A l’extrême sud de la ville, c’est le quartier chic situé au sommet d’une colline avec des immeubles d’appartements où vivent les étrangers et les autochtones qui ont réussi. L’endroit est résidentiel avec de grandes avenues. Pour y parvenir, prendre la Cinna Caddesi si on est en voiture ou mieux à pied, à partir de Kavaklidere, le Boulevard Atatürk, très large ou la Iran Caddesi qui longe un parc qui se termine en haut par la Cankaya Caddesi, un boulevard très huppé avec de grands cafés, des enseignes modernes et des plaques de professionnels de santé (médecins, dentistes..) aux portes qui signalent un quartier très aisé.
Je voulais visiter la « maison natale » d’Atatürk, qui se trouve dans un grand parc qui abrite aussi le palais présidentiel actuel. Mais elle était en réparation. Je ne suis pas sûr d’avoir perdu grand-chose, car il ne s’agit que d’une reproduction, Atatürk étant né à Salonique et non pas à Ankara.
A l’angle de la Ugur Mumcu Caddesi et Kuleni Sokagi, se trouvent plusieurs Pâtisseries cafés dont le Vanessa qui fait café, restaurant avec buffet froid et dispose d’une très belle salle au premier étage. Cet établissement est dominé par une grande tour inachevée de 40 étages en béton et en verre dont on dit que c’est un projet d’hôtel de la mafia turque. C’est un peu dommage car cette tour défigure un peu cette Cankaya Caddesi dont l’urbanisme est assez maîtrisé dans l’ensemble avec des immeubles de trois étages, modernes et pas trop disgracieux. On ne peut pas dire que le quartier soit pittoresque au sens touristique du terme. Mais pour être neuf, il n‘en est pas moins assez réussi.
J’ai choisi d’entrer dans une autre pâtisserie café, la Funda qui dispose d’une agréable terrasse. J’y ai pris le salad bar qui n’était franchement pas terrible : les œufs durs servis avec la coquille, les tomates pas coupées, … et une eau minérale. Le tout pour 8€ . Franchement, cela ne valait pas plus. Comme souvent en Turquie, quand les restaurants s’occidentalisent, ils perdent beaucoup de leur intérêt.
Par une froide matinée de novembre 2006, des centaines de milliers d’habitants d’Ankara et des villes avoisinantes convergent vers le centre ville. La mine grave, la photo d’un homme collé à la boutonnière de leur pardessus, ils marchent avec recueillement. Plus de 25.000 d’entre eux envahissent la cour de la mosquée Kocatepe, la plus grande d’Ankara, et des dizaines de milliers d’autres s’immobilisent dans les rues avoisinantes. De temps en temps, des cris, repris par la foule et lancés à l’adresse du gouvernement fusent : « la Turquie est et restera laïque ».
Celui auquel cette foule turque rend un hommage vibrant est décédé quelques jours plus tôt, le 5 novembre exactement, à l’âge de 81 ans. Il s’appelle Bulent Ecevit ; il était le père de la social-démocratie turque. Sa carrière politique s’étendit sur une période de près d’un demi-siècle au cours de laquelle il alterna les périodes au pouvoir (il fut premier ministre cinq fois), dans l’opposition ou en prison. Intègre, affichant des goûts modestes malgré son incontestable réussite politique, il est un héros national non seulement pour la gauche turque, sa famille qu’il a réussi à unifier, mais aussi pour ses adversaires qui le respectaient.
Pour ce dernier adieu, ils sont tous venus : les anciens présidents, les généraux qui l’avaient mis en prison, les ministres du gouvernement et une foule de notables…qui pour beaucoup l’avaient combattu. Il y avait quelque chose d’impressionnant dans cette démonstration d’unité retrouvée pour quelques instants de recueillement.
Lorsque vous en aurez assez du kebab sous toutes ses formes, alimentez-vous au poisson frais, simplement grillé. Dans les grandes villes, il est en général succulent. Le Yelken se trouve un peu loin du centre, en bord de mer, sur la route qui va à l’aéroport. La salle est immense et offre de grandes tablées sympathiques où des familles et des groupes, nationaux et étrangers, viennent festoyer.
Invité comme mes collègues étrangers par nos hôtes turcs, je n’ai pas pu choisir, mais on nous a servi un hors d’œuvre de crustacés frais et citronnés, suivi de tranches de poisson, admirablement cuites. Le maître d’hôtel est venu nous présenter l’animal encore entier comme pour nous prouver sa fraîcheur avant de l’emmener aux cuisines : un bonne douzaine de kilo au bas mot, mais nous étions nombreux et nous lui avons fait un sort.
Adresse : Yat Limani Caddesi 2, Yesilköy. Tél : 212 573 02 12 ou 663 40 53. il est prudent de réserver.
J’y suis entré au hasard et on m’a conduit dans la petite salle du premier étage, chauffée par un agréable feu de bois, bien appréciable en cette soirée de mars encore humide et fraîche. L’endroit est fréquenté, par les étrangers. Sans être haut de gamme, la salle est joliment décorée et tranquille. J’y ai mangé une poêlée de légumes (aubergines, tomates et poivrons farcis à la crème) et un kebab à l’aubergine pimentée au fromage.
C’était un peu cher (18 euro) sans doute parce qu’il donne sur cet axe principal du centre historique dont la chaussée est presque entièrement occupée par les voies d’un tram moderne.
Adresse : Divanyolu Caddesi 64. Tél : 212 514 29 31
Les restaurants se succèdent dans cette rue Divan Yolu qui est l'axe central de la ville historique, et il est difficile de choisir parmi toutes ces mangeoires à touristes. Je suis allé au Masal, une adresse que m’a indiquée le portier de l’hôtel Pier Loti, après lui avoir spécifié que je voulais de la cuisine turque. Ce restaurant se trouve dans une petite rue à moitié piétonne parallèle à <Divan Yolu, côté nord. Prendre à gauche à l’arrêt du tram qui va en direction de sainte Sophie et marcher 50 mètres.
Je n’ai pas regretté. La traditionnelle soupe de lentilles, délicieusement parfumée et légèrement épicée, était un régal. Pour la viande, le meilleur rapport qualité/prix en Turquie, c’est l’agneau. J’ai eu droit à quatre côtelettes succulentes, servies avec l’os enrobé de papier aluminium pour permettre de manger sans se salir les doigts : le comble du raffinement. Le tout servi avec une grande crêpe de pain anatolien, légèrement grillé. Au total, un très bon bistrot turc : 13 euros en tout.
Adresse : Yerebatan Caddesi, 29
Si vous cherchez le grand confort ottoman, vous pouvez descendre dans cet hôtel traditionnel situé dans un ancien immeuble de pierre de taille dans une rue tranquille tout près du centre historique. Le salon de réception est superbe et tranche avec les réceptions aseptisées des grandes chaînes hôtelières qui se ressemblent tous. Les chambres sont très spacieuses, parquetées et agréablement décorées, parfois agrémentées d’un petit salon ou d’un alcôve. La vue sur la mer et le Bosphore depuis la terrasse est superbe. Hamam et sauna bien sûr.
Attention, les prix sont aussi haut de gamme : 190 euros pour la single et 230 euro pour la double.
Adresse : Pier Loti Caddesi 15. Tél : 212 516 32 32
Où se loger ?
Le voyageur qui ne connaît pas Istanbul et veut visiter la ville aura tout intérêt à se loger près du centre historique, histoire d’oublier les taxis, car on peut tout faire à pied. Juste à côté de sainte Sophie, se trouve le splendide et luxueux Four Seasons Hotel, qui occupe un palais ottoman traditionnel restauré. Les prix doivent être en conséquence. A l’est des jardins qui s’étendent entre sainte Sophie et la Mosquée Bleue le voyageur trouvera plusieurs dizaines de petits hôtels modestes, la plupart du temps d’anciennes maisons turques en bois réaménagées. Certains ont des terrasses sur le toit avec vue sur la mer. Il n’aura que l’embarras du choix.
Ce quartier avec ses rues bordées de vieux immeubles stambouliotes en bois, transformés en hôtels avec des façades complètement repeintes en bleu, jaune ou rouge est charmant. Certes, l’endroit est fréquenté par tous les bobos du monde et on y chercherait en vain « l’authenticité ottomane ». Mais l’endroit est à taille humaine et il y a peu de circulation car les rues sont étroites et ne mènent nulle part.
Au fond du cimetière des sultans, en face de l’hôtel Pier Loti (Divan Holu Caddesi), on trouvera sur la droite un café avec une terrasse, assez « branchée ». Il ne semble pas avoir de nom. C’est un peu surprenant comme endroit, mais on n’hésitera pas à pénétrer dans le cimetière pour y accéder.
La salle, grande et toute en longueur, est meublée de banquettes et de tables basses. Beaucoup de jeunes couples, quelques (très) jeunes femmes seules qui semblent attendre…En prenant ma commande, le garçon m’a aimablement indiqué que l’une d’entre elles était désireuse de pratiquer son anglais avec moi… J’y ai déjeuné avant de prendre mon avion. On fume énormément. La terrasse doit être très agréable l’été.
On ne se laissera pas décourager par l’horrible restaurant mexicain qui est dans la rue Divan Yolu devant l’hôtel. L’entrée se trouve sur la droite dans la rue Pier Loti qui est piétonne. L’endroit, sans prétentions, est sympathique et a été récemment rénové avec goût. La chambre double est certes un peu exiguë mais possède tout le confort. Tout est climatisé. Il y a un bar dans la mezzanine et un bain turc au sous-sol. L’emplacement est bon car on est près de tout. Prix : 70 euros petit déjeuner buffet compris.
Adresse : Pier Loti Caddesi 5. Tél : 90 212 518 57 00
En face de l’hôtel Pier Loti, se trouve le petit cimetière des sultans (Divan Holu Caddesi) dont l’entré donne sur un patio encombré de tombes individuelles faites d’un sarcophage de pierre surmonté d’une petite colonne avec des inscriptions en turc. Sur la gauche se trouve le mausolée (on se déchausse) qui abrite les tombes des sultans et de leurs épouses. L’endroit est agréable, bien entretenu et orné de cyprès. Quelques personnes âgées viennent y faire leurs dévotions.
On s’embrouille un peu dans les dynasties des sultans qui gouvernèrent l’empire ottoman entre 1463 et la première guerre mondiale. Mais qu’importe ?
Difficile de trouver un plan correct de la ville d'Ankara. Les cartes de cette ville ne sont pas légions... Voici une image de la brochure distribuée dans les hôtels de la ville...
On peut voir la mosquée Kocatepe (rouge), le quartier de la citadelle (Hisar), en bleu, et la place centrale de Sihhiye, en vert...
Le musée est intégré dans un ensemble de vieilles demeures restaurées auxquelles on a ajouté un hall d’entrée ultra moderne en verre sur trois niveaux. Sur le plan architectural, l’ensemble est très réussi et s’intègre bien dans des rues semi piétonnes calmes et propres.
Lorsque nous l’avons visité, une exposition sur le conseil d’Etat s’y tenait. C’est une institution politique clé du pays dont l’histoire plonge le visiteur dans un voyage instructif à travers l’histoire mouvementée de la nation luxembourgeoise.
En quelques mots, le Luxembourg devient un Grand Duché lors du Traité de Vienne qui réorganise l’Europe post napoléonienne en 1815. Il est alors incorporé aux Pays-Bas qui à l’époque englobe aussi la Belgique actuelle et est régi par la constitution néerlandaise. En 1830, la révolution belge éclate et les provinces belges font sécession et se constituent en royaume autonome. Le Grand Duché de Luxembourg fait cause commune avec les belges et devient autonome et souverain en 1839. En 1856, il se dote d’un conseil d’Etat, qui tiendra lieu de seconde chambre et de tribunal administratif. Cette instance est toujours consultée lors des décisions marquantes qui marquent l’histoire sociale et culturelle du pays et ses avis sont déterminants.
Cette place, située dans la zone piétonne, doit son nom aux troupes de Louis XIV qui la firent paver et s’en servirent de place d’armes. Bordée de nombreux cafés, c’est le lieu de rencontre préféré des jeunes et des touristes. Le visiteur y trouvera des restaurants plutôt bon marché et des terrasses où on peut s’asseoir. Il fait bon y flâner. Pas de banque.
C’est le siège de l’administration municipale. Le bâtiment, situé sur la place Guillaume II, a été construit vers 1830 dans un néo-classique. Devant la façade, deux magnifiques lions de bronze. Sur la même place se trouve l’office du tourisme où on peut se procurer des plans de la ville et des brochures, ainsi que le programme des manifestations organisées pour célébrer le "Luxembourg, capitale européenne de la culture 2007".
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