Compte tenu de son importance touristique, Huaraz (3000m) est assez bien desservie par les compagnies de bus, que ce soit depuis Lima (400 km), Chimbote (210), ou Trujillo (315).
A l’aller nous avons opté pour la compagnie CIAL dont le rapport qualité-prix nous a semblé correct : 35 soles pour 8 heures de route. Fort heureusement le bus était propre. Le trajet retour, nous l’avons effectué avec Movil Tours, qui est une compagnie de bus de plus en plus cotée mais un peu plus chère que CIAL, mais qui offre la même qualité de service. Pour un peu plus cher, mais plus rapide, je vous conseille Cruz del Sur. Il existe également une myriade de petites compagnies que je vous déconseille fortement.
C’est en réservant notre retour que nous avons découvert le pot aux roses : le trajet Huaraz-Lima est facturé plus cher que le trajet inverse. Aussi, si vous partez de Lima, achetez directement un aller-retour. Vous ferez ainsi un peu d’économie. Attention, je vous conseille de réserver avec un certain temps d’avance votre billet. En effet, à certaines périodes de l’année les places partent vite.
Les départs ont généralement lieu de nuit, et quelques fois en début d’après-midi. Le trajet est magnifique : au départ de Lima, on longe la fabuleuse falaise du serpentin. La déviation vers les Andes se fait à Pativilca. La dernière partie de la montée vers la "cordillera negra" est impressionnante !
L’aéroport de Maiquetia aurait-il perdu son charme caribéen ? De passage pour prendre un vol Air France vers Paris, j’ai eu une drôle d’impression.
Premier point, vous n’arrivez plus au Venezuela mais à la République bolivarienne du Venezuela. Les belles hôtesses que j’avais croisé jadis, en 2002, ont été remplacées par des policiers, des militaires et autres agents de sécurité peu accueillants. Auparavant, on pouvait prendre un verre en payant en dollars. Aujourd’hui, on n'accepte que des bolivarianos. En traversant de long en large l’aéroport côté transit, je n’ai trouvé qu’une seule maison de change. Inutile de vous parler de la file d’attente. Enfin, discret mais tout aussi pervers, quelques propagandes politiques par si par là... Suis-je vraiment au Venezuela, ou bien à Cuba ??
Moi qui adore les ambiances des aéroports, j’ai été très désenchanté avec celle de Maiquetía. Même à Newark, je me suis senti moins surveillé qu’à Caracas... J’espère me tromper mais je crains un renforcement des contraintes pour les voyageurs en transit ou arrivant au Venezuela. D’ailleurs sachez que l’impôt de sortie (pour quitter Caracas) coûte désormais plus de 50 dollars !
Ambiance aristocratique, salon luxueux, vue sur la plaza de armas de Lima et prix très raisonnable ; voila le cadre de rêve qu’offre le salon du Club de la Union.
C’est en tuant le temps que par curiosité j’ai franchi le portique du club, situé sur l’élégante Plaza de Armas de Lima. A ma surprise complète, je vis, collé sur le mûr en marbre, une affiche indiquant «menu pour 10 soles».
Le salon reprend le standard des clubs anglais. A table, pas de chaises mais des fauteuils. Service impeccable, garçons en nœud papillon. Seul véritable bémol, la nourriture, qui n’est pas excellente et qui ne reflète pas la majéstuosité du lieu. Mais celle-ci n’est que secondaire et le seul fait d’apprécier le Club de la Union vaut bien le détour.
Après 13h30, il es très difficile de trouver une table...
Buenos Aires est une grande ville. Pour se rendre d’un point à un autre on doit prendre le bus (colectivo) ou le métro.
Par expérience, j’ai appris que pour arriver à un lieu de destination, je dois généralement emprunter plusieurs lignes de bus. Avec plus de 180 lignes, cela devient un vrai casse tête et les porteños ne renseignent pas toujours de façon précise. Le colectivo est sans doute le meilleur moyen de découvrir la ville, et très pratique car il y a toujours une ligne qui passe là où vous souhaitez vous rendre.
C’est pour cette raison que j’ai acheté un guide de poche des colectivos dans un kiosque à journaux pour quelques pesos. Le parcours de chacune des lignes y est détaillé et accompagné d’une carte de la ville par quartiers qui indexe les parcours. Je me promène maintenant très facilement dans l’immensité de la ville.
Si vous ne souhaitez pas acheter le guide de poche, une autre solution consiste à consulter le site Xcolectivo (http://www.xcolectivo.com.ar/colectivo/index.html) qui fourni les parcours des lignes de bus, mais sans le détail du plan, ce qui est beaucoup moins parlant. Il suffit de cliquer sur le numéro de la ligne et/ou sur le lieu de destination (Constitucion, Chacarita, etc.).
Un trajet en bus coûte environ 80 centimes de pesos. Lorsque vous montez, vous devez indiquer au conducteur la quantité de tickets puis introduire la somme dans une machine à sous. Lorsque le bus est en marche, cet exercice ressemble à une acrobatie ! La descente se fait par la porte centrale ou arrière. Pour indiquer un arrêt, il suffit, comme pour les bus parisiens, d’appuyer sur le bouton « arrêt » !
Je ne m’imaginais pas que manger convenablement à Huaraz serait aussi difficile. Compte tenu que la ville vit du tourisme international et national, les prix sont bien plus élevés que partout ailleurs dans le pays.
Du fait de la présence de nombreux étrangers de passage dans la ville, on trouve facilement des restaurants qui proposent une cuisine internationale sans grand intérêt : pizzas, pâtes, crêpes…
Ce n’est que le jour de mon départ que j’ai trouvé la perle rare et oú j'ai mangé très correctement pour une somme modique. C’est en cherchant un toilette propre que nous sommes montés au premier étage de l’hôtel Huaraz (l’architecture est horrible, avec des fenêtres teintées de pourpre). Contrairement à l’image extérieure de l’établissement, plutôt repoussante, nous sommes tombés sur un charmant "resto-cafétéria". Pour 6 soles, j’ai mangé un menu comprenant une truite pannée en plat principal. C’est vraiment une adresse exceptionnelle pour Huaraz. A ne pas rater.
Une autre adresse intéressante est une boulangerie (pas de nom mais je vous donne l'adrrese ci-dessous), qui ouvre vers 6 heures et oú j'ai pris des petits déjeuners vraiment bons : café au lait et des tartelettes aux pommes.
Restaurant : Luzuriaga cuadra 5, entre Jiron la Mar et l'avenue Raimondi (hôtel Huaraz, bâtiment vitré d'aspect moderne).
Boulangerie : Avenue Raimondi à quelques pas de Luzuriaga.
Chavin de Huantar est un des sites archéologiques majeurs de Andes. L’horizon Chavin a exercé pendant près d’un millénaire une influence culturelle et technologique considérable dans la région.
Contrairement à ce que je m’imaginais, les possibilités d’aller à Chavin depuis Huaraz sont assez restreintes. En effet, très peu de bus de passagers font le trajet au village de Chavin (3 heures de route environ) et à des horaires peu intéressants pour les visiteurs. En fait, l’industrie touristique monopolise la totalité des bus allant à Chavin. Il n’y a donc ni le choix des tarifs ni celui des horaires : on part tôt le matin et l’on revient en début de soirée, ce qui limite considérablement le temps de visite du site archéologique. De plus, les bus arrivent sur place vers 13 heures, ce qui correspond au début des pluies lors de la saison humide ! De mon point de vue c’est dommage car l’idéal serait d’arriver tôt ou tard au charmant village de Chavin et de profiter ainsi véritablement du site. Bref, il est possible de suivre cette suggestion, me cela vous oblige à rester 24 heures à Chavin et surtout de payer en double votre billet vers Huaraz. C’est vraiment dommage... Un aller retour coûte environ 30 soles.
Pour arriver à Chavin depuis Huaraz, il faut traverser la cordillère Blanche. La première partie du trajet est assez monotone, mention à part faite de la lagune de Querococha, dont l’eau est d’un noir troublant. Au bout d’une heure et demie de trajet on franchit un col à 4516 mètres au niveau du tunnel du Kiwash. A partir de là, la descente vers Chavin est magnifique. La route est jonchée de précipices assez impressionnants et la vue sur la vallée est vraiment splendide : couleurs ocres et vertes des parcelles cultivées, petites maisons typiques.
Pour les marcheurs qui disposent de temps, depuis le village d’Olleros (proche de Huaraz), il existe un trek de deux jours vers Chavin qui emprunte l’ancienne route Inca reliant Chavin à la côte (Casma).
Je suis tombé sur l’hôtel Samuels par défaut, faute de trouver mieux au bout d’une heure de recherche de logement.
Cet établissement ne possède aucun charme, comme d’ailleurs la grande majorité des hôtels de Huaraz, mais il a le mérite d’être propre et très bien placé.
Pour 40 soles j’ai eu droit à une chambre double, avec eau chaude et le cable. A ce prix, pas de petit déjeuner. Les chambres sont assez obscures et assez mal insonorisées. Cette description vaut d’ailleurs pour la plupart des hôtels que j’ai visité. Inutile de demander quelque renseignement que ce soit au réceptionniste, c’est à peine s’il sait lire et écrire !
A Huaraz il y a autant d’hôtels et de chambres d’hôtes que de voitures. Pour autant, trouver une chambre convenable et à bon prix est un vrai casse tête quelle que soit d'ailleurs la saison. Pour tout dire, j’ai du visiter une bonne dizaine d’hôtels avant de trouver une chambre de disponible. Les choix réels sont donc assez limités.
A cette difficulté, résultante de la forte demande (Huaraz étant le point de départ de nombreux treks), s’ajoute les prix qui sont sensiblement plus élevés que dans le reste du pays, un peu comme à Cuzco. Cela reste vrai pour l’hébergement et la nourriture. Je n’ai pas trouvé de chambre double pour moins de 40 soles.
Une solution alternative est de loger soit dans les faubourgs de la ville, soit dans les villages alentours du callejon de huaylas, notament à Carhuaz (à 25 minutes de Huaraz). Pendant la haute saison (juin-août), plusieurs guides m’ont recommandé de réserver à l’avance...
El Sillar est un restaurant familial logé dans une vieille demeure de Miraflores qui prépare des spécialités arequipeñas (assez pimentées).
J’ai tout d’abord été attiré par le menu à 8,50 soles et la nature des plats typiques proposés et par le cadre de la petite maison aménagée en restaurant.
Bien que la cuisine me soit apparue plus que correcte compte tenu du prix, notamment par la fraîcheur de ingrédients, j’ai trouvé les portions un peu maigres par rapport aux standards péruviens. Si vous avez des grandes jambes, vous risquez de vous trouver un peu à l’étroit.
Finalement cette adresse peut être une alternative intéressante aux chifas.
En exagérant un peu, Pocitos est un Copacabana sur le Rio de la Plata. De mon séjour à Montevideo, j’ai trouvé que Pocitos serait un endroit idéal pour y faire mon nid.
Ce n’est pas un quartier touristique ni vraiment un quartier tout à fait huppé. Il n’y a en effet aucune attraction majeure si ce n’est de se promener comme un aristocrate au bord de la plage sur la Rambla Republica del Peru et d'y s’arrêter pour boire un verre dans un des nombreux cafés qui se succèdent tout au long de la Rambla.
Une promenade dans Pocitos reste pourtant intéressante car ce quartier donne un aperçu du mode de vie de la classe moyenne libérale de Montevideo. En flânant dans les rues vous constaterez l’agréable confort qu’offre ce quartier : centres et instituts culturels, écoles, commerces, librairies, etc... Je vous conseille d’arriver pour le déjeuner, mangez dans un des nombreux restaurants, puis prenez un café sur la Rambla. Remontez enfin le boulevard España, une des principales artères du quartier. Pocitos est à environ 15 minutes du centre ville en bus. Au retour, la plupart des bus vous déposent sur la 18 de julio.
Voila un restaurant typiquement Péruvien ! J’ai découvert cette adresse après avoir été invité. Aires Peruanos résume à mon sens le Pérou créolisé tant dans l’ambiance de la salle que par son excellente cuisine.
La salle est vraiment pittoresque car elle se trouve dans un sous-sol type bowling américain. Le peu de décoration, les énormes encarts présentant les promotions et la faible lumière donne du charme à l'ensemble. Tous les jours un orchestre de musique costeña joue pour le public. Le soir ce lieu se transforme en piste de danse.
Pour 12 soles (prix unique pour chaque plat), j’ai dégusté un excellent tiradito (variante du ceviche) et un lomo saltado. Les portions sont vraiment abondantes. Une dernière particularité du lieu est que l’on paye avant d’avoir mangé !
Aires Peruanos est à quelques minutes à pied de la plaza de armas de Lima, donc très facile d’accès.
Il n’est pas étonnant que Montevideo soit l’autre grande capitale du tango. En me promenant dans la vieille ville (qui fut anciennement entourée de murailles), je retrouve ce brin d'air nostalgique qu'évoque le tango, d’ailleurs plus qu’à Buenos Aires même.
L’entrée du quartier se fait à travers la Puerta de la Cuidadela (une porte de l’ancienne muraille) qui débouche sur la rue piétonne Sarandi. La vielle ville présente deux visages. D'un côté, celui un peu touristique où petits cafés agréables, places et marchés artisanaux se côtoient. De l’autre la vieille ville abandonnée à son sort...
La Plaza Matriz est un lieu idéal pour faire une pause café. J’ai découvert un marché couvert près du port où l’on mange des asados succulents ! En déambulant dans les rues on apprécie les maisons au style colonial et la brise qui vient du Rio de la Plata. Dans une de ces maisons du quartier séjourna Garibaldi, qui perdit une bataille navale face aux forces de l’Amiral Brown.
J’ai vraiment apprécié ce quartier rempli d’histoire et de nostalgie. Le soir, paraît-il que le quartier est à éviter.
Le meilleur moyen pour rejoindre l’Uruguay (Colonia, Montevideo, et Punta del Este) depuis Buenos Aires est de prendre le ferry rapide « buque bus ».
Je l’ai pris à plusieurs reprises et je dois avouer que j’ai été surpris de la qualité et la rapidité des ferries. Il faut compter environ 1 heure pour rejoindre Colonia et 3 heures pour rejoindre Montevideo. Il existe 5 liaisons journalières pour rejoindre Montevideo, ce qui donne pas mal de souplesse.
Même si les prix restent plutôt chers comparés au Bus (mais moins que l’avion), il faut compter environ 200 pesos argentins pour Montevideo, le gain de temps est indéniable. De plus par le ferry, la vue sur le port de Buenos Aires est magnifique et à ne surtout pas rater ! Du point de vue de l’imaginaire du voyageur, il est difficile de croire que l’on navigue sur le Rio de la Plata et non sur la mer, ce qui n’empêche nullement la perception des vagues qui viennent claquer la coque du navire.
L’arrivée se fait dans la vieille ville. Montevideo n’étant pas très étendue, on arrive facilement au centre ville (avenida 18 de julio).
Site de la compagnie : http://www.buquebus.com/
Lors de mes différents séjours à Buenos Aires j’ai pu constater que la vie culturelle de la ville y était extrêmement riche et comparable à celles des grandes capitales européennes.
Le ministère de la culture de la ville possède plusieurs centres culturels, dont le plus imposant est le San Martin, édifice moderne qui date de 1970.
J’y suis allé à plusieurs reprises pour y écouter gratuitement du tango ou pour assister à des pièces de théâtre pour des sommes modiques (le centre est bien entendu subventionné par la ville). Leur site internet reprend l’essentiel de la programmation en cours. Je pense que c’est une occasion de s’immerger dans l’esprit créatif des porteños ! L’avantage du San Martin est qu’il est en plein centre ville, avenue Corrientes.
Compte tenu de sa popularité, je vous conseille de vous rendre bien à l’avance à chaque spectacle car il n’est pas rare de se retrouver dans des files d’attente interminables. Il y a deux entrées, l'une avenue Corrientes, l'autre calle Sarmiento (au dos de Corrientes).
http://www.ccgsm.gov.ar
Traditionnellement il y avait deux pizzerias de renom dans le centre, en pleine avenue Corrientes, qui plus est séparées de seulement quelques mètres ! L’une Serafin, l’autre Guerrin. Serafin, qui ciblait un public plus populaire, a fermé depuis.
Guerin propose des pizzas traditionnelles vraiment excellentes. Les plus simples (napolitana et mozzarelle) sont de loin les meilleures. Guerrin est une des dernières pizzerias à garder la particularité des comptoirs. En effet, de nombreux clients mangent debout au comptoir, en particulier le midi et en début de soirée, car les prix sont plus bas que si vous mangiez en salle. Pour moi, la pizza de Guerrin est incontestablement la meilleure. Je vous la recommande vivement !
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