On l'attendait, on l'espérait, il est ressuscité ! (D'actualité en cette période de Pâques).
J'ai vécu deux ans à Nantes, deux ans durant lesquels je suis passée tous les jours ou presque devant le château des ducs de Bretagne, où plutôt devant les échafaudages agrippés à la façade comme une toile d'araignée rétive dans un grenier. Dans les douves sales, de malheureux canards barbotaient dans une marée noire locale. La grille close s'est enfin rouverte depuis le mois de novembre, après une longue restauration. Mais que l'on se rassure, les canards sont toujours là, gigotant avec entrain dans des bassins d'eau claire et cancanant (normal pour ces bestioles) sur les grasses pelouses.
Car désormais, le château est à nouveau visible, tout beau, tout neuf. Les bâtiments ont retrouvé leur blancheur initale, broderie de dentelle de l'architecture renaissance. On peut faire le tour complet des remparts, grimper dans les escaliers (très, très nombreux), visiter au passage les tourelles, les salles sombres et sobres, conçues d'après le manuel de la parfaite petite forteresse défensive.
Le logis royal, au centre de la cour, est tout à fait acceptable, mais l'agent immobilier refuse de dévoiler le loyer. Il reste également muet sur le prix du petit donjon médiéval du XIII° siècle, pourtant nettement moins somptueux.
Celui-ci n'a pas été en effet conçu comme résidence de la cour bretonne, car il aura fallu attendre ce cher François II, dernier duc de la Bretagne indépendante, pour transformer la demeure en palais, et ce, seulement au XV° siècle.
Au XVIe siècle, avec le rattachement de la Bretagne à la France (1532),le château est loué par les rois de France (ou plutôt investi, certaines personnes ne s'embarrassant pas des taxes foncières).
Début du XVIIe siècle, c'est la crise du logement, l'inflation... : le château est transformé en caserne.
La Ville de Nantes, devenue propriétaire en 1915, le destine à devenir un musée municipal.
Je n'ai pas visité le musée, consacré à l'histoire de Nantes et à l'histoire populaire régionale, car la récente réouverture du château attire les foules (encore et toujours la crise du logement). Il est donc conseillé de réserver... Vous pouvez réserver vos places sur Internet ou dans les accueils de l'Office du Tourisme de Nantes Métropole: 2, place Saint Pierre ou 3, cours Olivier de Clisson.
La cour du château, le circuit des remparts et le jardin dans les douves sont en accès libre
Du 15 mai au 15 septembre de 9 à 20h
Du 16 septembre au 14 mai de 10 à 19h
Musée ou exposition temporaire:
Plein tarif : 5€
Tarif réduit : 3€ pour les 18/26 ans
Musée et exposition temporaire:
Plein tarif : 8€
Tarif réduit : 4,80€
Pass musée du Château valable un an: 22€
En se promenant dans l'enceinte du château et ses alentours, on accède aux très beaux jardins royaux.
Accrochés à la corniche au-dessus de la ville de Prague, ils constituent des mini "jardins suspendus de Babylone", offrant un panorama superbe et verdoyant sur les clochers de la cité colorée.
Autrefois potagers, la plus petite partie de ces espaces verts entourent les anciens remparts, d'où le nom de Jardin des remparts, ou Jardin du Sud. Des statues du XVIIIème siècle, figures le plus souvent mythologiques, y sont disséminées. La plus ancienne partie, datant de 1562, est constituée par le Jardin du Paradis. Un pavillon circulaire l'orne; plus loin, un pavillon de musique se dresse auprès de la terrasse panoramique.
Les Jardins Royaux, de l'autre côté du Château, présentent les caractéristiques du jardin à l'anglaise, romantique, aux petites allées agréables à arpenter et raffraichissantes. Ils possèdent des plantes rares et exotiques, collectionnées autrefois par Ferdinand Ier (ce dernier entretenait aussi une ménagerie, maintenant transformée en restaurant). Une roseraie aux couleurs vives illumine en été la façade du château, comme celle du Jeu de paume d'époque renaissance.
Le Belvédère, un peu plus loin, fut édifié par Ferdinand Ier en 1538 pour son épouse Anne. Elégant et cossu petit bâtiment ou palais d'été, avec un toit en forme de coque de bateau renversé, il possède un patio à colonnades qui débouche sur un joli jardin classique à la française avec en son centre une fontaine. Elle a pour nom le délicieux "Fontaine chantante fondue". En effet, l'eau, en coulant sur la vasque de bronze, semble murmurer.
La Tour Daliborka du XVIème siècle fut une prison royale. Son premier captif, le chevalier Dalibor de Kozojedy, donne son nom à l'édifice. D'où une petite légende : ayant donné asile à des cerfs en fuite, il fut condamné à mort. Dans l'attente du châtiment, au fond d'une cellule souterraine de la tour, il apprit le violon à la perfection. Ses mélodies si belles et si tristes furent entendues par les habitants de Prague, qui lui firent alors passer de la nourriture par le soupirail. Car à l'époque, un moyen d'exécuter la peine de mort était de laisser le prisonnier mourir de faim et croupir seul et malade dans son trou. Charmant et raffiné !
Enfin, la Tour des poudres, autrefois repère d'alchimistes puis dépôt de munitions, est aujourd'hui un musée consacré à la fonderie et aux sciences du XVIème siècle.
Une jolie balade donc, pour (presque) conclure la visite du château.
Tous les jardins (Jardin royal, Jardin du Paradis, Jardins du Sud, Fossé des cerfs) – sont ouverts de 10h à 18h du 1er avril au 31 octobre. La terrasse du Manège est ouverte tous les jours de 10h à 18h.
La Basilique Saint Georges possède une façade baroque orangée-rouille, assez lourde et surchargée, qui ne laisse pas présager la beauté de son intérieur roman.
Construite au Xème siècle à l'initiative du Prince Vratislav, elle possède un caractère simple et rigoureux, qui contraste avec sa voisine la Cathédrale Saint-Guy. Le plafond en bois, les fenêtres étroites et rondes en pierre, les deux allées rectilignes dégagent un charme et une grâce austères.
La principale chapelle est dédiée à Sainte Ludmilla, chapelle où celle-ci repose au demeurant. Veuve du prince Borijov, elle fut une martyre chrétienne en 921, refusant d'abdiquer sa foi et étant pour cela étranglée par sa belle-soeur. Elle est la grand-mère du Saint Venceslas, celui-là même qui fut assassiné par son frère, dont on voit le tombeau à Saint-Guy. Version praguoise des Atrides ?
D'autres tombeaux, souvent très simples et dépouillés à l'image de l'architecture générale du bâtiment, ont également trouvé leur place dans la basilique.
Dans la crypte, une statue de Sainte Brigitte m'a fait forte impression : en effet, la sainte est représentée avec le ventre dévoré par des serpents, ayant pris la place de ses entrailles. Son squelette chauve aux viscères à l'air rappelle la punition qui guette le vice et la vanité. Princesse ayant renoncé au luxe de sa vie pour se consacrer à la religion et à la pénitence, elle est la patronne de la vertu un brin moralisatrice (et répugnante sous cette forme)...
Le couvent Saint Georges attenant à la basilique se visite également : c'est un musée dont les collections présentent l'art tchéque, d'abord du XIVème au XVIème siècle, puis le maniérisme du XVIIème et enfin le baroque, toujours tchèque. Malheureusement, il était fermé le jour où j'y suis allée.
Ouvert de 5h à 24h d'avril à octobre, de 6h à 23h de novembre à mars.
Prix d’entrée :
En été :
Itinéraire A : Cathédrale St-Guy, vieux palais royal, château de Prague, basilique St-Georges, tour poudrière, ruelle d’or/tour Daliborka – 350 CZK.
Itinéraire D: basilique St-Georges – 50 CZK
En hiver :
Itinéraire A : cathédrale St-Guy, vieux palais royal, basilique St-Georges, tour poudrière – 200 CZK
50 % de réduction : étudiants, enfants de 6 à 15 ans, militaires. Gratuit pour les moins de six ans.
Il existe quatre sortes de transports publics à Prague, bien developpés et performants : le tram, le bus, le métro et le funiculaire. C'est très agréable, car utiliser sa propre voiture dans la ville relève de la quête du Graal (comme dans la majorité des capitales européennes), se garer relève de celle de la Toison d'or, et les taxis sont parfois un peu aléatoires et surtout beaucoup plus chers... Cependant, si beaucoup de choses peuvent se faire à pied, la ville est moins petite qu'il n'y paraît au premier abord.
Le tram :
Il est joli, tout coloré et fait vraiment partie de la vie urbaine de Prague. Il dessert presque toute la ville et en particulier tous les itinéraires de visites. Il offre le gros avantage de nous balader dans les ravissantes rues de Prague avec ses enseignes colorés et ses ravissantes maisons.
Il fonctionne de 4h30 à 24h00. De 00h00 à 4h30, seules les lignes N° 51 à 59 restent ouvertes, avec des passages toutes les 30 min. L'arrêt de correspondance est l'arrêt Lazarska dans la rue du même nom. L'indicateur des trams est placé dans les arrêts particuliers.
Le bus :
Il fonctionne sur le même mode que le tram, aux mêmes horaires et ses indicateurs sont aussi placés dans les arrêts.
Le métro
Il fonctionne de 5h00 à 24h00, avec passage toutes les deux à trois minutes, ou en heures creuses toutes les quatre à cinq minutes. Il est intéressant pour les plus longs trajets. Le réseau comporte trois lignes :
Couleur verte A (Depo Hostivar - Dejvicka)
Couleur jaune B (Cerny most - Zlicin)
Couleur rouge C (Ládví - Háje)
Correspondance aux stations Muzeum (lignes A et C), Mustek (lignes A et B) et Florenc (lignes B et C).
Le Funiculaire
Le funiculaire mène à la colline de Petrin suivant l'itinéraire Újezd - Nebozizek - Petrin. Il marche de 9h00 à 23h30 d'avril à septembre et de 9h00 à 23h20 d'octobre à mars, avec passage toutes les 10 à 15 min.
Pour tous les transports en commun, on achète les billets dans des distributeurs situés dans la plupart des stations du métro ou par carnets de 5 dans des boutiques de tabac et journaux (souvent fermées le dimanche). On peut aussi s'en procurer dans des hôtels ou des grands magasins. N'oubliez pas de composter votre billet, l'amende en cas d'oubli étant chère (400 Kc, près de 13 euros).
Deux sortes de billets existent :
Avec possibilité de correspondance, le prix est de 20 Kc (enfants de 6-15 ans, 10 Kc).
Le billet est valide pendant 1h15 ou pendant 1h30 en semaine, de 20.00 h à 5.00 h et les samedis et les dimanches et jours fériés toute la journée. Un billet à 8 Kc est valable 15 minutes.
Sans possibilité de correspondance, le prix est de 14 Kc (enfants 6-15 ans, 7 Kc). La Validité est de 20 minutes, ou 30 min dans le métro, avec un maximum de cinq stations (et oui c'est un peu compliqué, d'où ma préférence pour le tram...).
Il existe des billets touristiques pour tout le réseau public (avec correspondance autorisée) :
24 heures = 80Kc (enfants 6 - 15 ans = 40Kc)
3 jours = 220Kc
7 jours = 280Kc
15 jours = 320Kc
Ces billets touristiques sont disponibles dans les centres d'informations de la Régie autonome des transports et dans les Centres d'information touristiques.
En face de la cathédrale, après l'obélisque, se tient le Palais Royal. Au passage, la légende de l'obélisque raconte que le responsable de son transport, voyant que celle-ci s'était brisée pendant le trajet, se suicida. Et oui, encore un !
Résidence des princes depuis le XIème siècle, le Palais Royal comporte trois étages, trois époques. Le sous-sol et le rez-de-chaussée sont de style roman et gothique primitif alors que l'étage et les principaux appartements sont eux de style gothique flamboyant. Enfin, une petite partie du palais est baroque.
L'espace du palais est organisé autour de la grande salle, la salle Vladislav, très belle avec ses hauts plafonds, ses nervures et son plancher en bois. Autrefois, outre des festins, des tournois se sont même déroulés en intérieur. Les cavaliers grimpaient avec leurs montures par le majestueux escalier des cavaliers, aux larges marches et voûtes élégantes.
Dans la salle de la Diète, parlement médiéval et salle du trône, reconstruite en 1541 à la suite d'un incendie, des tableaux de rois et de reines des différentes époques sont accrochés (ne ratez pas la reine et ses seize enfants, dans le genre lapin on fait difficilement mieux). Au fond, le trône en or ciselé mérite le coup d'oeil.
La chapelle de Tous-les-Saints fut également reconstruite en 1541 et présente donc quelques éléments baroques. Les rois assistaient à la messe depuis une tribune luxueuse.
Le dernier élément concentrique à la salle Vladislav est la chancellerie de Bohème, autrefois bureaux royaux de la dynastie Habsbourg. Un drame historique (pas une légende cette fois) eut lieu en cette salle : celui de "la défenestration de 1618". Une centaine d'ambassadeurs protestants vinrent en mai 1618 protester contre l'accession au trône de Ferdinand de Habsbourg, connu pour sa dureté. La situation s'envenima rapidement et trois catholiques furent défénestrés, tombant miraculeusement sur un tas de fumier : début de la guerre de trente ans ! Comme quoi la guerre peut être commencée avec un emblème aussi stupide que trois hommes sur un talus de déjections chevalines...
Les autres salles mineures contiennent, comme celle des Nouveaux Registres Provinciaux, des blasons de dignitaires ou des objets avec de vieux volumes manuscrits reliés, registres de loi ornés de motifs végétaux ou astraux...
Ouvert de 5h à 24h d'avril à octobre et de 6h à 23h de novembre à mars .
Je vous conseille fortement de prendre la carte touristique de Prague qui donne accès pendant quatre jours à tous les principaux musées et monuments de la ville (voir renseignements sur article "la carte touristique" : http://www.voix-nomades.com/guides-voya … tique.html).
Néanmoins, voici les prix pour des entrées individuelles, en fonction des itinéraires choisis (billets combinés) :
En été :
Itinéraire A : cathédrale St-Guy, vieux palais royal, basilique St-Georges, tour poudrière, ruelle d’or/tour Daliborka - 350 CZK.
Itinéraire B : cathédrale St-Guy, vieux palais royal, ruelle d’Or/tour Daliborka - 220 CZK.
En hiver :
Itinéraire A : cathédrale St-Guy, vieux palais royal, basilique St-Georges, tour poudrière, ruelle d’or/tour Daliborka - 200 CZK.
Itinéraire B: cathédrale St-Guy, vieux palais royal – 160 CZK.
Tout au long de l'année, il y a 50 % de réduction pour les étudiants, les enfants de 6 à 15 ans, les militaires. Les enfants de moins de six ans ne paient pas.
Dans la troisième cour du château, la plus majestueuse et la plus belle cathédrale de Prague dresse ses hauts murs gothiques : la cathédrale Saint-Guy.
Comme tous les édifices religieux dignes de ce nom, une petite légende y est attachée : son constructeur, voyant l'église si haute avec de si fines nervures et piliers, craignit qu'elle ne s'effondre et se donna donc la mort. Cela explique t-il le temps qu'il fallut pour l'achever ? En effet, le bâtiment fut fondé en 1344 sur les bases d'une église du Xème siècle, et terminé seulement en 1929. Pour l'instant, il n'a pas l'air de vouloir s'écrouler mais qui sait ? A suivre...
Sur la façade sud (à droite de l'entrée), la porte d'Or, autrefois l'entrée principale, vaut le détour. L'architecture y est fine, ouvragée, avec trois voûtes en arceaux de style gothique flamboyant, surmontées d'une mosaïque vénitienne aux couleurs riches représentant le Jugement Dernier. Le clocher renaissance (bien que terminée par un bulbe baroque) rappelle le surnom de la ville de Prague, "la ville aux cent clochers".
L'intérieur est encore plus beau que l'extérieur : on y a une impression de hauteur, de largeur et de grandiose grâce à la finesse des voûtes et des piliers, signées Petr Parler. Beaucoup de vitraux et surtout la rosace représentant la Création du Monde au-dessus de l'entrée principale, procurent également une sensation de luminosité parfois rare dans les églises. Dans les chapelles, ces vitraux, de taille, allument de couleurs tamisées les petits espaces semi-clos, les teintes chaudes répondent aux froides avec harmonie. Au milieu de ces vitraux traditionnels, un dans une chapelle à gauche de l'entrée détone : celui de Mucha, typique de l'art nouveau. Il représente Saint Cyril et Méthode.
Sur la gauche, la chapelle Saint Venceslas retrace la vie du saint assassiné par son propre frère sur le seuil de l'Eglise alors qu'il se rendait à la messe (la religion est parfois dangereuse). L'anneau de bronze auquel il se serait accroché avant de rendre son dernier soupir et ses tripes par la même occasion, est au centre de la pièce. Des fresques magnifiques, au dessin très fin, illustrent sa vie, avec surtout force détails sur sa mort. Elles sont incrustées de près de 1500 pierres précieuses, agates de Bohèmes et chrysoprases (enfin à peu près, je n'ai pas compté).
En en sortant, on tombe sur la tombe (sans mauvais jeu de mots ou presque...) de Ferdinand Ier. Les rois se faisaient enterrer et couronner (dans le sens inverse !) dans cette église. Ainsi, Léopold II fut intrônisé en 1791 sur la musique de La clemenza di Tito que Mozart avait composée pour fêter l'événement.
Derrière le choeur, Saint-Jean de Némopucène a aussi son mausolée. Symbole de la contre-réforme, présenté comme martyr, il fut jeté à l'eau par les protestants. Il nous semble presque retrouver le motif aquatique dans ce monument baroque, tant les angelots dorés et gras semblent se liquéfier sur place, tant la fontaine d'argent du piédestal ressemble à du beurre fondu. Je n'aime pas le baroque, on l'aura deviné : peut-être ne suis-je pas très objective !
Dans la crypte souterraine, on continue la visite des tombeaux, dont certains ont été refaits en style art nouveau métallique.
Enfin, de retour dans la nef principale, on peut simplement s'asseoir sur les bancs de bois rouges pour profiter du calme et des lumières extraordinaires qui éclairent successivement la cathédrale Saint-Guy. Visite merveilleuse.
Tout le Château et ses bâtiments sont ouverts de 5h à 24h d'avril à octobre et de 6h à 23h de novembre à mars.
Je vous conseille fortement de prendre la carte touristique de Prague qui donne accès pendant quatre jours à tous les principaux musées et monuments de la ville (voir renseignements sur article "la carte touristique" : http://www.voix-nomades.com/guides-voya … tique.html).
Néanmoins, voici les prix pour des entrées individuelles, en fonction des itinéraires choisis (billets combinés) :
En été :
Itinéraire A : cathédrale St-Guy, vieux palais royal, basilique St-Georges, tour poudrière, ruelle d’or/tour Daliborka - 350 CZK.
Itinéraire B : cathédrale St-Guy, vieux palais royal, ruelle d’Or/tour Daliborka - 220 CZK.
En hiver :
Itinéraire A : cathédrale St-Guy, vieux palais royal, basilique St-Georges, tour poudrière, ruelle d’or/tour Daliborka - 200 CZK.
Itinéraire B: cathédrale St-Guy, vieux palais royal – 160 CZK.
Tout au long de l'année, il y a 50 % de réduction pour les étudiants, les enfants de 6 à 15 ans, les militaires. Les enfants de moins de six ans ne paient pas.
Autrefois, le château était à Prague la demeure du roi, protégé par sa garde, entouré par sa cour. Et maintenant ? La République Tchéque, comme son nom le laisse supposer, est une démocratie avec un Président à sa tête. Mais... Rien n'a t-il donc changé ? En effet, le président exerce toujours ses fonctions de gouvernant au château, et à l'entrée, les gardes, hiératiques et immobiles comme des statues, sont encore au poste. Ils portent des uniformes bleu d'opérettes, dessinés par le costumier du film Amadeus Mozart, et gardent fidèlement la grille en fer forgée ornée de deux géants maures armés de massues et de poignards, les défenseurs symboliques du château. Un drapeau flotte : le président est là ; baissé, il est absent.
Bref, rien n'a changé en apparence... Cependant... Cependant... Ce n'est pas en France que l'on verrait une horde de touristes se promener sous les fenêtres du bureau du Président, visible en plein travail. Ce n'est pas non plus en France que le chef de l'Etat viendrait faire sa pause clope dans la cour au milieu de centaines de personnes, ni en France qu'on pourrait le photographier librement dans la rue, souriant, sans qu'un vigile agressif comme un pitbull nous saute dessus. Dans certains pubs, j'ai pu voir à l'entrée affichée une photographie du président, Vaclav Havel (dramaturge à l'origine), en jean et tee-shirt large, aplaudissant un concert de jazz dans une salle sombre et enfumée, sans gardes du corps et de manière anonyme.
Bref, même si le président "règne" dans un château, il vit comme n'importe lequel de ses sujets, librement, simplement. D'ailleurs, à l'époque où j'y étais, il était visiblement très apprécié, comme en témoignent les marques d'admiration sur les murs précédemment cités. Le rêve : un gouvernant proche des gouvernés qui ne se coupe pas de la masse quand il accède au pouvoir.
Je crois que dans ma visite du château, c'est ce qui m'a le plus agréablement sidérée.
U Cerneho Vola signifie "le taureau noir", taureau qui orne les dessous de verre de ce sympathique pub. A proximité du château, il est idéalement situé, et surtout très convivial : une majorité de Praguois viennent manger ici, sur des grandes tables en bois, dans une promiscuité chaleureuse. On s'entasse tous les uns sur les autres dans une grande salle enfumée. On commande vite, on est vite servis : normal, les Praguois travaillent après la pause. C'est donc parfait pour manger sur le pouce avant d'attaquer une grosse visite.
La cuisine n'est certes pas très élaborée, on privilégie davantage la quantité à la qualité, mais une chose est sûre, c'est que ça tient au corps ! On y mange tchèque, version populaire : des omelettes, des saucisses, des soupes aux tripes, bref des plats rustiques mais corrects. Et à des prix plus qu'abordables.
Mais la spécialité du pub est la bière, "pivo", très prisée à Prague. Des pressions et de nombreuses marques sont proposées, aux goûts très différents, et selon les amateurs (dont je ne fais hélas pas partie), elles sont excellentes.
Bref une adresse populaire et sans façon, agréable.
Mucha, grand artiste de l'art nouveau du XIXème siècle, né en 1860 en Moravie, a réalisé des dizaines d'oeuvres magnifiques, affiches de publicité, panneaux décoratifs, peintures...
Dans un style délicat et fleuri, tout en arabesques et en grands déliés typiques de ce courant, il représente souvent des femmes aux traits fins, dans des postions langoureuses. Les couleurs sont à la fois subtiles et fortes, avec des teintes pastels qui charment indubitablement. La plupart du temps, ces figures féminines constituent des allégories de la nature ou des symboles, des notions. Les quatre saisons côtoient des illustrations de fleurs, le lys ou la pivoine... L'artiste réalise également des hommages aux autres arts, notamment au théâtre avec Sarah Bernhardt.
On peut aussi trouver, puisque le musée propose l'intégralité de l'oeuvre de Mucha, des affiches tchèques montrant son attachement pour son pays et pour la culture slave en général qu'il essaya de faire connaître à l'étranger. Moins intéressant d'un point de vue plastique, les planches d'objets décoratifs illustrent cependant une des caractéristiques de l'art nouveau, art total qui voulait apporter la beauté dans le quotidien et joindre le pratique à l'esthétique.
En résumé, ce musée, pour ceux qui aiment déjà Mucha, est fascinant et passionnant, véritable promenade dans une oeuvre. Les autres pourront découvrir cet artiste, mais attention certaines personnes trouvent ces illustrations mièvres. Ce qui n'est pas mon cas.
Muchovo Muzeum
Ouvert tous les jours de 10h à 18h00.
Réservations trois quatre jours à l'avance pour les visites guidées.
Pour finir la visite du quartier juif, on peut se balader dans les environs, passer devant ou même entrer dans les nombreuses synagogues et édifices qui le composent.
Le musée des Arts Décoratifs, dans la Listopadu, présente ainsi une collection de verreries de Bohème, de tapisseries et de porcelaines. Très spécialisé, donc seulement pour les amateurs du genre.
La Synagogue Haute, dans la rue Cervenâ, se visite également, tout comme la Maisel, l'Eglise du pont Saint-Esprit, ou l'église Saint-Castallus... Le couvent d'Agnès la Bienheureuse, datant de 1230, contient des oeuvres tchèques du XIXème siècle inspirées par l'histoire, les légendes et les paysages de la Bohème-Moravie et les alentours de Pragues.
Personnellement, je n'ai pas visité ces monuments, préférant après les grandes visites le plaisir de la promenade pour admirer les belles façades des maisons, notamment celle de l'Hôtel de ville. Dans la rue Maislova, ce bâtiment du XVIème siècle, toujours en activité, est d'une couleur rose rayée de blanc et comporte des ajouts rococo assez anachroniques (XVIIIème) et donc comiques par rapport à la construction d'origine. Lors de l'invasion sudéoise de 1648, la communauté juive s'illustra dans la défense de la ville et obtint en récompense le droit de construire une tourelle avec un cadran sur l'édifice. L'horloge tourne à l'envers, l'hébreu s'écrivant de droite à gauche !
Enfin, la fin de la visite du quartier est plutôt déroutante : au milieu de toutes les vieilles maisons cossues anciennes avec parfois des décorations art nouveau très courantes à Prague (les insalubres ayant été rasées lors de travaux de réfection en 1895), des maisons cubistes ont été construites, non loin de la Synagogue Vieille-Nouvelle. Motifs géométriques, fenêtres à espacements réguliers, lignes dures, cassantes, absence de courbes : cette forme d'architecture est très particulière. Avec ses formes découpées au couteau, ses couleurs blanches ou orangées, crues, elle paraît plutôt agressive, peu chaleureuse. Ces maisons surprennent et détonnent dans le quartier. Personnellement, je ne me sentirais pas à l'aise de vivre dans des losanges, de manger dans un carré, de descendre mes escaliers à angle droit dans un parallépipède rectangle parfait. Je ne m'étonne donc guère que cette architecture n'ait pas rencontré un écho très favorable et soit restée relativement circonscrite à un endroit restreint dans Prague.
Le Musée national juif se situe en fait dans la Synagogue Klaus, à laquelle on peut accèder par le cimetière.
La synagogue doit son nom à trois petits "Klausen" qui s'élevaient autrefois sur le site, sortes d'oratoires qui furent détruits par un incendie. Ils donnèrent néanmoins son nom à la Synagogue qui fut édifiée sur leurs ruines en 1694.
Le musée, intéressant sans être exceptionnel, retrace l'histoire du peuple juif en Europe et dans la ville de Prague, avec de nombreux objets cultuels, comme des Kippas soigneusement ornées et brodées, des chandeliers à sept branches, des rouleaux de Torah ou des manuscrits reliés et anciens en hébreu... Des Yad dorés (main de lecture) de la Torah côtoient des rideaux sacrés de synagogue, rouges et brodés au fil d'or...
Des explications, un peu fastidieuses, nous sont également données sur les fêtes et les rites juifs, la conception de la maladie ou de la mort, le fonctionnement de la synagogue et surtout sur la confrérie du Dernier Devoir. En 1564, des notables juifs se regroupent dans le Josefov pour fonder cet ordre, se chargeant des rites funéraires, assistant les plus faibles dans la communauté... Ils revêtaient des habits spéciaux pour les funérailles, des bijoux et suivaient un rite particulier pour honorer les défunts, se lavant les mains avant de quitter le cimetière. Les membres de cet ordre construisirent dans la Synagogue Klaus une salle des cérémonies et un dépôt mortuaire de la confrérie, autrefois lieu de réunions, maintenant salle d'expositions.
La période moderne est également représentée, rappelant notamment la Shoah. Dans une pièce, des tissus comportant les 80 000 noms des victimes de la guerre sont accrochés aux murs. Des dessins d'enfants montrent l'impact psychologique de ce drame : avant la guerre, mer, arbres et soleil; après, morts, sang et juifs à terre dominés par des monstres. Impressionnant, et sans doute le plus touchant de cette visite, bien qu'un peu court.
En plus de ces restrictions, on peut regretter, comme pour tout le quartier juif, la surabondance de visiteurs, le prix d'entrée, l'aspect un peu "commercial" du musée. Même s'il est intéressant, il reste à mon goût trop didactique, longs panneaux explicatifs parfois laborieux. Il vaut mieux aller visiter les synagogues du quartier ou le cimetière pour avoir pratiquement les mêmes renseignements.
Ouvert tous les jours sauf le samedi :
. d'avril à octobre de 9h00 à 18h00
. de novembre à mars de 9h00 à 16h30
Entrée adultes : 290KC
Enfants et étudiants : 200KC
On continue la visite du quartier juif avec le vieux Cimetière juif, fondé en 1478.
A cause du manque de place, les tombes sont entassées les unes sur les autres, très serrées, donnant une impression de fouillis, sorte de labyrinthe enchevêtré de pierres tombales anciennes, souvent penchées, couvertes de mousses et de lichens. Plus de 12000 stèles sont présentes, or, on estime à 100 000 le nombre de personnes enterrées, la dernière ayant été inhumée en 1787.
Deux Synagogues, la Klaus et la Pinkas par laquelle se fait l'entrée, entourent l'enceinte close du cimetière, espace verdoyant, paisible avec ses grands arbres et ses herbes folles. Sur les tombes sont disposés des petits cailloux, et des petits papiers, sorte d'ex-voto. Selon la légende, lorsque les juifs enterraient leurs morts dans le désert, faute de fleurs, ils placaient des pierres en hommage sur les sépultures. La tradition s'est perpétuée. Les messages sont des prières aux défunts. Devant la pierre tombale du Rabbi Löw, le célèbre rabbin créateur du Golem, à peu près au centre du cimetière, les visiteurs déposent quantité de ces papiers. Le rabbin exaucera ainsi leurs voeux.
Les autres curiosités de ce cimetière très agréable à visiter sont par exemple la plus vieille tombe du cimetière conservée, datant de 1439, où gît l'écrivain Rabbi Avigdor Kara (au fond à gauche de l'entrée) ou encore la "butte aux enfants", qui recueillait les corps des nourissons de mois d'un an. On peut également voir une stèle du XIVème gothique provenant d'un autre cimetière ou la tombe d'Hendela Bassevi, morte en 1628, l'épouse du premier juif à être annobli de Prague. De nombreuses autres tombes de personnalités sont signalées dans le cimetière.
Enfin, on peut s'amuser à essayer de reconnaître les grandes familles identifiables à leurs "armoiries", des symboles révélant en général le nom ou la profession de la lignée. Une paire de ciseaux est l'indice d'une famille de tailleurs, le cerf représente les Hirsch, les mains bénissant, les Cohen...
Une balade donc, reposante, dans un espace vert, et qui serait parfaite si ce n'était la cohue. On circule derrière un cordon sans pouvoir s'arrêter dans certains endroits (comme la tombe de Rabbi Löw).
Le cimetière est ouvert tous les jours sauf le samedi :
. de 9h00 à 18h00 de avril à octobre
. de 9h00 à 16h30 de novembre à mars
Entrée adultes : 290KC
Entrée enfants et étudiants : 200KC
Le quartier Josefov ou quartier juif est situé au Nord-ouest de la rive droite de Prague.
Méprisés par la population au Moyen-Age, accusés d'être des serviteurs du diable, les juifs furent obligés de se regrouper en ghettos un peu éloignés du coeur de la ville et de ses notables. Dès le XVIème, ils furent également forcés de porter une marque d'infamie (jaune) (cela rappelle désagréablement une certaine période noire du XXème siècle). Même si Joseph II leur accorda la reconnaissance au XVIIIème, les juifs et leur quartier ne furent rattachés officiellement à la ville qu'en 1850.
Le quartier Josefov est donc un endroit assez enclos sur lui-même, très différent structurellement et architecturalement parlant du reste de Prague. De plus, il est en quelque sorte "divisé" en deux, les juifs d'Occident s'étant établis autour de la Synagogue Vieille-nouvelle, ceux de l'Empire Byzantin près de la Vieille Ecole, maintenant nommée la Synagogue Espagnole.
A ce titre, le Josefov est donc intéressant, mais attention ! Les touristes envahissent cet endroit par milliers, les entrées sont très chères et à cause du monde, on ne peut pas passer tout le temps que l'on veut dans les édifices ou les musées.
On peut alors commencer la visite du quartier en débutant par la principale synagogue : la Synagogue Vieille-Nouvelle. Celle-ci doit son nom étrange au fait que, lorsqu'elle fut construite en 1270, les juifs l'appelaient "grande" ou "nouvelle". La construction de nouveaux édifices religieux l'a réléguée au rang de "vieille". Cependant, elle n'a pas perdu son appellation première.
Bâtiment gothique, assez petit, la synagogue possède un toit de tuiles très pentu, avec une façade grise sobre. L'intérieur reste lui aussi dépouillé: on est bien loin du baroque dégoulinant de marbre de l'Eglise Saint-Nicolas de Mala Strana.
On entre dans la synagogue par un petit vestibule : les juifs doivent y toucher une barrette d'or où repose un parchemin sacré, un peu l'équivalent de l'eau bénite chez les catholiques je suppose...
La grande salle, comprenant deux nefs aux superbes voûtes à cinq nervures, est juste meublée de quelques bancs en bois, de chandeliers en fer forgé, de lustres de bronze et de tissus couverts d'inscriptions hébraïques. La bannière juive, l'étoile de David jaune sur un fond rouge, comporte en son coeur un chapeau, marque d'infamie imposée au XIVème siècle. C'est d'autant plus curieux que ce symbole ne fut pas seulement choisi en Tchéquie, mais aussi dans le reste de l'Europe, ce que Shakespeare décrit à son époque dans Le marchand de Venise en particulier.
Au fond de la salle, l'Arche d'Alliance cachée par un rideau de velours bleu contient les rouleaux sacrés de la Torah.
Et surtout, on ne manquera pas le fauteuil de Rabbi Löw, simple chaise en très beau bois sculpté ornée de l'étoile de David. Selon la légende, Rabbi Löw, érudit du XVIème siècle, créa un jour un monstre d'argile, le Golem, commandé au moyen d'un parchemin sacré placé dans sa bouche. Le Golem protégeait le ghetto et ses habitants, défendait les opprimés. Sa tâche terminée, il était rendu inactif par le rabbin qui reprenait le rouleau de parchemin. Un soir, cependant, Rabbi Löw oublia de lui enlever le texte de la bouche : devenu fou, le géant d'argile se retourna contre ses protégés, les poursuivit et les tua. De nombreuses adaptations littéraires et cinématographiques du Golem ont été réalisées par la suite, mais la plupart mettent au second plan le personnage du rabbin.
Pour continuer le pélérinage sur les traces de Rabbi Löw, on peut, en sortant de la Synagogue, se rendre au cimetière juif.
La Synagogue (rue Parizska) ouvre :
. du dimanche au jeudi de 9h à 17h30
. le vendredi de novembre à mars de 9h à 14h00
. le vendredi de avril à octobre de 9h à 17h00
Fermé le samedi et pendant les grandes fêtes religieuses.
Entrée adultes : 200KC .
Entrée enfants et étudiants : 140KC.
Très pratique, et pratiquement indispensable lorsque l'on veut explorer du mieux que l'on peut la ville : la carte touristique de Prague. Billet d’entrée nominatif de 4 jours, la carte ouvre les portes de nombreux musées et monuments. On peut la grouper avec un ticket touristique donnant accès aux transports publics (bus et trams).
Son prix : environ 25 euros pour les adultes et 16,50 euros pour les étudiants.
Elle donne accès aux monuments ci-dessous :
. Château de Prague et ses bâtiments : cathédrale Saint Guy, Venceslas et Adalbert, tombeau royal et tour, vieux palais royal, basilique Saint Georges, monastère Saint Georges, tour des poudres Mihulka, ruelle d’Or, tour Daliborka et le palais Sternberk.
. Dans le quartier de Hradchine (Hradcany) : monument de la littérature nationale et la villa Bílek.
. Dans le quartier du Petit Côté (Malá Strana) : tours du pont du Petit Côté, tour de la cathédrale Saint Nicolas, manège Valdstejn etc...
. Dans le quartier de la vieille ville (Staré Mesto): tour poudrière, hôtel de ville de la vieille ville, palais Kinských, maison A la cloche en Pierre (Dum U Kamenného zvonu), maison A la Bague d’Or, musée des Arts et des Métiers, musée tchèque des arts plastiques, musée Náprstek des cultures asiatiques africaines et américaines, musée Bedrich Smetana, monastère Sainte Agnès de Bohême et la tour de pont de la vieille ville.
. Dans le quartier de la nouvelle ville (Nové Mesto) : musée national, musée de la capitale de Prague, musée Antonín Dvorák - Villa Amerika etc....
. Vysehrad : la galerie Vysehrad, la porte en Briques et les casemates.
. En dehors du centre-ville :
Musée National Technique, musée W. A. Mozart et les époux Dusek, musée Lapmidaire, château de Troja, château Zbraslav, château Ctenice...
On obtient en plus des réductions dans les musées suivants : Franz Kafka Museum et musée Alfons Mucha.
Bref, tous les sites importants sont couverts. Cette carte n'est vraiment pas chère !
On l'achète dans les différents centres d'informations touristiques situés sur la place de la vieille ville (Staromestské námestí 1), à la tour du pont du Petit Côté (Malostranská mostecká vez, d'avril à octobre uniquement) et à la gare principale (Hlavní nadrazí). Elle est également disponible dans les agences Cedok, American Express, à l’aéroport Ruzyne et dans certains grands hôtels...
Le couvent de Strahov surplombe complètement cette ville vallonnée qu'est Pragues. Après le château, sur les hauteurs de la colline Petrin, il offre ainsi un superbe panorama calme et silencieux sur la vile.
Il date à l'origine du 12ème siècle, mais fut détruit par un incendie au 13ème siècle. Les remaniements qui auront lieu au 17ème siècle expliquent son aspect plus baroque que gothique. Il abritait, et abrite toujours d'ailleurs, l'ordre des moines Prémontés, savants et érudits, d'où la présence d'une salle théologique et d'une impressionnante bibliothèque, la salle des philosophes.
Ce sont les deux plus beaux endroits du monastère.
Dans la salle philosophique, des milliers de livres sont rassemblés, essentiellement des ouvrages en latin, reliés, en cuir vert, marron ou rouge. Les épais volumes sont réunis sur de hautes étagères en boiseries sculptées, surmontées par des stucs dorés. Une échelle roulante, elle aussi en bois, permet d'atteindre les plus hauts rayonnages avant d'accèder au petit balcon menant à un autre étage de livres. La lumière y est douce, tamisée, éclairant subtilement la fresque baroque aux couleurs psychédéliques du plafond. Le tapis rouge au centre de la pièce, formant l'allée centrale encadrée de bustes, étouffent les bruits : atmosphère studieuse et religieuse, comme dans toutes les plus belles des vieilles bibliothèques.
Dans l'antichambre attenante à la grande salle, des ouvrages précieux ou anciens sont exposés, couvertures incrustées de pierreries, livres minuscules de quelques centimètres seulement de long, ou coffret avec une Vierge en nacre, surnommée "la mère des perles".
La salle théologique expose, en plus de superbes manuscrits, des globes anciens et colorés présentant parfois des visions de notre planète assez fantaisistes... Dans le fond : "les ouvrages interdits", les bibles et les écrits protestants. Brûlés dans le reste de l'Europe, ils furent archivés pour mémoire par les moines Prémontés.
Le reste du couvent se visite : le cloître charmant mais sans particularité notable et surtout l'église Notre-Dame. Rococo, stucs, dorures, moulures, fresques aux ciels surchargés et maître-autel grandiloquent se succèdent dans une ambiance surchargée et pompeuse. Les amateurs du genre se régalent, les autres, submergés par tant d'ostentation (moi la première), se détournent. Pour l'anecdote, Mozart joua de l'orgue en cette église. On peut aussi y voir douze peintures de Jiri Neunhertz retraçant la vie de Saint-Norbert, le fondateur de l'ordre des Prémontés.
La façade de l'église demeure, elle aussi, un bon exemple d'art baroque, avec ses statues noires aux poses outrancières et dramatiques.
Enfin, on peut finir la visite en passant le portail de la première cour. Là, en effet, le verger du monastère, très vert et très joli, s'étend en partie sur le colline de Petrin.
En bref, la visite vaut le détour. Le couvent ressemblant plus à petit château qu'à un simple monastère.
|
75 contribution(s)
9 pays renseigné(s) Voyageur nomade Info auteur |
|
|
Derniers articles
|
|
|
Recherche
|
|
|
Lien(s)
|
|
|
Carnets de voyage
|
|
|
Photos :
33 photo(s)
|
|
|
Vidéos :
0 vidéo(s) |
|
|
Audios :
0 audio(s) |
|
|
Archives
- Mai 2006 |
|
|
Pays
|
|
|
Mes amis Voix Nomades
|
|
|
Fil RSS du blog de Elea
|