CARNETS DE VOYAGES

Je consigne dans mes carnets toutes mes observations, mes lectures. Cela m'aide à observer. Si je ne peux pas décrire, c'est que j'ai mal regardé.

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Turquie 2000 - Istanbul, Selçuk, Egirdir, Konya et la Cappadoce

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Istanbul - Musée des Mosaïques

Publié le : 11 Février 2008
Istanbul - Musée des Mosaïques

Les sols de l’ancien palais de Constantin ont été restaurés et protégés.
    Les mosaïques représentent des motifs animaliers : un âne donnant une ruade nous accueille, puis tout un bestiaire. Tantôt des scènes de chasse parfois très sanglantes : un ours dévorant un agneau, un serpent. Parfois des scènes bucoliques où des chèvres et des moutons paissent. Assez peu de personnages humains, des chasseurs armés, un enfant portant un lapin, Pan ou un satyre. Extrême variété des animaux : éléphants, lions, tigres, ours, loups serpents, faucons ….Difficile d’obtenir une vue d’ensemble, les scènes sont incomplètes.
       Des souvenirs de Piazza Armerina  ou de Coninbriga surgissent. Les mosaïques étaient en meilleur état … Même si nous avons déjà vu de plus beaux exemples, ces mosaïques me touchent  comme les bas reliefs de l’hippodrome, marquant la permanence de la cité de l’Antiquité jusqu’à nos jours. Constantinople où les civilisation se superposent sans s’oblitérer. Avec une extrême variété des styles et des thèmes et toujours un fil conducteur visible.

      Nous rentrons à l’hôtel très tôt pour nous doucher et nous reposer des visites et surtout de la chaleur écrasante. C’est le jour le plus chaud depuis notre arrivée : on parle de 40 °C. Mais cela me paraît exagéré.

      Après la douche, la lessive, je m’installe dans le fauteuil, la fenêtre ouverte, au mépris de la climatisation, protégée des regards par la ramure du platane, j’écris.


Istanbul - Bazar

Publié le : 11 Février 2008
Istanbul - Bazar

Le muezzin me tire de mon récit : il est 17h15. Si je veux visiter le Bazar qui ferme à 19 h, il faut me rhabiller. D; ne m’accompagne pas, repoussée par l’idée de la foule. Idée préconçue ! Le Grand Bazar est plutôt frais et aéré. Les boutiques sont soignées. Tout est propre et respire le luxe. Je traverse la section des bijoutiers sans m’arrêter. L’abondance des chaînes et des gourmettes ne me dit rien. En revanche, je  flâne en dévorant des yeux les kilims et les tapis. Les vendeurs m’interpellent - comme il se doit - mais ils ne sont pas trop insistants. A l’un d’eux, j’explique que j’aime les très beaux tapis  et que ceux qui sont très beaux sont beaucoup trop chers pour moi, il me répond :

-    « pour le plaisir des yeux … »

     En bons commerçants, ils savent distinguer l’acheteur potentiel du badaud.  Habillée d’un T-shirt à trois sous, j’ai l’allure fauchée. Il en va de même du côté des antiquaires. Seuls les marchands de camelote importunent les passants. Finalement le Grand Bazar  est un lieu reposant avec de la fraîcheur, de l’ombre, une grande propreté et un calme inattendu. Toutefois, s’y promener sans l’intention  d’acheter n’est pas très drôle.

      Au bout d’une petite heure je rentre sans omettre de visiter la mosquée « baroque » et la colonne brûlée « Cemberlitas » qui donne son nom au quartier. C’est un monument curieux, très laid mais portant une valeur affective certaine.


Istanbul - Promenade du soir - Marmara

Publié le : 11 Février 2008
Istanbul - Promenade du soir - Marmara

Promenade du soir en direction de l’embarcadère, repérage  à pied du parcours que nous emprunterons demain en voiture. Nous n’aboutirons pas. La route que nous sommes censées prendre est occupée le soir par les tables des restaurants de poissons, fleuries de glaïeuls ou de lys, classieux mais encore vide à 7heures et demies. Ce qui n’empêche pas les serveurs de nous héler, agaçant ainsi beaucoup D.

      Nous traversons le boulevard Kennedy qui longe la mer de Marmara. Il y a des poissonneries magnifiques  et luxueuses devant des maisons de bois basses et bien repeintes. Le poisson est très frais. Dans des bassines nagent des sardines vivantes. Un « poissonnier » vante en français sa marchandise, nous fourre dans la main la carte de restaurant « pour vous le raki sera gratuit », un autre racole moins élégamment et tape sur l’épaule de D.

      Le long du  rivage de Marmara, des hommes se baignent, font du jogging (en survêtement par cette température), jouent au foot, font éclater des ballons de baudruche en tirant à la carabine. Pas une seule femme à l’horizon ! Heureusement, nous sommes transparentes. Plus loin, des familles pique-niquent, certaines ont apporté le barbecue.

     La soirée est très claire, on distingue les quartiers asiatiques et les îles. De nombreux bateaux de marchandise à moitié rouillés sont en rade. Nous remontons vers l’hippodrome par les rues que nous connaissons maintenant bien en nous maintenant sur les « courbes de niveau ».


D'Istanbul à Bursa par l'autoroute

Publié le : 11 Février 2008
D'Istanbul à Bursa par l'autoroute

Notre voiture:

     9 h, l’agence a livré notre voiture devant l’hôtel : C’est une voiture turque, une SAHIN, qui ressemble à une FIAT ou à une LADA : blanche, grande.

feribot?

      Nous arrivons sans encombre à la gare des feribots de Yalova. Le ferry est complet.

Autoroute

     Les chauffeurs de taxi, nous montrent  le chemin de l’autoroute. Nous avons perdu une heure. L’autoroute est payante. Le péage du Bosphore sur le pont suspendu est exorbitant : 10 millions. Après une dernière vision de rêve, Topkapi et les mosquées,  nous traversons des banlieues en construction puis arrivons à Izmit. La pollution est horrible, l’air est suffocant, la poussière et la fumée des usines nous prennent à la gorge. L’autoroute passe devant des raffineries, des quartiers minables d’immeubles tous sur le même modèle, hautes tours de ciment, certains pas encore terminés, d’autres en ruines.

Séisme

      Le séisme a détruit les immeubles au hasard. Pourquoi celui-ci ? A côté la tour voisine identique est habitée avec des rideaux aux fenêtres. Cela me rappelle la tempête. Les cités d’urgence de baraques ou de containers s’étalent dans des zones désertes ressemblant à des camps militaires. Dans les champs, les vaches traînent toutes seules. Il y a même une yourte parmi des abris de fortune.
       Nous avons quitté l’autoroute qui continue vers Ankara. Rapidement nous nous perdons. La carte est d’un piètre secours, nous traversons au jugé la zone sinistrée sur de vilaines pistes de terre, personne ou presque pour nous renseigner.

Seul îlot de verdure le long de Marmara : une zone militaire. Partout des constructions défigurent le paysage. Pas de village : des villes de HLM de 15 étages qui se succèdent, certains, neufs, sont vides (le séisme ?) Cette urbanisation est effrayante.

Après Yalova, enfin la campagne ! Des collines couvertes de vergers et d’oliviers, sur le bord de la route, on vend des pêches. Pas moyen de s‘arrêter pique-niquer.


Bursa - Mosquée Verte

Publié le : 11 Février 2008
Bursa - Mosquée Verte

Il est déjà deux heures passées quand nous arrivons à Bursa sans avoir mangé. Après avoir tourné nous prenons le premier hôtel venu : 25 millions, la clim, minibar, la télé ….Privilégiant le calme, je choisis une chambre donnant sur une arrière cour. C’est une erreur, elle est orientée sud-ouest et le soleil tape. C’est une fournaise. Nous déchantons : le frigo est chaud. Au bout d’un quart d’heure, la clim s’arrête : panne générale d’électricité qui n’a pas l’air d’émouvoir la réception, c’est banal.

Mosquée verte

      Nous cherchons la Mosquée verte dont Jacqueline m’a parlé. Dans le guide Bleu il y a bien un plan de Bursa mais, inopérant. Nous arrêtons les passants : chacun y va de son explication en turc, on n’y comprend rien, c’est compliqué. Nous nous égarons complètement et nous trouvons sur une sorte de périphérique.

    Heureusement, sur Gallimard,  figure une photo du Mausolée vert et de la Mosquée, je montre la photo dans un kiosque. La marchande reconnaît mais impossible de nous expliquer.
      Le pépé qui vend des pastèques à côté du kiosque prend une initiative déconcertante : il monte à l’arrière de la voiture et guide D. par gestes, nous fait grimper dans un dédale de ruelles : « direct, direct …. ».D. n’est pas rassurée du tout et me demande de jeter un œil sur les sacs qui traînent  sur la banquette arrière. Qu’allons nous faire de notre guide ? Lui payer le taxi du retour ? Le ramener chez lui ? Nous aboutissons tout en haut devant un cimetière et une mosquée qui, elle figure dans le guide, arrêt dans une boutique, demi-tour, nous voilà à la Mosquée Verte. Le Monsieur descend de voiture brusquement, nous n’avons pas eu le temps de le remercier et ne savons pas comment il rentrera chez lui, il a déjà disparu.

      La mosquée Verte est située dans un vieux quartier restauré : les maisons de bois ont été repeintes de couleurs vives, jaune, violet, vert bleu rouge. Des antiquaires ont envahi la rue. Le mausolée Vert ou plutôt turquoise tout est carrelé au dehors.  Il est fermé. Le gardien est en train de nourrir ses chatons. Une famille turque – un mariage ? – approche, nous entrons avec eux. Curieuse ambiance avec toutes ces tombes : l’une d’elle porte un turban. Les faïences sont somptueuses. Pour la visite de la mosquée, il nous faudra attendre la fin de la prière du Vendredi. Nous nous asseyons dans les jardins près des fontaines. La mosquée Verte est construite de pierre blonde taillée et ciselée. Au dessus des fenêtre grillagées les décors sont de toute beauté : entrelacs et arabesques finement taillés. Chaque fenêtre (3 de chaque côté) est différente. Le tout est souligné d’un fin liseré de faïence turquoise. Nous lorgnons les fontaines entourées de tabourets de marbre permettant aux hommes de se laver les pieds, pas aux femmes ! Nous nous rafraîchirions bien nous aussi !

Nous foulons avec plaisir les épais tapis – dominante rouge –à l’intérieur la mosquée est carrelée de turquoise. Le bois y est extrêmement travaillé, encore des calligraphies. Deux grandes salles sont construites sous deux grandes coupoles, de part et d’autre deux petites salles latérales dont une destinée aux femmes. Au beau milieu une fontaine délicatement sculptée.


Bursa - Bazar - medersa - Mosquée aux vingt dômes

Publié le : 11 Février 2008
Bursa - Bazar - medersa - Mosquée aux vingt dômes

medresa

      La médresa est un un musée, c’est trop tard, elle est déjà fermée. Les commerçants (qui parlent anglais) nous promettent que le centre-ville se trouve à 10 minutes à pied avec la mosquée Ulla Camii et le Bazar de la Soie.

      Nous  marchons le long de rues commerçantes très soignées. Les boutiques sont variées, les étalages des magasins de vêtement faits « à l’européenne » on y voit des T-shirts moulants, des bains de soleil à la mode chez nous. Les passants sont plutôt aisé beaucoup de femmes sont en pantalon et bras nus, certaines portent des foulards, bien sûr, mais pas en écrasante majorité, comme à Istanbul, une ou deux silhouette tout en noir de temps en temps, pas les horribles manteaux longs gris ou marrons, quelques jeunes filles ont des débardeurs franchement décolletés. Pas de touristes non plus, nous déambulons sans trop déparer.

Bazar de la Soie

      Le Bazar de la Soie –Bedesten – est un  ancien caravansérail construit de briques et de pierre avec des toits curieux avec des cheminées. Nous nous promenons sous les arcades du 1er étage. En dessous, dans la cour, il y a des jardins. Sous les arcades des dizaines de boutiques de soieries. Nous cherchons une écharpe pour Jacqueline qui garde nos plantes en pension et qui me l’a commandée. Difficile de faire son choix dans toutes les tailles, les qualités et les motifs. Les prix ne sont pas indiqués. Dans une première boutique la vendeuse propose de baisser de 15 millions à 12 : le carré de soie est beau, mais c’est un peu cher. Nous tentons ailleurs. Cela m’amuse bien de faire des achats au Bazar, Dominique, elle, n’en n’a pas franchement envie, je limite donc l’expérience à un autre magasin, j’essaie de marchander, me vendeur consent un rabais de 3.5 à 3 millions.

Mosquée aux vingt dômes


     Derrière le Bazar nous trouvons l’Ullu Camii : la mosquée aux vingt dômes, elle doit être très belle vue d’avion, vue de l’intérieur, on ne se rend pas bien compte de cette originalité. C’est donc un très vaste espace, très clair, la coupole centrale est une verrière avec des piliers. Le décor est peint sur un fond gris beige  de motifs « baroques » en camaïeu gris/marron avec des calligraphies sur de grands panneaux. Par comparaison avec la mosquée Verte, nous sommes plutôt déçues.
Dominique est épuisée, elle a mal au ventre. Nous nous reposons devant les fontaines des ablutions que nous couvons d’un regard d’envie.

       Le retour est plus rapide : nous connaissons le chemin. Je suis morte de faim, les petits concombres et le raisin mangés en vitesse dans la chambre d’hôtel n’ont pas suffi .D. se plaint qu’elle en a assez des légumes farcis et voudrait du riz ou des pâtes. Aussitôt dit aussitôt fait : un restaurant propose du riz à l’étalage et nous en remplit une barquette à emporter. Pour moi le menu sera différent : kebab et pâtisseries orientales (3 mini), en plus ; j’achète une livre de cerises Napoléon.

      Nous pique-niquons dans le jardin de la mosquée verte en compagnie de deux jolis chats qui mangent le pain de mon kebab.- Le soleil baisse, les platanes tamisent la lumière, et des taches dorées colorent le calcaire blond qui prend une teinte mordorée. Pour le coucher de soleil nous montons au mausolée. Les voix es muezzins se répondent et l’écho de la montagne fait de l’appel à la prière un vrai concert.


De Bursa à Selçuk

Publié le : 11 Février 2008
De Bursa à Selçuk

Un magnifique petit déjeuner compense les déceptions du « confort moderne » la clim bruyante, le frigo chaud, et la télé en turc. Pastèques à volonté et beureks au fromage gratiné sont une délicieuse surprise. Nous trouvons facilement la route d’Izmir   une 2x2 voies, chaussées séparées très roulante. Notre SAHIN est à la hauteur, D. roule vite, avec les fenêtres ouvertes, il fait bon.

Villes champignons

      Nous voyons encore des villes-champignons avec leurs immeubles tous identiques. Cette urbanisation galopante nous consterne. Ces quartiers neufs sans âme vont-ils noyer la jolie ville construite aux flancs de la montagne. D’où viennent ces gens ? Est-ce l’effet de l’exode rural ou d’une natalité énorme ? De quoi vivent les gens ? Quelle triste vie dans ces villes-dortoirs ! Les montagnes sont éventrées pour le ciment. Peut être doit on choisir une interprétation optimiste et voir un dynamisme économique ? Si les usines textiles ferment en Europe Occidentale, nos vêtements seront tissés et cousus ici. Pourquoi s’en plaindre ?

La campagne

      Heureusement, nous arrivons rapidement dans la campagne et traversons des paysages variés : des vergers autour de Bursa, puis plus loin de grands champs de blé. Aucun village n’est visible. Où vivent les paysans ?

     La route contourne Balikesir que nous ne verrons pas. Les chaussées ne sont plus séparées mais il y souvent 3 voies , chaque fois que la côte est longue, une file « véhicules lents » est aménagé ? Cela permet de ne pas rester coincées derrière un vieux camion puant. Certains chauffeurs sont bien complaisants et se rangent tout contre le bas côté, d’autres le sont moins.
Après les champs de blé, dans les plaines, des cultures maraîchères que des cultivateurs désherbent à la binette : oignons, tomates, sous le soleil. Les champs de tournesols sont en fleur.

      Plus nous avançons vers le sud, plus le paysage change, les montagnes sont pelées, on voit aussi des champs de coton. Les petits villages  ont des maisons très basses avec des courettes et des jardinets enfermés dans des murs.

Ravitaillement à la MIGROS

      A Manisa, nous trouvons la MIGROS, j’avais douté à Istanbul de l’existence de supermarchés. Le Bazar et les rues adjacentes me semblaient les remplacer. En l’an 2000 Migros, Carrefour et Métro ont essaimé en Turquie. Nous faisons une provision de conserves, de raki et achetons des croquettes de toutes sortes et des concombres.
Dès que nous avons des provisions nous ne trouvons pas d’emplacement pour le déjeuner et réciproquement !

     Mais aujourd’hui, nous avons de la chance, une aire de pique-nique aménagée dans une forêt de pins : deux grandes tables sous un abri couvert, une fontaine, on peut même acheter des prunes. Deux chiens traînent. Nous ne sommes pas seules, deux autres voitures s’arrêteront. Ils chassent les chiens et mangent rapidement et discrètement. Dès qu’ils ont disparu nous jetons des miettes aux chiens. D. partage un beurek aux épinards avec une chienne aux mamelles pendantes.

      Les voies rapides traversent Izmir, nous voyons des maisons anciennes qui s’étagent au flanc de la colline puis traversons des quartiers modernes affreux.

Selçuk

     Arrivée à15h30 à Selçuk après 7 heures de route pour environ 400 km.
Selçuk est une petite ville sans HLM monstrueux. Seulement quelques immeubles de 4 ou5 étages et des maisons basses.

     Le Bureau de l’Information Touristique distribue des listes des pensions et des hôtels. Les prix sont fixés à 4 millions par personne pour les pensions de première classe. Nous choisissons une pension recommandée par le Guide du Routard : jolie courette fleurie, jolis meubles, mais une porte vitrée sur le couloir et pas de clim. Avant de nous décider nous voulons comparer avec le confort des hôtels.

Hôtel Camberra

      Dans le premier 2* venu, les prix sont les mêmes. La chambre vaste donne sur un beau balcon. La vue nous séduit : la forteresse au sommet de la colline en face, un minaret en briques très proche, les coupoles du musée ressortent de la verdure d’un petit jardin public. Dans le jardin une cascade fait un bruit rafraîchissant. Je marchande et obtient un prix de 50 millions pour la semaine avec le petit déjeuner sur la terrasse

Nous allons à la mer : il fait presque froid avec un vent vif qui soulève des vagues. La plage est toute simple, quelques parasols, des familles turques, pas de touristes.
Soirée agréable sur notre balcon.


Selçuk - Ephèse

Publié le : 11 Février 2008
Selçuk - Ephèse

Le gardien nous propose un bon plan : laisser la voiture dans le parking du bas, un collègue nous montera gratuitement à l’entrée du haut.

   Nous visitons donc le site en descendant.

    Au début nous sommes perdues, beaucoup de monuments, très peu de panneaux explicatifs. Nous cherchons l’emplacement d’une fontaine ancienne que nous repérons grâce à la végétation : des grandes plantes aux fleurs bleues. Puis nous essayons de suivre un groupe dont le guide parle français. Celui ci nous fait fermement comprendre que ce n’est pas permis. Nous reprenons notre jeu d’orientation expérimenté de longue date en Grèce en Sicile ou en Crète.

     Malheureusement, le site est bondé, les groupes sont très nombreux. Cela rend la visite moins agréable. Nous reconnaissons facilement le bouleutérion, les thermes romains, la stoa. Les monuments sont composites d’époque hellénistique et romaine. Tous les styles sont utilisés : chaputeaux corinthiens, inscriptions latines et grecques voisinent .Les édifices sont de très grande taille souvent à étage avec un luxe de frises, de statues, de colonnes, de portiques et d’arcs de triomphe.

     Nous descendons le chemin des Courètes, trottoir en mosaïque, colonnade pour arriver à la fameuse bibliothèque de Celsus dont il ne reste plus que la façade éblouissante.

      Il fait très chaud ; heureusement on vend de l’eau sur le site.

      Il faudrait imaginer les innombrables fontaines décorées de statues.

     Nous appelons de notre chambre la France grâce à la carte France Télécom. Entre le coup de fil à S et celui au Vaurayet  j’attends  que l’appel du muezzin soit terminé. Nous apprenons par téléphone qu’il règne sur la Grèce et la Turquie une canicule exceptionnelle et que l’île de Samos à quelques kilomètres d’Ephèse est en feu.
Déjeuner sur le balcon et sieste.


Selçuk - Dimanche à la plage

Publié le : 11 Février 2008
Selçuk - Dimanche à la plage

Plage de Pamucak

       Nous nous faisons une fête de retourner sur la plage de Pamucak que nous avons trouvée hier. Hélas ! C’est aujourd’hui dimanche et elle est bondée : les Turcs ne s’installent pas sur le sable sous des parasols : ils tendent des bâches, des couvertures, des plastiques, n’importe quoi entre les voitures pour faire de l’ombre. Certains sont venus en camionnette, en camion ou en tracteur sur des plates-formes et ont emporté un véritable déménagement : tapis, chaises en plastique, barbecue, glacières. On se dirait dans un camp de réfugiés.

ensablées!

       Pas de place pour garer la voiture. Nous continuons le chemin jusqu’à ce que une camionnette nous barre le passage D  la contourne et s’ensable.
Un tracteur traînant une corde s’approche, ce n’est pas pour nous mais pour la camionnette qui est vite dépannée. J’appelle le tractoriste qui me demande des dollars ou à la rigueur des DM;
Je montre le porte monnaie et l’argent turc. Cela nous coûtera 3 millions après bien du mal, le prix a monté entre temps et nous n’apprécions pas  l’augmentation. Cela m’a franchement dégoûtée de la baignade à Pamucak !

Chez les touriste à Kusadasi


     Nous cherchons une autre plage, puisque celle des « pauvres » est impossible nous irons chez les touristes à Kusadasi. La « coquette » station s’avère un gâchis horrible : les plages sont très petites, bondées, payantes. Quand enfin, nous réussissons à garer la voiture, nous trouvons une entrée de plage (déserte) à 5 millions par personne. C’est vraiment trop cher. Nous rentrons très déçues.
Je compare cette déception à celle de l’an passé à Kokinos Pyrgos, le lendemain nous avions trouvé des criques délicieuses. J’espère qu’il en sera de même. A la place de la baignade : douche à l’hôtel Camberra.


Promenade dans Selçuk

     Vers 6het demie, promenade photos dans le village de Selçuk. Le soleil a baissé, il fait bon. Nous cherchons les nids de cigognes et cherchons à atteindre la citadelle sans y parvenir. Les ruines de la Basilique Saint Jean sont fermées. Nous parcourons des petites rues tranquilles .On se dirait à la campagne, une vache à la longe rentre à l’étable. Les femmes en pantalon bouffant, sont assises par petits groupes, sur le pas de leur porte. Je demande la permission de photographier 5 vieilles très photogéniques. Refus de la plus vieille. Dans la rue suivante trois plus jeunes m’appellent pour être prises en photo et nous invitent au thé. Il règne une atmosphère paisible. Nous devinons les jardins derrière les murs. E termine cette soirée devant une assiette de mézés : aubergines farcies, feuilles de vigne, tsatsiki et poivron farci.

D  est rentrée, rien ne lui plaît, ni la chaleur, ni les femmes voilées, ni la cuisine turque qui baigne dans l’huile. Depuis le départ d’Istanbul, elle n’a presque rien mangé 
.


Selçuk - Milli Park

Publié le : 11 Février 2008
Selçuk - Milli Park

Parc national Milli park

      Nous cherchons le site de Priène et demandons le chemin aux chauffeurs de taxi. Ce sont nos meilleurs guides, ils comprennent ce qu’on leur demande, connaissent les routes et ne sont pas empotés pour expliquer - conditions rarement réunies chez les autres passants. Nous devrions faire demi tour et revenir sur nos pas.

     Il y a une solution de rechange : le Parc national Milli Park, une réserve botanique avec des chacals des léopards et même des ours.
L’entrée du parc est payante : 3 millions. Nous trouvons une nature luxuriante et préservée, des arbres magnifiques, surtout des pins mais aussi des frênes et de caroubiers. Au passage un panneau signale 4 plages et un canyon. A la deuxième plage, presque vide est équipée de lits avec des parasols  avec un petit restaurant, nous nous promettons d’un revenir.


canyon

      Mais d’abord visite au canyon : des indications d’itinéraires, un sentier botanique mais aucune indication de distance. Dommage, nous nous engageons sur un beau chemin de cailloutis qui s’élève doucement vers la montagne entre deux falaises énormes. Nous marchons à l’ombre. Malgré les 37°C annoncés à la télé ce matin, il fait bien frais. Bien sûr  le cours d’eau est à sec. Lauriers, chênes verts, caroubiers, arbres de Judée et aussi un arbre plus énigmatique qui ressemble à un camélia. Arrivée au sommet, l’eau d’une source coule dans une sorte de piscine .La promenade est tranquille, nous ne croisons que deux personnes et des tortues. Après toutes les visites de mosquées et de musées, sites archéologiques mais surtout après tous les endroits ravagés par l’urbanisation sauvage, cette promenade fait un bien fou.

baignade

      Vers midi nous retournons sur la plage, louons pour 3 millions un parasol et deux lits. Déshabillage acrobatique sous la serviette. Je nage dans une eau transparente, repère quelques oursins et des poissons, histoire d’essayer le masque. Cette plage délicieuse fait oublier la déception de la veille. Nous passons l’après midi sous notre parasol entre deux trempettes.

Oliveraies, Vergers…

      Le retour se fait dans une belle campagne variée, nous traversons des oliveraies, des vergers d’agrumes et aussi de pêchers des champs de tomates et d’aubergines. Autour de Söke une plaine couverte de champs de coton – je n’en n’avais pas vu depuis 1973- cela me touche beaucoup.

cigognes

      Après la douche à l’hôtel, nous partons acheter des cartes postales, des timbres, des pâtisseries dans la partie commerçante de Selçuk. Nous arrivons à une grande place occupée entièrement par de vieilles tables où sont assis uniquement des hommes qui nous fait penser à la Grèce. En face les arches d’un vieil aqueduc où sont installées les cigognes, quatre nids occupés par une bonne dizaine d’oiseaux. Nous sommes maintenant habituées à leur présence, à les voir planer et même à raser notre balcon. Autre animal sympathique : les grosses tortues qui sont moins lentes qu’on ne le prétend.
Le soir, sur le balcon, nous entendons la musique très fort ; après avoir râlé contre le sans gêne des gens –vieille rengaine- nous entendons des applaudissements : il y a un musicien sur le toit qui joue pour le groupe de Nouvelles Frontières. Je monte, on nous invite mais Dse fait prier.


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