De loin, "la puerta del sol", la porte du soleil, un des endroits phares de la visite de Tiwanaku (ou Tiahuanaco), ne semble pas mériter l’attention et la vénération qu’on lui porte.
En revanche j’ai été subjugué par les reliefs situés dans la partie supérieure de monument. On y voit le personnage emblématique que l’on retrouve avec quelques variantes dans d’autres cultures andines (Wari notamment).
Au-delà du plaisir esthétique que m’a procuré ces reliefs, j’ai appris par la suite que plusieurs spéculations existaient quant à leurs significations. La théorie dominante est celle de la représentation figurative d’un calendrier solaire ou lunaire. Plus étonnante mais non moins intéressante est celle soutenue par un architecte de La Paz, Carlos Calvimontes Rojas, qui montre que la puerta del sol exprime des propriétés géométriques parfaites que l’on retrouve dans les différentes proportions et symétries de cette porte. Bien entendu il ne s’agit pas d’une théorie scientifique.
Que cette théorie soit farfelue ou non n’est pas la question pour moi. Toutes ces spéculations et théories que l’on retrouve associées à la plupart des monuments précolombiens font, je pense, partie du charme et des mystères qui entourent les cultures précolombiennes ; ce qui à pour effet de rendre ces lieux encore plus attrayants pour le visiteur.
http://es.geocities.com/ccalvimontesr/TIWANAKU.html
En parcourant mes souvenirs du site de Tiwanaku (ou Tiahuanaco), la grande cité d’une des grandes civilisations pan-andines du même nom et d’ont l’influence s’étendit dans toute la cordillère des Andes de la Bolivie et du Pérou, je suis tombé sur un site didactique proposant des visites virtuelles assez bien faites des principaux sites archéologiques de la région.
Pour les amoureux d’archéologie et des cultures précolombiennes, j’ai souhaité partager avec vous cette trouvaille. Certaines présentations sont en espagnol et d’autres en anglais. Quoi qu’il en soit, même si vous ne maîtrisez aucune de ces langues, la clarté des animations mérite bien le détour. Une des animations montre par exemple le réseau des chemins Incas qui s’étendait sur plus de 4000 kilomètres du Nord au Sud !
J’espère que ce site vous aidera à mieux préparer vos visites, ou bien simplement approfondir les lieux magiques que vous avez visité, tel l’impressionnant Tiwanaku situé à près de 4000 mètres non loin du lac Titicaca et de La Paz en Bolivie.
TIWANAKUARCHEO: http://www.tiwanakuarcheo.net/
Changer de l’argent est assez problématique dans tout le pays. Voici quelques conseils, fruits de mon expérience.
1- Si vous emportez des dollars, sachez que les coupures de 100 dollars, en particulier les séries de 2001, sont rarement acceptées. Emportez avec vous de préférence des coupures de 20 dollars. Pour les euros, pas de contre-indications pour le moment.
2- Si votre billet (euro/dollar) est écorché, même légèrement, ou marqué, vous aurez du mal à le changer. Avant votre départ, vérifiez chacun de vos billets...
3- Le taux de change est meilleur si vous changez votre argent dans la rue. Ce qui ne vous met pas à l’abri de recevoir en échange des faux billets en soles, surtout si vous êtes typé touriste. Si vous êtes tous seul, préférez une banque, vous perdrez au change mais vous n’aurez pas de problèmes de fraude. Autrement, faites-vous accompagner par un péruvien.
4- Comptez l’argent que l’on vous rend ou que l’on vous change, je me suis déjà fait voler quelques soles par ce biais.
5- Enfin sachez que la plupart des supermarchés acceptent le paiement en dollars (pas en euros) à un taux de change généralement supérieur à celui de la banque et du marché parallèle (de la rue).
6- A Lima, les meilleurs endroits pour changer votre argent sont le centre de Lima (Plaza San Martin) et à Miraflores (Avenida Larco).
El Club del Vino est un club de tango très connu à Buenos-Aires. En plein quartier bohême de Palermo Viejo, El Club del Vino offre une programmation musicale généralement intéressante dans un cadre assez sympathique. En effet, comme son nom l’indique, ce lieu héberge également un bar et musée sur le vin.
Chaque fois que je passe par Buenos-Aires, je ne rate jamais l’occasion d’aller écouter le mythique duo "Salgan - De Lío", derniers survivants de l’âge d’or du tango classique des années 40/50. Ils jouent régulièrement dans ce club depuis plus de 11 ans. Bien que de plus en plus touristique, explosion du tourisme à Buenos-Aires oblige, je retrouve néanmoins dans ce club une essence typiquement "porteña" absente des clubs du quartier de San Telmo.
L’entrée reste assez chère, environ 20 pesos, mais je vous conseille vivement de vous programmer une soirée tango au Club del Vino, et en particulier pour écouter le duo Salgan - De Lío.
Lima manque cruellement d’une presse écrite de qualité. L’indépendance journalistique n’existe pas vraiment. De même que les analyses et les enquêtes poussées n’intéressent guère les liméniens en règle générale.
Ceci étant, pour rester informé sur les actualités économiques, politiques, et culturelles du pays, je vous propose la sélection suivante (non exhaustive) :
Presse écrite :
El Comercio : un des titres les plus anciens de Lima. L’édition dominicale est intéressante du fait des différents suppléments qu’elle contient (plus d’une centaine de pages !).
www.elcomercioperu.com.pe.
La Republica : où de nombreux analystes politiques important tiennent une rubrique.
www.larepublica.com.pe.
Caretas : l’équivalent du Nouvel Obs. L'édition Internet est payante...
www.caretas.com.pe.
Télévision :
Pour être informé, payez-vous le cable. Les programmes ne sont vraiment pas intéressants.
Radio :
RPP : le « France-Info » de Lima.
www.rpp.com.pe.
CPN Radio :
www.cpnradio.com.pe
Radio Filarmonía : pour les mélomanes (pas de site internet).
En arrivant à Nazca j’étais curieux de mettre à l’épreuve les théories extra-terrestres selon lesquelles les lignes et figures de Nazca seraient des vestiges de pistes d’atterrissage pour des vaisseaux venus d’ailleurs. J’étais en fait abasourdi de constater la force de cette théorie auprès des touristes. J’avais déja observé cette attitude en visitant le temple Maya de Palenque au Mexique.
Une part importante de la démythification des légendes autour des lignes de Nazca est l’œuvre de la regrettée María Reiche, chercheuse d’origine allemande qui dédia une grande partie de sa vie à l’étude de Nazca.
Le survol des lignes de Nazca est certes impressionnant, mais pour ma part, nul doute que les lignes de Nazca sont bien l’œuvre du genre humain ! D’ailleurs une des figures qui représente pour certains un portrait d’extra-terrestre est en fait assez similaire à un dessin d’un enfant de 4 ans...
En revanche le fait que le petit Cessna dans lequel je me trouvais est resté en un seul morceau relève bien d’un mystère !
Ceci étant le survol des lignes de Nazca est un moment unique de votre voyage au Pérou.
Un fournisseur d’accès Internet (FAI), EMAX, vient de s’installer à Lima et propose des tarifs très intéressants.
Pour 40 dollars mensuels, on vous propose internet haut débit plus le cable. Il faut tout de même acheter un modem au prix de 199 dollars, mais au bout du compte EMAX propose des tarifs bien plus intéressants que « Telefonica » et « Cable Magico ».
Les principaux quartiers résidentiels sont couverts mais pas dans toutes les zones. Il suffit de les appeler pour voir si votre immeuble intègre ou non leur réseau.
http://www.emax.com.pe
Les anciennes cultures péruviennes, sur la côte comme dans les Andes, excellaient dans les techniques de momification. Tout comme pour les égyptiens, les civilisations précolombiennes voyaient dans ce rituel une symbolique de continuation de l’Être vers l’au-delà. La vestimentaire, l’habillage funéraire et la position du corps sont autant d'éléments porteurs de significations et de croyances.
Pratiquement tous les ans des momies très bien conservées sont découvertes. Cela tient au fait que le climat est sec et ensoleillé sur la côte et d'un froid glacial dans les Andes. Par exemple, des momies littéralement congelées ont été découvertes à près de 5000 mètres d'altitude !
La région de Nazca, au sud de Lima, regorge de cimetières précolombiens. Mon impression fût forte lorsqu’à portée de main j’ai pu toucher pour la première fois une momie. Tous les détails du corps sont présents, ne manquant plus que l’âme pour faire de ces momies des personnes bien vivantes ! Un cimetière de momies en plein cœur du désert hostile de Nazca est une expérience assez étrange à vivre.
Chaque fois que je quitte Lima vers l'étranger en avion je constate qu'un certain nombre de touristes n'ont pas été avertis qu'ils devront débourser une somme de 30 dollars (25€) pour le paiement d'une taxe.
Le paiement de cette taxe s'effectue après l'enregistrement de vos bagages. Prévoyez donc dans votre budget cette coquette somme d'argent !
Site internet de l'aeroport Jorge Chavez : http://www.lap.com.pe. Vous pourrez également y consulter les horaires des vols nationaux et internationaux.
Le centre de Miraflores regorge de petits restaurants qui proposent des menus à midi à des tarifs très abordables allant de 6 à 15 soles.
Un de mes lieux favoris est sans aucun doute "Donde Marioo" qui fait office de restaurant (midi), bar (soirée) et.... karaoké (le soir). J'aime cet endroit car il est propre et, en entrée, on y sert toujours le fameux ceviche péruvien (possoin cru marinée dans du jus de citron pimenté).
Pour seulement 10 soles vous avez droit à une entrée, un plat chaud, un dessert et une limonade (jus de citron sucrée). Comme courtoisie, on vous offre les "canchitas", des grains de maïs grillés. Les plats sont copieux.
Comme la plupart des restaurants locaux, la décoration n'est pas attrayante, mais il est marrant de voir les serveuses avec leur uniforme orangé.
Ce restaurant se trouve à quelques mètres de l'intersection de Grau avec Pardo (cuadra 5). Bon appétit !
Passage obligé lors de tout séjour à Cuzco, la place forte de Pisac, située en plein coeur de la vallée sacrée de l’Urumbamba, est un site archéologique impressionnant.
Site majeur Inca, ces ruines sont perchées en haut d’une montagne et dominent toute la vallée. La vue y est spectaculaire. Avec un peu d’imagination, on peut facilement recréer la magie de ce lieu où se mêlent les "kanchas" (appartements), les "pukaras" (des tourelles de garde), les "qolqas", et l’immanquable temple du soleil, tous construits selon la technique architecturale caractéristique inca. Prenez le temps d’admirer l’agencement des pierres taillées. Différents sentiers partant du centre archéologique permettent également de visiter des coins moins accessibles.
Sauf erreur de ma part, contrairement à la forteresse d’Ollantaytambo située un peu plus loin, Pisac n’a pas été utilisée comme place forte par les Incas qui se sont rebellés juste après la prise de Cuzco. Divers signes, dont le pillage de tombes et des métaux précieux, témoignent du pillage de ce lieu par les conquistadores.
Pour terminer en beauté la visite, on peut redescendre au village colonial de Pisac par le sentier qui part du centre archéologique. L’agréable descente prend environ 20 à 30 minutes.
Pisac est située à 33 kilomètres de Cuzco. Pour vous y rendre prenez une « comby » pour quelques soles. Le prix de l’entrée varie selon les statuts (touriste, résidant, étudiant).
Une récente contreverse avec une société chilienne sur la protection et la commercialisation du nom « Suspiro a la Limeña » a remis au goût du jour l’intérêt des péruviens pour ce délicieux dessert liméen.
Sans prétention aucune, si la gourmandise occupe une place importante de votre vie, vous ne pourrez plus vous passer du Suspiro a la Limeña. Vous succomberez comme moi au plaisir fondant de ce dessert, très, mais alors très sucré...
Comme le montre la photo, le Suspiro a la Limeña est une rencontre entre une confiture "mi épaisse mi liquide" à base de lait concentré, - qui donne une couleur caramel agréable à la vue -, et une mousse de meringue vanillée saupoudrée avec de la cannelle.
La petite histoire rapporte qu’en goûtant ce dessert le poète José Galvez aurait affirmé "qu’il évoque le doux soupir des liméennes", d’où le nom « Suspiro a la Limeña ».
Contrairement à un dessert tel que la Damnation (crème fraîche ou fromage blanc avec de la crème de marrons), qui joue sur le contraste « nature sucré », notre dessert joue quant à lui sur le contraste des textures rugueuse de la mousse et liquide de la confiture.
Paradoxalement vous ne trouverez pas trop d’endroits où déguster le Suspiro. Près de la Plaza de armas, rendez-vous en fin d’après-midi (pas avant) au parque Chabuca Granda (au dos du palais présidentiel). Ailleurs, dans les quartiers résidentiels (Surco, Miraflores, la Molina, etc.), certains boulangers-traiteurs le préparent également.
Le prix indicatif est d’environ S/. 3.50.
Un aspect important de la découverte du Pérou, et à ne surtout pas manquer, est sans aucun doute sa riche gastronomie composée de produits méconnus en Europe.
La Lucuma est un fruit originaire du Pérou. Ce fruit présente une certaine ressemblance avec l’avocat mais sa chaire est beaucoup plus compacte et de couleur jaune orangée.
Il est difficile de décrire la texture rugueuse et sèche ainsi que le goût sucré de la chaire. Son goût est assez subtil et évoque à la fois la vanille et la carotte.
Curieusement, les péruviens préfèrent ce fruit lorsqu’il est transformé en yaourt, glace, ou autres desserts plutôt que nature.
Le goût étant exquis, ne manquez surtout pas d’y goûter!
Pour les curieux :
Espèce : Pouteria lucuma
Famille : Sapotaceae
En principe en rentrant au Pérou vous avez droit à un séjour de 90 jours. Sachez que parfois à votre arrivée en vous donnera que 60 jours sans aucune explication.
Le Pérou est un pays fascinant et les routards non limités en temps y séjournent parfois plus que le délais légal. Au lieu de quitter le pays pour y revenir pour obtenir un nouveau visa, sachez que pour environ 10 à 15 dollars, vous pouvez prolonger votre séjour sur place.
Pour cela, il suffit de vous rendre dans une des agences de "Migraciones" (l'administration compétente en la matière) localisées uniquement dans les grandes villes (Lima, Arequipa, Trujillo, Chimbote, Cuzco, Huancayo, etc.). Le parcours est un peu athlétique comme toute démarche administrative mais l'accueil est cordial.
Site de "Migraciones" (en espagnol uniquement): http://www.migraciones.gob.pe/
Dans les Andes, l’architecture Inca a adapté les techniques de la côte péruvienne en substituant les briques en adobe par les briques en pierres taillées. On sait que les différentes constructions obéissaient à une planification urbaine précise. Des maquettes servaient de modèles 3D aux maîtres d’œuvres.
Peu ou pas de données techniques précises sur la manière dont les bâtisseurs taillaient les pierres avec une précision millimétrique et qui étaient transportées depuis les carrières. On sait seulement que pour les palais impériaux et les temples du soleil, une fine pellicule à base d’argile était utilisé comme élément de mortier entre les pierres.
Pour les constructions de forteresses, comme par exemple celle de Sacsahuaman à Cuzco, des pierres polygonales pesant plus de 2 tonnes étaient utilisées, ce qui permettait un agencement parfait entre elles.
Les toitures étaient construites à base de bois et d’éléments végétaux séchés similaires aux huttes gauloises.
Bien qu’aujourd’hui il ne reste guère que les pierres brutes comme vestige du passé, les chroniqueurs espagnols ont rapporté que les mûrs de principaux palais étaient peints et certains recouverts de plaques en or! Cela devait être sans doute grandiose comme vue.
Il reste enfin à parler des "routes" des andes, mais cela mérite un article à part entière.
Site en fraçais présentant des données techniques intéressantes: http://www.perou.net/ala/fr/Architecture.html
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