Blog de Aurelia_Frey

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Le temple d'Ammon

Publié le : 27 Aout 2006
Le temple d'Ammon

Visiter le temple d'Ammon à Aghurmi fait partie des incontournables. Cela fait appel à l'histoire et la légende, car c'est dans ce temple qu'Alexandre le Grand vînt consulter l'oracle qui lui confirma sa filiation avec le Dieu Amon. C'était, de manière plus générale, un haut lieu sacré du monde antique qui accueillait de nombreux pélerins.

Pour rejoindre le temple de l'oracle, il vous faudra prendre un vélo ou une caretta car il est situé en dehors du centre de l'oasis de Siwa. Il est abrité dans le village d'Aghurmi dans lequel on pénètre par une sorte d'étroit et long corridor caché derrière une porte en bois de palmier. Le village, à l'intérieur, est en ruine, victime lui aussi des pluies qui ravagèrent dans les années 20 le village de Shali. Il est construit selon la même technique que Shali : un mélange de terre et d'eau des lacs salés. Seul le minaret se dresse encore, intact et quelques pans de murs qui tiennent dans un équilibre précaire. On a parfois l'impression qu'il suffit de souffler pour qu'ils ne s'effritent.

La balade dans le village d'Aghurmi totalement déserté est très agréable surtout pour le paysage alentour. Le village est en effet perché sur une colline et on a donc une vue imprenable sur la palmeraie et sur un des lacs salés de Siwa, le lac d'Aghurmi (dans Siwa on trouve de nombreux lacs salés, exploités depuis l'antiquité).
Du haut de ce "perchoir", on peut contempler en contrebas les toits des maisons et les femmes qui travaillent sur les terrasses.

A titre indicatif, il existe deux temples dédiés au culte du Dieu Amon, celui d'Aghurmi, le plus célèbre et un autre sur la route qui mène à la source de Cléopâtre, le temple d'Umm Ubeida.


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Le Palm tree hôtel : à déconseiller

Publié le : 26 Aout 2006

J'avais toujours vaguement entendu parlé de cet hôtel, Le Palm tree, repaire des routards, qui offre des avantages du fait de son prix très peu élévé (35 livres égyptiennes) et de sa situation (il est situé au coeur du centre de Siwa).
Histoire de changer d'hôtel et de faire quelques économies, je me suis donc dis : pourquoi pas, allons-y !

Il était tard lors de notre arrivée sur Siwa. Le bus avait pris du retard et nous arrivions donc littéralement vidés à l'hôtel, du bruit encore plein les oreilles après ce long trajet. Ouf, enfin du repos.
Arrivés dans la cour, nous ne pouvions qu'être heureux : cadre parfaitement charmant avec des palm trees partout, petites tables et chaises siwi. Et puis, vient la visite de la chambre : et là, l'horreur.
Une odeur horrible (toilettes pas très bien dégagés), le bruit d'une pompe à eau, chaleur étouffante et puis (je passe la description des draps tâchés) sous mon oreiller, un coton tige usagé et des cures dents à la tête du lit.
Je ne pense pas être trop exigeante, mais alors là, nous avons fait demi-tour. Le gérant nous a fait visité une chambre qui avait l'air propre quant à elle, mais vraiment le coeur n'y était plus et nous sommes repartis vers notre bon Siwa Inn pour y dormir sur nos deux oreilles.

Peut-être que nous n'avons pas eu de chance ce jour-là ??...


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Partir de Siwa

Publié le : 26 Aout 2006
Partir de Siwa

Partir de Siwa, c'est à la fois simple et difficile. Car une fois que l'on a "goûté" à l'oasis, la dernière chose que l'on ait envie de faire, c'est de repartir ! Mais malheureusement, on ne peut pas toujours faire ce que l'on veut et il nous faut donc retourner vers la ville...
Pour cela, il suffit de réserver la veille son ticket de bus pour un retour le lendemain. La gare routière est située en plein coeur de l'oasis, à deux pas de l'office de tourisme : impossible de la manquer surtout que vous vous y serez arrêté pour votre arrivée.
Vous pouvez également demander auprès des gérants de votre hôtel de faire la réservation pour vous : ils le font toujours très volontiers.

Pour information, la gare routière est ouverte plutôt le soir de 19 h à 20 h et des poussières...


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Aller à Siwa

Publié le : 26 Aout 2006
Aller à Siwa

Pour se rendre à Siwa, voici quelques informations pratiques.

Du Caire :
Mieux vaut éviter de faire le trajet d'une seule traite du Caire à Siwa, car le trajet est très long et cela peut-être parfois éprouvant. Une petite halte sur Alexandrie ne peut pas faire de mal si vous avez quelques jours devant vous, histoire de passer la journée à flâner dans la ville et à goûter aux délicieux restaurants de poissons.
Je vous conseille donc de prendre le train entre Le Caire et Alexandrie (certains sont rapides : compter 2 h 15 de trajet) plutôt que de choisir le bus, beaucoup plus long.
Bon à savoir : il n'existe pas de train qui relie directement Le Caire à Siwa. Mieux vaut privilégier l'arrêt à Alexandrie plutôt que de poursuivre en train jusqu'à Marsa matrouh, ville située sur la côte et par laquelle on passe pour se rendre à Siwa. Le train jusqu'à Marsah matrouh est épuisant, long et peu confortable.

D'Alexandrie :
- Le moyen de transport le moins coûteux est de loin le bus qui va donc relier Alexandrie à Siwa en passant par Marsa matrouh (compter une grosse demi-heure d'arrêt dans cette ville).

Seul hic, c'est la longueur du trajet : en théorie on vous annonce 7 heures de trajet pour rejoindre l'oasis. En réalité rares ont été les moments où ces horaires ont été respectés !!! Entre les arrêts inopinés, les pannes de bus sur le bas côté au milieu du désert, le trajet rélève de la performance. Et puis, il faut savoir que les bus en Egypte ne sont pas de tout repos. Des films ou des lectures du Coran sont diffusés à plein régime dans le bus, vous empêchant toutes autres activités (pour les oreilles sensibles, prévoir des boules quiès et ce n'est pas une plaisanterie : expérience vécue).

Pour prendre ces billets Alexandrie/ Siwa, vous avez deux solutions.
- Soit vous les prenez directement à la gare de bus Sidi Gaber (indiquer West Delta_Sidi Gaber au chauffeur de taxi) auprès de la compagnie West delta (ouvert tout le temps).
- Soit vous les prenez à côté de l'hôtel Cécil sur la place Saad Zaghloul, dans une petite boutique située au coin de la rue, juste à côté d'un marchand de journaux. Attention, le stand n'est pas ouvert en permanence, mais plutôt en matinée, de 9 h à 13 h (les horaires sont assez fluctuants). Ne pas hésiter à repasser.
Le prix d'un aller pour Siwa est d'environ 30 Livres égyptiennes. Trois départs dans la journée. Réserver la veille.

- Il y a également la possibilité de louer un minibus si le trajet en bus ne vous tente pas.
Vous pouvez organiser votre voyage auprès de la compagnie Harty tours. Un de leur bureau est situé près du Sporting club d'Alexandrie. Attention, ce ne sera pas du tout le même prix !!!!

- Il y a aussi la possibilité de prendre un micro bus à partir de Marsa matrouh, si vous en avez marre du bus. Il n'y a par contre aucun horaire précis car les chauffeurs attendent que le micro bus soit rempli avant de démarrer.

Compagnie de bus West Delta : (03) 427 09 16

Compagnie Harty tours :
(03) 544 69 32 ou (03) 546 07 40
Bureau principal : 42, rue Kafr Abdou / Roushdy
ou
291, rue Horreya / Sporting


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Un hôtel sympathique : Siwa inn

Publié le : 25 Aout 2006
Un hôtel sympathique : Siwa inn

Lors de mes premiers séjours à Siwa, j'ai logé au Siwa Inn, dont je garde un très bon souvenir. C'est un hôtel situé "un peu loin" du centre, ce qui peut rebuter certaines personnes, car si l'on veut rejoindre rapidement Shali, il vaut mieux avoir un vélo ou  y aller en caretta.
Mais toujours est-il que  c'est une très bonne adresse (si on n'est pas flemmard) et ce, pour plusieurs raisons :
- Jolie petite chambre, toujours très propre avec ventilateur au plafond et salle de bain.
- Agréable cour intérieure, où il est bon de se poser après une journée, à l'abri d'un palmier, sur une chaise typiquement siwi.
- Une petite source où l'on peut se rafraîchir, entourée de dattiers.
- Un rapport qualité/prix non négligeable (même s'il existe des hôtels moins chers, cela dépend ce que l'on cherche).
- Et puis surtout, et c'est pour cette raison que j'ai apprécié le Siwa Inn, une qualité d'accueil irréprochable. Monsieur et madame Salama, les patrons, sont vraiment agréables, aux petits soins. Monsieur Salama parle français, ce qui peut arranger certains.

Bref, voici toutes les bonnes raisons pour ne pas négliger cet hôtel.

En ce qui concerne les tarifs, compter au alentour de 130 Livres égyptiennes (environ 20 €) la chambre double avec petit déjeuner.


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Prendre un taxi à Alexandrie

Publié le : 25 Aout 2006
Prendre un taxi à Alexandrie

Impossible de se tromper, voitures jaunes et noires qui sillonnent la ville : ce sont les taxis d'Alexandrie. Au Caire, ils sont identifiables par leurs couleurs blanches et noires. Dans d’autres villes ou régions ils seront verts et blancs...
Prendre le taxi ne coûte pas très cher. Pour un déplacement dans le centre d’Alexandrie, il faut compter de 2 à 5 livres égyptiennes. Par exemple, vous êtes logés dans un hôtel sur la place Saad Zaghloul (place centrale d'Alexandrie) et vous souhaitez vous rendre à la citadelle de Qait Bay, vous pourrez donner 4 ou 5 Livres égyptiennes. De la gare centrale à la place Saad Zaghloul, ce sera 2 ou 3 livres.
Par contre pour effectuer le trajet du fort de Qait bay jusqu’aux jardins de Montazah, ce qui représente un trajet assez long, il faut compter 20 Livres environ.


A titre indicatif : 1 Euro = 7 à 8 Livres égyptiennes.

De manière générale, mieux vaut éviter de prendre les taxis stationnés devant les gares, les hôtels etc... Car les chauffeurs vous demanderont des prix parfois très élevés et cela suscite des négociations qui n'en finissent plus. Quand on ne connaît pas, il est en effet difficile d'évaluer le prix d'une course. Mieux vaut donc sortir de l'enceinte de la gare ou marcher quelques mètres à la sortie de son hôtel.


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Se déplacer dans Siwa

Publié le : 25 Aout 2006
Se déplacer dans Siwa

A Siwa, pas de voitures, pas de pollution... Rien que de l'air pur dans l'oasis, et en comparaison de villes comme le Caire ou Alexandrie, cela fait un bien immense. Donc, pendant quelques jours, on ne se déplace qu'avec des moyens de transports, dirons-nous, "écologiques".

Alors, au choix :

- La marche, pour les plus valeureux. Dans le centre, il est vrai que c'est ce qu'il y a de plus pratique : visite de Shali... Mais pour se rendre dans les environs pour visiter par exemple le temple d'Ammon, c'est tout de même plus loin.

-*Les carettas. Ce sont de petites carrioles tirées par un âne. Autant vous dire qu'il ne faut pas être pressé (remarquez, à Siwa le mot "être préssé" n'est pas d'usage). Les carettas sont souvent conduites par de jeunes garçons siwi qui vous transporteront de droite à gauche, à bord de leur fragile embarcation. Où trouvez les carettas ? Il n'y a rien de plus simple. Vous serez, dès votre arrivée, abordés par de nombreuses personnes qui vous proposeront leur service.
Pour quelques livres (10/15 livres égyptiennes) vous pourrez déambuler quelques heures dans l'oasis.
Petit conseil si vous circulez à la tombée de la nuit : prévoir les anti-moustiques car c'est l'heure à laquelle ils attaquent, surtout à proximité des lacs.

- Le vélo, moyen de locomotion idéal pour parcourir l'oasis en allant dans différents sites : la montagne des morts, le temple, la source de cléopâtre, Fatnas. Là encore, pas de panique, il n'y a rien de plus slimple que de louer un vélo. Il y a des petits stands un peu partout dans le centre de Siwa, au pied de Shali. Vous pouvez louer à la journée, à la demi-journée ou alors renseignez-vous directement auprès de votre hôtel.
Petit conseil là encore : avant d'enfourcher votre vélo, pensez à vérifier l'état de votre selle !!! Car au bout d'une journée de vélo, ça compte....


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Femmes à Siwa...

Publié le : 25 Aout 2006
Femmes à Siwa...

Première impression dans l'oasis de Siwa. A peine descendu du bus, on regarde un peu partout, à l'affût, à la fois décontenancé et émerveillé par les paysages, par Shali. La chaleur sèche nous envahit. Le regard sélectionne ensuite. On regarde plus près, les gens, les visages : des hommes, des jeunes garçons, des adolescents, mais pas de femmes, pas de visages de femmes ou si peu.
Et puis, on surprend très rapidement des ombres enveloppées dans le tissu traditionnel siwi, bleu et gris, souvent des morceaux cousus entre eux par une ornementation en relief orange. C'est, d'ailleurs, ce même tissu que l'on ne peut pas s'êmpêcher de ramener chez soi. Mais pour les femmes, c'est ce qui sert à les couvrir. Impossible de voir un regard, en tous les cas, pas dans la rue. Elles viennent tout doucement, évitant à tout prix notre regard, se déplaçant soit à pied, soit en carettas conduites par le père de famille ou le jeune fils.
C'est un étrange spectacle et on ne peut s'empêcher de les regarder à la dérobée, d'imaginer qui se cache dessous ces voiles, ces tissus : quelles vies ont-elles ? Mais à peine nos questions formulées, elles ont déjà disparu derrière une ruelle, ne laissant que le souvenir de leur présence fantomatique.


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Oasis de Siwa

Publié le : 25 Aout 2006
Oasis de Siwa

Siwa est une de mes destinations préférées en Egypte. Bien-sûr, il faut avoir le courage de s'y rendre, car l'oasis est loin, surtout si vous partez du Caire : les heures paraissent longues avant d'y arriver, mais une fois sur place c'est le pur bonheur. Il faut prévoir un séjour d'au moins trois jours sur place pour pouvoir profiter.

Siwa est un peu à part comparée à toutes les autres destinations égyptiennes. Il faut dire que cette oasis, située près de la frontière libyenne, à l'ouest du Caire, fait partie du monde berbère avec une langue toute particulière parlée par ses habitants : le tsiwit.
La ville-forteresse de Siwa date du XIII ème siècle et portait le nom de Shali, la construction des maisons était faite de brique crue. Shali a résisté pendant des siècles et c'est dans les années 1920, semble t-il, qu'elle a littéralement fondu sous l'effet d'une pluie torrentielle.
A l'heure d'aujourd'hui, il ne reste donc que les ruines de Shali l'ancienne, et la ville nouvelle s'est développée à ses pieds. La nuit, les ruines apparaissent de manière fantomatique... éclairées d'une lumière bien particulière. On se croirait dans un autre monde. Cependant, il faut mieux visiter Shali dans la journée, histoire de voir où l'on met les pieds!!!

Siwa vit de l'agriculture, notamment de la production d'olives et de dattes, que l'on peut voir d'ailleurs sur les terrasses, en train de sécher.
C'est aussi dans l'oasis de Siwa qu'Alexandre le Grand rencontra l'oracle qui lui révéla sa filiation avec le Dieu Amon.

Pour tous les amateurs de grands paysages, de calme, de chaleur, de désert... c'est certainement la destination idéale.


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Les Rencontres d'Arles

Publié le : 27 Juillet 2006
Les Rencontres d'Arles

Le festival des rencontres photographiques d'Arles fait partie des festivals incontournables et très prisés en matière de photographie. Chaque année à la même période (tout début juillet) la ville va s'enrichir d'une cinquantaine d'expositions situées un peu partout dans la ville. Les rencontres en elles-mêmes sont très courtes puisque les festivités durent seulement six jours, mais par contre, les expositions restent en place tout l'été.
Les rencontres "entendent contribuer à transmettre le patrimoine photographique mondial et se veulent aussi un creuset de la création contemporaine par la découverte de jeunes talents". Chaque année un nouveau commissaire artistique est nommé et décide de la programmation. Pour cette année 2006, il s'agissait du photographe et cinéaste Raymond Depardon. Chaque année, l'affiche des Rencontres changent avec pour symbole un légume différent : pour cette année le festival était "placé sous le signe de la carotte".

L'intérêt de ces expositions est double pour les amoureux de la photographie, car il permet bien sûr de voir des Images, des grands noms de la photo, mais cela fait également découvrir la ville d'Arles et son patrimoine architectural. Car les expositions sont situées dans des lieux magnifiques : Chapelle Saint-Anne, Espace van Gogh, Eglise des trinitaires, Musée Arlaten, Cloître saint-trophime, Commanderie sainte-Luce... Le cadre est donc agréable.

Si vous venez durant la période des Rencontres, ne ratez pas le festival off, car bien sûr comme dans tout festival, il existe aussi à Arles le pendant du festival "In". Le festival off est représenté par les Voies off qui proposent tous les soirs des projections de photographies dans la cour de l'Archevéché. Cela permet de voir des photographes moins connus ou méconnus et de regarder des photographies tout en sirotant une sangria. L'occasion aussi de bavarder avec des gens. Dans la journée, le festival off organise des rencontres gratuites avec des professionnels de l'Image. Mais attention, pour pouvoir montrer son travail, il faut se lever tôt, car les places sont chères et les photographes jouent du coude pour montrer leurs travaux.

C'est donc une ambiance assez étrange qui règne sur Arles durant ces quelques jours avec ses fêtes un peu partout le soir, surtout dans le quartier de la roquette, quartier très actif où l'on trouve là-aussi des projections. Pensez aussi à regarder sur les murs de la ville, car pendant la nuit des personnes s'amusent à coller photographies, affiches parodiques, petits rébus et parcours photographiques dans la ville. Pour ma part, j'aime assez ces impromptus sans prétentions car cela suscite des interrogations.

Pour plus de renseignements sur Les Rencontres, vous avez le site officiel :
www.rencontres-arles.com (possibilité de faire des stages etc...).

Puis le site du festival Voies Off :
www.voiesoff.com

Si vous voulez venir au festival, je vous conseille de réserver vos chambres d'hôtels largement à l'avance !!!!!


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La Bibliotheca Alexandrina...

Publié le : 27 Juillet 2006
La Bibliotheca Alexandrina...

Incontournable... est le premier mot qui me vient à l'esprit quand il s'agit de parler de la Bibliotheca Alexandrina, qui, en plus d'être une bibliothèque, est un véritable complexe culturel.

Un peu d'histoire : l'ancienne bibliothèque d'Alexandrie est née en l'an 295 avant JC et est créee par le Roi Ptolémée I, successeur du légendaire Alexandre Le grand. Elle devient très vite le "phare" d'Alexandrie où se succèdent les plus grands savants et penseurs. Elle abrite également de nombreux ouvrages. Mais au fil des siècles, la bilbiothèque subit des destructions (incendies) pour disparaître définitivement au IVème siècle après JC.
En 1995, la Bibliotheca "renaît" en quelque sorte de ses cendres. Commence alors le vaste travail de construction, suite à un concours international d'architecture, remporté par un groupe d'architectes norvégiens (Snohetta)... C'est officiellement en 2002 que la Bibliotheca Alexandrina est inaugurée et ouverte au public.

Ne serait-ce que pour son architecture magnifique, il ne faut pas manquer de rentrer dans ses murs. Vu de l'extérieur, on distingue un immense demi-cercle, hommage au Dieu Râ, le Dieu soleil. Et lorsque l'on pénètre à l'intérieur, c'est un véritable éblouissement.

Vous pouvez passer de longues heures à l'intérieur.
La Bibliotheca abrite trois musées :
_ Musée des Sciences (qui montre les sciences et leur évolution (à travers, entre autre, des portraits de grands scientifiques et penseurs) de la période pharaonique jusqu'à l'âge d'or des sciences arabes. Peut-être un peu trop didactique et pas assez interactif à mon goût..
_ Musée des Antiquités (avec des pièces illustrant l'histoire de l'Egypte de la période pharaonique, en passant par la période hellénistique puis islamique). On y découvre la mosaïque "au petit chien" découverte pendant le chantier de construction de la Bibliotheca Alexandrina.
_ Musée des Manuscrits (près de 120 manuscrits conservés, dont des pièces rares...)

S'ajoutent à cela un planétarium et un exploratorium, ainsi que des expositions permanentes comme Impressions d'Alexandrie, collection de gravures, lithographies et cartes qui montrent les impressions des artistes et voyageurs entre le XVème et XIXème et le monde de Shali Abdel Salam, réalisateur du célèbre film La momie. On peut y voir ses dessins de costumes réalisés pour différents films, des objets lui ayant appartenus.

Bref, pas de quoi s'ennuyer...
Si vous êtes pour plusieurs jours sur Alexandrie, ne pas hésiter à demander le programme du centre des arts, très actif. Il est proposé un très large choix d'activités culturelles dans le domaine du théâtre, du cinéma, de la musique, des arts plastiques.
Malheureusement, on ne peut que regretter que l'information ne soit pas assez visible. Il faut donc  demander au bureau d'information les programmes du centre des arts et insister. Car la communication fait défaut et on passe parfois à côté d'une très belle programmation.

Horaires d'ouvertures :
Dimanche, Lundi, Mercredi et Jeudi : de 11 h à 19 h.
Vendredi et Samedi : de 15 h à 19 h.
Fermé le mardi et les jours fériés égyptiens.

Tarifs d'entrée :
Visiteurs étrangers pour la Bibliotheca : 10 Livres égyptiennes.
Visiteurs étrangers pour les musées des manuscrits/ des Antiquités : 20 LE par musée ou 10 LE pour les étudiants.
Visiteurs étrangers pour le planétarium (qui donne droit à l'entrée au musée des Sciences en plus du visionnement d'un film (voyage cosmique, anneau de fer, retour à la planète etc...) : 25 LE.

Photo de Mohamed Nafaa.


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Cinéma Coréen...

Publié le : 23 Juillet 2006
Cinéma Coréen...

Comment tomber amoureux(se) d'un pays en un seul clin d'oeil ?
Et qui plus est, d'un pays que l'on ne connaît pas ?

La Corée... Il suffit pour cela de se plonger dans l'oeuvre et l'univers du cinéaste Kim Ki-Duk, maître incontesté du septième art coréen. Kim Ki-Duk est né en Corée du Sud. Après deux années d"études passées en france entre 1990 et 1992, il est rentré dans son pays et s'est lancé dans le cinéma, totalement autodidacte.

Chacun de ses films est une rencontre, une révélation. On ressort souvent bouleversé par ses films qui, en plus d'une esthétique accomplie, traitent en permanence de la dialectique entre la vie et la souffrance. L'être humain, fragile, est toujours confronté à la violence du monde, à la violence qu'il s'inflige. Le cinéaste filme des personnes seules, vulnérables avec un passé douloureux, trouble, des êtres de silence qui communiquent autrement, dans la souffrance, le désir inassouvi. Mais s'il les filme  fleurtant avec le mal, ils ne sont jamais déshumanisés.
Locataire, Samaria, L'île, Cost guard... sont toujours dans l'extrême tension.

Mais venons-en à mon préféré, à mon coup de coeur qui m'a fait dire : "Je veux aller en Corée".
Il s'agit de Printemps, été, automne, hiver... et Printemps, film à priori un peu à part en comparaison des autres films précédemment cités, même s'il aborde, de manière plus détournée, les mêmes thèmes.
Printemps, été c'est l'histoire d'une fable, d'un apprentissage.
C'est l'histoire d'un jeune enfant qui partage sa vie avec un vieux moine dans un temple perdu au milieu des montagnes. Il ne se passe rien ou presque, la vie s'écoule au rythme des saisons, lentement : l'eau succède à la neige, le silence au silence. Et notre enfant grandit, ouvre les yeux, découvre la vie.
Chaque saison est l'occasion de nous montrer son apprentissage, le printemps réveille ses esprits et ses sens : c'est la perte de l'innocence, l'automne de la vie avec ses noirceurs, ses douleurs et l'hiver, la rédemption. Quand revient ensuite le printemps...

Cycle de vie, cycle des saisons... Kim Ki-Duk filme avec une poésie profonde, intérieure...
On ressort de ce film habité par le silence, par les espaces et la beauté saisissante des paysages....

Sans vouloir comparer les films, cela m'a procuré la même sensation que la Balade de Narayama, chef d'oeuvre du cinéaste japonais Imamura.
Peut-être parce que les Asiatiques sont capables de filmer la nature autrement, personnifiée, vivante, douloureuse et complexe, amie, et ennemie...

Toujours est-il que Printemps, été est un film magique... auquel on pense très souvent... et qui donne envie d'aller se perdre au milieu des eaux, dans un temple perdu au coeur des montagnes coréennes.


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Désagréments

Publié le : 23 Juillet 2006

Que vous veniez pour visiter ponctuellement l'Egypte ou pour vous y installer, voici quelques petites recommandations d'usage qu'il est bon d'observer. Pour beaucoup, cela sonnera comme des conseils très souvent entendus, mais il faut parfois mieux répéter qu'être pris au dépourvu.

Quelques petits conseils vestimentaires donc, destinés aux femmes plus particulièrement, par respect pour la culture dans laquelle on arrive et puis pour son confort personnel également :

Ne jamais porter un petit débardeur qui laisse voir vos épaules. Symboles de séduction, montrer ses épaules est en quelque sorte une provocation. Résignez-vous donc à porter des manches qui cachent au moins vos épaules.
Ne jamais porter de shorts ou de jupes qui laissent apparaître vos genoux et vos cuisses. C'est très mal vu.
Ayant vécu pendant trois ans en Egypte, et malgré ces recommandations rabâchées dans tous les guides, j'ai pu cependant constater que de nombreuses touristes n'en font qu'à leur tête... Ce qui donne parfois des spectacles assez pathétiques : jeune femme en short blanc transparent se baladant dans les rues du Caire ou d'Alexandrie.... A éviter donc.

Et malgré le respect de cette "charte vestimentaire", il arrive parfois qu'il y ait des désagréments, que votre trajet soit jalonné de "fuck you" lancés par certains hommes, des insultes, des regards par trop insistants, et le pire de tout, des mains aux fesses.
Quand je suis arrivée en Egypte, j'ai eu pas mal de problèmes. Je pense que cela tient aussi à l'attitude que l'on adopte dans les rues. Au départ, je n'étais pas à mon aise, et je suppose que cela doit se ressentir et générer des comportements déplacés.
En parlant avec de nombreuses amies, j'ai pu constater que cela s'avère vrai. Si l'on est à l'aise dans la ville, on ne rencontrera pas ou très peu ce genre de problèmes. En revanche si on est mal luné, pas très bien, on va rencontrer plus de difficultés.
Cela dépend aussi des personnes et de la manière dont on prend les choses.

Bon à savoir, si, par malheur, vous vous preniez une main aux fesses : il faut à tout prix réagir, crier, hurler même si vous ne connaissez pas un mot d'arabe, un mot d'anglais. Il faut vous signaler. L'homme qui a commis ce délit est passible de six mois de prison s'il est attrapé. Sans aller jusque là, sachez qu'une main aux fesses dans un pays musulman n'est pas un geste anodin et celui qui le fait vous manque au plus haut point de respect.
Se taire, en quelque sorte, c'est cautionner... Crier, c'est montrer son désaccord, sa colère et l'homme fuira à grande enjambée car beaucoup de personnes se retourneront contre lui.

Lorsqu'un incident de ce genre arrive, certains égyptiens et égyptiennes viennent d'ailleurs s'excuser pour la personne.

Mais attention, je ne suis pas en train de vous dresser un portrait noir de la rue égyptienne. Cela  peut arriver, il faut mieux être prévenu et savoir comment réagir, mais ce n'est en aucune façon une fatalité !!!!!!


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Faire faire des vêtements...

Publié le : 23 Juillet 2006

Si vous vivez sur Alexandrie, profitez-en donc pour renouveller votre garde-robe. A Alexandrie, vous pourrez trouver de nombreux magasins de tissus. Pour ma part, j'ai été au départ un peu déçue car je pensais trouver beaucoup de choix et des tissus exceptionnels. Ce n'est pas forcément le cas, mais avec un peu de savoir-faire, on peut tout de même dénicher quelques belles pièces.

Pour cela, je vous conseille vivement un magasin de tissu du nom de BARI, situé dans le quartier de Bakous à Alexandrie.
Ce magasin est tenu par Amir Younan, un égyptien francophone adorable qui se plie toujours en quatre pour vous satisfaire !!! Dans sa boutique, vous trouverez plutôt des tissus pour les vêtements d'hommes, mais n'hésitez pas à lui demander du tissu pour vêtements de femmes, car son cousin tient une autre boutique de tissus.
Et puis, Amir a son réseau de couturiers (comme Youssef, spécialisé dans les pantalons pour homme et formidable de surcroît !!) qui, pour peu que vous leur fournissiez votre modèle préféré de pantalons, jupes etc... vous le feront à l'identique et à la perfection.
Pour se faire faire un pantalon, il faut compter environ 25-30 Livres égyptiennes pour la coupe, à laquelle il faudra ajouter le prix du  tissu selon votre choix : compter de 20 à 60 livres le mètre (à 60 livres, ce sera de l'excellent tissu).
Pour un pantalon d'homme, il faut compter 1 m 30 de tissu environ.

N'hésitez donc pas à aller demander conseil à Amir et profiter de sa joie et sa bonne humeur à la terrasse d'un café.

BARI
138, rue Moustafa Kamel
Bakous / Alexandrie

Pour joindre Amir Younan
e-mail : frombari@hotmail.com
Fixe :583 65 16
Portable : 012 744 0633


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Vacances Romaines...

Publié le : 29 Juin 2006
Vacances Romaines...

Avant de partir pour Rome, rien ne vaut de regarder, de profiter, de savourer avec délectation un petit chef d'oeuvre du cinéma, Vacances romaines de William Wyler, une comédie sentimentale avec l'incontournable Audrey Hepburn (Sabrina, Diamants sur canapé, Le vent de la plaine), et Grégory Peck (La maison du docteur Edwardes, Le procès Paradine, Duel au soleil).

Ce film date de 1953 et obtint dix nominations aux oscars. Il en remporta trois, dont l'oscar de la meilleure actrice pour Hepburn. Son tout premier film la propulsa au sommet. D'illustre inconnue,  elle devint Icône et tourna ensuite avec les plus grands !

L'histoire est romantique à souhait : une princesse, héritière richissime, engoncée dans "ses devoirs de Palais" et ses révérences, se rebelle pour quelques heures et part sur les chemins de Rome accompagnée par un journaliste (qui feint d'ailleurs de ne pas l'être) rencontré par pur hasard.
Tous deux vont donc découvrir Rome pour peu à peu se découvrir eux-mêmes... (je vous laisse deviner la suite)...

La jeune princesse découvre donc la ville mythique, et le spectateur aussi par la même occcasion. C'est ainsi que l'on passe en scooter devant le Colisée, que l'on s'arrête devant la fontaine Trévi dominée par son Dieu Océan. Hepburn, alias Princesse Ann, se fait d'ailleurs coiffer dans un salon donnant sur la fontaine où jouent des enfants.
Nous mangerons avec Princesse Ann une glace sur les escaliers de la Piazza d'Espagne, assis nonchalament sur les marches.
Plus tard, nous suivrons le couple devant le masque en pierre à la bouche béante et au regard perçant, La bouche de la vérité, qui selon la légende a le pouvoir de révéler si quelqu'un dit la vérité ou non. En placant sa main à l'intérieur, si la personne ment, la bouche se refermera...
Scène mythique donc, où les deux jeunes gens, se dissimulant leur véritable identité, jouent au petit jeu exquis de Vérité ou Mensonge.
Et lorque la nuit tombe, la princesse, plutôt que de revivre éternellement les bals obligés du Palais, décide d'entraîner notre beau journaliste dans un bal sur un bateau situé "au pied" du pont Aelius. Au loin, se découpe la silhouette triomphante du Mausolée d'Hadrien.

Vacances romaines, c'est l'histoire d'une parenthèse dans la vie de cette jeune femme qui vit pour la première fois intensément ... Rome et ses amours.


Plus d'infos pratiques

Guide de voyage - Italie - (Lire - Voir - Ecouter)


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