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Visite des aménagements du bateau

Publié le : 01 Juillet 2007
Visite des aménagements du bateau

Umiak vu de l'intérieur


Visite des aménagements du bateau
Visite des aménagements du bateau
Visite des aménagements du bateau
Visite des aménagements du bateau
Visite des aménagements du bateau
Visite des aménagements du bateau

Les bienfaits d'Internet

Publié le : 01 Juillet 2007
Les bienfaits d'Internet

Quand j'ai commencé à naviguer il y a plus de trente cinq ans, les conseils, tuyaux, et autres informations se glanaient sur les pontons, les "slips de mise à l'eau" pour les dériveurs, les clubs house : bref de bouche à oreille.

La presse spécialisée faisant le gros de l'information généraliste, il était difficile d'obtenir au bon moment l'information dont nous avions besoin.

Depuis plusieurs années l'explosion d'internet a permis ce qu'on pensait impossible à réaliser il y a quelques années :

- Pouvoir communiquer avec les autres en temps réel et se rapprocher d'eux.

- Etre en contact avec des personnes qui se trouvent quelques fois à cent mètres de chez vous mais aussi le plus souvent à des milliers de kilomètres.

- Partager des expériences, des passions avec les autres par le biais de "Forum de discussions".

- Accéder à toute heure du jour ou de la nuit à une formidable banque de données mondiale.

Le marin aujourd'hui n'est plus solitaire. Il n'y a qu'à voir les nouvelles techniques de communications dont profitent maintenant tous les  navigateurs pour constater que le fil d'ariane d'internet  permet communication et "suivi" en temps réel.
Par les contacts et les liens qu'il permet de tisser "Internet" est devenu un outil indispensable et un moyen incontournable de communication de d'information en tous genres.

Plus simplement, pour ce qui nous préoccupe, internet nous a permis de poser des questions multiples avant notre départ en voyage et d'obtenir des réponses.

En toute modestie, nous avons ouvert notre livre de voyage à tous ceux qui ont bien voulu par leurs réponses et leurs conseils, nous faire part de leurs propres expériences et en cela nous les en remercions.

Un grand merci à : Alain, André, Benoit, Cédric, Chantal, Daniel, Emmanuel, Eric, Gilles et Rosy, Hervé, Jean-Jacques, Jean-Louis, Jean-Marc, Jean-Pierre, Michel, Nicolas...

et tous ceux qui j'espère viendrons se rajouter à cette liste de l'amitié.


Le trajet d'Umiak en Méditerranée

Publié le : 01 Juillet 2007
Le trajet d'Umiak en Méditerranée

Bien que l'on sache par expérience qu'il est impossible de définir avec précision un trajet, lors d'un voyage en bateau, la carte ci-dessous présente une idée générale de notre "périple".

La méditerrannée visitée dans le sens des aiguilles d'une montre.

DEPART :  SEPTEMBRE 2007
DUREE:  UNE ANNEE DE NAVIGATION
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PAYS ET ESCALES: ITALIE - SARDAIGNE - MALTE - CROATIE - .RECE - TURQUIE - CHYPRE
SYRIE,LIBAN et ISRAEL ( selon le contexte politique ) - EGYPTE - LYBIE - TUNISIE - MAROC - ESPAGNE;

Pour suivre plus facilement notre voyage, des cartes plus détaillées seront présentées au fur et à mesure du trajet.


Une nuit agitée

Publié le : 01 Juillet 2007
Une nuit agitée

Au mois d’Août nous étions au mouillage dans la baie de Fornells bien à l’abri d’un sérieux coup de vent qui durera plusieurs jours.

Dans la nuit une barge mouillée au vent des bateaux de plaisance se décroche de son mouillage et vient jouer au bowling avec les bateaux amarrés sur des coffres fraîchement installés. Panique des bateaux qui sont sous le vent et qui doivent dégager en urgence.

Par habitude je laisse toujours la VHF en veille sur le 16. Vers une heure du matin un appel de détresse nous informe qu’un bateau est à la dérive non manœuvrant dans la baie de Fornells.

Le propriétaire nous indique que son mouillage sur le corps mort a cédé avec la tempête et qu’il s’est enroulé autour de l’arbre d’hélice, il ne peut donc utiliser son moteur. Son enrouleur de grand voile est bloqué, son annexe est dégonflé et son ancre principale est tordue et ne s’accroche pas, l’ancre secondaire est trop légère !!!! La totale.
A bord un couple de plaisancier qui s’en remet à d’éventuels sauveteurs. Pas de téléphone à bord pour contacter directement le cross et sur le 16 nous sommes seulement 3 bateaux à répondre.

Aucune réponse des autorités espagnoles!

Un Bon force 8 dans la baie de Fornells, le bateau dérive vers le fond de la « cala ».

Après avoir pris la position du bateau, je prends donc mon téléphone pour informer le Cross Med sur Agde qui relaye alors le problème auprès des autorités espagnoles. Ils m’informent qu’ils font partir un bateau de Mahon pour remorquer le bateau à la dérive ( Il s’agit d’un Sun Kiss ) Il sera sur place dans deux heures au minimum et pourra donc, selon mes calculs, voir le bateau vautré dans les rochers !!!!
J’indique au Cross que ce n’est pas la peine de déplacer un bateau qui arrivera forcément après la bataille.

J’informe donc le Cross que nous allons aller rejoindre avec mon annexe le bateau pour lui porter secours. Le bateau Loungta est lui aussi en veille sur le 16 et nous convenons de partir tous les deux ( les deux skipper) pour lui porter assistance.
Nous voilà partis en pleine nuit, Daniel et moi sur mon zodiac de 3,40m avec son moteur de 15cv (heureusement car sa puissance nous sera utile)
Daniel, dont je fais la connaissance en passant le prendre sur son bateau qui est mouillé pas loin de nous, prend son matériel de plongée qu’il a toujours à bord en bon « tourmondiste » expérimenté qui se respecte.

Arrivé sur place après s’être fait copieusement rincer et secouer, nous trouvons le bateau dans un état de décrépitude avancé et dont les propriétaires se font déjà une raison de le voir finir sur les rochers.

Première opération à mener : Mouiller l’ancre que j’ai emportée pour stopper la dérive du bateau ( ma FOB 20kg avec 30 mètres de chaine + 100 mètres de cablot va être bien utile !! ) Nous « jetons » l’ancre en descendant sur le bateau et après avoir vérifié son accroche, nous sécurisons le Sun Kiss qui ne dérive plus maintenant.

Daniel va maintenant essayer de couper les cordages qui sont enroulés autour de l’arbre d’hélice. En pleine nuit avec une visibilité nulle sous l’eau, il commence à couper les cordages jusqu’au moment où je vois Daniel surgir de l’eau tel un « missile sol air » lancé par un sous marin, en hurlant de douleur. Le coin est infesté de méduses et il est donc impossible de continuer la plongée sans courir de grands risques.

Au petit matin, nous voyons arriver un premier bateau de la capitainerie de Fornells qui tente en vain de remorquer le bateau !!!! Plus tard dans la matinée une barge ira remorquer le Sun Kiss et le sortir de cette zone dangereuse.

C’est quand même incroyable, le seul petit endroit au fond de la baie de Fornells ou il y a des rochers, et il a fallu que ce foutu Sun Kiss aille s’y fourrer.

Une fois le bateau sécurisé sur un mouillage devant le port, nous sommes retournés à bord avec Daniel et nos deux équipages, car le propriétaire tenait absolument à nous témoigner sa gratitude avec un apéro digne de ce nom.

Le constat que nous faisons en montant cette fois de jour sur le bateau nous laisse sans voix. Ce bateau est véritable danger compte tenu de son manque évident d’entretien et le skipper est à classer dans la catégorie des inconscients évoluant en première division.

- L’enrouleur de grand voile est « HS », avec voile ferlée façon « vilain saucisson » et donc inutilisable.
- L’annexe est dégonflée et sans moteur !!!!!
- L’ancre principale est aussi tordue qu’une corne de bouc et donc aussi efficace qu’un parpaing ( le proprio essayera de se justifier en nous certifiant qu'elle s’est tordue en ripant toute la nuit sur le fond sablonneux de Fornells ( ben pardi !!! )
- Pas de second mouillage digne de ce nom.
- Pas de gsm en état de marche pour joindre des secours.

Voir un Sun Kiss 47 dans cet état, moi qui ai eu la chance de naviguer souvent sur celui d’un ami qui sait ce qu’entretenir un bateau veut dire, ça fait vraiment mal au cœur !!!!

Cet épisode aura eu au moins l’avantage de nous faire connaître l’équipage de « Loungta »
( Daniel et Emmanuelle ) qui doivent partir avec leur fille, pour un tour du monde à la fin de l’été. La suite sera malheureusement moins agréable pour eux aussi, car ils seront obligés de renoncer à leur aventure pour des raisons indépendantes de leur volonté
(voir leur site internet )

Quelles réflexions après cet épisode qui aurait pu se finir tragiquement par la perte d’un bateau dans une cale à priori sans risque :

- Du coté des autorités espagnoles, il vaut mieux savoir qu’après 20 heures tout le monde semble être au bar plutôt qu’en veille sur le 16. Donc de leur côté pas grand-chose à attendre, tout du moins à Fornells.
- Qu’il est toujours bon de rester en veille sur le 16.
- Que la mer est peuplée d’inconscients qui font courir des risques aux autres par leur haut de degré de je-m’en-foutisme.
- Que naviguer sur un bateau implique l’acceptation des règles les plus élémentaires de sécurité.
- Que quand on offre un apéro à ses sauveteurs, on ne sort pas du vin « en pack carton » imbuvable……… faut pas déconner quand même, y a un minimum merde !!!!


       Conclusion :  Si « Solandra » tu aperçois
                     Le cross immédiatement tu contacteras
                     Et comme ça, mieux et plus longtemps tu dormiras


Réchauffement de la planète

Publié le : 01 Juillet 2007
Réchauffement de la planète

REFLEXION SUR LE RECHAUFFEMENT
ETUDE SUR LE RECHAUFFEMENT DE LA PLANETE
LE RECHAUFFEMENT DE LA PLANETE EST UNE REALITE


                 LE TABLEAU CI-DESSUS EST EXPLICITE !!!!!!
IL FAUT BIEN AVOUER QUE CELA N'A PAS QUE DES COTES NEGATIFS !!!!!


Les passes temps favoris

Publié le : 01 Juillet 2007
Les passes temps favoris

Passe temps favori de Baptiste:
Le plongeon du haut des falaises.

Pacôme: Lui soit il pêche, soit il se prend pour un appat.


Les passes temps favoris
Les passes temps favoris

La grotte de Cala Morell

Publié le : 01 Juillet 2007
La grotte de Cala Morell

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La grotte de Cala coves est absolument superbe. L'eau trés claire permet de voir le fond tandis que l'on progresse à la rame en admirant les magnifiques stalactites.
Au bout de ce long tunnel on fini par ressortir de l'autre coté de la falaise et l'on débouche sur une nouvelle crique.
A ne pas manquer car cela vaut le détour !!!!
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La grotte de Cala Morell
La grotte de Cala Morell

Criques de Minorque

Publié le : 01 Juillet 2007
Criques de Minorque

Cala Morell, la crique sauvage...

Calla Morell est une crique du nord de Minorque. Trés peu fréquentée par les plaisanciers car elle est trés mal abritée par vents du nord ou lorsque la mer est formée. Y passer la nuit a pourtant quelque chose de magique car vous êtes seul au milieu des rochers et d'une nature à l'état pur.

Personne en vue la crique est déserte on va pouvoir mouiller car le vent vient du sud ouest et donc pas de risque à priori car il semble établi. Les fonds permettent une bonne accroche de l'ancre principale. Vous pouvez admirer la vue que l'on a du mouillage : falaises escarpées de chaque cotés écran géant de cinéma au centre. On attend avec impatiente le coucher de soleil.

Pour plus de sécurité nous avons (en plus de l'ancre d'avant lachée avec 50 mètres de chaine ) été "planter" une deuxième ancre dans les rochers et pris un troisième point d'ancrage par l'arrière directement dans les rochers à l'aide d'une aussière de 50 mètres. Si le vent tourne ou que la mer se forme nous serons en principe à l'abri de tout dérapage du mouillage.

Une fois le mouillage sécurité, le principal attrait de cette crique consiste à explorer la superbe grotte qui se cache sous la falaise ( au fond à gauche sur la photo )

Et c'est parti pour la visite: annexe obligatoire car c'est profond et l'eau n'est pas trés chaude.
S'agissant d'un site protégé, pas question de pêcher les nombreux poissons qui tournent autour de l'annexe.

Vous entrez dans la grotte pour découvrir (si vous avez pris soin de prendre de quoi vous éclairer )


Criques de Minorque
Criques de Minorque

Suite Criques Minorque

Publié le : 01 Juillet 2007
Suite Criques Minorque

Cala Mitjana. Une superbe crique peu fréquentée car le mouillage n'est pas très sur par vents de Sud et d'Ouest. Il vaut mieux mouiller sur le côté Est de la crique qui est un peu plus abrité. En journée c'est un superbe endroit pour la baignade.
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Arrivé dans la nuit, nous avons utilisé un coffre de limite des 300 mètres mais n'étant pas certain de la qualité du "corp mort", nous avons également mouillé deux autres ancres en sécurité par l'avant et l'arrière afin de passer la nuit en toute quiétude. Rien de plus énervant que de se lever en pleine nuit pour refaire un mouillage qui n'a pas tenu !!!!

Crique de Cala en Porter:  Un conseil....... Ne faire escale que pour ravitailler et vite repartir !!!
Trop de monde , plage bondée et sale.


Suite Criques Minorque

MINORQUE ET SES CRIQUES

Publié le : 01 Juillet 2007
MINORQUE ET SES CRIQUES

Une des plus pittoresques mais aussi une des plus fréquentée en été: Cala Coves.
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L'avantage d'arriver en bateau c'est que l'on peut s'accrocher aux falaises et éviter ainsi les fréquents dérapages d'ancres.

Passer une nuit à Cala Coves c'est superbe par beau temps mais dés que le vent souffle du Sud ou de l'Ouest, il vaut mieux lever le camp car la houle peut devenir très gênante. L'avantage du catamaran par rapport aux monocoques c'est que dans ces cas là on n'est beaucoup moins gêné par la houle........ On peut laisser la bouteille de vin rosé sur la table du cockpit sans risque de la voir passer à l'horizontale. Umiak attend sagement le retour des enfants qui sont partis visiter les grottes aménagées en studio d'été par les "soixante-huitards".

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Umiak vue par l'arrière: Agnès en petite nuisette s'apprête à ramasser le linge séché par le soleil. Les autres pendant ce temps sont dans l'eau à 28° !!!!!


MINORQUE ET SES CRIQUES
MINORQUE ET SES CRIQUES

Comportement du bateau ( suite )

Publié le : 22 Décembre 2006
Comportement du bateau ( suite )

Nous avons pu tester le bateau à toutes allures , allant de 5 noeuds à 35 noeuds de vent réel. Il faut bien reconnaitre que le "prés" n'est pas l'allure de prédilection pour un catamaran de crosière. Mais si l'on compense le cap par la vitesse, on s'appercoit qu'il ne faut en aucun cas chercher à gagner des degrés et que la vitesse gagnée en faisant courir le bateau permet de compenser la perte de cap. En croisière il faut dont oublier ses vieux démons de régatier et éviter de faire forcer le bateau en allant contre nature. Le catamaran est performant à partir de 40° du vent  alors cela laisse suffisament de marge pour naviguer dans les meilleures conditions.

Par rapport à un monocoque, l'absence de gite imposse d'anticiper  la gestion de la surface de voilure afin de  soulager le bateau. J'ai pu constater que le fait de mettre un ris supplémentaire et de réduire également le génois afin de soulager le haut du grément ne se traduit pas par une chute significative du speedomètre. Dans un clapot serré le bateau passe mieux, tape moins, plonge moins sur les surfs. Donc rien ne sert de vouloir porter de la toile à tout prix !!!

Comme on peut le voir sur la photo ( 35 noeuds de vent ) le génois est considérablement réduit  et avec deux ris dans la grand voile, le bateau est bien équilibré. Bien entendu il force quand même un peu plus que le tanker que l'on croise.

Lors de remontées au prés rendues nécessaires par la météo ou par l'obligation de se rendre en un point précis, il est également facile de gagner vitesse et cap en profitant de cette contrainte pour faire tourner les moteurs. Cela permet à la fois de recharcher les batteries à un moment ou cela gène le moins et à racourcir le temps de navigation au prés. En bref on est  gagnant à attendre d'avoir à naviguer au prés pour recharger le parc batteries.

Sous spi, le comportement du bateau est trés saint jusqu'à 25 noeuds de vent réel. Au delà, les surfs deviennent plus difficiles à maitriser car le bateau est plus rapide que la vague. Il faut donc abandonner impérativement le pilote automatique dés que l'on sent qu'il force et qu'il a du mal à réagir.
Au de là de 25 noeuds de vent,  la vitesse atteinte sans le spi est tout à fait suffisante et cela permet une navigation sans le souci d'un affale de spi en catastrophe. La règle d'or est donc de "sous toiler " et concéder à la mer un ou deux noeuds de vitesse: Ce qui est bien peu !!!


Test du bateau pendant un mois au baléares:

Publié le : 22 Décembre 2006
Test du bateau pendant un mois au baléares:

Parti le 31 Juillet au matin de Port Napoléon, nous avons décidé de tirer tout droit sur Minorque afin de passer  devant la dépression qui est annoncée et qui ( on le saura plus tard ) bloquera pas mal de bateaux  à terre.

Une navigation au grand largue avec 15 à 25 noeuds de vent  va nous permettre de tester le bateau en configuration rélle de croisière. Les nouveaux marins que sont Agnès et Baptiste ne vont pas tarder à passer de longues heures à rendre à la nature le peu de nourriture ingurgitée. C'est le métier qui rentre.

Le comportement du bateau:

Nous avons pu tester le bateau à toutes allures , allant de 5 noeuds à 35 noeuds de vent réel. Il faut bien reconnaitre que le "prés" n'est pas l'allure de prédilection pour un catamaran de crosière. Mais si l'on compense le cap par la vitesse, on s'appercoit qu'il ne faut en aucun cas chercher à gagner des degrés et que la vitesse gagnée en faisant courir le bateau permet de compenser la perte de cap. En croisière il faut dont oublier ses vieux démons de régatier et éviter de faire forcer le bateau en allant contre nature. Le catamaran est performant à partir de 40° du vent  alors cela laisse suffisament de marge pour naviguer dans les meilleures conditions.

Par rapport à un monocoque, l'absence de gite imposse d'anticiper  la gestion de la surface de voilure afin de  soulager le bateau. J'ai pu constater que le fait de mettre un ris supplémentaire et de réduire également le génois afin de soulager le haut du grément ne se traduit pas par une chute significative du speedomètre. Dans un clapot serré le bateau passe mieux, tape moins, plonge moins sur les surfs. Donc rien ne sert de vouloir porter de la toile à tout prix !!!

Comme on peut le voir sur la photo ( 35 noeuds de vent ) le génois est considérablement réduit  et avec deux ris dans la grand voile, le bateau est bien équilibré. Bien entendu il force quand même un peu plus que le tanker que l'on croise.

Lors de remontées au prés rendues nécessaires par la météo ou par l'obligation de se rendre en un point précis, il est également facile de gagner vitesse et cap en profitant de cette contrainte pour faire tourner les moteurs. Cela permet à la fois de recharcher les batteries à un moment ou cela gène le moins et à racourcir le temps de navigation au prés. En bref on est  gagnant à attendre d'avoir à naviguer au prés pour recharger le parc batteries.

Sous spi, le comportement du bateau est trés saint jusqu'à 25 noeuds de vent réel. Au delà, les surfs deviennent plus difficiles à maitriser car le bateau est plus rapide que la vague. Il faut donc abandonner impérativement le pilote automatique dés que l'on sent qu'il force et qu'il a du mal à réagir.
Au de là de 25 noeuds de vent,  la vitesse atteinte sans le spi est tout à fait suffisante et cela permet une navigation sans le souci d'un affale de spi en catastrophe. La règle d'or est donc de "sous toiler " et concéder à la mer un ou deux noeuds de vitesse: Ce qui est bien peu !!!
publié par gigi dans: voyagefamillesalager
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Mardi 26 Septembre 2006
COMPORTEMENT DU BATEAU
Pendant cette première croisière d'un mois, nous avons pu nous faire une idée assez précise sur les avantages d'avoir choisi un catamaran pour notre périple d'une année.

- Espace à bord: Le choix d'une version "propriétaire" en 3 cabines permet aux parents de disposer d'un espace privatif important et d'un complète autonomie en ce qui concerne la salle de bain et les toilettes.  Chaque enfant ayant sa propre cabine leur espace personnel est également bien préservé.
La surface habitable du Lavezzi est de 50 m2. C'est suffisant pour 4 personnes. Nous avons vu des cata de 45 pieds bien moins habitables que notre 40 et en ce qui concerne les monocoques il faut aller au minimum à 50 pieds pour envisager un espace intérieur approchant.

Notre cabine "propriétaire" moins grande que la chambre à la maison, mais beaucoup plus facile à chauffer !!!

Le carré est trés fonctionnel et le fait de naviguer à plat permet de cuisiner beaucoup plus facilement. Seul bémol, l'espace dédié à la table à carte est  assez restreint .

L'espace extérieur est fantastique. Le cockpit est une véritable pièce à vivre et la largeur du bateau permet de trouver des espaces pour pouvoir s"isoler et être tranquille pour lire ou faire autre chose. Pour les repas ou les petits déjeuners, on tient trés facilement à 6 - 8 personnes autour de la table.


La préparation du voyage et du bateau

Publié le : 22 Décembre 2006
La préparation du voyage et du bateau

1/ ENERGIE A BORD:

Malgré l'excellent équipement du bateau, nous avons pu nous rendre compte lors de nos dernières sorties qu'il nous serait nécessaire de modifier et augmenter le parc de batteries et  diminuer le temps de recharge. La consomation à bord sera importante car je vois mal nos deux rejetons se priver du confort de la vie moderne pendant une année. Donc il faut prévoir en conséquence pour assurer notre autonomie énergétique.

Aprés avoir fait un bilan de consommation, il nous apparait évident qu'un parc de batteries de 700 ampères rechargé par deux alternateurs supplémentaires montés sur les deux moteurs Yanmar du bateau, nous permettra de disposer d'une autonomie d'environ deux jours sans avoir à recharger.

Nous avions dans un premier temps envisagé la pose d'un générateur, mais Daniel ( notre expert électricien ) nous en a dissuadé avec des arguments techniques et économiques sans faille. Nous avons donc opté pour la solution qui consiste à équiper les deux moteurs d'alternateurs supplémentaires et de travailler sur l'adjonction et amélioration des répartiteurs de charge, optimiseurs et chargeur ( pose d'un 80A ). Les batteries existantes qui ont maintenant un peu plus de trois ans ont été remplacées par 6 batteries plomb carbone décharge profondes en ce qui concerne les batteries de servitude. Les batteries de démarrage moteurs ( Optima 12V 50HA ) ont été montées séparément du réseau.

Ayant fait l'acquisition sur ebay d'un petit groupe électrogène portatif 2000 watts en technologie "Inverter", celui-ci pourra toujours nous servir en cas de nécessité ou utilisations ponctuelles. Il peut également nous servir pour recharger le parc batterie par "la prise de quai" il est alors utilisé pour diminuer le temps de recharge des batteries.

A ce jour je reste encore hésitant sur la pose d'une éolienne ou de panneaux solaires. Les prochains mois de navigation nous permettrons de voir si ces équipements supplémentaires produisant une énergie propre et gratuite, nous sont nécessaires.

Nous allons également attendre que les prix baissent pour équiper le bateau avec des éclairages "leds". La fiabilité du matèriel et les prix étant encore à améliorer, rien ne sert de se presser. D'ici l'été 2006, il y a fort à parier que la concurrence entre fabriquants et importateurs profitera aux consommateurs.

2/ POSE D'UN GENAKER:

Nous avons pu constater que le spi qui équipe umiak est trés difficile à porter à partir de 90° du vent. Afin d'améliorer les performances du bateau dans le petit temps, l'adjonction d'un genaker tri radial en 220gr monté sur emmagasineur Karven nous apparait indispensable si nous voulons gagner quelques noeuds lors de notre voyage.

La voilerie "Véga" au Grau du Roi, bien connue pour la qualité de ses réalisations, est donc chargée de la fabrication et de la pose de l'accastillage.
Les informations que j'ai pu obtenir par des propriétaires qui ont mis un genaker sur leur lavezzi 40, me conforte dans ce choix.

Au départ nous pensions pouvoir installer un "bout dehors" comme sur la plus part des catamarans. Hélas sur les Fountaine-Pajot les "crash box" situés à l'avant nous empêchent de percer et nous allons certainement devoir nous résoudre à adopter la"poutre centrale en composite" vendue par le Chantier. Pièce dont le prix me semble anormalement élevé compte tenu du côut de fabrication !!!!

3/ POSE D'UN CHAUFFAGE:

Même en méditerranée l'hiver est rigoureux. Pouvoir profiter à bord d'un chauffage peut apparaitre comme un luxe non indispensable pour les "purs et durs" de la navigation.
Notre programme étant avant tout un programme "plaisir" je pense que cela ne sera pas du superflu. Tant pour nous que pour les enfants, évoluer dans un environement  chaud et faiblement humide est un "plus" que le volume du bateau permet sans grandes modifications.

Nous allons donc avec mon ami Bruno, procéder à la pose d'un chauffage air pulsé Webasto. Les mêmes qui équipent les camions sont tout à fait  adaptés et la pose est tout à fait possible dans le coffre central avant. Celui ci est bien ventilé et trés accessible car il abrite le guideau et l'ancre principale.

La pose va demander un simple percement des cloisons intérieures pour faire arriver les tuyaux de ventilation. Le chauffage en lui même qui fonctionne au gaz-oil sera fixé sur la sructure du bateau aprés la pose d'une plaque alu destinée à éliminer l'échauffement.

4/ SECURITE:

BALISE ARGOS DMR200

Nous allons profiter de notre passage au salon nautique pour voir fonctionner la balise argos qui équipent à ce jour plus de 100 bateaux adhérents ( comme nous ) à l'association STW.
Pouvoir suivre en temps réel le bateau est un gage de sécurité et cela permettra à la famille et à nos amis de nous localiser avec une extrème précision pendant notre périple.

INTERNET ET TELEPHONE SATTELITE:

Pour que notre fils Baptiste puisse suivre les cours du CNED, il est important que nous puissions avoir internet à bord du bateau. L'objectif étant de ne pas être obligé d'aller dans une marina pour se connceter à internet, recevoir ou envoyer des emails et correspondaces.

Ne pas être tributaire de l'existance ou non d'un ciber-café et pouvoir se connecter en étant en mouillage forain, c'est tout à fait possible avec notre téléphone sattelite Thuraya.

L'acquisition du Thuraya se justifie par notre programme de navigation essentiellement en méditerranée. La couverture du réseau Thuraya est limitée à la méditerranée et donc le coût d'abonnement et de communication et trés infèrieur aux autres réseaux.
Pouvoir ce servir du téléphone sattelite lorsque le gsm classique ne capte plus, est un gros avantage en terme de sécurité, et même de coût communication. Sa fonction gps intégrée permet également de localiser l'appel avec précision, gage supplémentaire de sécurité.

Nous développerons d'autres élements de la préparation dans les prochains chapitres.
A suivre...


Le projet de voyage ( suite )

Publié le : 22 Décembre 2006
Le projet de voyage ( suite )

Qu'attendons nous de ce voyage ? qu'allons nous chercher ? Qu'espérons nous trouver ?

Nos motivations sont multiples et il faut bien avouer quelles sont un peu "égoistes"

- Avant tout, nous faire plaisir: Voyager pendant un an avec ses enfants, sans contrainte de temps, sans impératif à respecter ,  au gré des vents , de ses envies , des aléas , des rencontres humaines, des lieux ou l'on se sent bien,  c' est un privilège rare, un plaisir qu'il faudra savourer sans retenue. Le fait que Pacôme et Baptiste soient tous les deux trés enthousiastes pour vivre tous ensemble cette aventure est déjà pour nous un trés beau cadeau et un véritable "booster".

Pacôme, Baptiste et Agnès participent aux manoeuvres lors de notre notre navigation cet été autour de Minorque.

Agnès découvre une facette nouvelle du tissu. Elle qui manie la machine à coudre comme personne, elle a maintenant à s'occuper d'un grammage bien plus lourd !!!
La volonté de bien faire est de mise.
C'est encourageant.








- Découvrir en prenant le temps. Pour s'imprégner d'un lieu, d'une culture , de son histoire, de son art de vivre , de ses coutumes , de son mode de fonctionnement, de ses traditions et de ses religions, il faut savoir regarder, et porter un regard sans à priori, un regard prêt à recevoir ce que la nature et les hommes vous offrent.
Il faut aussi et surtout savoir écouter. Prendre le temps d'écouter de nouveaux sons, de nouvelles voies, de nouvelles langues, mais aussi écouter ceux qui font l'histoire de leur pays. En écouter les explications, les conseils, les légendes et autres histoires qu'ils voudront bien nous confier.

Aller à la rencontrer d'autrui à ceci de passionnant que c'est vous qui devez vous mettre en situation de demandeur. Rien ne vous est du....
Comme un pèlerin, vous traversez un pays, une région, une ville ou un simple village et c'est vous qui allez vers les autres.

- Apprendre pour comprendre. Regarder , partager , donner (au sens le plus large du terme) aussi souvent que possible. S'imprégner de toutes les beautés de la nature, S'enrichir au contact des autres et de leurs cultures, pour pouvoir raconter, pour pouvoir témoigner.

Notre projet est que Pacôme et Baptiste racontent leur voyage avec leur vision d'enfants et d'adolescents, avec leur mots , leur langage d'aujourd'hui, leur perception propre. Qu'ils puissent témoigner et faire partager les moments forts, les expériences, les joies , les peines qu'ils vivront pendant ce voyage.

Les liaisons satelittes et Internet permettent aujourd'hui de pouvoir retransmettre en temps réel, écrits, photos, vidéos. Connaissant la passion et le niveau de connaissance de Pacôme pour l'informatique, je ne me fait aucun souci à ce niveau.

Pour ma part, je compte bien également profiter de chaque "temps libre" pour mettre en forme un récit complet de notre voyage, afin qu'il puisse en toute modestie servir aux autres voyageurs.
Au fond de moi , je rève d'écrire ce "livre de chevet", cette bible que je souhaiterais avoir dans notre cabine et sur la table à cartes. Est ce que je vais y arriver ????  L'avenir le dira.

Profiter pleinement de la mer , de notre bateau, des vents, des courants, des pluies, du soleil , des vagues, de la faune et de la flore. Profiter de ce mode de voyage si exceptionnel qu'est la voile. Profiter de toutes les rencontres entre marins pour apprendre, échanger, progresser.
Profiter de ces ambiances si particulières que l'on retrouve dans tous les ports du monde.

Voila tout simplement ce que nous allons allez chercher au travers de ce voyage.........


Le Projet de voyage

Publié le : 22 Décembre 2006
Le Projet de voyage

La décision de voyager pendant une année avec les enfants, nous impose de solutionner avant de partir pas mal de problèmes de tous ordres.

Commençons par les contraintes scolaires:

Pacôme aura à la fin de l'année scolaire passé son Bac et quel qu'en soit le résultat, notre voyage n'en sera pas différé. Pacôme sait donc qu'il doit obligatoirement obtenir son Bac pour espérer pouvoir entamer à notre retour, des études supèrieures. Dans la négative le monde du travail lui tendra les bras.......Il est prévenu, à lui de choisir et de mettre toutes les chances de son côté pour décrocher le "précieux sésame".

Pour Baptiste qui lui finira sa quatrième, son niveau scolaire et ses facultées à travailler seul vont lui permettre de suivre les cours par correspondaces du CNED. A priori pas de problème en perspective si ce n'est la gestion lors du voyage de ce nouveau mode de travail scolaire.
Agnès étant ancienne institutrice, elle devrait pouvoir facilement suivre le programme scolaire que Baptiste devra suivre et l'aider si besoin est. Nous sommes également en discution avec son directeur de collège pour trouver un moyen de récupérer les cours. Notre projet trouvant un écho trés favorable, Baptiste pourra certainement suivre à distance l'enseignement dispensé dans son collège.


Comment trouver une solution pour notre maison ?

Nous habitons une grande maison au coeur d'un village trés agrable à vivre. Il nous parait inconcevable et dangereux de laisser notre maison fermée ou inhabitée pendant cette année de voyage. Il va donc falloir trouver la solution la mieux adaptée, ce qui n'est à priori pas trés simple.

Notre idée depuis plusieurs mois est d'arriver à confier notre maison à des amis ou des membres de la famille. Pour cela il faut arriver à concillier les paramètres suivants:

- être locataire et pouvoir sous louer son bail locatif
- accepter de transférer son lieu d'habitation pendant une année
- transférer partiellement ou en totalité meubles et affaires personnelles
- accepter de prendre en charge une maison de 500m2  dont le coût d'entretien est nettement supèrieur à ce lui d'un appartement ou petite maison.

Pas facile à réaliser !!!!!!!!  A ce jour, nous avons deux pistes possibles:

- Confier notre maison à des amis qui sont actuellement locataires, et qui sont sur le point d'acquérir une maison dont la rénovation va prendre plusieurs mois. Ils pourraient donc se libérer de leur location et habiter notre maison dans l'attente de leur fin de travaux.

- Confier notre maison à ma nièce et sa petite famille. Il sont également locataires d'un appartement et vont bientôt faire construire leur maison ce qui va leur demander un certain temps. Cette solution leur permettrait de se libérer d'un loyer significatif et de profiter de notre maison et son jardin en attendant de pouvoir aménager chez eux.

Si ces deux pistes n'aboutissent pas, nous nous mettrons à la recherche de "gardiens professionnels" afin que notre maison soit habitée et entretenue pendant notre absence.

Comment gérer l'ensemble des contraintes administratives ?

Notre choix délibéré d'avoir vendu notre entreprise, nous libère totalement  des contraintes liées à une activité professionnelle. Nous partirons donc l'esprit complètement libre à ce niveau là.

Depuis plusieurs années nous avons opté pour la mensualisation de l'ensemble de nos dépenses "incompressibles": Impôts et taxes - Eau, Electricité, Chauffage, Téléphone, ainsi que pour les différents contrats d'entretiens et d'assurances que nous avons souscrits.

La gestion de nos revenus fonciers est confièe depuis plusieurs années à une agence immobilère, ce qui nous permet de ne pas avoir à gérer nous même cette fastidieuse activité.

Nous aurons à nous occuper:
- de vendre nos voitures et en résilier les contrats d'assurances,
- de souscrire une assurance pour couvrir l'ensemble des dépenses de santé de la famille pendant ce voyage.

Une garantie de remboursement  maladie - chirurgie pour les "expatriés" incluant également une garantie d'assistance et de rapatriement est absolument obligatoire pour parer à toutes éventualités. Trop de voyageurs irresponsables ( violeux ou autres ) font l'impasse sur cette couverture de risque et prennent un risque financier important. Le jeu n'en vaut à mon avis pas la chandelle, surtout lorsque l'on voyage avec ses enfants.

La gestion du courrier est plus difficile à gérer. Il faut que quelqu'un fasse le tri pour vous des lettres qu'il convient de faire suivre et de celles qu'il faut envoyer directement dans la poubelle de tri sélectif.
Première étape: Poser sur sa boite au lettre un panneau: Publicités non souhaitées afin de faire diminuer le tri
Deuxième étape: Informer le plus grand nombre qu'il leur faudra utiliser pendant votre absence votre adresse électronique s'il veulent communiquer avec vous autrement que par téléphone.
Troisième étape: Mettre en place un circuit de réacheminement des courriers et colis ( étape indispensable pour la gestion des cours scolaires ) Pour cela les amis seront bien évidement sollicités.

En ce qui concerne les déclarations d'impots: Internet permet maintenant de remplacer efficacement la déclaration "papier".

Notre choix d'une navigation en méditerranée a aussi quelques avantages non négligeables en cas d'urgences !!

Ou que nous nous trouvions, il est toujours facile de prendre un avion, un ferry, un train, une voiture de location, pour rentrer en France ou se rendre en un lieu préçis. La navigation en cabotage à ceci de bon qu'elle ne vous coupe pas complètement des avantages de la vie moderne. Vous êtes proche de tout et au final loin de rien !!!
Rien ne vous empèche de laisser le bateau quelques temps dans une marina, le temps nécessaire d'effectuer un "break à terre".

Suite du chapitre, dans un prochain article............


Le Projet de voyage

L'achat du bateau !!!

Publié le : 22 Décembre 2006
L'achat du bateau !!!

Ayant arrété définitivement notre choix sur un multicoques, il restait maintenant à nous mettre à la recherche du meilleur compromis possible compte tenu du budget maximal que nous ne voulions en aucun cas dépasser.

Acheter un bateau neuf nous obligeait à limiter la taille du bateau et à faire l'impasse sur certains équipements.
Acheter un bateau d'occasion représentait une inconnue somme toute relative.  Une attention toute particulière sur de nombreux point importants au môment du choix et lors de l'expertise du bateau en vue d'achat.

Notre cahier des charges était le suivant:

- Choisir une configuration nous permettant de voyager à 4 personnes en permanence avec un espace privatif pour nous, les parents.
Le choix d'une version propriétaire s'imposait donc, ce qui excluait donc pratiquement tous les catamarans de location disponibles sur le marché.

- Privilégier le choix d'un modèle produit par un chantier de renom afin:
De s'assurer d'un bon standard de qualité de fabrication et donc de fiabilité ( le nombre d'unités produites étant également un gage de sécurité )
et également:
D'avoir par la suite une plus grande facilité de revente. par rapport à un bateau de diffusion plus "confidentielle".

- Longueur minimale 38 pieds et maxi 44 pieds, malgré que sur un multicoques le calcul doit se faire en volume par rapport à un monocoque. Finalement nous opterons pour un "vrai" 40 pieds dont le volume habitable est équivalent à pas mal de 44 et 45 pieds de certains chantiers que nous avons vu.

- Acquérir un bateau de moins de 5 ans afin d'avoir à remplacer le moins d'équipements possibles, espérer tomber sur un bateau ayant peu navigué, mais aussi et toujours, dans l'optique la revente.

- Quantifier les équipements existants du bateau et "budgetiser" avec précision ceux qu'il serait absolument nécessaire de rajouter.

Mes visites dans les différents salons nautiques et les contacts pris avec les concessionnaires locaux, m'ont permis de dégrossir considérablement le terrain.

Les propositions qui m'ont été faites sur les différents modèles des chantiers: Lagoon - Fountaine - Broadblue - Outremer - Nautitech, etc... avaient toutes leur cohérence , leurs avantages et leurs inconvénients.
Il était cependant plus qu'évident que nous n'avions en aucun cas les moyens d'opter pour un bateau neuf !!!!  Sachant que même au tarif le plus bas, il fallait compter entre 10 et 20% de surcoût pour les équipements complémentaires indispensables pour le type de navigation que nous envisagions.

Il nous fallait donc concentrer nos recherches sur un bateau d'occasion de propriétaire.

Internet permet aujourd'hui de disposer pratiquement en temps réel de la plus grosse partie de l'offre du marché d'occasion. Particuliers et Professionnels ont vite su s'adapter et comprendre que ce formidable outil de communication permettait de mettre en contact dans un délai de temps extrèmement court l'acheteur et le vendeur.
Internet offre aussi la possibilité de "prévisualiser" le bateau et donc d'éviter des rendez vous sans interêt et des pertes de temps inutiles.

Le premier bateau d'occasion que nous avons décidé d'aller voir sur place (après l'avoir sélectionné sur le net et aprés des premiers contacts par email avec le vendeur ) était un Lagoon 410 ancienne version, de 2001. Il fallait se rendre à Palma de Majorque et nous avons fait coïncider cette démarche avec la visite d'un catamaran neuf proposé par le chantier Broadblue ( bateau que nous aurions pu peut être acheter si l'importateur avait été plus raisonnable )

Il est bien évident qu'Internet montre là ces limites car il faut bien reconnaitre que seule une visite approfondie du bateau permettait de ce faire réellement une idée sur l'état du bateau et d'en analyser la pertinence du prix demandé par le vendeur.
Les nombreux travaux de remise à niveau nous ont dissuadé de nous engager dans cette voie.
Nous avons croisé vers Mahon le Lagoon 410  "AFRICA" que nous avions pensé acheter. Il semble que l'acheteur a mis la main à la poche pour refaire une nouvelle jeunesse à ce bateau.

Aprés avoir éliminé de nombreuses pistes pour des raisons diverses, nous avons répondu à une annonce faite par un courtier qui proposait un "Lavezzi 40" dans un état exceptionnel !!!
Une fois le premier contact pris, ce dernier m'expliquait que le bateau qui avait été vendu il y avait quelques semaines, était à nouveau disponible car l'acquéreur avait vu sa demande de financement refusée. Il fallait donc faire vite !!!

Contact téléphonique le vendredi; Rendez vous pris pour le samedi en fin de matinée, car les propriétaires du bateau seraient présent ce week-end sur le bateau et nous pensions qu'il était primordial de les rencontrer.
Trois heures de trajet pour arriver à Port Cogolin ou "Umiak des Iles" nous attendait avec à son bord, les propriétaires et le courtier.

PHOTOS D'UMIAK LORS DE NOTRE PREMIERE VISITE



Le "deal" était simple et sans ambiguité. Le courtier voulait vendre à Régis et Annie ( les propriétaires devenu depuis des amis ) un bateau plus gros et plus "haut de gamme". Il abandonnait donc sa commission d'intermédiaire pour faciliter la transaction.

Au téléphone, le courtier m'avait dit à juste titre que lorsque nous verrions les propriétaires nous comprendrions immédiatement pour qu'elles raisons il avait dans son annonce indiqué: "parfait état et sur-équipé".

Régis et Annie ont fait l'acquisition en Juillet 2003 d' Umiakdes Iles, afin de naviguer en priorité dans le golf de St Tropez à la fois en famille et avec des invités du week-end dans le cadres de relations professionnelles.
Régis un ancien régatier en 505 avait décidé d'équiper du mieux possibe son bateau. et d'en confier la préparation au concessionnaire local.
Pour cela il avait opté pour la plus grande majorité des options proposées par le chantier. Il a également  fait modifier et augmenter le parc de batteries de servitude pour le monter à 800 ampères et fait installer un dessalinisateur  Spectra 60 litres/heures à gestion entièrement automatisée.
L'ensemble de ces options, des équipements et des modifications souhaitées par Régis et Annie ont considérablement fait augmenter le prix de revient du bateau. Mais leurs souhaits étaient de profiter de leur bateau comme d'une résidence secondaire lorsqu'il descendaient de Paris. En tant que  "plaisancier" mais aussi "camping-cariste" avertis ils ont privilègié la sécurité mais aussi le confort à bord.
La liste des aménagements et des options serait trop longue à décrire, mais vous pouvez nous croire: tout a été étudié par eux deux, dans les moindres détails et l'ensemble des options, aménagements et équipements, ont été choisis avec logique, cohérence et pertinence.

Nous nous trouvions donc en présence d'un bateau quasiment neuf avec un trés haut niveau d'équipement , bateau que nous n'aurions jamais pu envisager acquérir en neuf !!!

Le prix proposé par le vendeur étant basé sur la côte argus moyenne et sur les prix du marché d'un bateau standard plus quelques équipements, il nous paraissait évident que même si l'enveloppe financière nécessaire pour cette acquisition dépassait notre budget initial, nous n'aurions certainement pas l'occasion de tomber à nouveau sur un bateau en tout point conforme à notre cahier des charges.

Compte tenu du fait qu'à aucun moment nous n'avons cherché à négocier et faire baisser le prix de vente, Régis et Annie avec qui nous avons tout de suite sympathisé, nous laissaient le bateau avec tous les aménagements et équipements de bord.
Pour exemple, cela allait de l'ensemble des équipements de cuisine, vaiselle, ménagère, etc... à la télé LCD neuve en passant par tous ce que l'on peut acquérir d'utile et souvent de nécessaire chez les schipchandlers au fur et à mesure de la vie d'un bateau.

Le courtier désireux également de rebondir sur une future vente a fait en sorte que la transaction se passe dans le meilleur esprit et dans les meilleurs délais.
Au final nous avons maintenant la certitude d'avoir fait l'acquisition d'un bateau quasi neuf et super équipé aux conditions "argus" d'un bateau d'occasion 2003 ayant un équipement correct.

Un chèque d'accompte, un accord de règlement du solde sous 3 mois, le temps de revoir avec notre banquier le financement, et nous devenions propriétaire d'Umiak des Iles, notre future maison. Régis et Annie nous ont même laissé les clefs du bateau en nous invitant à l'utiliser quand nous le souhaitions.
De telles relations entre vendeur et acheteur sont rares dans le milieux des affaires. En ce qui concerne le milieux de la voile, j'ai le sentiment qu'il s'agit d'un monde un peu à part ou les relations humaines restent privilégiées. Que cela perdure..... l'univers de la plaisance et de la voile en particulier à tout à y gagner.

Devenus maintenant nouveaux propriétaires, il nous fallait faire connaissance avec "Umiak des Iles ". Nous avons immédiatement décidé de conserver le nom du bateau et de ne pas le "rebatiser" .

Umiak......Origine du nom:

L'embarcation en peau de l'Arctique que les "Inuit" appelent "Umiak" était à la fois plus large et plus profonde que le kayak, et à l'opposé de ce dernier, elle n'était pas pontée. Pouvant transporter de grosses charges en passagers et en matèriel, l'umiak était adapté à ses fonctions principales: transporter les familles lors des déplacements saisonniers d'un village à l'autre et transporter les hommes poursuivant les grosses baleines.

Lorsque les Umiaks étaient utilisés pour le transport, c'étaient les femmes qui les propulsaient à la rame, mais pour la pêche à la baleine, les hommes se servaient de pagaies à une seule pale.

Au moment des premiers contacts avec les Européens, l'Umiak n'était plus utilisé dans le centre de l'Arctique Canadien. Cependant les Inuit de l'ouest et de l'est de l'Arctique continuèrent de fabriquer et d'utiliser ces embarcations tenant bien la mer, jusqu'à ce qu'elles soient remplacées par des baleinières et des canots à moteur au début du XXème siècle.

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Le choix du bateau ( suite )

Publié le : 22 Décembre 2006
Le choix du bateau ( suite )

Comme indiqué dans le précédent chapitre nous allons établir un comparatif en prenant les mêmes critères de choix que pour réaliser l'acquisition d'une voiture.

6/ Renomée du  constructeur:

Qu'il s'agisse de monocoques ou de catamarans, de trés nombreux chantiers proposent des bateaux ayant un trés haut niveau de construction et de finitition.La concurrence étant féroce les chantiers français ont un excellent rapport qualité / prix.

Si l'on souhaite privilègier: sécurité, fiabilité, service aprés vente, facilité de revente, il vaut donc mieux choisir un chantier ayant une renomée internationale, une antériorité gage de longévité et surtout une assise financière importante.

A l'inverse si l'on décide, pour des raisons personnelles et donc tout à fait légitimes, de confier la construction de son bateau à un plus petit chantier, à la diffusion plus "artisanale", il faut alors privilègier le suivi de la construction et savoir se rendre disponible pour bien suivre les différentes étapes de la construction et ceci jusqu'à la réception du bateau. C'est à ce prix que vous obtiendrez alors un bateau "sur mesure" et trés certainement plus en rapport avec votre cahier des charges.
La "haute couture" se mérite, au prix de multiples essayages, ce qui n'est pas le cas du "prêt à porter" !!!

Egalité entre monocoque et catamaran sur ce point.

SCORE : MONOCOQUE : 4 Pts        CATAMARAN :  7 Pts


7 / La robustesse:

Les exemples sont multiples de bateaux de plus de trente ans encore en parfait état de conservation. Il semble cependant que les anciens monocoques veillissent mieux que les catamarans de première génération. Mettant à part bien évidement les chantiers trés haut de gamme en catamaran ( Yapluka - Alliaura - Catana - Sunreef - etc... )

Depuis quelques années les nouvelles technologies employées par les chantiers ont permis de gommer ces différences et il semble difficle de donner un avantage dans ce domaine.

SCORE : MONOCOQUE :  5 Pts    CATAMARAN : 8 Pts

8/ La maniabilité et le plaisir de conduite:

La présence de deux moteurs sur le catamaran lui confère sur le monocoque un avantage indéniable pour les manoeuvres, qu'il s'agissent d'entrées ou sorties de quai, de mouillage et dans un sens plus général lorsque le bateau marche aux moteurs, ce qui est quand même assez fréquent en croisière.

En ce qui concerne le plaisir de conduite , si l'on prend uniquement en compte l'agrément général du bateau à toutes les allures, l'avantage est à mon avis trés légèrement en faveur du catamaran. Mon analyse étant basée sur les deux points suivants qui me semblent trés importants:

- Vitesse supèrieure du catamaran à toutes les allures ( même si au prés le cap est inférieur )
- Grand confort de navigation aux allures portantes: sous spi ou sous genaker en particulier.

Léger avantage au catamaran.

SCORE :  MONOCOQUE : 5 Pts    CATAMARAN : 9 Pts

9 / Le volume intérieur:

Sur ce point, nul besoin de développer longuement, ni même d'argumenter.
Avantage absolu au catamaran.

SCORE :   MONOCOQUE : 5 Pts  CATAMARAN : 11 Pts

10 / L'encombrement :

Comme pour le volume , pas besoin d'argumenter...
Avantage incontestable au monocoque.

SCORE :  MONOCOQUE :  6 Pts   CATAMARAN: 11 Pts

11 / La sécurité :

Prise au sens large et dans sa globalité, la notion de sécurité peut être perçue, interprétée et ressentie trés différement entre monocoque et multicoques.
Personne ne pourra nier que lors de trés forts coups de vents le monocoque semble mieux armé pour y faire face qu'un multicoques ( lors d'un chavirage, un monocoque finit toujours en principe par se remettre "à l'endroit", ce qui n'est pas le cas d'un multicoques )

S'il est vrai que posséder deux moteurs peut dans bien des cas être synonyme de sécurité, il faut bien reconnaitre qu'à toutes les allures par vents forts, le monocoque apporte une sensation de sécurité bien plus perceptible que sur un multicoques.

Avantage malgré tout au monocoque.

SCORE :  MONOCOQUE : 8 Pts    CATAMARAN : 11Pts

12 / Les options :

Le volume habitable du catamaran et la surface extèrieure disponible permet plus facilement d'équiper le bateau en configuration "grande croisière" que sur un monocoque.

L'installation, par exemple de panneaux solaires, d'un déssalinisateur, d'un groupe électrogène, d'un plus important parc de batteries, d'équipements de "conforts intérieur", est bien plus facile à réaliser et à positionner sur un catamaran.

Avantage donc au multicoques.

SCORE :  MONOCOQUE :  8 Pts    CATAMARAN :  12 Pts

13 / L' entretien et la qualité du réseau en cas de problèmes et de sav:

La prédominance actuelle des "mono" sur les multicoques en nombre d'unités fait irrémédiablement pencher la balance du côté du monocoque.
Plus simple à entretenir ( deux fois moins de "taches" à effectuer  ) et plus facile à dépanner en cas d'avaries, le monocoque peut être appréhendé par beaucoup plus de personnes et nécessite moins de technicité en terme d'intervention.

Si les "gros chantiers" essayent de mettre en place des "stations techniques" ou le propriétaire peut se rendre en cas de problème, il faut bien reconnaitre qu'un catamaran ne peut pas être mis entre toutes les mains et qu'à ce jour il est plus facile de faire réparer un monocoque dans pratiquement tous les pays du monde, qu'un catamaran.

Avantage donc sur ces deux points au monocoque.

SCORE :  MONOCOQUE : 10 Pts   CATAMARAN :  12 Pts

14 / La décôte à la revente:

Sachant que dans notre comparatif, nous avons exclu les constructions amateurs et petits chantiers, l'appréciation de la décôte du bateau doit se faire sur deux points:

- L'analyse de l'évolution dans le temps du bateau depuis sa mise sur le marché ( résistance au temps et aux phénomènes de modes - nombre d'unités produites - étude des problèmes récurrents )
- La loi de l'offre et de la demande

A ce jour le marché de l'occasion laisse à penser qu'il est plus facile de revendre un catamaran provenant d'un chantier de renom que de revendre un monocoque de ce même chantier et ceci par le simple fait que les unités produites en monocoques sont beaucoup plus importantes et que l'offre est donc beaucoup plus quantitative qu'avec les multicoques.

La profusion fait donc naturellement baiser la côte de nombreux modèles.

Avantage donc au catamaran même si de nombreux modèles de  "monocoques" restent trés recherchés et conservent une côte importante malgré les années ( les bateaux du chantier Vauquiez par exemple )

SCORE :  MONOCOQUE :  10 Pts    CATAMARAN : 13 Pts

15 / Prix de revient au "kilomètre":

Ici également pas besoin de beaucoup d'explications pour constater que le "coût-kilomètre" est trés nettement à l'avantage du monocoque ( prix d'achat supèrieur et entretien beaucoup plus couteux pour les multicoques )

Avantage trés net au monocoque.

SCORE FINAL :  MONOCOQUE :  12 Pts   CATAMARAN :  13 Pts

Bien évidement ce classement n'engage que moi, et il est plus que certain qu'un propriétaire de monocoque n'arriverait certainement pas au même résultat.
C'est tout simplement cela le chauvinisme. Un défaut bien agréable au final !!!!

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L choix du bateau

Publié le : 22 Décembre 2006
L choix du bateau

Choisir un bateau est encore plus difficile que de choisir une résidence secondaire et une voiture à la fois.
Il faut intégrer plusieurs paramètres:

Comme pour une habitation il faut prendre en compte: Le confort et la facilité de vie - Le budget - La facilité de revente - Le coût d'entretien - La qualité de construction -

Comme pour une voiture il faut également faire intervenir: La renomée du constructeur - La robustesse - La maniabilité et le plaisir de conduite - Le volume intèrieur - L'encombrement - La sécurité - Les options - L'entetien et la qualité du réseau en cas de problèmes et de sav - La  décôte à la revente - Le prix de revient au kilomètre.

Pour justifier notre choix d'opter pour un catamaran plutôt qu'un monocoque, nous avons posé
sur un tableau ces différents paramètres en comparant pour chacun les avantages et les inconvénients.
Un peu comme un test comparatif dans une revue automobile  avec les plus et les moins de chaque modèle.

Nous allons points par points refaire ensemble ce comparatif.

1/ Confort et vie à bord: Voyager en famille avec des enfants et tout à fait différent que de voyager entre adultes. Dans le deuxième cas l'espace vital est moins important, la promiscuité plus facile à gérer. La nécessité de disposer d'un grand volume habitable et d'une importante surface de pont et de cockpit se fait moins ressentir. L'adulte intégrant et acceptant plus facilement ces contraintes.

Pour des enfants, c'est quasiment l'inverse ( surtout avec des "ados" ) : Chacun souhaite avoir son espace réservé, le volume intèrieur du bateau devient aussi trés important car il permet de diminuer les tensions à bord.
L'extérieur du bateau est quand à lui perçu comme un espace de jeu ou de "farniente" que l'on s'approprie ou que l'on partage aux grés des humeurs de chacun.

Sur ce point avantage incontestable au catamaran.

En effet pour retrouver un volume habitable comparable à notre bateau, il faut établir la comparaison avec un bateau de 50 pieds ( et encore !!! )

Les deux coques permettent en plus de bien séparer l'espace adulte de celui des enfants. Le carré et le cockpit devenant tout naturellement le lui de vie commune. Chaque enfant ayant sa propre cabine , une fois la porte fermée, chacun est dans son propre espace.

Sur un multicoques, la surface du cockpit est beaucoup plus importante et plus conviviale que sur un monocoque. Le cokpit devient naturellement un espace de vie privilégié dés que le temps permet de rester au dehors. Le bimini à poste protège du soleil et des intempéries et il permet en cela de pouvoir disposer d'une pièce en plein air supplémentaire.

Autre avantage qui plaide en faveur du catamaran: La navigation à plat.

Sur un monocoque, dés les premières risées, le bateau se met à giter naturellement et pour beaucoup de navigateurs et plaisanciers  c'est l'un des charmes et plaisirs de la navigation à la voile. Je respecte tout à fait les inconditionnels de la gite, mais je dois bien reconnaitre que depuis que nous naviguons sur notre catamaran, le plaisir de la gite ne nous manque que trés trés rarement. Même si je dois bien reconnaitre que les sensations à la barre ne sont pas aussi agréables qu'avec un monocoque ( sauf aux allures portantes bien évidement ou là le catamaran devient trés agréable à barrer )

Ne pas être obliger de se "caller" et chercher son équilibre en permanence pour compenser la gite, pouvoir marcher droit dans tous les endroits du bateau, pouvoir cuisiner sans s'attacher, manger ou prendre l'apéritif en laissant sur la table du carré ou du cockpit bouteilles, verres et autres objets ayant une facheuses tendance à glisser de la table ....... ce sont de nouveaux plaisirs que je découvre et qui sont pour les puristes incompatibles avec leur conception de la naviguation.

Mais notre voyage doit être avant tout un plaisir et le confort de navigation prendra une part importante dans le bon déroullement de celui-ci.

Avantage certain au catamaran

SCORE:  MONOCOQUE : 0 Pt   CATAMARAN : 3 pts

2/ Le budget:

Sur bateau neuf, qu'il s'agisse d'un monocoque ou d'un catamaran, il faut compter environ une rallonge obligatoire d'environ 20% du prix d'acquisition pour pouvoir prétendre à un équipement complet pour "grande croisière". Ayant opté pour l'achat d'un bateau d'occasion, il fallait donc mettre en balance les différents équipements des bateaux proposés.

Le budget du bateau est là trés nettement à l'avantage du monocoque à longueur égale bien évidement. On peut cepedant tempérer cette différence, si l'on fait la comapraison en prenant comme  indice la surface habitable.

En effet sur un catamaran le simple fait que de nombreux postes soient doublés en augmente considérablement le coût ( coques - moteurs - barres - etc.... )
Le comparatif prix d'achat , s'il est fait en prenant comme seul critère la longueur du bateau , place le monocoque avec un avantage considérable ( pratiquement deux fois moins cher !!! )

On peut prendre comme base moyenne pour un bateau réçent, en trés bon état et trés bien équipé un prix d'acquisition de:

- 3000 euros par "pied" ( mesure anglaise utilisée en marine équivalente à 0,3048 cm ) pour le monocoque

- 5 à 6000 euros par pied pour un catamaran.

Avantage au monocoque.

SCORE : MONOCOQUE : 1 Pt     CATAMARAN : 3 Pts

3/ Facilité de revente:

Il suffit de consulter les petites annonces, de visiter les parkings des professionnels et de trainer sur les pontons pour constater l'importance du parc d'occasion des monocoques et la profusion de l'offre. Le nombre de chantiers de constructions, la multitude des modèles mis sur le marché depuis des années, les nombreuses avancées technologiques et qui entraine un renouvellement régulier du parc font que l'offre est trés importante en ce qui concerne les monocoques.

Pour les catamarans, c'est tout à fait différent. L'offre est comparativement trés faible.

Si l'on met à part les nombreuses et anciennes constructions amateurs, la mise sur le marché de catamarans de "séries" est beaucoup plus récente et la diffusion plus confidentielle compte tenu du prix d'acquisition. Une grande partie de l'offre d'occasion est du reste proposée par les loueurs professionnels et sociétés de défiscalisations.
La majorité du parc d'occasion est donc situé aux Antilles, en Turquie et Croatie, ce qui limite considérablement  les facilités de transactions.

Depuis peu la demande de la clientèle augmente fortement en faveur des multicoques et cela a pour effet mécanique de faire monter les prix du marché. Cette emballement des prix devrait rapidement se tasser car les nouveaux modèles de catamarans de séries commencent à être moins chers que par le passé et ceci du fait d'un adaptation des chantiers à de nouvelles techniques de construction.

Les chantiers Jeanneau et  Fountaine - Pajot par exemple ont considérablement réduit leur coût de construction ces dernières années. Il est aussi inéluctable que dans un trés proche avenir, des constructionsen séries "asiatiques" et venant aussi des "pays de l'est"  ( Pologne en autre ) feront une avancée significative en terme de part de marché.

Compte tenu du fort déséquilibre actuel de l'offre et de la demande:

Avantage donc trés net au catamaran.

SCORE :  MONOCOQUE : 1 Pt     CATAMARAN : 6 Pts

4/ Coût d'entretien:

Comme indiqué précédemment , de nombreux postes sont doublés sur un catamaran, ce qui entraine automatiquement un coût d'entretien bien plus important ( notament au niveau des moteurs )
Les contraintes et "points d'usures" sont plus importants sur un catamaran (deux coques travaillant différement et beaucoup plus  qu'une seule )
Les opérations de sortie de l'eau, mises à sec et autres opérations d'entretiens sont plus couteuses pour un multicoques.

Dans ce dommaine :

Avantage trés net en faveur du monocoque

SCORE :  MONOCOQUE : 3 Pts      CATAMARAN : 6 Pts

5/ La qualité de construction:

En ce qui concerne les monocoques et également sur les anciens catamarans, de nombreux types de constructions des plus variées et quelque fois des plus fantaisistes ont vu le jour et afin de ne pas "s'éparpiller dans des comparatifs de techniques obsolètes" ou "compliquées" , nous nous bornerons à établir notre comparatif sur le standard actuel de la construction.

Si l'on prend par exemple le chantier Jeanneau. Ce dernier construit indifférement des monocoques et des catamarans ( Lagoon ) ont peut donc en toute logique en déduire que les qualités de construction sont identiques.

Si l'on met à part dans ce comparatif les petits chantiers, ou l'on peut aller du meilleur au pire et ou il est impossible d'émettre un avis général, il semble difficile d'en dégager une certitude en terme de qualité.

Un léger avantage me semble devoir être donné au monocoques car l'ancienneté du parc actuel de voiliers en démontre de toute évidence la qualité et la résistance aux années.

SCORE :  MONOCOQUE : 3 Pts      CATAMARAN :  6 Pts

Pour la deuxième partie de ce comparatif, nous allons essayer de comparer le voilier à un véhicule automobile avec ses particularités propres 'sagissant d'un objet "mobile".
Nous allons donc développer les différents critères de choix pour l'acquisition d'une voiture qui au fond ne sont pas trés éloignés de la façon de choisir un bateau.


Les Raisons et motivations de notre voyage

Publié le : 22 Décembre 2006
Les Raisons et motivations de notre voyage

Décider de quitter ses habitudes aux rythmes rassurants, décider de renoncer temporairement à son confort, avoir l'envie de couper le cordon avec sa famille, ses amis, ses relations, voila une décision qui entraine la famille dans un nouveau système de vie. Une façon trés différente d'apprécier et d'aborder "l'espace temps". Le confort relatif de la vie quotidienne qui semble vous mettre à l'abri des grands "chaos" du monde moderne fera certainement place à un mode de vie moins "polissé" moins "protecteur". Un mode de vie ou chaque jour apportera de nouvelles contraintes et de nouveaux problèmes à résoudre.

Vivre en mer c'est accepter de vivre dans un mouvement perpétuel lié aux conditions climatiques, à la nature même de "l'habitation", aux paysages et aux personnes qui ne cessent de changer au fur et à mesure des déplacements et des recontres.

Les soirées entres amis passées à refaire le monde et les fonds de caves, les jours de match de foot ou vous êtes plus tendu en regardant jouer votre rejeton que lors de la finale du mundial, les repas devant le petit écran pour suivre en famille les séries préférées de chacun,les rèunions en famille à Viré en Bourgogne avec les cousins, et tout un tas de petites joies égoïstes et d'habitudes rassurantes qu'il va falloir abandonner.

Personnellement cette situation à venir m'enchante à plus d'un titre. Etant à ce jour le seul à avoir une expérience de la mer et de la voile , il me tarde de mettre mes deux enfants en "immersion totale" dans un monde nouveau pour eux ou tous leurs repères actuels vont être chamboulés et mis à mal.
Comment vont-ils aborder cette séparation avec le style et le rythme de vie qu'ils ont eu jusqu'à présent ? Comment vont-ils aborder ces nouvelles civilisations , ces modes de vies et de pensées si différents que nous allons rencontrer, et quels regards porteront-ils sur ces nouveaux univers ? Comment vont-il gérer la barrière de la langue et le choc des cultures ?


Tous ce points d'interrogations s'ajoutent au fait qu'Agnès est trés attachée à sa maison , à sa famille, à ses amis et que cette séparation, même si elle n'est que temporaire , sera trés difficile à vivre pour elle.

Je vois bien qu'au fond d'elle même, ce voyage et ses inconnues lui font peur.

Il me sera difficile de lui faire évacuer ses craintes et ses angoisses car je n'ai aucun moyen réel et sincère de lui assurer un voyage sans encombre et sans souci.


Nos motivations sont différentes.
Pour ma part il s'agit de réaliser un rêve de gosse, pour Agnès il s'agit trés simplement de participer en tant que mère et en tant qu'épouse à cette aventure familiale.

Pour les enfants, les  motivations semblent trés différentes.

Pour Pacôme ( 17 ans ), le mois passé aux glénans en stage de croisière hauturière semble avoir été le détonateur d'une nouvelle passion.

Son désir d'y retourner dés les prochaines vacances est plus qu'encourageant, et sachant qu'il devra au minimum être mon second pendant ce voyage, je ne peux que m'en réjouir.

Il sait aussi qu'aprés avoir passé son Bac, cette escapade en famille va lui procurer un an de vacances sans avoir à supporter les contraintes du rythme scolaire.

Il aborde donc cette croisière sans aucune appréhension et sans aucune réticence.

Je suis même persuadé que la confrontation avec d'autres modes de vies seront trés bénéfique à son épanouissement et sa prise d'autonomie.


Pour Baptiste ( 13 ans )  le plus jeune, c'est un peu plus compliqué.

Si le problème scolaire ne ce pose pas car il est trés bon élève et s'adaptera facilement aux cours du CNED, la difficulté pour lui sera plutôt de rompre avec son univers actuel:

Les copains du village, sa Xbox, ses séries tv et surtout le football.

Côté positif, il est enthousiaste à l'idée d'aller assister à des matchs de foot dans les villes ou nous ferons escales.

Il est vrai que le bassin méditérannéen compte de grandes et nombreuses équipes de football situées dans des villes portuaires.


Nul doute que pour eux deux, ce voyage aura des effets positifs sur leur caractère et sur leur comportement futur vis à vis des autres. Quel plus beau programme pour des enfants que d'aborder la géographie, l'histoire, les langues étrangères, l'économie , la sociologie par le voyage ? Une expérience "extra scolaire" ou le vécu remplacera ou complètera les livres. Quel meilleur moyen d'enrichir sa culture personnelle que de vérifier par soi même, sur le terrain et en "live" les écrits des manuels scolaires et les nombreux reportages vus à la télévision.

A l'origine de ce projet de voyage, la volontée patiente de faire un jour un grand voyage en voilier et si possible en famille.

Notre maison de vacances au Grau du Roi m'a permis d'être en contact avec la mer des mes premiers pas sur la plage.

La "petite mer", protégée des rochers qui était en fait une minuscule mare aux canards et ou nous jouions les futurs Tabarly, a été pendant longtemps notre océan à nous.

Il y a plus de quarante ans maintenant, un photographe du journal Midi Libre nous avait même pris en photo dans un bateau gonflable ou nous avions installé avec mon copain Dominique Carrière, un manche à balai en guise de mat, du fil de pêche en guise de haubans et un morceau de drap comme voile latine.


L'article parru le lendemain dans le journal local nous promettait un bel avenir de marin !!!
Alors naturellement  j'ai trés vite mis mon premier gilet de sauvetage sur l'Arcoa 600
famillial.

A l'âge de 13 ans mon père (à l'époque vice-président du club nautique du Grau du Roi) m' a transmis le virus de la voile. Naturellement j'ai commencé l'école de voile du Grau du Roi
(avec une dérogation parentale due à mon trop jeune âge) et navigué sur caravelle, vaurien puis 420. Le goût de la compétion m'a conduit  à devenir dans un premier temps équipier en 420 et 505 avec des barreurs plus agés que moi, puis à devenir barreur en double mais aussi en solitaire sur mon propre bateau.

Ma préférence étant de  régater en solitaire; en Moth Europe puis en Yole Ok, je n'ai pas abandonné pour autant la régate en double mais j'avoue que mes meilleurs souvenirs restent les différents championnats en Moth et en Yole que j'ai disputé pendant prés de six ans en France et en Europe. En cela je remercie mon père qui m'a accompagné dans tous ces longs et couteux déplacements.

J'ai eu la chance de régater contre des barreurs beaucoup plus âgés que moi et surtout beaucoup plus talentueux.Ces confrontation de haut niveau, à une époque ou la monotypie était reine et ou la course au matèriel n'était pas aussi importante qu'aujourd'hui, m'ont  permis d'accumuler une expérience qui me sera fort utile lors de notre futur voyage. Pendant ces superbes années de régates ou nous retrouvions à chaque championnat les mêmes copains et les mêmes adversaires, deux personnes m'ont fortement influencé, aidé et permis de progresser:

Patrice Charée, avec qui j'ai partagé pendant des années de merveilleux moments de souffrance sur l'eau et de franches rigolades à terre. Patrice nous a quitté trop tôt, emporté par une vague scélérate et par sa passion qui aurait du le conduire au sommet de la hiérachie. Le firmament lui appartient et nul doute que de la haut, il veillera un peu sur nous et notre bateau.

Philippe Soria, ancien entraineur de l'équipe de France et barreur talentueux qui pendant des années m'a mis des coups de pieds au fesses lors des stages de préparations aux différents championnats, et qui m'a appris à rester au rappel malgré les crampes aux mollets.
Peu d'entraineurs avaient ou ont son charisme et sa volonté de vous faire progresser et d'obtenir de vous le meilleur.

Mon expérience de la croisière hauturière n'est elle pas trés "riche", je dois bien en convenir. Quelques mois de navigation aux antilles , une dizaine de croisières en méditerranée essentiellement en Corse,en Espagne, au Maroc et aux Balèares. sur différents bateaux de copains et quelques crosières sur le Sun Kiss d'un ami....... et c'est à peu prés tout en comptant les deux années de régates sur mon premier "quater toner" ( un plan Fauroux ) et quelques régates régionales en méditerannée ( Triangle du Lion - Giraglia  - Semaine de Marseille ).

Lorsque j'ai rencontré Agnès ma future femme, notre première "vie en commun" s'est faite à l'occasion d'une crosière aux Baléares sur le Sun Kiss de Michel. Pour une bourguignone qui n'avait jamais mis les pieds sur un voilier, je dois avouer qu'elle s'est rapidement adaptée à ce nouvel univers pour le moins "macho" car elle était la seule femme à bord entouré d'une équipe de "bringueurs" de première classe.

Notre voyage de noçes se passera aussi en bateau et nous partirons à nouveau sur le Sun Kiss pour faire le tour de la Corse avec à bord nos témoins de mariages , leurs enfants , mon neuveu et ma nièce. Ce n'était pas un voyage de noçes conventionnel: Plus d'enfants à bord que d'adultes !!!!  Pas trés intime , mais vraiment trés trés fun !!!

Par la suite, un break de navigation me sera imposé par le manque d'attrait du monde marin de nos deux enfants Pacôme et Baptiste. Le premier et l'ainé étant plus tenté par le hand-ball et Baptiste par le football dont il rêve de devenir plus tard une des stars. J'ai donc du ronger mon frein pendant toutes ces années, car même le Hobie Cat 18 que j'avais acheté pour essayer de les interesser n'a pas trouvé un 'écho favorable chez nos deux chérubins. Je m'en suis donc séparé à regret mais avec le secret espoir d'en racheter un bien plus gros quand le moment serait venu.

Je dois aussi reconnaitre que nos activités professionnelle n'ont pas contribué à trouver le temps de naviguer avec nos amis dans le golf du lion. N'ayant jamais voulu forcer nos enfants à pratiquer à contre coeur une activité sportive ou un loisir , j'ai préféré les accompagner dans leur passion sportive et même aujourd'hui je continue pour le môment à intervenir en tant qu'entraineur de foot de l'équipe des 13 ans ou joue Baptiste.
En cela j'ai l'impression de perpétuer la tradition familliale.

Je me fixais souvent intérieurement une date butoir pour réaliser mon rêve.......: naviguer au moins pendant une année et si possible en famille, faire sinon un tour du monde au moins un grand et beau voyage.

Les rebondissements de la vie et de la vie professionnelle en particulier nous permettent de pouvoir aujourd'hui mener à bien ce projet. Nous avons enfin réussi à vendre nos entreprises qui nous ont donnés en 10 ans beaucoup de joies mais aussi pas mal de soucis.

Les deux dernières années ont été consacrées à trouver un acquéreur pour notre dernier magasin, à épauler et assister ma mère dans son dernier combat contre la maladie que l'on savait tous irréversible.
Pendant cette période, ma plus grande joie sera de lui avoir fait découvrir notre ryad à Fés avant sa mort. Elle qui avait tendance à voir le Maghreb comme le réservoir des futurs délinquants en France, ce voyage entouré de ses proches lui aura permis de  gouter pendant quelques trop courtes journées l'art de vivre des " Fassi" et du Maroc en général. Ce dernier voyage aura été sans doute son plus beau moment  en compagnie de ses deux enfants.

Maintenant qu'une page importante de notre vie est tournée, nous allons avoir le temps de nous consacrer un peu à nous et à nos enfants.

Et en ce qui concerne notre projet de voyage, le temps est venu de passer du rêve à la réalité, de franchir le cap d'une esquisse incertaine, inachevée et toujours repoussée. de forcer le destin de chacun pour faire aboutir ce qui, il y a encore quelques années, me semblait impossible à réaliser.

Une fois notre décision prise, Il fallait maintenant passer à l'une des phases les plus agréables mais pas des plus simples qui consistait à choisir quel type de bateau devions nous retenir pour ce type de voyage et compte tenu de notre "cahier des charges" comment trouver la perle rare.

Monocoque ou Multicoques ?
Bateau neuf ou Bateau d'occasion ?

Deux équations à multiples inconnues qu'il faudra résoudre afin de ne pas se tromper.


Nos amis voileux sont des inconditionnels de la régate et par voie de conséquence du monocoque. Pour eux naviguer à plat sur un gros fer à repasser de catamaran  équivaut à comparer la navigation  sur un multicoques avec  un rally  "Paris - Dakar" au volant d'un camping car !!!

Chacun est libre de ses convictions. Convictions que j'ai du reste partagé pendant de nombreuses années. Mes premières recherches se sont donc tout naturellement portées sur l'achat d'un monocoque de 44 pieds compte tenu du volume habitable souhaitable pour y vivre à l'aise pendant une année.

Pour nous aider dans ce choix : l'indispensable lecture des différentes revues nautiques avec leur lot de petites annonces de particuliers et de professionnels, les recherches sur internet et les panneaux de vente sur les bateaux.

C'est impressionnant de constater l'incohérence des prix demandés par la majeure partie des particuliers qui veulent essayer de rentabiliser leur investissement !!!  Résultat:  bien souvent les offres des professionnels sont plus interessantes et plus sécurisantes que celles des particuliers.

Au fur et à mesure que se dessinait avec précision notre cahier des charges, j'ai bien vite compris que pour naviguer avec un maximum de confort dans un bateau de moins de 13 mètres il fallait s'orienter vers un multicoque. Univers nouveau pour moi hormis mon expérience du Hobie Cat.

A l'aide des forums nautiques ou fourmillent les bons tuyaux et les multiples expériences, et des revues spécialisés, j'ai pu pendant plusieurs mois me faire une idée plus précise sur les avantages et les inconvénients d'un multicoques. Nous nous sommes donc mis en recherche d'un catamaran aprés en avoir visité plusieurs au Salon Nautique de Paris puis chez les différents agents et concessionnaires de notre région .

Maintenant que notre choix s'est définitivement porté sur un catamaran de 38 à 40 pieds, je vais essayer en toute objectivité de vous en commenter les raisons dans un prochain chapitre.


Les Raisons et motivations de notre voyage

Ryad Mabrouka à Fès - Un havre de paix dans la médina

Publié le : 20 Aout 2006

J'ai eu la chance de pouvoir séjourner dans la maison d'hôtes "Le Ryad Mabrouka" dans la médina de Fès. Pour avoir depuis de nombreuses années fréquenté beaucoup de maison d'hôtes et hôtels de charme, je comprends pourquoi le Lonnely Planet et d'autres guides étrangers de renom ont classé cet établissement parmis les "must" de Fès. Un prix des plus raisonnable, une qualité d'accueil incroyable, une cuisine excellente, une maison magnifique meublée avec goût et finesse, bref que du bonheur !!!! J'ai trouvé par hasard sur internet un site anglosaxon qui le donne même comme le meilleur rapport qualité-prix de Fès... Je veux bien les croire.
Le patron (Michel) se met en quatre pour votre séjour. Bref, 5 jours de rèves. Si vous voulez éviter les pièges de la ville, je vous le conseille.
Bon voyage à tous.
Gérard.

Site Internet : http://www.ryadmabrouka.com/


Plus d'infos pratiques

Guide de voyage - Maroc - (Hébergement)


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