Moins connu du grand public que leur contemporain Inca, l’Empire Chimu occupe néanmoins une place importante dans l’Histoire pré hispanique du Pérou. En particulier les artisans chimus font figure des plus doués du continent Américain en matière d’orfèvrerie. En revanche leurs compétences de bâtisseurs de centres monumentaux sont moins bien connues.
Chan Chan (ou Chimor), le centre politique et religieux des Chimus est un lieu de passage obligé pour tout voyageur qui passe par la ville de Trujillo, la grande ville de la côte Nord du pays.
Saviez-vous que Chan Chan est la plus grande cité jamais bâtie en adobe de tout le continent Américain ? En 1986 elle fût déclarée patrimoine de l’humanité par l’Unesco.
Le centre archéologique en tant que tel n’est pas forcément très intéressant pour un visiteur non expert en archéologie. En revanche c’est le cadre du site qui le rend fascinant, voire dépaysant pour le touriste. Le cadre est magnifique : le désert côtier, les pyramides ainsi que les palais complètement délabrés (fautes de ressources financières pour les entretenir…) par le temps et le phénomène El Nino, sans oublier les « Huaqueros » ou pilleurs de tombes. Enfin quand vous rentrez dans le Tschudi, le seul palais ayant fait l’objet d’une restauration, vous ressentirez sans doute comme moi une sensation d’oppression liée aux mûrs jaunâtres de 9 mètres de hauteur qui vous entourent. Plus qu’une visite « intellectuelle », la visite de Chan chan est avant tout une expérience des « sens ». Amusez-vous à imaginer comment dans un désert apparemment hostile à toute forme d’épanouissement, une culture florissante comme celle des Chimus a pu voir le jour…
Au niveau pratique, pour commencer votre visite, faites l’effort de marcher les 2 kilomètres qui séparent la route Trujilllo – Huanchaco du site archéologique, afin de rentrer « mentalement » dans cet univers d’adobe. Je vous déconseille de louer les services d’un guide à l’accueil, ils sont en effet assez mauvais (prenez avec vous un guide papier). Dépensez plutôt votre argent pour acheter les très belles répliques artisanales de « Huacos » (céramique funéraire) Chimu et Mochica que vous trouverez à la sortie du site archéologique. Enfin, je vous conseille de visiter les lieux le matin ou en fin d’après midi afin d’éviter le soleil qui tape très fortement. Si vous prenez un taxi depuis le centre de Trujillo, ne payez pas plus de 7 soles.
http://www.unitru.edu.pe/cultural/arq/mchan.html
Las Violetas, le "Café des Cafés" de Buenos Aires.
A Buenos Aires, comme d’ailleurs dans la grande majorité du pays, le "bar- café" est un peu comme une extension du "Chez soi". Cela est particulièrement vrai dans la capitale argentine.
Réouvert récemment, et situé dans le quartier d’Almagro (20 minutes du centre ville en bus et/ou métro), Las Violetas est un des cafés les plus impressionnants de la ville compte tenu de son architecture et de ses traditionnelles viennoiseries.
Mélange d’un style typiquement viennois avec des magnifiques vitraux importés de France, Las Violetas est un lieu plus qu’agréable pour se plonger dans l’atmosphère de l’Argentine du début du XXème siècle. Passez de préférence à l’heure du thé et demandez une "Bandeja" (un plateau) à partager , composée de sucré et salé pour environ 22 pesos. Comme dans la plupart des cafés-restaurants, le service y est généralement impeccable.
Lieu de passage obligé pour les amoureux des cafés!
http://www.lasvioletas-cafe.com.ar/html/home/index.php
Miraflores est sans doute un des quartiers les plus agréables à vivre dans cette jungle urbaine et chaotique qu’est aujourd’hui devenue Lima (près de 8 à 9 millions d’habitants !).
Ce qui me fascine et peut déconcerter un puriste d’un urbanisme ordonné et rationnel réside dans la multiplicité des styles architecturaux et dans l’aménagement du territoire urbain de ce quartier. En effet, une promenade dans Miraflores permet de traverser différents espaces-temps, un peu á l’image des récits surréalistes des auteurs latino américains où tout devient possible.
Je commence souvent mes balades autour de la Huaca Pucllana, énorme pyramide précolombienne de la culture Lima (+/- 200 ans après J.C) entièrement construite en briques d’adobe. Je traverse ensuite les rues Piura et Borgoño et alentours où je passe devant des belles maisons de style Art Nouveau ! J’entre ensuite dans ce que j’appelle le Miraflores du 19ème, quand Miraflores était encore un village éloigné de Lima, et dont il reste encore quelques beaux vestiges : des belles maisons en bois et en adobe d’un style architectural assez particulier sans être pour autant trop original. Chaque fois que je passe dans les rues Bolognesi, Grau et Racavarren, je pense au grand intellectuel et écrivain de Miraflores, Ricardo Palma (1833-1919) qui habita ces lieux. Les promoteurs immobiliers sonnent malheureusement le glas à ces belles demeures…
Après quelques minutes de marche j’arrive à un quartier pittoresque que j’aime à appeler le « village de Miraflores ». Entre les rues Ocharan et Colon, on trouve des petites maisons à deux étages typiques de Lima. Le style architectural, sans être beau, est néanmoins très plaisant. On y retrouve des influences mauresques, sévillanes et locales. Ce qui fait le charme de ce quartier c’est sa tranquillité et surtout les couleurs des maisons : du jaune moutarde, on y trouve des maisons mauves, en passant par du rouge brique et du vert pomme ! Le visuel est fantastique tant sous le soleil de l´été austral que sous l’épaisse brume de l’hiver qui envahie Miraflores.
Je continue alors ma promenade par le Malecon (la rivera) qui longe le Pacifique. Ici, en plus de la beauté de la mer, les immeubles luxueux de 20 étages donnent un côté chic à Miraflores : curieuse synthése d’Ipanamena à Rio et Pocitos de Montevideo. Je remonte enfin les avenues commerciales Larco, Benavides et Pardo (resto., cinémas, parcs, culture etc.). Ici Miraflores s’apparente à une grande métropole sud américaine oú la classe moyenne s'entasse dans des immeubles de plus en plus élevés. En revanche j’évite le Miraflores que j’appelle « USA », ces zones résidentielles sans âme où l’on croise les derniers 4x4 stationnés devant d’énormes villas avec piscines et sécurité privée.
De retour chez moi, et un peu à l’image du personnage « un tel Lucas » de Cortazar, je contemple le tout Miraflores depuis la vue panoramique de ma fenêtre en buvant un « whisky on the rocks ». Du site archéologique au « whisky on the rocks », tout est presque possible et imaginable à Miraflores ! C’est pour ces raisons que j’aime ce quartier, en fait véritable ville dans la ville!
http://pucllana.perucultural.org.pe/ Infos sur la Huaca Pucllana.
http://www.miraflores.gob.pe Site de la municipalité de Miraflores.
http://es.wikipedia.org/wiki/Ricardo_Palma Petite introduction à Ricardo Palma en espagnol.
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