Blog de Aurelia_Frey

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Rêverie II ...

Publié le : 26 Avril 2006
Rêverie II ...

King’s, Clare, Saint John's,Trinity...

Dans quelques temps, de quel College est-ce que je me souviendrai ? Est-ce que je me souviendrai des halls, des peintures, du Fellow qui traverse en courant la pelouse alors que nous le regardons passer, lui seul ayant le droit de fouler l’herbe verte ? Je ne verrai certainement plus son visage.

De nos voyages, que reste t-il ? L’Histoire ? Ou nos histoires ?

Il a neigé aujourd’hui et la pelouse est couverte d’un blanc céruse..

Je pense à Wilkie Collins...

J’aime ces endroits qui forcent nos solitudes, qui les mettent à l’épreuve... Le corps est bien fragile et l’âme plus encore devant ces paysages que rien ne semble jamais pouvoir troubler.
Nous sommes tous ici des ombres noires, destinées à passer, à ne plus revenir.
Ces lieux me font prendre conscience de la futilité des choses, mais ils me font mal aussi et c’est un plaisir masochiste que de les contempler.
Dans la solitude de leurs grands murs, ils me renvoient à mes troubles, mes divagations, mes espérances déçues.

Demain, qui sait ?

Continuer à arpenter les College dans l’espoir inutile de te croiser.


Rêverie I ...

Publié le : 26 Avril 2006
Rêverie I ...

Il me semble que je suis venue à Cambridge pour fuir et trouver un fantôme... espérer le trouver, ou en tous cas le dessiner, le rêver...

Un fantôme qui ne pourrait et ne serait jamais réel car c’est le propre même des ombres…

Je suis allée le chercher.. l’ai appelé, imploré en silence. J’ai cru l’apercevoir au détour d’une rue, sortant d’un mur..


Je le voulais...
Il n’est pas venu.

Pourquoi courir après une ombre ? Pourquoi préférer l’irréel au réel ?
Par peur
Je n’en sais rien.
Toujours est-il que c’est Lui que je suis venue chercher ici
mais je me suis laissée happer par les nuits, par le temps.

Je vois ton regard blond partout..


Jardins à Alexandrie...

Publié le : 24 Avril 2006
Jardins à Alexandrie...

Souvent en Egypte, lorsque l’on vit dans les grandes villes comme Le Caire ou encore Alexandrie, on est très vite en manque de verdure et les endroits verdoyants ne sont pas monnaie courante. Au milieu de la pollution, du bruit et de l’animation quasi constante des rues, on aurait besoin d’un petit bol d'air pur...

A Alexandrie, il y a bien sur les bords de mer, la corniche, mais quand même : les voitures ne sont pas très loin et les passants abondent, surtout par les beaux jours. Et puis quand on a des enfants en bas âge, c’est aussi agréable de pouvoir se promener à l’abri des arbres et dans des coins plus silencieux.

Pour cela, il y a différentes possibilités :
- Aller se promener dans les jardins de Al-Chalallat qui datent de 1899... Chalallat est le quartier situé entre la rue des Pharaons et la Bibliotheca Alexandrina, en plein cœur du centre ville. C’est aussi à cet endroit qu’est située la citerne El Nabi, sur laquelle travaille l’équipe du Centre d’Eudes Alexandrines, dirigé par Jean-Yves Empereur.
Le soir quand il n’y a pas trop de monde, c’est un lieu assez spécial. On se sent isolé alors que les voitures passent non loin et puis l’éclairage est particulier : on se croirait dans un décor de théâtre avec des lumières multicolores qui se mélangent et viennent danser sur les rochers arrosés d’eau.
Pour peu que vous fassiez quelques photos et vagabondiez ici et là, vous pourrez être abordés par les gardiens du parc qui se feront un plaisir de venir discuter avec vous.

- Aller profiter des jardins Antoniadis. Ce sont de très beaux jardins, et pour seulement quelques livres égyptiennes, vous pouvez vous "perdre" dans ceux situés devant la magnifique bâtisse Antoniadis. Un petit labyrinthe de verdure où se côtoient anciennes serres, statues représentant des personnages illustres, Magellan, Vasco de Gama, Christophe Colomb et les grands arbres séculaires.
En Taxi :
Demander le quartier Smouha. Compter 4 à 5 LE depuis le centre ville

- Aller déambuler dans les jardins de Montazah, où s’élève, majestueux, le palais du Roi Farouk qui y recevait ses hôtes. Vous aurez une très belle vue sur la mer et pourrez même déjeuner sur les pelouses si le cœur vous en dit. Les jardins sont situés à 15 km du centre ville. Prévoir une belle après-midi de visite.
En taxi :
Demander Montazah. Compter 20 LE environ du centre ville


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Petite promenade sur la corniche...

Publié le : 22 Avril 2006

Un jour de grande forme où vous vous sentez l'envie de marcher pendant de longues heures, il est intéressant de se promener le long de la corniche en bordure de mer.

Commencez, par exemple, de la forteresse de Qaitbay, qui trône à l’endroit où s’élançait le phare d’Alexandrie, et puis marchez... Vous découvrirez la mosquée El Abbas, le monument au soldat inconnu, tous les petits cafés où les gens, notamment les hommes viennent fumer la chicha et boire du thé… Un peu plus loin, à votre droite, la place Saad Zaghloul, des salles de mariage, la Bibliotheca Alexandrina, le majestueux collège Saint-Marc, et à votre gauche toujours la mer à l’infini...

Si vous vous sentez encore l’âme vagabonde, vous pouvez continuer le périple (ou alors même prendre un taxi, si la fatigue se fait sentir) et aller jusqu’aux jardins de Montazah qui entourent ce qui fût jadis le palais du roi Farouk.

Cette balade vous donnera un aperçu d’Alexandrie, de cette ville qui s’étend tout en long, de son architecture diverse selon les quartiers où l’on passe,  de sa relation à la mer... et puis avant de se lancer en plein cœur des différents quartiers, c’est une manière d’appréhender la ville, de la voire en quelque sorte dans sa globalité.


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Le bimaristân d'Alep

Publié le : 22 Avril 2006
Le bimaristân d'Alep

Si vous vous rendez à Alep, ne manquez pas d’aller visiter le bimaristân Arghun al Kamili. Bimaristân, mot d’origine perse ("bimar" signifie malades et "stan" maison) désigne la maison des malades. Cet hôpital destiné à accueillir des patients fragiles psychologiquement a été construit en 1354 par un émir du nom de Arghun Al Kamili.

Il est étonnant de voir à quel point les malades souffrant de troubles psychiatriques étaient bien traités, dans cet édifice entièrement conçu pour apporter aux patients le calme et la sérénité par un ingénieux parcours entre fontaines d’eau dont le doux bruit constitue un apaisement, fleurs et lumière. Les patients pouvaient se promener, isolés dans le silence absolu.
Les individus plus gravement malades et représentant un danger pour la société étaient enfermés quant à eux dans des cellules derrière des barreaux, toujours avec le son de l’eau.
Dans l’ensemble, on se croirait plutôt dans un beau palais. Difficile d’imaginer des gens reclus dans cet endroit. Fugacement apparaissent les photographies de l’asile psychiatrique San Clemente de Raymond Depardon et le décalage est saisissant. Des siècles et des siècles auparavant, les Arabes avaient déjà une approche de la maladie psychiatrique beaucoup plus évoluée.


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Hôtel Baron à Alep

Publié le : 21 Avril 2006
Hôtel Baron à Alep

Les informations que je vais donner ici remontent à quelques temps déjà, lors de mon dernier séjour à Alep, en 2001, mais j’ai envie de parler de cet hôtel toujours en fonction et dont je garde un merveilleux souvenir. Je sais que c’est un lieu assez controversé qui suscite de nombreuses réactions : certains adorent, d’autres détestent...

Beaucoup en tous les cas s'accordent à dire que l'endroit est vétuste et n'a plus le charme et la prestance d'antan. Je fais partie de ces gens qui ont été touchés par son charme désuet et qui s’attachent dès la porte d’entrée franchie. On a la sensation de pénétrer dans un monde où le temps s’est figé il y a des années. L’appréhension du monde n’est plus la même, on se sent "participant" à un roman en train de s’écrire. Ce lieu est une histoire mouvante où l’on ne peut s'empêcher de voir des "fantômes", de repartir dans un flash back... Théâtre, cinéma, on est très vite poursuivi par les romans d’Agatha Christie, qui y écrivit d'ailleurs son très fameux Le crime de l'Orient-Express.

Il y a du mystérieux ici, dans ces longs couloirs, ces salons aux ambiances tamisées dans lesquels on s’imagine surprendre des conversations à demi-étouffées. Chacun de ses habitants de passage écrit l’histoire. Même les gens qui tiennent l’hôtel ont leur rôle (peut-être y servent–ils encore, peut-être ont ils disparu depuis 2001 ?) et lui prêtent un peu de leur vie, de leur âme. Monsieur Jean, l’Arménien, le cireur de chaussures, hante le hall, la main tremblante, les yeux tristes et bienfaisants. Monsieur Samir passe de salle en salle pour aller ensuite s’enfermer dans sa loge, propre sur lui, le crâne dégarni, s’exprimant dans un langage châtié, les yeux grands ouverts même s’il n’en paraît rien. Les garçons de café sont dans l’ombre des personnages clefs. Un téléphone noir posé au milieu de nulle part, dans le hall du premier étage totalement déserté... Il ne doit plus fonctionner depuis longtemps, vieux modèle des années 50, je suppose.

Voilà, ce sont toutes ces raisons qui me font aimer cet endroit si particulier, et même si le petit déjeuner laisse parfois à désirer, c’est un voyage à lui tout seul que cet hôtel. Et si vous décidez de ne pas y loger, allez tout de même prendre un verre dans le bar de type colonial.


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Beyrouth

Publié le : 21 Avril 2006

Au-delà des champs d'usines prolifères,
Se dresse l'indomptable regard
D'une ville aux bras mutilés,
De tempêtes
              Balles et obus.

L'écume au bord des lèvres,
Elle tousse, crachote des menaces
              Pesantes
              Lourdes

Encombrée des essences acides et amères
Je ne me rappelle rien,
Sauf du néant innommable de
Cette plaie béante, de cette
Course absurde au temps
Qui passe.


Détour vers Knaissé

Publié le : 21 Avril 2006
Détour vers Knaissé

Knaissé, petit village montagnard au-dessus de Beyrouth, victime lui aussi de la guerre civile libanaise.

Un ciel noir et vitreux. Des gouttes de pluie sur le pare-brise en petits éclats concentriques et maladifs, laissant une empreinte boueuse, voile sur le paysage qui défile.
L’église de Knaissé, et derrière elle, les caveaux bafoués par la guerre, par les hommes.

Trous béants, sombres et engorgés. L’œil n’arrive pas à tout de suite à saisir des détails dans cette pénombre imposante : ossements, brindilles, pierres s’entremêlent dans une indescriptible confusion. Ici, le silence est pesant, l’air lourd et âpre. Les rochers tout autour ont revêtu leur masque mortuaire, à l’image des crânes enfoncés dans la terre.
Il n’y a plus de traces d’horreur, plus l’odeur morbide du crime perpétré, il y a cette tristesse insondable, pénétrante à laquelle on ne réchappe pas.

Le vent s’est levé brusquement, soulevant les feuilles qui volètent, s’arrachant douloureusement du sol. Et ce sifflement plaintif courant lentement le long des murs. La voix de Levon, notre ami libanais, m’arrache violemment à ce lieu, m’enlève le manteau de la mélancolie.

La voiture file. Je ne me retourne pas. J’imagine que ce tableau restera intact tant que les mémoires et la terre n’auront pas oublié.


Détour vers Knaissé

Détour vers Salima

Publié le : 21 Avril 2006
Détour vers Salima

Salima, petit village perché sur le Mont-Liban, à 30 km de Beyrouth,  abritait deux communautés druzes et chrétiennes et fut l'un des villages touché le premier par la guerre civile libanaise.

"C'est parce que les souvenirs des anciennes demeures sont revécus comme des rêveries que les demeures du passé sont en nous impérissables."
                                                                           G. Bachelard, La poétique de l'espace         


La forêt, la route monte et dans une douce langueur, je m’endors, bercée par les soubresauts de la vieille oldsmobile. Parois blanches, luminescentes. Nous pénétrons dans le village de Salima, qui regarde d’un air méfiant ces voyageurs perdus sur les routes exiguës. Nous visitons une immense propriété laissée à l’abandon, dont les ruines portent encore les traces de la douleur et violence passées. Cette bâtisse dont les murs s’effritent peu à peu, lutte dans un douloureux rictus contre l’oubli.
La terre meuble glisse le long des poutres enchevêtrées dans un équilibre précaire. Les murs de pierre s’affaissent, s’étouffent dans un murmure inaudible. Les couleurs bleues et délavées laissent entrevoir un temps heureux, si lointain qu’il en est impalpable. Etat de rêve qui nous est propre, proche, qui fait partie de nous.

Je suis fascinée par cette force, par le caractère de l’endroit qui parle à mon imaginaire, par la vie de la maison qui résiste, qui se dresse pour se rappeler... Ombre passante, fluide et légère qui effleure du bout des doigts la porte.

Le silence n’est soudainement plus silence, et l’on perçoit au loin des rires cristallins, étouffés, des pas feutrés, et la douceur infinie de la nuit. La demeure nous retient quelques instants dans son passé, puis dans un soupir, elle se détourne, lassée.

Dehors, sur un tas de pierre, de briques et de carrelages, se détache un poupon en plastique, les membres démantelés, les yeux crevés ou bien fermés. L’ombre du passé s’envole. Le silence redevient alors notre silence et l’on regarde cette maison se fondre derrière nous, et n’être bientôt plus que notre seul souvenir de Salima.


Détour vers Salima
Détour vers Salima

Arrivée sur Beyrouth

Publié le : 21 Avril 2006
Arrivée sur Beyrouth

Départ pour Beyrouth. Les halls d’aéroports me procurent toujours la même sensation : un étrange calme mêlé à une excitation dissimulée qui grandit au fur et à mesure, au détour d’un couloir, en voyant s’afficher les vols sur un écran télé.

Je somnole pendant tout le trajet, de temps en temps, je regarde les gens autour, j’écoute les bribes de conversation, les langues qui s’entremêlent dans une confusion étouffée. Les pleurs des enfants, les rires des autres, les regards échangés, les sourires. L’avion a atterri à 16 heures, heure locale, j’ai tout de suite senti que je ne retrouverais pas les premières sensations que lorsque j’ai posé un pied en Egypte. Dans les couloirs froids aux lumières néons, les gens sont ordonnés, répondent, parlent en français. Il n’y a pas cette cohue de l’aéroport du Caire, pas ce mélange détonant, la foule, les gens qui hurlent, crient pour rameuter d’éventuels clients dans leur hôtel, leur taxi.
Après avoir récupéré la valise, la sortie : une masse de personnes attend, faisant des signes, certains avec des bouquets, guettant le passage de celui ou celle attendu.

Dans une autre ville, dans un autre monde.

Traversée de Beyrouth, tant de voitures, il y a tant de choses à regarder, des panneaux publicitaires partout : des femmes en soutien-gorges recouvrant des pans entiers d’immeubles. Le champ visuel est rapidement brouillé, submergé par tant d’éléments. Le regard sélectionne : immeubles à l’abandon encore criblés des traces d’obus côtoyant de nouveaux bâtiments flambants neufs, de couleurs vives. Contraste saisissant. Le « neuf » pour étouffer la destruction, comme une disproportion, une volonté d’oublier. Je distingue la mer un peu plus loin. J’adore les premiers instants d’immersion dans une ville, c’est à ce moment là, c’est dans ces premiers moments fugitifs que l’on sait si l’on va aimer regarder la ville et si la ville va se laisser voir. Je crois de plus en plus fortement à cette réciprocité, à l’échange qui se crée, aux premières impressions.

Des fils électriques se croisent, grimpent le long des murs des immeubles, se contorsionnent. Le ciel est lourd et pesant et diffuse une lumière cyanée qui donne un effet presque irréel.

La maison d’Antioche, ancienne demeure de religieuses, une bâtisse blanche où s’entreposent des objets sans vie, sans corps, des icônes attendant d’être restaurées. La chambre : deux petits lits en bois de pin. A l’étage supérieur en plein déménagement : tableaux au sol, posés contre un mur fissuré, vierges multicolores, un matelas. Les objets, même dans ce désert, semblent avoir pris une autre dimension. Ils résistent… simplement. Ils disent tant de choses : ce petit christ en croix, ce portrait de sainte Thérèse touchée par la grâce, ne représentant plus le portrait de quelqu’un, mais un au-delà insoupçonné, une croyance.

La lumière tombe rapidement, les immeubles prennent une couleur rouge, couleur de terre.

Je sais pertinemment que ce premier regard sur Beyrouth demeurera, que j’y revienne bien plus tard ou pas. Beyrouth qui se donne sans se donner, Beyrouth qui panse ses plaies, Beyrouth dans sa foi immuable qui lui a permis de se redresser.


Arrivée sur Beyrouth

Le krak des chevaliers

Publié le : 21 Avril 2006
Le krak des chevaliers

Le krak des chevaliers, dérivé du syriaque karak, signifie littéralement forteresse. Il s'agit d'un château fort datant de l'époque des croisés, à l'ouest de la Syrie sur les contreforts du djebel Ansariyya.

C'est un lieu incontournable et malgré la densité de monde qui se presse aux pieds des remparts pour entrer dans l'immense citadelle, il suffit de passer la porte d'entrée pour faire un voyage dans les siècles. Très rapidement, on oublie les touristes, les groupes qui cheminent, on est seul face aux murs recouverts de mousse, aux fenêtres sans vitre, béantes, ouvertes sur les précipices. Très vite, si on tend bien l'oreille, il nous semble entendre le cliquetis d'une armure, puis le bruit s'intensifie : dans la salle du réfectoire s'étendent les larges tables, les rires enivrés des soldats, prêts à la bataille... Encore plus loin le silence du baptistère... Les ombres remontent lentement, le soleil est vif, le mirage apparaît facilement... Dans les sombres couloirs, on peut se reposer, laisser les fantômes défiler au son de musiques imaginaires. Le temps passe, file à tout allure, les masses de touristes s'en vont... Le jour décline et aucunement l'envie de partir... Vous venez de faire un voyage des siècles en arrière, c'est un lieu qui pousse à la romance, aux visions, à la contemplation et que l'on n'est jamais prêt d'oublier...

A voir et à revoir absolument...


Pour des renseignements historiques précis, vous pouvez consulter d'innombrables sites internet dont celui de l'encyclopédie wikipédia, histoire de vous préparer à plonger dans l'Histoire :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Krak_des_Chevaliers


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Monastère syriaque - Saint Jacques le Mutilé à Qâra

Publié le : 21 Avril 2006
Monastère syriaque - Saint Jacques le Mutilé à Qâra

Au-dessus du bourg de Qâra, situé à une centaine de kilomètres au Nord de Damas, domine le monastère de Saint-Jacques le Mutilé.
Entouré par le désert et les montagnes, ce monastère date du 6ème siècle. Longtemps laissé à l’abandon et tombé en ruines, il a fallu attendre 1994 pour que Mère Agnès Mariam De la Croix, carmélite, tombe amoureuse de ce lieu et décide de se battre pour le reconstruire.

Aujourd’hui, le monastère revit et une nouvelle communauté monastique féminine y a vu le jour : les "moniales de l’Unité d’Antioche", rattachée au diocèse grec-melkite catholique de Homs en Syrie. Cette communauté religieuse a pour but principal de travailler à l’unité et au dialogue entre les différentes Eglises d’Orient ainsi qu’ à la restauration de leur patrimoine spirituel, monastique et culturel.
Au sein du monastère, des religieuses venues d’horizons et d’Eglises différentes, vivent en clôture, en consacrant leur temps à la prière (oraison, messe, lecture spirituelle) et au travail manuel et intellectuel (notamment la restauration d’icônes). Peu à peu de nouvelles vocations se créent et le monastère va acceuillir de nouvelles moniales.

Le monastère acceuille des visiteurs ou des groupes désirant se ressourcer à travers une retraite spirituelle ou simplement venir goûter au silence qui résonne un peu partout dans les couloirs, les  salles de vie commune ou encore dans les petites cellules.

Un petit détour à ne pas manquer...

Site Internet : http://www.maryakub.com


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Monastère syriaque - Deir Mar Musa el Habashi

Publié le : 21 Avril 2006
Monastère syriaque - Deir Mar Musa el Habashi

Après avoir parcouru la Syrie, de Alep à Damas, rien ne vaut un petit détour vers des lieux moins explorés. Et pour cela il y a les monastères, isolés où le temps semble figé. S'y arrêter, que ce soit pour une journée, deux jours ou plus, c'est effectivement prendre le temps d'observer, de goûter au calme et de faire un petit voyage en soi.

Ainsi, à 80 km au nord de Damas, près de la petite ville de Nebek, se dresse le monastère syriaque Dar mar Musa, Saint Moïse l'Abyssin, perché sur des monts escarpés à 1320 mètres d'altitude. Sous un soleil de plomb, la montée semble parfois bien difficile pour des personnes, comme moi, peu entraînées, mais une fois en haut, quel spectacle : à nos pieds s'étend une des vallées désertiques du massif montagneux de Qalamoun.

Le monastère date du milieu du 6ème siècle, et l'église, quant à elle, fut construite au 11ème siècle et l'on y découvre de magnifiques fresques : remarquable scène du jugement dernier, le Paradis avec la Vierge Marie, Abraham, Isaac et Jacob... de l'autre coté l'Enfer, avec les pécheurs pleurant sous une pluie de feu... On peut rester des heures dans cette église d'où s'échappent des vapeurs d'encens, pieds nus sur les tapis au côté des moines, ou des visiteurs de passage.
Ce monastère avait été abandonné au 19ème siècle et il tomba peu à peu en ruine. En 1984 de grands travaux de restauration débutèrent et la restauration prit fin en 1994. Depuis 1991, une communauté religieuse s'y est installée, grâce à un jésuite, Paolo Dall'Oglio. Les moines et les visiteurs masculins logent dans un bâtiment annexe, et un édifice de l'autre côté du wadi acceuillera les moniales et les femmes.
Vous pourrez manger autour d'un repas, dans la chaleur et la bonne humeur. Une fois là-haut, difficile de redescendre et de quitter ce lieu sans avoir un petit pincement au coeur... On n'aurait qu'une envie : y remonter, histoire de vivre encore un petit bout d'éternité...


Pour plus de renseignements sur l'architecture de l'église, la communauté religieuse etc.. vous pouvez consulter le site internet de Deir Mar Musa : http://www.deirmarmusa.org


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La cité des morts

Publié le : 22 Février 2006
La cité des morts

La citadelle se dresse, imposante. A ses pieds, au sud-ouest, s'étend un vaste cimetière, où les vivants ont pris place à côté des morts. Les tombes et les mausolés sont devenus des lieux d'habitation.


La cité des morts
La cité des morts
La cité des morts
La cité des morts
La cité des morts
La cité des morts
La cité des morts
La cité des morts
La cité des morts
La cité des morts

Hôtel de rêve

Publié le : 22 Février 2006
Hôtel de rêve

Siwa ... oasis extraordinaire... Si vous voulez profiter pleinement et vous offrir un week-end idyllique et reposant,  vous pouvez loger au "Shali Lodge"... et vous ne le regretterez pas. Tout le décor est réalisé avec le mobilier traditionnel siwi, salon avec coussins sur le sol... De quoi rêver pendant quelques jours.
Le prix des chambres est de :
- 200 livres égyptiennes pour une chambre simple avec Salle de bain
- 260 livres égyptiennes pour une chambre double avec SDB
- 360 livres égyptiennes pour une chambre triple avec SDB

Shali Lodge
Situé à côté de la place principale, dans la palmeraie
Téléphone : (046) 460 16 99

Attention, faire les réservations quelques temps à l'avance.


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