Blog de Aurelia_Frey

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Louer un vélo à Arles...

Publié le : 26 Juin 2006
Louer un vélo à Arles...

Les beaux jours arrivent, vous décidez de passer quelques jours dans la ville d' Arles, mais vous ne disposez pas de moyens de locomotion. Vous avez cependant envie d'aller voir les environs de la ville. Pas de problèmes, il y a une solution : la location de vélo, à l'heure, à la journée, pour deux jours, pour la semaine... c'est au choix.

Arles VAE (Vélo Assistance électrique), tel est le nom du magasin, qui en plus de faire de la vente, propose de la location de vélos, traditionnels certes mais également électriques. Et ce n'est pas à négliger si vous n'êtes pas trop sportif ou pas encore entraîné. Puis, sous la chaleur estivale un vélo électrique peut s'avérer très utile.

Le magasin est situé boulevard Emile Combes, grand boulevard à dix minutes à pieds de la gare. En été le magasin est ouvert tous les jours de 9h à 19h.

Le responsable propose des formules intéressantes, à savoir le pass "Vélo et Patrimoine" qui inclut la location ainsi qu'un pass pour tous les musées du centre ville, plus le musée de l'Arles et la Provence Antique situé un peu en dehors. Une agréable manière de circuler dans le centre ville et de terminer la journée par la visite du pont Van gogh un peu éloigné.
La journée Pass "Vélo et patrimoine" coûte 25 € pour un vélo traditionnel, et 30€ pour un vélo électrique.

Les autres tarifs pratiqués :
Tarifs vélos électriques :
3 € / Heure  -  30 € / 24H  -  40 € / 2Jours  -  Jour Supp / 12 €
2 semaines = 160 €  -  3 semaines = 200 €  -  1 mois = 250 €

Tarifs location vélos :
2 € / Heure  -  25 € / 24H  - 35 € / 2jours  -  Jour Supp / 5 €
2 semaines = 90 €  -  3 semaines = 110 €  -  1 mois = 130 €

Et la possibilité de louer des accessoires supplémentaires, style remorque pour enfants...


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Galerie Vittorio Emmanuele II...

Publié le : 19 Juin 2006
Galerie Vittorio Emmanuele II...

Cette promenade fait partie des incontournables détours si vous êtes de passage sur Milan. La galerie Vittorio Emmanuele II est située à côté de El Duomo, la cathédrale. Encore un lieu où l'on se sent tout petit, esseulé sous le vaste dôme à l'armure métallique. On ne peut qu'être d'accord avec ce qu'écrit Franz Kafka dans ses notes de voyage : "Je n'ai jamais vu nulle part des hommes paraissant aussi petits que dans la Galerie de Milan"

L'architecte de ce haut lieu, construit entre 1860 et 1870, s'appelait Giuseppe Megnoni, mais il mourût, semble t-il, avant de voir son oeuvre achevée, victime d'un accident.

Que faire alors, dans cette grande galerie qui relie la Piazza el Duomo à la Piazza  de la Scala ?

Je me souviens d'avoir longuement marcher, sous la lumière diffuse du dôme, regardant toujours le nez en l'air pour admirer les monumentales arches de métal ou regarder les mosaïques à mes pieds, si maintes fois foulées par les milliers de visiteurs.
C'est aussi l'occasion d'observer les gens passer, les Italiennes, avec leur élégance légendaire. Puis pourquoi pas jeter un oeil aux boutiques de luxe abritées ici (Prada...) qui pourront faire rêver beaucoup et contenter seulement certains !

Un "passage" à ne pas manquer... pour s'imprégner de l'ambiance de la ville.


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El Duomo...

Publié le : 19 Juin 2006
El Duomo...

Je me souviens. Il fait très froid, c'est encore l'hiver. Le bus vient de nous déposer non loin de la Piazza el Duomo, située au coeur du centre de Milan. Nous marchons, c'est encore le matin, l'air est vif et sec... Et soudain, devant nous, Il est là.
Un peu comme dans un rêve, la lumière est blanche et laiteuse. Sur la place, une patinoire dressée pour l'hiver, les gens glissent au ralenti, et dans la brume blanche, il se tient toujours droit, imperturbable.
Il, c'est le Duomo, la cathédrale, que vous verrez forcément si vous passez par Milan. Les travaux de cette immense cathédrale ont débuté en l'an 1386 pour ne s'achever que bien des siècles plus tard au XV et XVI siècle. Le Duomo arbore un savant mélange de styles, bien sûr gothiques mais également néogothiques et néoclassiques. Je ne me suis pas amusée à les compter, mais el Duomo est visiblement orné de 2000 statues!!!
Impressionnant, ses pics se dressent vers le ciel (il porte d'ailleurs le surnom d'hérisson) : on se sent immensément petit sur cette place infinie, totalement dominé par la splendeur de la cathédrale qui est la seconde cathédrale la plus haute du monde et la troisième plus grande après la basilique Saint-Pierre, bien entendu, et celle de Séville !

A l'intérieur, l'odeur des cierges et leurs milliers de flammes vacillantes. Un silence de plomb à l'image du ciel hivernal, les pas qui résonnent. Quelques longues minutes, retranchée du monde, de l'animation de la place.
En ressortant les pigeons... sans comparaison possible avec la Piazza San marco à Venise.

Il semblerait également que l'on peut marcher sur les toits du Duomo. Honnêtement, je n'ai pas testé... Manque de temps, oui... Mais je suppose que le Monde vu de là-haut doit sembler bien bas.
Vertige garanti...


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Voyage au coeur de Bollywood...

Publié le : 16 Juin 2006
Voyage au coeur de Bollywood...

Je ne suis encore jamais allée en Inde, mais je regarde par contre et je suis assidûment les sorties Cinéma Bollywood...
Et oui, qui de nos jours n'a pas entendu parler de cette industrie cinématographique gigantesque, productrice du plus grand nombre de films annuels à l'échelle planétaire ? Bollywood se place comme le concurrent direct de la machine Hollywoodienne.
Qu'est-ce qui caractérise ce cinéma indien et pourquoi à l'heure actuelle Boolywood est à l'honneur, lui qui était, il y a seulement quelques temps un sujet de "bonne rigolade" entre amis.
Ses détracteurs le qualifient de cinéma Kitsch, léger, insipide, sans grand contenu... Mais ces critiques, ces qualificatifs, sont aussi ce qui fait la popularité et le charme du cinéma indien.

Prenons un petit exemple. Il fait froid, il pleut dehors : c'est un dimanche pluvieux en somme, le dimanche que l'on déteste, qui nous rappelle les veilles de rentrées scolaires, c'est le dimanche de mauvaise augure où le cafard vous envahit.
Vous êtes, par exemple avec vos deux soeurs à vous lamenter, en regardant le ciel bas et lourd, quand soudain la petite soeur a l'idée de génie  : et si on regardait du Boolywood ? Explosion de joie dans la maison, excitation garantie : 3 heures de bonheur en perspective. Car la majorité des films Boolywoodiens durent "des plombes" pour notre plus grande satisfaction.
C'est parti, envoyez la musique... Dès le générique, "on s'y croit", on commence à se dandiner sur nos fauteuils, à glousser comme des poules dès que l'héroïne apparaît et alors ne parlons pas de l'arrivée de Shah Rukh Khan, l'acteur mythique, demi-Dieu en Inde, avec son regard de braise : autant vous dire que là, on est sous les fauteuils à se rouler par terre. Fleurs bleues, vous me direz ? Oui, et alors...

Les films Bollywood sont emplis d'histoires d'amour, souvent impossibles au début : chemins juchés d'embûches, jalousies, pression familiale.. Coup de foudre à Bollywood, Le mariage des moussons, La famille indienne...
Mais attention,  ce n'est pas toujours des "happy end "et il peut arriver, qu'en croyant regarder un film à "happy end" et bien l'on se retrouve à pleurer comme une madeleine ... comme Devdas, par exemple, ou le dernier vu New-York Masala.
Bref, comme le rappelle Shah Rukh Khan, certains voient le cinéma Bollywood comme peu intellectuel et superficiel  mais "les occidentaux ont des télécommandes sophistiquées pour tout désormais : ouvrir leur garage, monter le chauffage, allumer la télé... Ce qu'ils ont perdu c'est l'accès à des émotions simples, comme l'amour et les larmes". Et de conclure : "notre cinéma, c'est ça : un bouton pour réapprendre à pleurer devant un film romantique"
Bollywood, c'est le monde coloré de la danse, de la chanson et si vous avez un tant soit peu le rythme dans le sang, autant vous dire, que vous êtes vite emporté par les chansons qui ont l'art de fédérer les gens entre eux, de les rapprocher, de tuer les clivages. Car sous fond de chansons et de légèreté, certains films posent tout doucement des questions de fond ou des problèmes de société vécus en Inde.
Ainsi, Swades, réalisé par Gowariker (vous vous souvenez de Lagaan ?), sous couvert de musique et d'histoire d'amour,  pose le problème des castes, et le réalisateur scrute ces différences entre les êtres humains, montre les Intouchables, et le mépris...
Alors Bollywood, superficiel, tant que ça ?
Peut-être que certains films se proposent de faire passer des messages de manière subtile, sans avoir l'air d'y toucher, sans gestes brusques, et donnent ainsi une petite piste de réflexion...
Dans Swades, on peut  aussi apercevoir une séance de cinéma en plein air dans un village de campagne. Sans avoir fait le voyage, on est tout à fait à même d'imaginer la vie qui règne durant ces projections : les gens se lèvent, dansent, chantent, applaudissent.. La magie Bollywood opère... Et c'est ça qui est bien...

Alors, le film vient de se terminer dans un soupir généralisé... Beaucoup d'émotions. Le dimanche soir tire à sa fin, le cafard s'est évaporé... vous pouvez aller vous coucher le coeur léger.


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Sans soleil de Chris Marker...

Publié le : 13 Juin 2006
Sans soleil de Chris Marker...

Il faudrait y revenir sans arrêt... revenir, re-regarder, ré-écouter. Le film poétique que nous livre Chris Marker est infini, et essayer d'en délimiter les contours, une histoire n'est pas chose aisée, car s'agit-il d'une histoire à proprement parler ?

Le film commence sur ces mots "Il écrivait". Il, s'appelle Sandor Krasna, il est caméraman indépendant et ce sont ses lettres qui sont lues par une femme. Il parcourt le monde mais deux endroits en particulier qu'il qualifie de "pôles extrêmes de la survie" : Le Japon et l'Afrique (en s'arrêtant surtout au Cap vert et à la Guinée Bissau).

Que sont nos voyages ? Que voyons-nous du Monde ? Qu'est-ce qui nous attache ? Qu'est-ce qui nous meut ? Qui suis-je et qui est l'Autre ?

La caméra est là, interroge, se plonge dans les abîmes de la Mémoire. Le film est d'ailleurs construit comme des "tranches de mémoire" Comment fonctionne t'elle et que retient-elle ? Nous sommes submergés par les images, au Japon, en Afrique... Tous les Temps se retrouvent dans ce flot : images d'archives et du passé, images présentes mais qui, dans le fond, puisqu'elles viennent d'être tournées, sont déjà au passé.

Le temps, la mémoire, le rapport à l'image que nous avons en tant qu'individu, les différences de réception de celle-ci suivant les pays, les cultures. Que montrer, que voulons-nous ou pouvons-nous montrer ?
Quel rapport entretient l'Autre avec l'Image en général, et son image ?

Sans soleil trace ces interrogations, ces embryons de réponses : c'est en quelque sorte une pensée mouvante dans laquelle il faut se plonger. On ne peut tout retenir, on ne peut se souvenir de tout. A l'image de la construction du film et de sa réflexion, on se laisse happer dans les méandres de la mémoire. Il faut piocher, sélectionner, puiser dans tout ce flux de sonorités, d'images électroniques, réelles, son propre intérêt,  les notions qui nous passionnent, nous intéressent.

Et au milieu de tout cela, une phrase qui revient, sur le ton de la constatation et l'interrogation:
"Savez-vous qu'il y a des émeus en Ile de France ?"
Quoi de plus banal, de plus déconnecté ? Pourquoi une question aussi saugrenue ?

Et si, tout le film finalement se résumait dans cette constation questionnée ? Il me semble que Chris Marker touche là une part vraie, sincère de ce qui nous constitue : nos voyages ne sont-ils pas une somme de toutes petites choses, de toutes petites remarques, de toutes petites interrogations qui nous permettent de grandir, d'évoluer, de regarder l'Autre autrement... Une porte vers le dialogue, assurément.


Sans Soleil / 1982 (et éternellement d'actualité)
1h40
Disponible en DVD dans la collection Arte vidéo avec en plus une autre oeuvre de Chris Marker, La Jetée, toute aussi superbe.


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Looking for Woody...

Publié le : 12 Juin 2006
Looking for Woody...

C'était en 1997 : un groupe d'amis se retrouve au cours d' une "soirée bien arrosée"... Ils et elles sont tous dans le domaine de l'image et du son, tous et toutes des "mordus" de cinéma.

La soirée se poursuit joyeuse, animée, ils se prennent à rêver... et de leur rêve à haute voix va naître l'idée d'un film : pourquoi ne pas se rendre à New-york à la recherche d'un réalisateur que tous aiment, admirent pour des raisons différentes mais qui fait l'unanimité autour de la table : Woody Allen.

C'est ainsi que nos sept amis partent à la recherche de Woody, sans réellement savoir si leur quête va aboutir...  Le trouveront-ils au bout du voyage ???

Non sans humour, le petit groupe se met en scène, explique ses choix, ses motivations : peu à peu  les personnalités se dessinent. On découvre avec eux New-York en noir et blanc à travers une avalanche d'images, d'univers sonores qui se succèdent, on se perd, on se laisse perdre au début, littéralement plongé dans ce monde en mouvements perpétuels (Le film a été entièrement réalisé à partir de photographies...)
La recherche se poursuit, l'ombre de Woody plane dans les rues,  son visage se dessine, ses habitudes, ses lieux de prédilection... et sa ville...
Je ne vous dévoilerai pas ici la fin de ce court-métrage... je ne vous dirai pas si ces amoureux du septième Art finissent par le rencontrer, car la quête, à mon avis, se situe autrepart.
Car ce film n'est-il pas tout simplement le récit d'une belle aventure humaine, d'une réflexion sur le voyage ? Une manière de se découvrir, de se vivre ?


Ce film a été diffusé sur Arte/ Court circuit, Téléquebec, YLE TV1 (Finlande).
Ne pas hésiter à guetter une prochaine diffusion...


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Carry le rouet...

Publié le : 12 Juin 2006
Carry le rouet...

A priori, ce n'est pas un endroit où je me serais rendue. Le nom peut-être qui ne m'attirait guère ... ? Mais par une morne après-midi Arlésienne, alors que les rues hivernales sont désertées... pourquoi ne pas tenter une petite excursion plutôt que de se morfondre recroquevillée au fond de son fauteuil ?
Donc, c'était parti pour Carry Le Rouet. Carry le Rouet est connu pour ses plages et surtout pour avoir été le fief de l'acteur Fernandel qui, paraît-il, y prenait ses quartiers d'été et animait la place de la ville. L'été, la population double car les plages sont très prisées.
Pour ma part, étant passée maître dans l'art de ne pas aller sur les plages au "bon moment", je n'ai donc jamais testé celles de Carry  et ne sais, de ce fait, si elles sont agréables durant la période estivale (ou complètement bondées).
Par contre, une promenade en hiver sur les bords de mer s'impose. Dans le port, les bateaux tanguent, les vagues viennent lécher les coques... et puis plus on s'éloigne plus on peut goûter à la beauté sauvage des paysages. Etant donné qu'il n'y a pas un chat à cette période, on a l'impression d'être dans l'Autre Monde et on se prend facilement à rêver. Les lectures, les films viennent alimenter l'imaginaire et on se croirait presque dans Rebecca d'Hitchcock, penchée à la fenêtre du manoir de Manderley, prise au piège du chant torturé de la mer et de la maléfique Madame Danvers.
Enfin, j'exagère un peu mais quand même... Carry le Rouet n'est donc pas à bouder. La ville se situe à 30 km de Marseille.
A noter que Carry le Rouet est également une réserve marine destinée à protéger la faune et la flore, et il y a des possibilités, au départ de la plage du Cap Rousset, de partir explorer les fonds marins avec masque et tuba.

Pour se rendre à Carry le Rouet, il ya plusieurs possibilités :

En voiture : autoroutes A6 et A7 depuis Paris et Lyon
autoroute A55 direction Fos/Martigues jusqu'à la sortie de Carry-le-Rouet

En bus : voir les informations sur le site de la Mairie de Carry le Rouet
http://www.mairie-carrylerouet.fr/transport.htm

En train : s'arrêter à la gare de Carry Le Rouet. Si l'on vient de Marseille, compter environ 30 mn de trajet par la côte bleue. Horaires disponibles sur www.voyages-sncf.com. Compter environ 4€50 pour un trajet, tarif normal.


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La mule blanche... à Arles

Publié le : 11 Juin 2006
La mule blanche... à Arles

Encore un restaurant  où il est vraiment agréable de se rendre. Il est situé à côté de l'espace Van Gogh où se trouve la médiathèque et a l'avantage d'être dans un coin calme.
Durant les beaux jours, on peut manger à l'extérieur sur la terrasse très fleurie ou siroter une menthe glaciale. Mais on peut tout aussi bien choisir de déjeuner à l'intérieur. Le cadre est agréable : murs en pierre apparente.
Et puis, surtout on y mange bien. Le midi, possibilité d'une formule à 15 € (plat, dessert, café) et sinon, menu à la carte avec d'excellentes salades qui portent des noms  évocateurs de la Provence. Vous pourrez ainsi déguster la salade Manon,  la Marius, la Galinette ou l'Escartefigue avec son foie de volaille au vinaigre de framboise, couvert d'un petit oeuf mollet.
Bon à savoir, La mule blanche organise aussi des soirées piano-bar jazz.

Le restaurant est ouvert du lundi au samedi.


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Pinacoteca Di Brera... à Milan

Publié le : 08 Juin 2006
Pinacoteca Di Brera... à Milan

On peut difficilement envisager de passer par Milan sans aller "rendre visite" à la Pinacoteca qui est abritée dans le magnifique palais di Brera à la splendeur baroque. Dans la cour, les statues se dressent, nous toisent littéralement...
Le musée est un des plus grands d'Italie, et si vous êtes amoureux de la peinture de la Renaissance Italienne, c'est le lieu où il faut aller.
J'ai toujours le souvenir émerveillé de mon arrivée, de ma rencontre avec la Vierge à l'enfant de Bellini... Il est ainsi des images qui nous restent et nous hantent, pour moi cela restera ce moment fragile et lumineux du regard de la Vierge. Puis, il y a Raphaël, Le Caravage avec son repas à Emmaüs ou encore Mantegna avec la mort du Christ, allongé, recouvert partiellement de son linceul blanc. Des images marquantes assurément.
Des années après, le voyage devient un peu flou, les souvenirs s'estompent peu à peu, restent cependant les émotions, intactes.

Vous pourrez y passer des heures....


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Musée Arlaten à Arles...

Publié le : 07 Juin 2006

Ne manquez pas de visiter le Musée Arlaten qui se trouve dans la rue de la République, à deux pas de la place où trône la Mairie.

C'est une belle visite en perspective, un plongeon dans le XIXème siècle. Ce musée a été fondé sous l'impulsion de Frédéric Mistral, poète et défenseur de la langue provençale (cf. article sur son poème Mireio) en 1896. Mistral mettra plusieurs années à "alimenter" le musée et il fera appel à la générosité des provencaux, qui par leurs nombreux dons, donneront corps et âme au Musée. Ainsi, ils envoient au poète des instruments, des costumes, des objets témoins de la vie provençale de l'époque.
Mistral, en recevant le Prix Nobel de littérature en 1904, investira l'argent qu'il a gagné à développer plus encore et à rénover la bâtisse Laval-Castellane (du XVème et XVIème siècle) qui abrite le Museon.

On déambule donc dans ce musée d'ethnographie, découvrant tour à tour les objets de la paysannerie, les costumes, les rubans pour les coiffes arlésiennes, les meubles en bois majestueux, le berceau de Frédéric Mistral, les amulettes, sortes de "gris-gris" qui portent chance, pour repousser les maladies.

Bref, un agréable parcours dans le temps et une très bonne manière de se plonger dans la culture provençale.


Horaires été 2006 / du 1/06 au 31/08 : de 9h30 à 13h et de 14h à 18h30. Après cette période, mieux vaut téléphoner pour plus de renseignements.

Tarifs 4€  / Tarifs réduits 3€


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Mireio... De Frédéric Mistral

Publié le : 07 Juin 2006
Mireio... De Frédéric Mistral

Je chante une jeune fille de Provence.
Dans les amours de sa jeunesse
A travers la Crau, vers la mer, dans les blés
Humble écolier du grand Homère,
Je veux la suivre.

Ainsi, commence le chant premier du poème de Frédéric Mistral, qui est un tout jeune homme (21 ans) lorsqu'il commence à écrire Mireio, qu'il achèvera en 1858, soit sept ans après.

Mireille est une jeune fille qui tombe éperdument amoureuse d'un jeune homme, Vincent. Malheureusement, ce dernier est pauvre et les parents de Mireille refuse un mariage. Mireille, pour retrouver son amour, s'évade de son Mas et part le retrouver, traversant le désert de la Crau jusqu'aux Saintes-Maries de la Mer. Mais le soleil aura raison de son amour et épuisée, elle meurt dans les bras de Vincent...

Mireio obtint un succès énorme, salué par les critiques et les poètes. Lamartine exalte le génie de  Mistral. Son poème est une véritable consécration.

C'est en 1904 que Frédéric Mistral recevra le Prix Nobel pour son oeuvre, prix qu'il partagera avec un autre poète espagnol. Avec l'argent du prix prestigieux, il s'emploiera à fonder le Museon Arlaten, le  Musée de l'Arlaten, situé à Arles pour défendre et "glorifier" la Provence et sa langue. Il continuait ainsi l'oeuvre du Félibrige, mouvement qu'il avait fondé avec d'autres fervents défenseurs de la langue provençale.


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La Reine d'Arles...

Publié le : 07 Juin 2006
La Reine d'Arles...

Arles est célèbre pour avoir accueilli Van Gogh, bien-sûr, mais la ville d'Arles est aussi un haut lieu de la culture provençale, de ses coutumes et de sa langue.

Arles est une "ville-royaume" qui élit tous les trois ans sa reine et ce, depuis 1930 (la première reine portait le joli nom d'Angèle Vernet). Pour devenir Reine, il faut se lever tôt. Car il ne faut pas seulement être belle.. mais il faut aussi savoir défendre sa culture.
Aussi, l'élue doit être née à Arles ou dans les pays d'Arles, y habiter, parler le provençal, savoir s'habiller et se coiffer (et croyez-moi, ce n'est pas chose aisée, cela  relève de la performance : j'ai testé) avoir une solide culture générale et provençale. Les candidates sont nombreuses et doivent donc rivaliser sur tous ces points. Elles passent devant un jury composé de personnalités.

Sept jeunes filles seront retenues à l'issue d'un premier tour. Le chiffre 7 a son importance puisqu'il symbolise les sept poètes, écrivains (dont Frédéric Mistral, Théodore Aubanel...) qui ont fondé Le Félibrige, et qui étaient d'ardents défenseurs de la langue et de la littérature provençale. Ils ont oeuvré pour la défendre, la sauvegarder et ont laissé des oeuvres restées célèbres, étudiées de par le monde, mais étrangement peu valorisées en France.

Une fois le choix décidé, la jeune femme (il faut être âgée de 18 à 24 ans) est intronisée. La cérémonie est officielle et la nouvelle reine doit saluer la foule venue très nombreuse à cette occasion et prononcer un discours en provençal du haut du balcon de l'hôtel de ville.

Une fois la cérémonie terminée, me direz-vous ? Et bien, le travail ne fait que commencer, car la Reine est la représentante de la culture provençale et Arlésienne et de ce fait elle a beaucoup de contraintes : réceptions officielles des personnalités importantes, politiques ... manifestations, fêtes locales. Bref, elle ne chôme pas, surtout qu'en plus de ses obligations d'ambassadrice, la reine d'Arles est souvent une jeune étudiante qui poursuit, en parallèle, ses études.
Bon à savoir.. C'est en 2008 qu'aura lieu la prochaine élection et généralement la cérémonie se déroule au mois de mai.


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Soldados de Salamina...

Publié le : 06 Juin 2006
Soldados de Salamina...

Tel est le titre d'un roman de Javier Cercas, édité par Actes Sud, collection Babel. Je ne vous parlerai pas du livre, que je n'ai pas encore lu mais que je suppose remarquable, si j'en juge par le film du même nom adapté de cet ouvrage, et réalisé par David Trueba.

C'est tout simplement un petit bijou et si vous avez la chance de pouvoir le voir dans une salle ou ailleurs, ne le manquez sous aucun prétexte. Malheureusement, on ne peut que regretter que ces films ne puissent se trouver ou se savourer plus souvent.

Pour en venir enfin à l'histoire, elle se situe en Espagne, et elle commence, dirons-nous, en 1939, alors que la guerre civile se termine dans le sang, le chaos et la confusion. Les lignes républicaines tombent peu à peu, s'écroulent.
Spectateurs, nous sommes projetés au milieu de ces ténèbres suivant tantôt Rafael Sanchez Maza, écrivain poète, fondateur, avec Primo de Rivera, de l'ordre fasciste espagnol La Phalange , tantôt au milieu des dernières lignes républicaines qui seront bientôt pulvérisées.
Soldados de Salamina montre donc des hommes agissant soit par terreur, par haine, par amour, qui prennent la vie ou l'épargnent parfois de manière arbitraire. Et on ne pourra pas oublier ce jeune homme, républicain, qui retrouvant le fasciste Maza, lui laissera la vie sauve, en éloignant ses compagnons : "Non, par ici, il n'y a personne..."
Et pour faire revivre cette guerre, ce passé encore brûlant, c'est une écrivain, fragile, à fleur de peau et pleine de doute que l'on suit dans sa démarche, dans sa vie et qui va faire ressurgir les ombres du passé, ces hommes, ces soldats, ces rescapés de la guerre bien des années et des années plus tard.
Peu à peu, elle écrit, elle cherche, se documente et les ressuscite sous nos yeux.

Le réalisateur réussit un tour de force, mélanger la fiction à la "réalité". Il est ainsi allé filmer les témoins qui ont survécu à la guerre, qui ont connu de près ou de loin des personnes qui ont existé : Antonio Machado, le poète républicain, Rafael Sanchez Maza, phalangiste  dont il est question dans le film. L'actrice (Ariadna Gil absolument superbe d'ailleurs) a donc joué son rôle en côtoyant des personnes bien réelles.

Encore une fois à ne pas manquer ....


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L'Entrevue... le restaurant du Méjan à Arles

Publié le : 06 Juin 2006
L'Entrevue... le restaurant du Méjan à Arles

Le restaurant l'Entrevue fait partie du "complexe" Le Méjan situé sur la place Nina Berberova, à côté de la chapelle Saint-Martin du Méjan.
C'est un lieu très agréable où l'on peut manger notamment de la cuisine orientale avec tajines et couscous. Et puis aussi profiter d'un cadre chaleureux dans les tons rouges-orangés. L'été, il est possible de manger en terrasse, ce qui n'est pas à négliger étant donné les fortes chaleurs estivales. Mais attention à vous, mieux vaut prévoir un anti-moustique puissant car ils sont nombreux et agressifs et ce serait dommage de passer la soirée à les chasser ou à se gratter. Comme je le décrivais dans un précédent article, on peut très bien passer une après-midi et une soirée entière au Méjan : après avoir fait un tour à la librairie Actes Sud, passer un peu de temps au hammam et finir la soirée à l'Entrevue pour manger ou tout simplement boire un verre avant un film ou un concert...


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Vingt ans et un jour de Jorge Semprun...

Publié le : 06 Juin 2006

On ne ressort jamais indemne des romans de Semprun, jamais tout à fait soi-même et c'est toujours dans un grand voyage qu'il nous amène ou nous plonge. J'ai découvert Semprun avec l'Ecriture ou la Vie, et finalement je dirais qu'au contraire on se retrouve soi-même avec beaucoup plus d'acuité. Peut-être que  son questionnement nous plonge au plus profond de nous-mêmes, aux fondements mêmes de nos existences, de ce que nous sommes, de ce que nous aurions été.

Après L'Ecriture ou la Vie, on sent un manque, une envie d'en connaître plus sur l'homme, tellement humain, pétri de doutes, de bonheurs, de douleurs. on sent bien que jamais on ne pourra l'atteindre... A l'image de son écriture, il nous perd dans le labyrinthe des émotions humaines.

Après L'Ecriture ou la Vie, je me suis donc plongée dans Vingt ans et un jour, son dernier roman, écrit en langue espagnole.  Vingt ans et un jour est la peine que le justice franquiste réservait aux dirigeants politiques de l'opposition clandestine.
C'est donc en Espagne que l'on va voyager, plonger dans le coeur de l'Histoire mais aussi des histoires de vie, d'amour, de lutte, d'injustice, de personnages qui se croisent, s'aiment, se détestent, se regardent, survivent. Jorge Semprun nous perd, s'amuse, se déguise, fait revivre des êtres humains déjà rencontrés dans ses romans précédents.

Que dire de plus sans risquer de tomber dans la platitude.

Je ne connaissais pas grand chose à l'Histoire de l'Espagne, à l'affrontement entre les républicains, les phalangistes. tout cela était, je dois dire un peu abstrait, une page d'histoire rédigée dans un manuel scolaire, et soudain une multitude d'images, de regards...

Tout a pris corps et vie.


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Guide de voyage - Espagne - (Lire - Voir - Ecouter)


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