Difficile de trouver un plan correct de la ville d'Ankara. Les cartes de cette ville ne sont pas légions... Voici une image de la brochure distribuée dans les hôtels de la ville...
On peut voir la mosquée Kocatepe (rouge), le quartier de la citadelle (Hisar), en bleu, et la place centrale de Sihhiye, en vert...
Le musée est intégré dans un ensemble de vieilles demeures restaurées auxquelles on a ajouté un hall d’entrée ultra moderne en verre sur trois niveaux. Sur le plan architectural, l’ensemble est très réussi et s’intègre bien dans des rues semi piétonnes calmes et propres.
Lorsque nous l’avons visité, une exposition sur le conseil d’Etat s’y tenait. C’est une institution politique clé du pays dont l’histoire plonge le visiteur dans un voyage instructif à travers l’histoire mouvementée de la nation luxembourgeoise.
En quelques mots, le Luxembourg devient un Grand Duché lors du Traité de Vienne qui réorganise l’Europe post napoléonienne en 1815. Il est alors incorporé aux Pays-Bas qui à l’époque englobe aussi la Belgique actuelle et est régi par la constitution néerlandaise. En 1830, la révolution belge éclate et les provinces belges font sécession et se constituent en royaume autonome. Le Grand Duché de Luxembourg fait cause commune avec les belges et devient autonome et souverain en 1839. En 1856, il se dote d’un conseil d’Etat, qui tiendra lieu de seconde chambre et de tribunal administratif. Cette instance est toujours consultée lors des décisions marquantes qui marquent l’histoire sociale et culturelle du pays et ses avis sont déterminants.
Cette place, située dans la zone piétonne, doit son nom aux troupes de Louis XIV qui la firent paver et s’en servirent de place d’armes. Bordée de nombreux cafés, c’est le lieu de rencontre préféré des jeunes et des touristes. Le visiteur y trouvera des restaurants plutôt bon marché et des terrasses où on peut s’asseoir. Il fait bon y flâner. Pas de banque.
C’est le siège de l’administration municipale. Le bâtiment, situé sur la place Guillaume II, a été construit vers 1830 dans un néo-classique. Devant la façade, deux magnifiques lions de bronze. Sur la même place se trouve l’office du tourisme où on peut se procurer des plans de la ville et des brochures, ainsi que le programme des manifestations organisées pour célébrer le "Luxembourg, capitale européenne de la culture 2007".
Elle est construite sur l’emplacement d’un refuge qui appartenait à l’ancienne abbaye de Clairefontaine dont il ne reste rien. De proportions harmonieuses, cette place est entourée de bâtiments anciens, parfaitement rénovés. Elle est ornée en son centre par la statue de la Grande Duchesse Charlotte. Un beau portail en fer forgé donne accès aux jardins qui entourent la cathédrale. L’ensemble, d’une propreté scrupuleuse, est reposant...
Ce sont des initiales ne disent plus rien à personne aujourd’hui. Et pourtant c’est là que la première pierre de la construction européenne a été posée en 1952 par Robert Schuman, né de père français et de mère luxembourgeoise. La Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier, symbole de la reconstruction de l’après guerre, a été fondée en territoire luxembourgeois par ses artisans français et allemands, sans doute pour éviter de froisser les susceptibilités des deux grandes puissances. Le Luxembourg, petit pays neutre, totalement bilingue français et allemand, et lui-même doté d’une industrie sidérurgique importante pour sa taille avait tout ce qu’il fallait pour devenir le pays hôte de la première institution européenne. Tout ceci n’est plus que de l’histoire. De l’industrie sidérurgique, il reste seulement un siège social, celui d’Arcelor-Mittal, et pour combien de temps ?
Ne soyons pas trop nostalgique d’une époque révolue cependant, car, une fois traversé le pont Adolphe au dessus de la profonde vallée de la Pétrusse, on tombe dans le quartier des banques, des holdings et des compagnies d’assurances. Cette industrie financière est logée le long du Boulevard Royal (le « Wall street » luxembourgeois) dans des immeubles de bureaux solides, à la fois modernes et cossus, qui respire la prospérité. La comparaison avec Wall Street n’est d’ailleurs pas tout à fait exacte. Ici la richesse existe, mais elle est discrète et ne s’affiche guère. Si l’on veut faire des comparaisons, c’est plutôt du côté de Zurich qu’il faudrait chercher...
Le Luxembourg a été élevé au rang de Grand-Duché par le traité de Vienne qui réorganisa l'Europe post-napoléonienne en 1815. La grande-Duchesse Charlotte fût sa souveraine pendant quarante cinq ans de 1919 à 1964. Très vénérée par les Luxembourgeois, cette maîtresse femme, dont la statue orne la place Clairefontaine dans la vieille ville, vécut presque centenaire.
Charlotte de Luxembourg avait 23 ans lorsqu’elle monta sur le trône en 1919. Elle dut immédiatement s’employer à réconcilier les luxembourgeois entre eux à la fin de la première guerre mondiale. Soutenu par son mari, le prince Félix de Bourbon Parme, et se tenant au-dessus de la mêlée politique de l’après-guerre, elle réussit aussi à réconcilier ses compatriotes avec la monarchie. Elle s’exila en 1940 durant l’occupation du pays par les nazis mais encouragea ses compatriotes à la résistance. De retour, elle patronna la reconstruction du pays et assista à son redémarrage économique. Elle abdiqua en 1964 en faveur de son fils, le Grand Duc jean qui avait fait la guerre dans les rangs de l’armée anglaise.
Un petit bistro typique comme il n’y en a pas beaucoup dans cette ville tranquille, un peu provinciale où on se couche tôt. Ambiance sympathique et ultra décontractée. Le personnel est jeune et empressé.
Nous y avons pris une soupe (3.5 €) suivie d’une entrecôte argentine (15€), ma foi fort bonne, le tout servi très abondamment. Au total, 40€ pour deux, boisson comprises. C’était satisfaisant.
Nous sommes tombés dessus un peu par hasard et franchement ce n’était pas terrible. La chambre double vaut 80€, petit déjeuner compris. Les bons hôtels sont nombreux à Luxembourg, mais chers pour une petite ville. Si vous voulez quelque chose de correct, comptez 100€ au minimum dans le quartier de la gare et 150€ dans le quartier des banques.
A noter que beaucoup d’hôtels accordent de fortes réductions pour les nuits en fin de semaine. C’est la situation typique d’une hôtellerie d’affaires qui pratique des tarifs élevés en semaine en sachant très bien que les factures sont payées par les entreprises et cherche à séduire les touristes du week-end...
Cette gare, ne la méprisez pas car vous devrez passer par elle ! Le Luxembourg est en effet assez mal desservi par voie aérienne à cause du quasi monopole de la desserte par air dont jouit la compagnie nationale Luxair. C’est un peu un anachronisme pour un pays par ailleurs très ouvert sur l‘extérieur et où plus du quart de la population est d’origine étrangère. Mais c’est comme ça.
L’arrivée du TGV pour la mi-2007 permettra un gain de temps d’au moins une heure sur les horaires actuels, mettant le Luxembourg à un peu plus de deux heures de Paris. La tour de l’horloge, de style baroque mosellan, signale l’existence de la gare au coin de l’avenue du même nom et de l’avenue de la Liberté. Le quartier est très commerçant avec de nombreux hôtels d’où on peut aller à pied à peu près partout. Si vous êtes venu en voiture, laissez-la dans un des parkings de la gare car ils ne sont pas trop chers.
En remontant le boulevard Atatürk vers le nord, je suis arrivé à Kizilay. C'est à la fois une grande place avec un parc bordé d’immeubles ultra modernes et le cœur névralgique d'Ankara. Ce n'est pas l'endroit le plus beau de Turquie, loin de là...
J’ai quitté la mosquée Kocatepe par une très belle rue, la Tunali Hilmi Caddesi, qui mène jusqu’au quartier Kavaklidere qui est le quartier chic d’Ankara avec les hôtels internationaux du type Sheraton et autres, les restaurants pour étrangers, des taxis chers et quelques boîtes. Ici les trottoirs sont larges, les magasins plutôt grands et bien achalandés, les enseignes internationales, de type Vuitton ou Macdo, inévitables. Cette rue arrive jusqu’à un petit parc agréable avant déboucher sur la Iran Caddesi, autre artère de luxe.
Voici un endroit, moderne, aéré et sympathique pour déjeuner dans le quartier des ambassades. Service en terrasse pendant les beaux jours. Propreté impeccable. J’y ai déjeuné de la soupe traditionnelle de lentille et d’une énorme pizza à la viande hachée qui aurait été idéale pour deux, le tout accompagné d’une eau minérale. Total : 9 euros
Après la place Sihhiye, on passe ensuite sous la voie de chemin de fer et le Boulevard Atatürk perd beaucoup de son intérêt et de son unité urbanistique. On longe à droite de grands bâtiments officiels en briques rouges assez monotones avant d’atteindre l’opéra sur la gauche. L’édifice est assez modeste sur le plan architectural. Je suis entré pour jeter un coup d’œil sur la programmation, très classique, en me demandant s’il fallait y voir un effort des autorités pour donner à la ville l’un de ces attributs culturels que les élites européennes du début du 20ème siècle réservait aux grandes villes, le bel canto ne faisant guère partie de la culture ottomane.
J’en suis ressorti en me promettant d’assister à une représentation lors de l’un des mes prochains passages à Ankara, seul moyen d’en avoir le coeur net !
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