dans les étamines de crocus.

Citadelle vénitienne

    La citadelle vénitienne occupe une grande superficie. La pierre blonde est belle. Les volumes architecturaux sont surprenants : remparts découpés, guérites et créneaux, mais aussi cubes et coupole de la mosquée, demi -cylindres des magasins ou des arsenaux vénitiens, curieuse construction avec un toit en pyramide.

L'heure de l'apéro
     Il fait chaud, nous cherchons une terrasse sympathique pour rendre un pot en regardant les badauds passer. Dédaignant les cafés en bord de mer avec leurs fauteuils  rembourrés, les terrasses chics sous de grands stores, pour nous attabler sur de simples tables en bois avec des chaises de bois paillées. On nous sert l’ouzo avec les mezedes : fromage de brebis, tranches de tomate et olives, le tout pour 750 drachmes. Curieusement, il n’y a que des femmes grecques attablées, c’est bien rare. Vers midi et demie, nous sommes heureuses de quitter la ville chaude pour rentrer chez nous.

Spili

     Arrêt gyropita à Spili, bourgade sympathique à mi-chemin. La place est rafraîchie par une curieuse fontaine vénitienne toute en longueur où l’eau est crachée par quinze lions. C’était plutôt un mauvais plan : la circulation dans l’impasse de la fontaine est infernale, une bétonneuse coince l’autobus sur la grande route qui bouche tout le trafic. Tout le village s’en mêle, la tension monte, nous ne savons plus comment sortir de là, Dominique se lance dans des manœuvres en marche arrière risquées …

Baignade à Kokkinos.

     Sur la plage de Kokkinos, les  vagues sont juste assez hautes pour que la baignade  soit amusante, et pas assez pour que ce soit dangereux. Selon la plage, le vent, l’heure, l’état de l’eau change et les baignades sont très variées.


Gortyne

Publié le : 12 Janvier 2008
Gortyne

GORTYNE

Le site de Gortyne est très étendu. Les vestiges de cette ville romaine sont dispersés dans les oliviers. La visite est très différente de celle des palais de Cnossos ou de Phaistos.

   De la route, la basilique Saint Tite est bien visible. Il ne reste plus que l’abside et deux chapelles latérales en belle pierre, taillée en blocs énormes. La grandeur du monument impressionne. Nous avons l’habitude de rencontrer des minuscules chapelles byzantines. Ici elle est à la taille des monuments romains.

    Nous cherchons les autres antiquités. Ne voyant rien, nous reprenons la voiture. C’est une erreur. La recherche de la cité détruite est l’occasion d’une belle promenade dans les oliviers. Une via romaine dallée le long de l’aqueduc nous conduit au prétoire. Là, nous découvrons de nombreux murs, des colonnes et une statue derrière des grillages. Une équipe d’archéologues italiens, une cohorte d’étudiants et de terrassiers grecs manient la pelle, la pioche, remplissent cagettes et brouettes. Le site est fermé aux visiteurs. J’interpelle en italien les archéologues. Rien n’y fait : refus ferme. Nous verrons donc Gortyne derrière son grillage. Temple d’Apollon, et temple des dieux égyptiens, toujours enfermés.

     Nous foulons un tapis de graminées sèches très doux aux pieds. Les oliviers donnent une ombre agréable. De temps en temps, je cueille des figues mûres. La chaleur est accablante dès le matin. Retour au parking, puis visite de l’Odéon, petit théâtre renfermant les fameuses inscriptions en boustrophédon du code de Gortyne.

Au sommet de la colline : l’Acropole, trop chaud et trop tard pour y grimper.
J’ai bien aimé cette visite, au hasard, sans guide ni explications. Apparition poétique d’une ville ancienne dans les oliviers.


Contreforts du Mont Ida - Monastères

Publié le : 12 Janvier 2008
Contreforts du Mont Ida - Monastères

Les contreforts du Mont Ida

        Nous suivons un autre circuit proposé par le  guide Nelles qui nous mène dans la montagne. Nous grimpons d’abord dans les vignes les premiers contreforts du mont Ida. La route est asphaltée mais très pentue. A Gergéri, arrêt panorama sur les collines, la plaine de Messara et la mer de Libye. La route emprunte une sorte de corniche à la limite entre cultures et montagne rocailleuse et sauvage.

Moni Vrontisiou

        Entre Zaros et Vorizia, nous prenons en stop une paysanne en noir chargée de paquets et un vieil homme qui nous remercie quand nous le lâchons en pleine campagne devant le monastère de Moni Vrontisiou.

       Devant l’entrée du monastère, une placette ombragée par deux platanes énormes. Une fontaine ornée de délicates sculptures d’Adam et Eve qui sont abîmées, et d’énigmatiques têtes chevelues, crache une eau fraîche et abondante. Un pick-up stationne. Deux hommes remplissent des bombonnes.

      Le monastère est ouvert aux visiteurs. Nous nous déguisons avec nos jupes longues. Un pope épluche des légumes dans la cour en écoutant la radio. Dans l’église, des fresques et des icônes, mais rien d’extraordinaire.

Moni Valsimero

     Le monastère de Moni Valsimero, très réputé se trouverait à Vorizia. Le village est très tranquille. Nous montons à l’église - fermée. On nous avait assuré au kafénéion (comme Nelles l’indiquait) qu’elle serait ouverte. Nous y rencontrons un couple de français. Une paysanne passe. Je lui demande en Grec  où se trouve la clé. Elle nous offre une grappe de raisin noir délicieux. Certains grains ont séché. Ils ont le goût du raisin de Corinthe. La dame nous montre la maison du pope. Nous redescendons au kafénéion où une dame m’explique que nous nous sommes trompées d’église. Il faut parcourir 2 km en voiture.

    Moni Valsimero est en restauration. Une équipe de maçons, de couvreurs, de restaurateurs et des photographes s’affairent avec du matériel sophistiqué. Tout ce monde ne nous laisse pas beaucoup en paix pour admirer les fresques. Dommage ! Elles sont magnifiques, colorées variées, vivantes, d’innombrables scènes racontent l’Histoire Sainte et ressemblent à  une bande dessinée. Ce sont les plus belles de la région.

Plage

     L’après midi, Dominique n’a pas envie de retourner à notre plage préférée d’Agios Pavlos - trop loin (38 km) Elle pense qu’il est impossible qu’il n’existe pas une plage agréable plus près.


Dernier jour en Crète...

Publié le : 12 Janvier 2008
Dernier jour en Crète...

AGIA TRIADA

       Dernier site archéologique : Agia Triada. Le site est beaucoup plus petit que celui de  Phaistos. Pas de cour centrale ni de Propylée, seulement des appartements royaux tapissés de gypse. Nous sommes un peu saturées de sites minoens. Nous n’avons pas de plan sur nos guides. Nous nous promenons tranquillement sous les grands pins qui embaument sans trop nous soucier de comprendre.

AGIOS GIORGOS

       Nous retournons à la plage déserte découverte hier : Agios Giorgos. Elle n’est plus tout à fait déserte mais la famille qui était installée décampe à midi. La nouveauté c’est le vent. La mer est agitée jusqu’aux îles Paximadia, il y a des moutons en pleine mer. Notre crique est très abritée, quelques ondulations de grande amplitude arrivent irrégulièrement. Une petite risée survient par rafales et se déplace à la surface de l’eau en faisant des interférences. Quand je nage avec le masque sous l’eau, je ne sens rien de cela, c’est un monde calme pacifié, les poissons ignorent totalement l’agitation de la surface.

       Nous avons trouvé une sorte de grotte pour pique-niquer à l’ombre. Après 3 heures passées dans l’eau et au soleil nous allons chercher de l’ombre à la taverne. C’est la plus jolie taverne qu’on puisse imaginer en balcon au dessus d’une plage déserte, quelques tables toutes simples sous une tonnelle de vigne. A 2h, il n’y a personne en dehors d’une vieille en noir qui parle toute seule et d’un gamin qui nous sert. Nous prenons nos consommations habituelles : un  ouzo et un café. Il fait frais. Je ne me lasse pas le contempler la risée qui court à la surface de l’eau. Dominique s’endort. Je lis « Le Christ Recrucifié ».


DE KOKKINOS A HERAKLION

      De Kokkinos à Iraklion : 70 km sur une route assez encombrée de camions qui passe par un col près de Gergéri. Nous traversons ensuite des vignobles avant d’arriver à Iraklion.

dernière soirée à la mer

      Nous retrouvons notre Pension, la propriétaire nous reconnaît, elle nous a gardé une chambre.

    Sur cette côte-ci, le vent soulève de grosse vagues, impossible de se baigner. Nous passons le reste de l’après midi à la terrasse de la taverne « hollandaise » de l’autre côté de la route au bord d’une mer très houleuse. Le spectacle des gros rouleaux d’eau verte qui se brisent dans une grande quantité d’écume blanche nous occupe jusqu’au coucher du soleil. Nous commandons une moussaka et des souvlakis. Enfin de la moussaka ! Quelle erreur ! L’interprétation hollandaise de la cuisine grecque est bouillie, sans goût dégueulasse, nous quitterons la Grèce sans avoir mangé une bonne moussaka !


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